Fiducia supplicans et la bénédiction des personnes en couple hors mariage

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Re: Fiducia supplicans et la bénédiction des personnes en couple hors mariage

Message non lu par cmoi » ven. 26 janv. 2024, 6:20

Bonjour Olivier,

Je suis tout à fait d’accord avec vos 2 idées principales : le discrédit, la valeur de mauvais exemple et non d’exception. Néanmoins, avant de répondre à la troisième et dernière, n’avons-nous pas l’obligation de chercher et de nous dire en quoi il pourrait avoir raison ?
Non pas tant dans l’écriture et la Tradition, après tout ce serait sa responsabilité à lui, mais dans le fait en résultant que cette bénédiction aboutirait à la destruction de ce qui aura été béni (d’où l’idée de piège déjà partagée avec au moins un autre membre).

Il est possible à cet égard de considérer que cette décision n’est pas fausse en soi, une erreur, mais neutre. De ne pas y accoler d ‘office le motif de céder devant et pour le contentement du monde comme une infamie.
Il est plus courtois et légitime de considérer que le pape y a pu penser (et bien qu’il ait aussi pu vouloir se prononcer en faveur du for interne et de la conscience des concernés : qui était-il pour les juger ?). Qu’en conséquence, car il ne le serait pas (ce serait le juger démissionnaire) de considérer qu’il a pu prendre cette décision pour interroger le Ciel (par les résultats probants du sort qui adviendrait à ces couples bénis), cette neutralité n’a rien d’une tolérance niaise, et donne bien à l’acte de bénédiction une portée miraculeuse proche comme je l’avais souligné de la bigoterie.
Mais il faut être prudent avec la bigoterie : n’arrive-t-il pas à Dieu d’en exhausser parfois une prière ?

Serait-il possible que ce soit pour permettre cette éventualité qu’il a pris cette décision ? Comme s’il avait voulu accélérer le jugement divin, et non la miséricorde, donnant à l’acte de bénir un sens tout à fait nouveau, ce qui est bien proposé, mais différent de celui exposé. Proche de placer des chardons ardents sur leur tête. Un sens lui échappant, à la façon dont selon Jean Caïphe prophétisa sur la mort de Jésus…
Il se pourrait néanmoins que cela n’accélère rien. Sauf pour ceux à qui sera donné une grâce de lumière et de salut.
La sorcellerie consiste à spéculer sur le sort et nous l’évitons de peu. Est-ce nous, ou y avons-nous été poussés ?

Au-delà du trouble dû à des connaissances théologiques qui nous y feraient voir un impair, quelque chose de retors ou de faux, après tout il y a en sens contraire des personnes et même chrétiennes qui applaudiront le pape et certaines l'auront en esprit devancé, il y a ce trouble-là et qui est bien plus profond et insidieux, déstabilisant, qui affecte même des personnes simples et peu férues en théologie, mais à la foi vivante.

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