La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Bonjour,
Mon père étant un protestant finalement totalement athé, ma mère catholique mais uniquement en théorie, je n'ai recu d'eux aucun enseignement spirituel, et n'ai pas été baptisée.
Cependant ma grand mère dont j'étais extrêmement proche m'a transmis ses croyances, m'a donné la foi, et m'a enseigné ce dont elle se souvenait (agée et perdant la tête elle se contredisait souvent, mais sa ferveur et sa confiance en le catholicisme m'ont marqué au plus profond de moi même).
Cependant je reste très ignorante et cela me désole.
De ma grand mère toujours, je tiens ma médaille de la Sainte Vierge et un Chapelet en bois chers à mon coeur.
Depuis quelques années je ne vis plus en France, mon village, et ceux avoisinants sont exclusivement évangéliques, et jusquà présent je n'ai pas été en mesure de trouver une seule église catholique, je ne m'y rends donc qu'en touriste afin de voir l'architecture, alors que je m'y rendais avant (en France) 2 à 3 fois par mois, mais pas pendant les messes.
Cette histoire d'église évangélique me perturbe, j'aimerais pouvoir y entrer à nouveau, me sentir envahie de ce sentiment de calme et de paix, et pourtant je m'y refuse car l'impression de trahir ce qui m'a été transmis.
Ca c'est le premier point, ensuite vient le fait que je ne suis toujours pas baptisée et que je ne me vois pas aller voir un pasteur évangélique, de plus dans une langue que je ne maîtrise pas, et avec une Bible dans cette même langue !
Idem pour ma fille !
Mais alors comment faire ? Il y a de fortes chances pour que je vive ici encore pas mal d'années, peut-être même toute ma vie, n'aurais-je jamais droit à un véritable enseignement religieux ni à un mariage catholique, ni à un prêtre et à un enterrement digne de ce nom le jour où je partirais ?
Et puis il y l'école, ma fille est dans une école publique, mais la laicité n'est pas une valeur de l'éducation nationale, en début d'année nous avons donc le choix : enseignement évangélique ou alors attendre au fond de la classe pendant ce cours
Là j'avoue que j'ai du mal, que je dise oui ou non pour le cours de religion, ma fille y assiste..., bref là n'est pas la question, j'ai répondu "non" en lui expliquant mes raisons, mais du coup je me pose des questions. Les non-évangéliques sont automatiquement exclus de la vie du village, et sont limites pointés du doigt.
Drôle de question qui me taraude, est-ce qu'un enseignement évangélique c'est mieux que "rien du tout" ? Est-ce que je devrais faire des concessions afin de lui permettre de se rapprocher de la religion, mais aussi des communautés du village ?
Je suis désolée d'avoir été aussi longue, j'espère ne choquer personne si j'écris des maladresses, je souhaiterais simplement quelques conseils afin de mieux vivre ce manque de religion dans ma vie.
Merci de m'avoir lue
Mon père étant un protestant finalement totalement athé, ma mère catholique mais uniquement en théorie, je n'ai recu d'eux aucun enseignement spirituel, et n'ai pas été baptisée.
Cependant ma grand mère dont j'étais extrêmement proche m'a transmis ses croyances, m'a donné la foi, et m'a enseigné ce dont elle se souvenait (agée et perdant la tête elle se contredisait souvent, mais sa ferveur et sa confiance en le catholicisme m'ont marqué au plus profond de moi même).
Cependant je reste très ignorante et cela me désole.
De ma grand mère toujours, je tiens ma médaille de la Sainte Vierge et un Chapelet en bois chers à mon coeur.
Depuis quelques années je ne vis plus en France, mon village, et ceux avoisinants sont exclusivement évangéliques, et jusquà présent je n'ai pas été en mesure de trouver une seule église catholique, je ne m'y rends donc qu'en touriste afin de voir l'architecture, alors que je m'y rendais avant (en France) 2 à 3 fois par mois, mais pas pendant les messes.
Cette histoire d'église évangélique me perturbe, j'aimerais pouvoir y entrer à nouveau, me sentir envahie de ce sentiment de calme et de paix, et pourtant je m'y refuse car l'impression de trahir ce qui m'a été transmis.
Ca c'est le premier point, ensuite vient le fait que je ne suis toujours pas baptisée et que je ne me vois pas aller voir un pasteur évangélique, de plus dans une langue que je ne maîtrise pas, et avec une Bible dans cette même langue !
Idem pour ma fille !
Mais alors comment faire ? Il y a de fortes chances pour que je vive ici encore pas mal d'années, peut-être même toute ma vie, n'aurais-je jamais droit à un véritable enseignement religieux ni à un mariage catholique, ni à un prêtre et à un enterrement digne de ce nom le jour où je partirais ?
Et puis il y l'école, ma fille est dans une école publique, mais la laicité n'est pas une valeur de l'éducation nationale, en début d'année nous avons donc le choix : enseignement évangélique ou alors attendre au fond de la classe pendant ce cours
Là j'avoue que j'ai du mal, que je dise oui ou non pour le cours de religion, ma fille y assiste..., bref là n'est pas la question, j'ai répondu "non" en lui expliquant mes raisons, mais du coup je me pose des questions. Les non-évangéliques sont automatiquement exclus de la vie du village, et sont limites pointés du doigt.
Drôle de question qui me taraude, est-ce qu'un enseignement évangélique c'est mieux que "rien du tout" ? Est-ce que je devrais faire des concessions afin de lui permettre de se rapprocher de la religion, mais aussi des communautés du village ?
Je suis désolée d'avoir été aussi longue, j'espère ne choquer personne si j'écris des maladresses, je souhaiterais simplement quelques conseils afin de mieux vivre ce manque de religion dans ma vie.
Merci de m'avoir lue
Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Bonjour,
vous attisez ma curiosité
où vivez vous donc?
vous attisez ma curiosité
Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Bonjour Zoop,
et bienvenue.
Voici une présentation très précise, et attachante.
Sincèrement, je vous plains car je serais vraiment malheureux de ne plus avoir mes messes, et tous les autres sacrements, d'ailleurs.
En tous cas, je veux vous donner une réponse.
Sans nul doute, j'irais chez les évangéliques.
C'est loin d'être le rêve, mais au moins entendrez-vous parler de Jésus.
Et puis, votre fille apprendrait à prier et à chanter les louanges de Dieu.
Vous n'aurez pas les sacrements,... mais Dieu verra votre coeur et... votre désir.
Dieu a des moyens pour vous conduire votre coeur.
Faites-lui donc confiance.
Et puis, je me renseignerais sur les différences pour pouvoir compléter dans la mesure du possible la formation de ma fille.
Et puis, une vie sociale contribuera à l'épanouissement de votre ville.
Franchement, je n'hésiterais pas !
En priant Dieu de venir à mon aide pour ce que je ne reçois pas chez les évangéliques.
Et, moi aussi, je ferai une prière pour vous,
Cordialement,
Griffon.
et bienvenue.
Voici une présentation très précise, et attachante.
Sincèrement, je vous plains car je serais vraiment malheureux de ne plus avoir mes messes, et tous les autres sacrements, d'ailleurs.
En tous cas, je veux vous donner une réponse.
Sans nul doute, j'irais chez les évangéliques.
C'est loin d'être le rêve, mais au moins entendrez-vous parler de Jésus.
Et puis, votre fille apprendrait à prier et à chanter les louanges de Dieu.
Vous n'aurez pas les sacrements,... mais Dieu verra votre coeur et... votre désir.
Dieu a des moyens pour vous conduire votre coeur.
Faites-lui donc confiance.
Et puis, je me renseignerais sur les différences pour pouvoir compléter dans la mesure du possible la formation de ma fille.
Et puis, une vie sociale contribuera à l'épanouissement de votre ville.
Franchement, je n'hésiterais pas !
En priant Dieu de venir à mon aide pour ce que je ne reçois pas chez les évangéliques.
Et, moi aussi, je ferai une prière pour vous,
Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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- PaxetBonum
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
J'aurai aussi la réserve du Bon Seb
Les évangéliques risquent d'inculquer des erreurs à votre fille
Ils ont effectivement tendance à diaboliser l'église catholique
Pourquoi ne pas trouver un enseignement du catéchisme par correspondance ?
Suivre la messe sur le net ?
Lire, voir des DVD…
Ecrire à l'évêque le plus proche pour réclamer le secours d'un prêtre…
Bon courage en tout cas !
Les évangéliques risquent d'inculquer des erreurs à votre fille
Ils ont effectivement tendance à diaboliser l'église catholique
Pourquoi ne pas trouver un enseignement du catéchisme par correspondance ?
Suivre la messe sur le net ?
Lire, voir des DVD…
Ecrire à l'évêque le plus proche pour réclamer le secours d'un prêtre…
Bon courage en tout cas !
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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gerardh
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
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Bonjour le bon Seb, vous écrivez :
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Bonjour le bon Seb, vous écrivez :
Attention, Dieu entend cela.je ne vous conseillerais pas d'aller chez les évangéliques : ils achètent les conversions, racontent à qui veut bien l'entendre que Ponce Pilate était catholique, entretiennent la haine envers l'Église catholique, les sacrements, et haïssent jusqu'à la raison humaine
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- coeurderoy
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
J'ai fréquenté cinq ans un collègue (décédé récemment hélas à 50 ans) appartenant à une église évangélique, en région parisienne. Nous étions assez proches (goûts, sensibilité). Champenois, comme moi, nous avions par ailleurs pas mal de repères culturels communs.
A l'adolescence il avait rencontré des évangéliques, avait abandonné l'Eglise catholique et s'était beaucoup investi auprès des jeunes et personnes en difficulté : c'était un être profondément sincère, assez fragile et très idéaliste.
Dès que nous parlions de Dieu je sentais tout de suite ses très profondes réticences vis-à-vis de l'Eglise catholique : énormément de préjugés, méconnaissance de l'histoire de l'Eglise, recours inconditionnel à la prière personnelle dans les moments de questionnement, recherches de "signes" un peu partout, subjectivisme, sentimentalisme...
Ce qui me dérangeait le plus (me froissait un peu) c'est qu'il disait toujours "avec mon église, on fait cela ce week-end" etc.. ce "mon église" m'a toujours surpris et irrité...Assez instable et soumis à des dépressions chroniques, Thierry était par ailleurs prosélyte à l'extrême : même dans son travail d'accueil, sa Bible était posée ostensiblement sur son bureau et il citait perpétuellement les Ecritures, au point de faire fuir certains collègues : la pause cantine pouvait se révéler assommante car c'était alors un débit ininterrompu : moi-même je l'évitais parfois...
Même si je ne lui ai jamais dit, je ressentais une forme "d'orgueil" chez lui, en ce sens où il était convaincu du rôle de sa mission, de son apostolat (il avait dû abandonner des études de théologie et n'avait pu être pasteur). Par ailleurs c'était un être très généreux, attentif aux autres et assez torturé...Je prie quotidiennement pour lui car il a été un collègue et un ami que je n'oublierai pas...
A l'adolescence il avait rencontré des évangéliques, avait abandonné l'Eglise catholique et s'était beaucoup investi auprès des jeunes et personnes en difficulté : c'était un être profondément sincère, assez fragile et très idéaliste.
Dès que nous parlions de Dieu je sentais tout de suite ses très profondes réticences vis-à-vis de l'Eglise catholique : énormément de préjugés, méconnaissance de l'histoire de l'Eglise, recours inconditionnel à la prière personnelle dans les moments de questionnement, recherches de "signes" un peu partout, subjectivisme, sentimentalisme...
Ce qui me dérangeait le plus (me froissait un peu) c'est qu'il disait toujours "avec mon église, on fait cela ce week-end" etc.. ce "mon église" m'a toujours surpris et irrité...Assez instable et soumis à des dépressions chroniques, Thierry était par ailleurs prosélyte à l'extrême : même dans son travail d'accueil, sa Bible était posée ostensiblement sur son bureau et il citait perpétuellement les Ecritures, au point de faire fuir certains collègues : la pause cantine pouvait se révéler assommante car c'était alors un débit ininterrompu : moi-même je l'évitais parfois...
Même si je ne lui ai jamais dit, je ressentais une forme "d'orgueil" chez lui, en ce sens où il était convaincu du rôle de sa mission, de son apostolat (il avait dû abandonner des études de théologie et n'avait pu être pasteur). Par ailleurs c'était un être très généreux, attentif aux autres et assez torturé...Je prie quotidiennement pour lui car il a été un collègue et un ami que je n'oublierai pas...
Dernière modification par coeurderoy le mar. 04 janv. 2011, 17:14, modifié 2 fois.
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
J'ajouterai un petit témoignage entendu récemment à la radio (RCF, bien sûr): un catholique racontait qu'il avait participé à une rencontre oecuménique, à un moment une dame lui a demandé à quelle Église il appartenait, il a dit "l'Église catholique", et elle l'a regardé d'un air douloureusement surpris en disant : "tu sais que la Bible condamne l'idolâtrie?" !!! Pour beaucoup d'évangéliques, les catholiques ne sont pas chrétiens! Ils s'imaginent que nous adorons des images!
(bon, je pense qu'ils ne sont pas tous comme ça).
(bon, je pense qu'ils ne sont pas tous comme ça).
Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Bonjour à tous,
Pour avoir eu l'occasion de discuter avec des Evangélistes, ils ont effectivement à coeur de partager l'Evangile avec les gens, et je trouve que c'est une preuve d'amour envers le Seigneur que de vouloir sauver son prochain. L'Eglise Catholique les laisse de marbre car ils pensent qu'elle accorde une place trop importante à Marie et aux Saints, délaissant le Seigneur Jésus. Ils pensent également que la foi seule sauve, et non les oeuvres, et ils pensent qu'affirmer cela revient à dire que le sacrifice de l'Agneau de Dieu n'est pas suffisant pour avoir la vie éternelle. Ils acceptent de baptiser toute personne souhaitant suivre le Christ, sans le faire attendre, les parcours sont relativement rapides je dirai. Certains sont malhonnêtes et proposent une somme d'argent contre une conversion, mais heureusement, ils ne sont pas la majorité. Il ne faut pas avoir de préjugés, je connais des Evangéliques qui aiment le Seigneur et qui ont à coeur de partager l'Evangile, ils sont très honnête car ils savent que Dieu sait tout.
Certains Evangélistes qui réclament un pourcentage du salaire ou qui organisent des miracles et guérisons sont à fuir, il faut se méfier des personnes qui dérivent trop. Ce qui me dérange dans l'Eglise Catholique, c'est le fait que l'on ne voit jamais de missionnaires Catholiques, pourquoi ne partagent ils pas l'Evangile?
En conclusion, il ne faut pas faire de préjugés, il existe des gens bons et des gens malhonnêtes de partout, ce n'est pas spécifique à une Eglise. L'essenciel est que nous Chrétiens, partagions le même amour pour le Seigneur.
Pour avoir eu l'occasion de discuter avec des Evangélistes, ils ont effectivement à coeur de partager l'Evangile avec les gens, et je trouve que c'est une preuve d'amour envers le Seigneur que de vouloir sauver son prochain. L'Eglise Catholique les laisse de marbre car ils pensent qu'elle accorde une place trop importante à Marie et aux Saints, délaissant le Seigneur Jésus. Ils pensent également que la foi seule sauve, et non les oeuvres, et ils pensent qu'affirmer cela revient à dire que le sacrifice de l'Agneau de Dieu n'est pas suffisant pour avoir la vie éternelle. Ils acceptent de baptiser toute personne souhaitant suivre le Christ, sans le faire attendre, les parcours sont relativement rapides je dirai. Certains sont malhonnêtes et proposent une somme d'argent contre une conversion, mais heureusement, ils ne sont pas la majorité. Il ne faut pas avoir de préjugés, je connais des Evangéliques qui aiment le Seigneur et qui ont à coeur de partager l'Evangile, ils sont très honnête car ils savent que Dieu sait tout.
Certains Evangélistes qui réclament un pourcentage du salaire ou qui organisent des miracles et guérisons sont à fuir, il faut se méfier des personnes qui dérivent trop. Ce qui me dérange dans l'Eglise Catholique, c'est le fait que l'on ne voit jamais de missionnaires Catholiques, pourquoi ne partagent ils pas l'Evangile?
En conclusion, il ne faut pas faire de préjugés, il existe des gens bons et des gens malhonnêtes de partout, ce n'est pas spécifique à une Eglise. L'essenciel est que nous Chrétiens, partagions le même amour pour le Seigneur.
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Personne ne nie qu'ils aiment le Seigneur. Mais si vous les trouvez charitables de vouloir évangéliser les pauvres païens catholiques, les catholiques ont plutôt tendance à trouver ça méprisant. Les préjugés, c'est plutôt les évangéliques qui les ont! Ceux que j'ai fréquentés dans le passé semblaient plutôt nous détester et ça ne m'a pas donné envie de continuer à les fréquenter.Il ne faut pas avoir de préjugés, je connais des Evangéliques qui aiment le Seigneur et qui ont à coeur de partager l'Evangile,
Des missionnaires catholiques, il y en a partout : dans les pays pauvres, au service des souffrants et des exclus, dans les pays occidentaux, dans les paroisses, dans les hôpitaux, dans les prisons, dans les écoles, sur internet, partout, partout. Et l'été parfois il y en a qui évangélisent sur les plages. Etc etc.Ce qui me dérange dans l'Eglise Catholique, c'est le fait que l'on ne voit jamais de missionnaires Catholiques, pourquoi ne partagent ils pas l'Evangile?
Mais c'est sûr, on pourrait faire encore mieux.
Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Certes, mais ils ont juste un gros problème : ils haïssent, pour une part d'entre eux, l'Épouse du Christ qu'est l'Église. Et ils n'ont pas accès aux sacrements, surtout l'Eucharistie, et ne peuvent donc avoir la vie du Seigneur en eux selon sa promesse : Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. (Jean 6, 56)Alleluia a écrit :Il ne faut pas avoir de préjugés, je connais des Evangéliques qui aiment le Seigneur et qui ont à coeur de partager l'Evangile, ils sont très honnête car ils savent que Dieu sait tout.
Le zèle religieux n'est pas forcément un signe de la vie divine en soi...
Cependant, pour avoir une amie évangélique, j'admets sans peine (et avec grand plaisir) que leur amour du Seigneur peut tout à fait être authentique. Mais ils ont besoin d'être évangélisés, c'est-à-dire qu'on leur explique correctement l'Évangile, pour ne pas qu'ils se perdent dans des interprétations personnelles et éloignées de la Vérité.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Pour les missionnaires catholiques, il y en a quelques-uns là (des jeunes catholiques français qui évangélisent dans des milieux différents):
http://www.la-croix.com/Dix-jeunes-qui- ... 47310/4078
http://www.la-croix.com/Dix-jeunes-qui- ... 47310/4078
Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Vous pensez donc que les Evangélistes sont dans le faux? Ne vous égarez pas dans le jugement, je pense que les Catholiques et les Protestants ont de nombreux points communs, notamment leur amour du Seigneur et leur reconnaissance. Ce qui diffère reposent sur la théologie et l'interprétation, mais qui peut prétendre détenir l'absolue vérité? Chacun comprend la Parole selon ce que l'Esprit lui insufle, mais quoi qu'il en soit, le fondement du Christiannisme reste le même.Raistlin a écrit :Certes, mais ils ont juste un gros problème : ils haïssent, pour une part d'entre eux, l'Épouse du Christ qu'est l'Église. Et ils n'ont pas accès aux sacrements, surtout l'Eucharistie, et ne peuvent donc avoir la vie du Seigneur en eux selon sa promesse : Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. (Jean 6, 56)Alleluia a écrit :Il ne faut pas avoir de préjugés, je connais des Evangéliques qui aiment le Seigneur et qui ont à coeur de partager l'Evangile, ils sont très honnête car ils savent que Dieu sait tout.
J'ai assisté à plusieurs cultes Evangélistes et nous avions partagé la Cène, en revanche, concernant Jean 6:56, ce verset est tout à fait symbolique, celui qui mange la chair du Christ et boit son sang est celui ou celle qui vit en Christ, qui l'accepte dans sa vie, qui accepte la transformation qu'opère le Seigneur en Lui. Ce n'est pas parce que tu vas célébrer la Sainte Cène que tu vas plus accepter le Seigneur, car on peut très bien célébrer la Cène tous les dimanches et ne jamais ouvrir sa Bible.
Suivre Christ c'est bien plus que cela selon moi.
Le zèle religieux n'est pas forcément un signe de la vie divine en soi...
Là dessus, je partage votre avis
Cependant, pour avoir une amie évangélique, j'admets sans peine (et avec grand plaisir) que leur amour du Seigneur peut tout à fait être authentique. Mais ils ont besoin d'être évangélisés, c'est-à-dire qu'on leur explique correctement l'Évangile, pour ne pas qu'ils se perdent dans des interprétations personnelles et éloignées de la Vérité.
-
lmx
- Barbarus

Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Les évangélistes ne sont pas dans le faux mais nous pensons qu'il leur manque des choses.
Jean Paul II a réaffirmé la nécessité du dialogue oeucuménique avec les autres chrétiens dans une encyclique.
Le Concile a déclaré: « Il est nécessaire que les catholiques reconnaissent avec joie et apprécient les valeurs réellement chrétiennes qui proviennent du patrimoine commun et qui se trouvent chez nos frères séparés. Il est juste et salutaire de reconnaître les richesses du Christ et les effets de sa puissance dans la vie d'autres qui portent témoignage au Christ, parfois jusqu'à l'effusion du sang; car Dieu est toujours admirable et il doit être admiré dans ses œuvres ». http://www.vatican.va/edocs/FRA0080/__PE.HTM
Pour les catholiques et les orthodoxes l'eucharistie est tout à fait symbolique mais dans son sens traditionnel.
Nombreux sont les pères de l'Eglise qui parlaient de symbole tout en affirmant la présence réelle.
Ce n'est qu'à l'époque moderne du nominalisme (qui en gros sépare les choses d'avec leur idée) que le symbolique va commencer à exprimer l'idée d'une simple "image" irréaliste.
Le Concile de Trente et Jean Calvin utilisaient le terme symbole mais dans des conceptions du monde différente cela n'a plus du tout le même sens.
Le nominalisme qui émerge avec l'aristotélisme donne une vision du monde coupé en deux avec un monde terrestre parfaitement autonome ayant une consistance en lui même. Il y a, d'une part, une nature pure, du physique pure, et d'autre part le sens qu'on donne aux choses est une pure production de notre esprit.
Cette vision du monde n'autorise pas à voir dans le monde une trace du divin, toute preuve de Dieu devient philosophiquement impossible car la démarche de St Paul (Rom 1:19-20) n'a de sens que si le sens a une réalité.
A l'opposé, il y a une autre vision du monde plus traditionnelle qui fut notamment formalisée dans la philosophie platonicienne et qui est encore celle du catholicisme et de l'orthodoxie. Le monde terrestre est entièrement dépendant du monde céleste et n'a aucune autonomie en lui même. Il n'y a pas de nature pure, naturel et surnaturel se mêlent, le premier ayant besoin de l'autre pour se conserver.
Cela se traduit métaphysiquement par le fait que tout est dépendant de Dieu et que toute chose a son archétype (son modèle, son idée) en Dieu, mais aussi que le sens que les choses peuvent avoir soit un reflet de leur archétype, de Dieu. Donc contrairement à la conception précédente, le monde par le sens qu'il possède vraiment a ici le pouvoir d'orienter notre intellect vers Dieu.
A propos des créatures St Bonaventure dans son "Itinéraire de l'âme vers Dieu" explique : "Elles sont comme autant de vestiges, d'images, de spectacles, de signes divinement offerts à nos yeux pour nous aider à voir Dieu ... Elles sont, dis-je, des copies ou des exemples mis à la portée des gens grossiers et encore attachés à la vie des sens, afin de les élever par ces choses sensibles qui frappent leurs regards aux choses de l'intelligence qui sont invisibles, comme on arrive des signes à la chose signifiée."
et le catéchisme :
1147 Dieu parle à l’homme à travers la création visible. Le cosmos matériel se présente à l’intelligence de l’homme pour qu’il y lise les traces de son Créateur (cf. Sg 13, 1 ; Rm 1, 19-20 ; Ac 14, 17). La lumière et la nuit, le vent et le feu, l’eau et la terre, l’arbre et les fruits parlent de Dieu, symbolisent à la fois sa grandeur et sa proximité.
Une fois qu'on a un peu compris cette vision on peut comprendre le symbole, l'eucharistie et les icônes qui sont des fenêtres sur le divin comme disent les orthodoxes.
Si on suit St Paul, toute chose se présente comme un signifiant visible qui nous manifeste quelque chose d'invisible. Le sens profond des choses donne à connaitre quelque chose Dieu. Le sens nous tire vers l'ailleurs et en même temps cet ailleurs vient se "présentifier" dans le sensible. Le naturel et le surnaturel se mêlent.
Si les icônes sont pour les orthodoxes des fenêtres vers le ciel, c'est que le sens sacré qu'elles donnent à l'intellect transportent la personne ailleurs. Et ce n'est pas de l'idolâtrie car l'idolâtrie c'est prendre le signifiant à la place du signifié, c'est ne pas aller là ou le sens veut nous amener.
Encore une fois tout ceci dans une vision nominaliste est absurde car le sens qui lie le signifiant au signifié est purement conventionnelle.
Tout d'abord le symbole a deux multiples aspects qui se rejoignent. D'abord étymologiquement symbolon vient de symballein , sym exprime l'idée "d'être ensemble" et ballein de "mise (mettre) en mouvement".
Les définitions générales donnent l'idée donnent d'un signe de reconnaissance qui permettaient aux initiés notamment les pythagoriciens de se comprendre et il fallait donc pour cela avoir l'autre partie, le sens, du symbole permettant de se comprendre. Le symbole exprime déjà l'idée d'un lien et cela permet aussi de comprendre un aspect de la fonction spirituelle de l'eucharistie.
C'est le symbole parfait qui réalise l'unité totale du signifiant avec le signifié et qui rassemble les chrétiens dans leur archétype, donc en Dieu. Il rassemble l'Adam intérieurement dispersé par le pêché par la grâce d'inhabitation et le rassemble avec les autres hommes et les faisant vivre dans le Corps du Christ.
Double rassemblement donc : d'abord le pain copie sensible se rassemble lui même avec son archétype le vrai pain le Christ, puis l'eucharistie rassemble les chrétiens entre eux avec leur modèle le Christ le Dieu-Homme.
Il est vrai qu'aujourd'hui la théologie catholique utilise le vocabulaire aristotélicien de la transubstantiation (la substance change mais les accidents c'est à dire l'aspect physique reste) mais le vocabulaire symbolique permet de comprendre le sens profond de l'eucharistie.
Jean Paul II a réaffirmé la nécessité du dialogue oeucuménique avec les autres chrétiens dans une encyclique.
Le Concile a déclaré: « Il est nécessaire que les catholiques reconnaissent avec joie et apprécient les valeurs réellement chrétiennes qui proviennent du patrimoine commun et qui se trouvent chez nos frères séparés. Il est juste et salutaire de reconnaître les richesses du Christ et les effets de sa puissance dans la vie d'autres qui portent témoignage au Christ, parfois jusqu'à l'effusion du sang; car Dieu est toujours admirable et il doit être admiré dans ses œuvres ». http://www.vatican.va/edocs/FRA0080/__PE.HTM
Pour les catholiques et les orthodoxes l'eucharistie est tout à fait symbolique mais dans son sens traditionnel.
Nombreux sont les pères de l'Eglise qui parlaient de symbole tout en affirmant la présence réelle.
Ce n'est qu'à l'époque moderne du nominalisme (qui en gros sépare les choses d'avec leur idée) que le symbolique va commencer à exprimer l'idée d'une simple "image" irréaliste.
Le Concile de Trente et Jean Calvin utilisaient le terme symbole mais dans des conceptions du monde différente cela n'a plus du tout le même sens.
Le nominalisme qui émerge avec l'aristotélisme donne une vision du monde coupé en deux avec un monde terrestre parfaitement autonome ayant une consistance en lui même. Il y a, d'une part, une nature pure, du physique pure, et d'autre part le sens qu'on donne aux choses est une pure production de notre esprit.
Cette vision du monde n'autorise pas à voir dans le monde une trace du divin, toute preuve de Dieu devient philosophiquement impossible car la démarche de St Paul (Rom 1:19-20) n'a de sens que si le sens a une réalité.
A l'opposé, il y a une autre vision du monde plus traditionnelle qui fut notamment formalisée dans la philosophie platonicienne et qui est encore celle du catholicisme et de l'orthodoxie. Le monde terrestre est entièrement dépendant du monde céleste et n'a aucune autonomie en lui même. Il n'y a pas de nature pure, naturel et surnaturel se mêlent, le premier ayant besoin de l'autre pour se conserver.
Cela se traduit métaphysiquement par le fait que tout est dépendant de Dieu et que toute chose a son archétype (son modèle, son idée) en Dieu, mais aussi que le sens que les choses peuvent avoir soit un reflet de leur archétype, de Dieu. Donc contrairement à la conception précédente, le monde par le sens qu'il possède vraiment a ici le pouvoir d'orienter notre intellect vers Dieu.
A propos des créatures St Bonaventure dans son "Itinéraire de l'âme vers Dieu" explique : "Elles sont comme autant de vestiges, d'images, de spectacles, de signes divinement offerts à nos yeux pour nous aider à voir Dieu ... Elles sont, dis-je, des copies ou des exemples mis à la portée des gens grossiers et encore attachés à la vie des sens, afin de les élever par ces choses sensibles qui frappent leurs regards aux choses de l'intelligence qui sont invisibles, comme on arrive des signes à la chose signifiée."
et le catéchisme :
1147 Dieu parle à l’homme à travers la création visible. Le cosmos matériel se présente à l’intelligence de l’homme pour qu’il y lise les traces de son Créateur (cf. Sg 13, 1 ; Rm 1, 19-20 ; Ac 14, 17). La lumière et la nuit, le vent et le feu, l’eau et la terre, l’arbre et les fruits parlent de Dieu, symbolisent à la fois sa grandeur et sa proximité.
Une fois qu'on a un peu compris cette vision on peut comprendre le symbole, l'eucharistie et les icônes qui sont des fenêtres sur le divin comme disent les orthodoxes.
Si on suit St Paul, toute chose se présente comme un signifiant visible qui nous manifeste quelque chose d'invisible. Le sens profond des choses donne à connaitre quelque chose Dieu. Le sens nous tire vers l'ailleurs et en même temps cet ailleurs vient se "présentifier" dans le sensible. Le naturel et le surnaturel se mêlent.
Si les icônes sont pour les orthodoxes des fenêtres vers le ciel, c'est que le sens sacré qu'elles donnent à l'intellect transportent la personne ailleurs. Et ce n'est pas de l'idolâtrie car l'idolâtrie c'est prendre le signifiant à la place du signifié, c'est ne pas aller là ou le sens veut nous amener.
Encore une fois tout ceci dans une vision nominaliste est absurde car le sens qui lie le signifiant au signifié est purement conventionnelle.
Tout d'abord le symbole a deux multiples aspects qui se rejoignent. D'abord étymologiquement symbolon vient de symballein , sym exprime l'idée "d'être ensemble" et ballein de "mise (mettre) en mouvement".
Les définitions générales donnent l'idée donnent d'un signe de reconnaissance qui permettaient aux initiés notamment les pythagoriciens de se comprendre et il fallait donc pour cela avoir l'autre partie, le sens, du symbole permettant de se comprendre. Le symbole exprime déjà l'idée d'un lien et cela permet aussi de comprendre un aspect de la fonction spirituelle de l'eucharistie.
C'est le symbole parfait qui réalise l'unité totale du signifiant avec le signifié et qui rassemble les chrétiens dans leur archétype, donc en Dieu. Il rassemble l'Adam intérieurement dispersé par le pêché par la grâce d'inhabitation et le rassemble avec les autres hommes et les faisant vivre dans le Corps du Christ.
Double rassemblement donc : d'abord le pain copie sensible se rassemble lui même avec son archétype le vrai pain le Christ, puis l'eucharistie rassemble les chrétiens entre eux avec leur modèle le Christ le Dieu-Homme.
Il est vrai qu'aujourd'hui la théologie catholique utilise le vocabulaire aristotélicien de la transubstantiation (la substance change mais les accidents c'est à dire l'aspect physique reste) mais le vocabulaire symbolique permet de comprendre le sens profond de l'eucharistie.
Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Disons plutôt que tout n'est pas faux chez eux. Et ce qui est vrai, c'est notamment leur foi en Jésus-Christ et en la Sainte Trinité. Mais ils sont objectivement dans l'erreur sur d'autres sujets comme l'Église, les sacrements, etc. Il ne s'agit pas seulement de choses qui leur manquent - comme si ils n'en avaient jamais entendu parler - mais bien de conceptions erronées qu'ils ont.lmx a écrit :Les évangélistes ne sont pas dans le faux mais nous pensons qu'il leur manque des choses.
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Re: La religion, mon ignorance, l'ecole et les évangéliques
Hein???Le nominalisme qui émerge avec l'aristotélisme
L'aristotélisme (et le thomisme qui l'a incorporé au christianisme) est une philosophie réaliste, au contraire, tandis que le platonisme part des Idées des choses.
Le nominalisme date du Moyen Âge, il en est beaucoup question dans le livre "Le nom de la rose" (le nom n'est pas la chose), mais ça n'a rien à voir avec la philosophie recommandée par l'Église, qui est l'aristotélo-thomisme.
Alleluia, vous affirmez que la présence du Christ dans l'eucharistie est symbolique. Mais sur quoi vous basez-vous pour trier dans l'Écriture et dire "ceci est symbolique" et "ceci est à prendre au sens propre"? Comment pouvez-vous être certaine de ne pas vous tromper?
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