Balbutiements poétiques

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Thaumas
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Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » sam. 30 janv. 2021, 22:39

Voici les poèmes que j'ai écrit depuis les derniers mois. Ce ne sont que des modestes débuts. Je me doute bien de leur imperfection et des manquements à la forme, sans parler du style, dont je suis encore à la recherche. Mais je les aime comme étant sortis de moi et évoquant des expériences, des images, qui ne sont pas littérature mais instants de ma vie. J'espère que vous les aimerez avec moi et qu'ils sauront vous toucher. Je termine ici ma présentation pour ne pas vous ennuyer plus longtemps. Je suis d'avance reconnaissant aux lecteurs ainsi qu'aux personne qui prendront le temps de me laisser ici leur appréciations, leurs conseils et leurs critiques (le premier n'est pas rimé; c'est une prose que j'ai ensuite mise en vers).


La Quête

A la nuit tombante, une ombre
Quitte discrètement le temple.
C'est un disciple de Saïs,
Cachant son visage triste,
Et s'enfonçant dans la ténèbre,
A mille lieues de ses amis.

Où va t'il ce cœur en peine ?
Jaugeant la haute montagne,
Il en initie l'ascension,
Dans l'espoir de trouver remède.
Languissant il pénètre
Au sein des entrailles de la terre.

Parti en quête, plein d'ardeur
Et de désir, il demande :
« Qu'as tu à offrir, riche Nature ? ».
Alors les fleurs et les pierres
Se pressent fièrement devant lui,
Donnant un ravissant spectacle.

Mais son âme ne s'en émeut pas.
Fermée à ces réjouissances,
Elle aspire à d'autres joies,
Elle a faim d'autres aliments
Et soif de nouveaux breuvages,
Mais ne trouve rien pour la combler.

Il marche longtemps esseulé,
Tendu vers l'inaccessible :
Périple douloureux d'un cœur
Rempli d'une profonde anxiété,
La crainte de ne jamais contempler
De ses pauvres yeux la beauté véritable.

Il l'attend, tremblant, pleurant,
Résigné à mendier toujours,
Qu'elle veuille bien se manifester
A un misérable comme lui.
Et c'est à la cime du désespoir,
Qu'elle se présente et se laisse voir.

Purifiés par de douces larmes,
Ses yeux fixent amoureusement
Cette agate objet de son désir.
Et lui-même est regardé d'elle,
De telle sorte que son bel éclat
Illumine le visage du jeune homme.

Oh délicieuse extase !
Tu rends aux cœurs toute leur chaleur,
Et l'heureuse âme qui se perd en toi,
Retrouve, après tant d'égarements,
Les chemins de l'originelle vie,
Fruit exquis du divin amour.

« Bénie est la joie de mon cœur,
Et béni soit ce don ineffable,
Qui m'a fait cette révélation :
La beauté existe, je l'ai vue !
Dans ses yeux je l'ai vue, et j'ai compris
Qu'elle triomphait de tout le mal ».

Le disciple, enfin soulagé,
Remercia le Ciel de cette rencontre.
Il se savait indigne de ce joyau,
C'est pourquoi il le laissa là,
Emportant toutefois son souvenir
Qui remplira son cœur d'amour et de bonté,

Pour les siècles des siècles.





Regrets imbéciles

T’aimer en étant à cent mille lieues de toi
Est un bonheur au goût amer quelquefois.
Comme un enfant privé de voir les étoiles,
La ferveur en moi, aussitôt, est déçue.
C’est en étant las que j’avance sous la nue,
Une belle fleur à la main dont j’arrache les pétales.

Pourquoi regretter ce que je n’ai jamais eu ?
Comment être libre de cette soif de posséder ?
T’aimer pour toi-même, quand tu es loin de ma vue,
Quand tu es loin de mes bras ; quand même t’aimer !
Prier, aimer en vue de l’amour, c’est si beau…
D’un tel amour il n’y en aura jamais trop.








Le papillon

Fuir loin des hommes, c’est le remède d’un cœur chagrin.
Son départ n’est pas dû à l’infâme lâcheté,
Car il est brave ; mais parce qu’il exècre le mondain,
Chérit la solitude et cherche la vérité.

A l’abri de la tour Saint-Michel tout est calme.
Nulle agitation, seule la paisible nature.
L’âme troublée, accablée, s’y renouvelle,
Recevant le don des larmes, une conscience pure.

La grâce manifeste sa miraculeuse vertu :
Le malade attend patiemment l’œuvre de guérison,
Le pauvre se débarrasse de ses derniers écus,
Le pécheur se prépare pour la Sainte Communion.

Le cœur chagrin, oublié de ses familiers,
Voir un joli papillon venir le visiter.
Tout beau, orangé, il se pose sur son pied.
Et, joyeux, d’un coup d’ailes, sur son nez vient danser.






Soirée d’octobre

J’ai connu le désert en son aridité,
La solitude en sa profonde difficulté,
Le manque d’attention et la soif d’être aimé,
Les tristes larmes que personne n’a consolées.

J’ai connu l’impérieux besoin de tendresse,
Le désir ardent de recevoir des caresses,
Les doux souhaits d’amour qui dans le cœur naissent,
Les cris à la recherche d’un peu de délicatesse.

L’attente fut longue mais pleine d’espérance,
Un jour tu l’as récompensée par une danse :
Inoubliable mouvement de grâce, intense.
Les désirs se sont tus, mon être en silence.






Étreinte

Aux jeunes amants il faut la solitude.
Pour se murmurer à l’oreille les promesses
De joie, de félicité, de plénitude,
Et s’échanger une commune tendresse.

C’est hors du temps qu’est né l’amour que j’ai pour toi,
Lorsque nos corps se sont serrés dans une étreinte
Dont l’ivresse m’est plus douce que l’absinthe.
C’est exister, c’est aller au-delà de soi,

Et trouver son bonheur chez l’être aimé.
Puisque je suis ton élu, ton préféré,
Prends donc mon cœur, dépose-le aux côtés du tien,
Pour qu’ils soient toujours ensemble, et heureux sans fin.




A mon aimée

Pour que je sois à toi, que je t’appartienne,
Il suffit seulement pour cela que tu m’aimes.
Alors les élans de mon cœur vers toi m’amènent,
Pour te le donner et que tu en sois la reine.





Fin du voyage

Après une nuit paisible, au petit matin,
J’ai reçu visite de mon ange gardien.
Affichant, jovial, sa tête de poupin,
Annonça que ma mission touchait à sa fin.

Ce fut tout d’abord un profond soulagement :
Terminé l’épuisant travail journalier !
Fini d’avoir le sommeil chaque fois écourté !
Enfin le repos bienfaiteur, plus précieux que l’argent.

Aussitôt, mon âme est envahie de tristesse
A l’idée de quitter ce lieu et tous les amis.
L’aventure achevée, reste la mélancolie,
Et le doux souvenir des jours de liesse.

Mais peu après, la joie véritable est retrouvée.
Par la contemplation de cet unique voyage
Dont chaque instant fut un moment de bonté.
Le cœur content, je souris, et tourne la page.






Innocence

Mortellement blessé, je ne te connais plus.
Mes actes portent tous le poids de la faute.
Je suis un misérable et ne te vois plus,
Car tu es sainte et, pour moi, trop haute.

En vain je me justifie, moi le criminel.
Ma conscience demeure dans l’intranquillité,
Privée de toutes les réjouissances du ciel,
Ne pouvant qu'attendre d'être délivrée.

A genoux devant l'autel je me lamente,
Demandant à Dieu de prendre pitié
Du pauvre pécheur qui souffre une mort lente,
Causée par la maladie que l'on nomme péché.

Au divin appel, Adam s'est dérobé.
Comme lui, pris de peur, j'ai voulu me cacher.
Mais une douce enfant vers moi s'est approchée,
Arborant un admirable air de piété.

Étant toute à Dieu elle ignore ce qu'est le mal.
N'aimant que Dieu elle rayonne de sa lumière.
Pour l'être humain la pureté est vitale,
Et transforme notre cœur en cœur de chair.

Nos regards se croisent et je suis attendri.
Elle sourit; son indulgence est immense.
Elle me rappelle qu'en Dieu l'amour est infini,
Me renvoie à la simplicité de l'enfance.

Cette petite fille à la tête ronde,
M'a donné la grâce d'une confirmation.
Remerciant, je pousse une mèche blonde,
Et dessine le signe de Croix sur son front.




Debout

Le crépuscule parfois semble bien long,
Où gisent torpeur, déprime, vague à l'âme.
Confus, avançant péniblement à tâtons,
L'homme marche en ayant perdu la trame.

Égarement dans lequel la vie s'épuise
Sans joie, livrée à l'usure dévorante.
Mais si l'espoir ne s'éteint pas, elle y puise
Le courage d'une aurore approchante.

Tel Horus vaincu chaque nuit par la ténèbre
Pour en triompher sûrement tous les matins,
L'homme tombé sous les coups de forces funèbres
Est appelé à se relever ; noble destin.

cmoi
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par cmoi » dim. 31 janv. 2021, 4:10

Thaumas a écrit :
sam. 30 janv. 2021, 22:39
Voici les poèmes que j'ai écrit depuis les derniers mois. Ce ne sont que des modestes débuts. Je me doute bien de leur imperfection et des manquements à la forme, sans parler du style, dont je suis encore à la recherche. Mais je les aime comme étant sortis de moi et évoquant des expériences, des images, qui ne sont pas littérature mais instants de ma vie. J'espère que vous les aimerez avec moi et qu'ils sauront vous toucher. Je termine ici ma présentation pour ne pas vous ennuyer plus longtemps. Je suis d'avance reconnaissant aux lecteurs ainsi qu'aux personne qui prendront le temps de me laisser ici leur appréciations, leurs conseils et leurs critiques (le premier n'est pas rimé; c'est une prose que j'ai ensuite mise en vers).


La Quête

A la nuit tombante, une ombre
Quitte discrètement le temple.
C'est un disciple de Saïs,
Cachant son visage triste,
Et s'enfonçant dans la ténèbres,
A milles lieux de ses amis.

Où va t'il ce cœur en peine ?
Jaugeant la haute montagne,
Il en initie l'ascension,
Dans l'espoir de trouver remède.
Languissant il pénètre,
Au sein des entrailles de la terre.

Parti en quête, plein d'ardeur
Et de désir, il demande :
« Qu'as tu à offrir riche Nature ? ».
Alors les fleurs et les pierres,
Se pressent fièrement devant lui,
Donnant un ravissant spectacle.

Mais son âme ne s'en émeut pas.
Fermée à ces réjouissances,
Elle aspire à d'autres joies,
Elle a faim d'autres aliments
Et soif de nouveaux breuvages,
Mais ne trouve rien pour la combler.

Il marche longtemps esseulé,
Tendu vers l'inaccessible :
Périple douloureux d'un cœur
Rempli d'une profonde anxiété,
La crainte de ne jamais contempler,
De ses pauvres yeux la beauté véritable.

Il l'attend, tremblant, pleurant,
Résigné à mendier toujours,
Qu'elle veuille bien se manifester,
A un misérable comme lui.
Et c'est à la cime du désespoir,
Qu'elle se présente et se laisse voir.

Purifiés par de douces larmes,
Ses yeux fixent amoureusement
Cette agate objet de son désir.
Et lui-même est regardé d'elle,
De telle sorte que son bel éclat
Illumine le visage du jeune homme.


Oh délicieuse extase !
Tu rends aux cœurs toute leur chaleur,
Et l'heureuse âme qui se perd en toi,
Retrouve, après tant d'égarements,
Les chemins de l'originelle vie,
Fruit exquis du divin amour.

« Bénie est la joie de mon cœur,
Et béni soit ce don ineffable,
Qui m'a fait cette révélation :
La beauté existe, je l'ai vue !
Dans ses yeux je l'ai vue, et j'ai compris,
Qu'elle triomphait de tout le mal ».

Le disciple, enfin soulagé,
Remercia le Ciel de cette rencontre.
Il se savait indigne de ce joyaux,
C'est pourquoi, il le laissa là,
Emportant toutefois son souvenir
Qui remplira son cœur d'amour et de bonté,

Pour les siècles des siècles. (trouver mieux, trop connoté)





Regrets imbéciles

T’aimer en étant à cent milles lieues de toi
Est un bonheur au goût amer quelquefois.
Comme un enfant privé de voir les étoiles,
La ferveur en moi, aussitôt, est déçue.
C’est en étant las que j’avance sous la nue,
Une belle fleure à la main dont j’arrache les pétales.

Pourquoi regretter ce que je n’ai jamais eu ?
Comment être libre de cette soif de posséder ?
T’aimer pour toi-même, quand tu es loin de ma vue,
Quand tu es loin de mes bras ! Quand même t’aimer...
Prier, aimer en vue de l’amour, c’est si beau :
(suggestion ponctuation)
D’un tel amour il n’y en aura jamais trop.








Le papillon

Fuir loin des hommes, c’est le remède d’un cœur chagrin.
Son départ n’est pas dû à l’infâme lâcheté,
Car il est brave ; mais parce qu’il exècre le mondain,
Chérit la solitude et cherche la vérité.

A l’abri de la tour Saint-Michel tout est calme.
Nulle agitation, seule la paisible nature.
L’âme troublée, accablée, s’y renouvelle,
Recevant le don des larmes, une conscience pure.

La grâce manifeste sa miraculeuse vertu :
Le malade attend patiemment l’œuvre de guérison,
Le pauvre se débarrasse de ses derniers écus,
Le pécheur se prépare pour la Sainte Communion.

Le cœur chagrin, oublié de ses familiers,
Voir un joli papillon venir le visiter.
Tout beau, orangé, il se pose sur son pied.
Et, joyeux, d’un coup d’ailes, sur son nez vient danser.






Soirée d’octobre

J’ai connu le désert en son aridité,
La solitude en sa profonde difficulté,
Le manque d’attention et la soif d’être aimé,
Les tristes larmes que personne n’a consolées.

J’ai connu l’impérieux besoin de tendresse,
Le désir ardent de recevoir des caresses,
Les doux souhaits d’amour qui dans le cœur naissent,
Les cris à la recherche d’un peu de délicatesse.

L’attente fut longue mais pleine d’espérance,
Un jour tu l’as récompensée par une danse :
Inoubliable mouvement de grâce, intense.
Les désirs se sont tus, mon être est silence. (suggestion être)






Étreinte

Aux jeunes amants il faut la solitude.
Pour se murmurer à l’oreille les promesses
De joie, de félicité, de plénitude,
Et s’échanger une commune tendresse.

C’est hors du temps qu’est né l’amour que j’ai pour toi,
Lorsque nos corps se sont serrés dans une étreinte
Dont l’ivresse m’est plus douce que l’absinthe.
C’est exister, c’est aller au-delà de soi,

Et trouver son bonheur chez l’être aimé.
Puisque je suis ton élu, ton préféré,
Prend donc mon cœur, dépose le aux côtés du tiens,(il y a un problème)
Pour qu’ils soient toujours ensemble, et heureux sans fin.




A mon aimée

Pour que je sois à toi, que je t’appartienne,
Il suffit seulement pour cela que tu m’aimes.
Alors les élans de mon cœur vers toi me mènent, (suggestion pour rythme et son)
Pour te le donner et que tu en sois la reine.





Fin du voyage

Après une nuit paisible, au petit matin,
J’ai reçu visite de mon ange gardien.
Affichant, jovial, se tête de poupin, (il y a un problème)
Il m'annonce : " ta mission touche à sa fin". (suggestion)

Ce fut tout d’abord un profond soulagement :
Terminé l’épuisant travail journalier !
Fini d’avoir le sommeil chaque fois écourté !
Enfin le repos bienfaiteur, plus précieux que l’argent.

Aussitôt, mon âme est envahie de tristesse
A l’idée de quitter ce lieu et tous mes amis. (suggestion)
L’aventure achevée reste la mélancolie,
Et le doux souvenir des jours de liesse.

Mais peu après, la joie véritable est retrouvée.
Par la contemplation de cet unique voyage
Dont chaque instant fut un moment de bonté.
Le cœur content, je souris, et tourne la page.






Innocence

Mortellement blessé, je ne te connais plus.
Mes actes portent tous le poids de la faute.
Je suis un misérable et ne te vois plus,
Car tu es sainte et, pour moi, trop haute.

En vain je me justifie, moi le criminel.
Ma conscience demeure dans l’intranquillité,
Privée de toutes les réjouissances du ciel,
Ne pouvant qu'attendre d'être délivrée.

A genoux devant l'autel je me lamente,
Demandant à Dieu de prendre pitié
Du pauvre pécheur qui souffre une mort lente,
Causée par la maladie que l'on nomme péché.

Au divin appel, Adam s'est dérobé.
Comme lui, pris de peur, j'ai voulu me cacher.
Mais une douce enfant vers moi s'est approchée,
Arborant un admirable air de piété.

Étant toute à Dieu elle ignore ce qu'est le mal.
N'aimant que Dieu elle rayonne de sa lumière.
Pour l'être humain la pureté est vitale,
Et transforme notre cœur en cœur de chair. (trouver mieux à cause répétition)

Nos regards se croisent et je suis attendri.
Elle sourit; son indulgence est immense.
Elle me rappelle qu'en Dieu l'amour est infini,
Me renvoie à la simplicité de l'enfance.

Cette petite fille à la tête ronde,
M'a donné la grâce d'une confirmation.
Remerciant, je pousse une mèche blonde,
Et dessine le signe de Croix sur son front.




Debout

Le crépuscule, parfois semble bien long,
Où gisent torpeur, déprime, vague à l'âme.
Confus, avançant péniblement à tâtons,
L'homme marche en ayant perdu la trame.

Égarement dans lequel la vie s'épuise
Sans joie, livrée à l'usure dévorante.
Mais si l'espoir ne s'éteint pas elle y puise
Le courage d'une aurore approchante.

Tel Horus vaincu chaque nuit par la ténèbre
Pour en triompher sûrement tous les matins,
L'homme tombé sous les coups de forces funèbres
Est appelé à se relever : noble destin ! (suggestion ponctuation, peut-être mieux encore sans : !)

La forme et le style sont bons.
Je me suis permis de reprendre votre texte en y mettant quelques "gras" qui sont plus des invitations à la réflexion,, sous forme souvent de comparaison.
Merci d'avoir partagé ces moments poétiques avec nous, je vous relirai avec plaisir et nous pouvons échanger sur votre réaction à mes suggestions.
Cordialement.

Thaumas
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » dim. 31 janv. 2021, 13:46

Merci bien Cmoi. Je n'ai fait lire ces poésies qu'à deux personne jusqu'à maintenant et si je les partage désormais ici, c'est précisément dans l'optique de recevoir des avis qui me permettront de perfectionner ceux-ci ainsi que ceux à venir si jamais il m'en vient de nouveaux. Je pense que vos remarques sont globalement justes et permettent de les enrichir.

Ainsi:

La quête:
Possibilité de remplacer: Pour les siècles des siècles.
Par: Pour la durée de ses jours

Regrets imbéciles:
Je valide votre correction. La ponctuation est un élément que je maîtrise mal et qui m’embarrasse parfois.

Soirée d'octobre;
Vous suggérez: Les désirs se sont tus, mon être est silence.
Pour le coup je préfère la version originale avec peut-être comme modification: mon être est en silence
J'aimerai préserver le "en", y voyant une indication de la nouveauté de cet état, encore frais, arrivé soudainement.

Étreinte:
Prend donc mon cœur, dépose le aux côtés du tiens,
Pour qu’ils soient toujours ensemble, et heureux sans fin.

Vous pointez si j'ai bien compris un problème dans la rime? Oui j'en suis conscient mais je n'ai pas trouvé de manière d'y échapper dans ce cas précis. A votre avis, est-ce que cela nuit vraiment à la force expressive du poème?

A mon aimé:
Alors les élans de mon cœur vers toi me mènent

Je rougis de ne pas avoir vu cette possibilité moi-même. C'est bien meilleur tel que vous l'avez modifié. Merci.

Fin du voyage:
Il m'annonce : " ta mission touche à sa fin".

De même je valide cette modification. Cela sonne mieux.

Innocence:
c'est un des poèmes que je préfère personnellement. Alors oui il y a une répétition mais elle ne m'a pas paru gênante. Néanmoins je vais prendre en compte votre remarque, y réfléchir, et si je trouve mieux je changerai peut-être ce passage.

Debout:
Est appelé à se relever : noble destin.

Enlevons donc le "!". Il ne m'est pas personnellement indispensable et je vous fais confiance en ce chapitre, la ponctuation n'étant décidément pas mon fort (je vous avouerai que l'orthographe non plus même si je fais l’effort de m'appliquer).



Merci encore de votre temps et de l'attention que vous avez portez à ces productions. Lorsque j'aurai un peu de temps j'irai faire une nouvelle visite sur le topic de vos propres poésies. Bon dimanche.

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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Fée Violine » dim. 31 janv. 2021, 20:15

Quant à moi, j'ai édité votre message et corrigé un peu l'orthographe et la ponctuation.

cmoi
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par cmoi » dim. 31 janv. 2021, 20:30

Cher Thaumass,
Merci pour votre simplicité. Voici quelques précisions en plus :

La quête: Je pensais plutôt à quelque chose comme : « dorénavant et à jamais ».
Soirée d'octobre; J'aimerai préserver le "en", y voyant une indication de la nouveauté de cet état, encore frais, arrivé soudainement. Je vous comprends, je voulais par ma correction aussi respecter les pieds et j’avoue que j‘ai eu la flemme de les compter. Donc ok.
Regrets imbéciles : il faudrair aussi ajouter une virgule après « quand même »:
Quand tu es loin de mes bras ! Quand même, t’aimer...
Étreinte: Prend donc mon cœur, dépose le aux côtés du tiens, Ma remarquer étant purement sur l’orthographe : tien. De même dans « fin du voyage, c’est « sa » tête de poupin...

Fin du voyage: De même je valide cette modification. Cela sonne mieux. Et aussi c’est plus vivant.

Innocence: c'est un des poèmes que je préfère personnellement. Alors oui il y a une répétition mais elle ne m'a pas paru gênante. Néanmoins je vais prendre en compte votre remarque, y réfléchir, et si je trouve mieux je changerai peut-être ce passage.
Vous avez raison, il a une profondeur de mieux que les autres. Je vous propose (mais ce n’est pas à retenir, c’est juste pour vous donner l’élan) « et transforme notre coeur en montgolfière ».

Est-ce vraiment vos premiers poèmes ?

Thaumas
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » dim. 31 janv. 2021, 23:36

Je prend note pour la ponctuation ainsi que pour le le "dorénavant et à jamais" qui marque en même temps le passage et la continuité.
Merci pour votre encouragement. Je vais réfléchir un peu plus sur cette strophe du poème Innocence. J'ai d'ailleurs une idée, je vous en ferai part si elle prend forme.

Oui ce sont bien mes premiers poèmes. Le premier doit remonter à un an et demi à peu près. J'écris assez peu pour tout vous dire, notamment parce que je n'ai pas un tempérament de travailleur. Beaucoup d'idées donc mais peu de réalisations. Pour ce qui est de la poésie le goût m'en est venu assez tard ayant d'abord beaucoup fréquenté les philosophes. Mais n'y a t'il pas chez Platon comme chez Nietzsche de puissante ressources lyriques? Est-il vrai que ces deux là et quelques autres s'adressent seulement à notre raison? Puis j'ai découvert Novalis, Rilke, Armel Guerne et quelques autres. Ces lectures m'ont plu et j'y ai trouvé beaucoup de choses que je portais en moi. Enfin, plus tard, l'inspiration m'est venu d'écrire ces quelques pièces.

Et vous, comment avez-vous contracté cet attrait pour la poésie et quand vous êtes vous mis à composer?

cmoi
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par cmoi » lun. 01 févr. 2021, 7:19

Cher Thaumass,
je vous remercie pour votre réponse, la mienne vous viendra un peu plus tard, je m'y engage, mais pour être juste elle devra être un peu plus longue, selon moi, et là je vais manquer de temps car j'ai dû en dépenser trop pour ce qui m'a paru prioritaire.
Je suis impatient de voir l'aboutissement de votre idée !

Thaumas
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » lun. 01 févr. 2021, 13:34

J'ai pensé à:

Étant toute à Dieu elle ignore ce qu'est le mal.
N'aimant que Dieu elle rayonne de sa lumière.
Pour l'être humain la pureté est vitale,
Plongeant notre cœur dans une interminable prière.

Ou
Elle qui plonge le cœur dans une interminable prière.

J'aime la deuxième possibilité mais elle dépasse les douze pied de l'alexandrin.


Pas de soucis je peux attendre j'ai de quoi m'occuper en ce moment :)

cmoi
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par cmoi » lun. 01 févr. 2021, 20:24

Je trouve dommage que vous vous éloigniez tant de votre idée première qui avait du bon.
Concernant les 12 pieds, les 2 premiers vers de ce quatrain déjà ne les ont pas... Mais effectivement cela ferait trop.

Je vous propose quelque chose comme : "qui attendrit le coeur mieux qu'une prière"
Ce qui rejoint votre ancienne idée et adopte un peu la nouvelle.

Sinon, je vous réponds par MP pour ce qui concerne la naissance de ma "vocation poétique"

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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Fée Violine » mar. 02 févr. 2021, 16:25

cmoi a écrit :
lun. 01 févr. 2021, 20:24
Concernant les 12 pieds, les 2 premiers vers de ce quatrain déjà ne les ont pas...
Les autres vers non plus.
Mais est-ce important ?

cmoi
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par cmoi » mer. 03 févr. 2021, 7:31

En effet, cela n’est pas important - jusqu’à un certain point, évidemment...
C’est un choix à faire au départ, ensuite ce qui compte c’est le rythme et sachant qu’une forme fixe (il n’y a pas que l’alexandrin !) en donne une trame sur laquelle nous ne faisons plus alors qu’une variation en ce que nous nous privons ainsi et délibérément d’une des possibilités (ou de toutes les autres) pour en impulser un, soit pour mettre en valeur les autres comme en dedans, on peut même s’en servir pour le faire oublier, soit pour magnifier celui codifié.

Pour en revenir à ce vers, j’ai une nouvelle proposition qui reprend l’idée première, qui en élimina donc d’autres et qui en soi paraissait un bon choix.
Ce n’était pas que la répétition du mot « cœur » qui était gênante, en ce qui concerne l’expression, elle traduisait autre chose. Elle a évité l’opposition « cœur de pierre/cœur de chair », belle en soi mais qui a trop été utilisée et qui donc a perdu son lustre. On est obligé de tenir compte des anciens quand on écrit, ainsi qui peut maintenant écrire « étrange et pénétrant » sans assumer pleinement que ce soit faire aussi un clin d’œil à Verlaine ?
Or ce qui peut ne pas être désiré ni à propos...
Du coup, priver cette opposition d’une de ses parties, le contraire n’aurait pas convenu, c’est presque mettre en doute qu’elle soit celle d’un cœur – car pour être de pierre il n’en restait pas moins un cœur, dans l’expression native.

Je sais, cela peut paraître des chipotages, mais la beauté, la fluidité et la réussite du résultat final tiennent à ces détails infimes et sous-entendus que chacun ressent inconsciemment. Ainsi peut-on parfois écrire 50 vers en 20 minutes et passer des heures sur un seul vers.
Certains choix s’imposent comme naturellement (ainsi pour moi, « dorénavant et à jamais » dans son premier poème) d’autres fois cela prend plus de temps pour trouver...

Bon, j’en viens à ma proposition, mais je n’en ferais plus car n’ayant pas encore sauf erreur et presque heureusement (car ce poème répond avant tout à sa propre sensibilité) « la forme qui s’impose naturellement » je préfère laisser Thomas la trouver car ce n’est pas mon poème et ne voulant pas faire exprès de m’en éloigner, je dirai que si je m’en approche seulement, c’est dangereux et peut être gênant pour lui :
« Elle perce le cœur et en attendrit la chair »
Elle supprime toute comparaison qui n’existait pas, conserve la rime et l’idée. Il ne me semble pas que l’allusion possible à cupidon soit gênante... Peut-être sera-t-elle pour vous, Thomas, la bonne ?
Je ne le saurai et ne la trouverai telle que si elle l’est pour vous. Car je n’ai pu m’empêcher ce matin de me prêter au jeu de la chercher...

Thaumas
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » mer. 03 févr. 2021, 20:40

Cher cmoi,

je prend note de vos remarques. Elles sont pour moi très utiles je vous assure. N'étant pas encore très expérimenté en cette forme d'artisanat.

D'ailleurs, pensez-vous que je doive me renseigner sur la versification et les différentes façon de composer des poèmes? Ou bien est-il mieux que je m'en tienne au début à l’alexandrin (que j'apprécie beaucoup personnellement) et aux quatrains?

En ce qui concerne votre proposition (« Elle perce le cœur et en attendrit la chair ») elle est belle et pourrait bien coller. Mais dans le quatrain suivant il est déjà question d'être attendrit. Continuons donc notre recherche du vers manquant !

Pour l'être humain la pureté est vitale.
Renouveau du cœur, apaisement de la chair.
Je ne sais s'il faut mettre un . ou un ; ou un : ...

Que pensez-vous de cette option?

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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par cmoi » jeu. 04 févr. 2021, 5:55

Thaumas a écrit :
mer. 03 févr. 2021, 20:40
D'ailleurs, pensez-vous que je doive me renseigner sur la versification et les différentes façon de composer des poèmes? Ou bien est-il mieux que je m'en tienne au début à l’alexandrin (que j'apprécie beaucoup personnellement) et aux quatrains?
Je vais vous donner un avis personnel : au début, il est bon de s'en tenir à une forme fixe, en effet. Celle de l'alexandrin est très bonne car elle se prête quasiment à tout. Je vous invite aussi à essayer et pratiquer le sonnet, ce qui vous impose une certaine longueur et permet de mieux contrôler la variété des rimes : croisées, décroisées, etc.
Une inspiration : un sonnet.
Cela vous obligera tantôt à chercher comment en dire plus, tantôt à condenser sur l'essentiel. Presque tout peut se dire en un sonnet !

Un jour vous éprouverez le sentiment que des rimes plus courtes (plus longues c'est plus rare) vous aideront mieux pour ce que vous voudrez dire : alors essayerez 6 pieds. Ou qu'au lieu du quatrain, isoler 2 vers à la fin, par exemple, peut être bon. A ce moment-là, vous pourrez partir en recherche d'autres formes, et commencer les vers libres.

Vous "jouez" déjà avec l'alexandrin, ne respectant pas tout à fait sa forme, et c'est très bien. Parfois dites-vous que vous allez être plus puriste, d'autres fois non, vous le sentirez bien au moment de commencer si les possibilités s'y prêtent ou non, ne "forcez" pas, mais tenez-vous en autant que possible à votre résolution de départ.
Thaumas a écrit :
mer. 03 févr. 2021, 20:40
Continuons donc notre recherche du vers manquant !
Puisque vous m'y invitez : "elle ouvre le coeur et touche l'âme la plus fière"
Thaumas a écrit :
mer. 03 févr. 2021, 20:40
Pour l'être humain la pureté est vitale.
Renouveau du cœur, apaisement de la chair.
Je ne sais s'il faut mettre un . ou un ; ou un : ...

Que pensez-vous de cette option?
Elle joue sur un autre registre en soi intéressant et qui peut être approprié, qui en effet exprime l'apaisement.
Mon "ressenti" personnel est qu'au niveau du rythme, "apaisement" est trop long là où il se trouve

Thaumas
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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » jeu. 04 févr. 2021, 14:58

"au début, il est bon de s'en tenir à une forme fixe"
C'est ce qu'il me semblait.

Votre proposition (d'autant que j'ai eu l'intuition de pouvoir faire quelque chose avec la fierté mais sans aller au bout) et la mienne me satisfont toutes deux. En revenant sur ce poème un autre jour peut-être serai-je en mesure de choisir.

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Re: Balbutiements poétiques

Message non lu par Thaumas » dim. 07 févr. 2021, 2:50

Instant de prière

Autour de moi le monde s'agite en tout sens.
Je l'entends rugir, très fier de sa démence.
Les hommes, pressés, absorbés par leurs affaires,
Me semblent des détenus coincés dans des fers.

Oscillant entre pitié et tristesse
Je me dérobe dans l'église et, les laisse
Aux occupations voleuses d'existence,
Combleuses de vide, ennemies du silence.

Tête baissée, le chapelet entre les doigts,
J'avance à pas lent armé de toute ma foi
Écoutant cette voix intérieure qui m'appelle
A me recueillir un instant dans la chapelle.

Devant le Très Saint mes genoux tombent à terre.
Du bout des lèvres je prononce: Notre Père...
Pensant à la multitude orpheline
Qui oublie son âme et son origine.

Dieu me veut à mon poste, dans la prière,
Représentant des hommes, témoin de leur misère,
Pour demander grâce d'un cœur pauvre et contrit,
Et qu'enfin ils trouvent Dieu, eux qui le fuient.

La grave prière semblable à un long soupir,
S'achève en douceur par un confiant sourire.
Dieu est fidèle, il n'abandonne pas les siens.
Mais console son peuple, l'assemble en son sein.

Je le désire, je l'espère, ce temps merveilleux
Du triomphe de la miséricorde de Dieu.
Et moi devant cet incomparable amoureux
Je me vois devenir un peu moins orgueilleux.

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