L'Osservatore Romano, 29 septembre 2009, p. 5Chers amis, notre présence dans cette magnifique capitale, qui est souvent présentée comme le cœur de l’Europe, nous pousse à nous demander ce que signifie un « Coeur ». Bien qu’il n’y ait pas de réponse simple à cette question, une piste peut certainement être trouvée dans les joyaux architecturaux qui ornent cette cité. La beauté frappante de ses églises, du château, des places et des ponts ne peuvent pas ne pas tourner nos esprits vers Dieu. Leur beauté exprime la foi; ils sont une épiphanie de Dieu qui, justement, nous laisse méditer les glorieuses merveilles auxquelles nous, créatures, pouvons aspirer quand nous donnons forme aux aspirations esthétiques et noétiques de notre être le plus intime. Comme cela serait tragique si quelqu’un devait voir de telles beautés, tout en ignorant le mystère transcendant qu’elles indiquent. La rencontre créatrice entre la tradition classique et l’Évangile a donné naissance à une vision de l’homme et de la société attentive à la présence de Dieu parmi nous. En formant le patrimoine culturel de ce continent, celle-ci a montré que la raison ne finit pas avec ce que voient les yeux, mais qu’elle est plutôt tournée vers ce qui se trouve au-delà, ce à quoi nous aspirons profondément : l’Esprit, pourrions-nous dire, de la Création.
Tu corrigeras la faute dans "indique", Fée!
Pour ce qui est de "noétique", c'est ça qui est écrit!




