Sur le féminisme

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MB
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Sur le féminisme

Message non lu par MB » mer. 08 sept. 2004, 16:23

Je ne sais pas si cette discussion a place ici ou dans le forum philosophie, mais peu importe.
Vous êtes certainement au courant de la note récente du Vatican sur le féminisme et la place de la femme ; elle a, d'ailleurs, été survolée assez superficiellement par les médias. J'aimerais bien éclaircir un peu la question, et ma propre opinion sur le sujet ; donc, qu'en pensez-vous ?

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Sophia
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Message non lu par Sophia » mer. 08 sept. 2004, 17:46

Même si beaucoup trouvent que l'opinion du Pape à ce sujet est rétrograde, moi je suis d'accord, cette soif de "modernité" ne nous mènera pas bien loin sinon vers une société encore pire.
La confusion des genres est dangereuse, et ce sont nos enfants qui en pâtiront.
Evidemment ça ne veut pas dire que bobonne doit sagement rester à la maison pendant que Monsieur s'amuse :roll: ...il y a un juste milieu!

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VexillumRegis
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Message non lu par VexillumRegis » mer. 08 sept. 2004, 18:35

Certes, in medio stat veritas : la vérité est au milieu.

Il faut que la mère (comme le père) trouve un juste compromis entre son activité professionnelle et l'éducation de ses enfants.

Voici le texte du Saint-Père dont il est question :
http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... on_fr.html
Dernière modification par VexillumRegis le lun. 16 mai 2005, 11:45, modifié 1 fois.

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Christophe
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Répartition des rôles au sein du couple

Message non lu par Christophe » jeu. 30 sept. 2004, 19:28

VexillumRegis a écrit :Il faut que la mère (comme le père) trouve un juste compromis entre son activité professionnelle et l'éducation de ses enfants.
[align=justify]Il me semble que ce n'est pas à la mère (ou au père) de trouver chacun dans son coin un compromis entre travail et éducation. Mais c'est au couple parental, c'est-à-dire à la mère et au père ensembles, de trouver un compromis pour la cellule familiale.

Ensuite, peut-être que ce "juste compromis" n'est pas laissé complètement à la subjectivité du couple mais est largement prédéterminé par la nature sexuelle des hommes et des femmes respectivement ?

En clair, le schéma qualifiée de "traditionnel" (papa travaille et maman s'occupe de la maison) n'est peut-être pas seulement l'héritage d'une "tradition humaine"... L'observation ethnographique des différentes cultures où - grosso modo - se reproduit toujours le même schéma semble confirmer qu'il faut y voir quelque chose de plus profond qu'un déterminisme culturel.

Bref, pour vous livrer le fond de ma pensée, je trouve qu'il n'y a pas plus négateur de l'identité authentiquemnet féminine que la mouvance féministe qui devrait plutôt s'appeller "androgynisme ou hermaphrodisme"...


Christophe[/align]
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MB
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Re: Répartition des rôles au sein du couple

Message non lu par MB » jeu. 30 sept. 2004, 22:04

Sur la répartition sexuelle des tâches, il faut éviter toute généralisation abusive. Aucune activité sociale n'est par essence dévolue à l'un ou l'autre sexe. Par exemple, dans telle zone de civilisation, la femme cultive la terre et l'homme mène le troupeau, dans telle autre c'est le contraire. Voilà précisément le point où je voulais en venir sur ce forum : quelle validité à la distinction entre sexe (réalité physique et physiologique) et genre (construction sociale fondée sur le constat du sexe) ? Le dernier document du Vatican montre une grande réticence à ce sujet, pourquoi pas, mais il me semble faire beaucoup trop de raccourcis.
De plus, je pense qu'il ne faut pas confondre tous les féminismes. Nous sommes tous féministes en ce sens que nous souhaitons que les femmes disposent du droit de vote, puissent travailler comme elles le souhaitent, être autant payées que les hommes à travail égal ; et bien évidemment nous sommes opposés aux "crimes d'honneur" et à toutes ces horreurs. Réclamer qu'une femme ait le droit de vivre comme elle l'entend (dans des limites licites qui de toute façon s'appliquent également aux hommes), ce n'est pas faire de l'"androgynisme".

Bien à vous

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de la part d'une feministe

Message non lu par elisseievna » dim. 10 oct. 2004, 9:13

dans un esprit democratique et pluraliste,

puisque la connaissance des opinions contraires est indispensable au dialogue democratique,

et peut s'averer utile au bien commun,

bien que ma presence ici puisse paraitre saugrenue,

au cas ou vous souhaiteriez vous informer sur les idees des feministes ...

je vous signale ces adresses :

http://www.c-e-r-f.org

http://forum.aceboard.net/?login=60786

...

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Message non lu par mandonnaud » jeu. 28 oct. 2004, 12:44

Je rentre du Rosaire à Lourdes et la place de la femme a été reconnu primordiale, dans la bible et les évangiles, c'est les femmes qui accuille Jésus;Marie; Elisabhet,c'est elle les témoin de la réssurection vis a vis d'apotres qui doute;Marie madeleine, il a été reconnu que c'est elle aujourd'hui qui font le cathéchisme et la vie des paroisse a tout les niveau,meme les enterement.Elle ont toujours menner les hommes par le bout du nez , dans l'église, st Caterinne de Sienne ou autre. et comme dit Jean Ferrat et Aragon"La femme est l'avenir de l'homme" et pourquoi? car elle le concoit et forme 9 mois dans son ventre et 21 ans dans l'éducation, les hommes se disperce dans des actions....fumeuse... amitié paul de LIMOGES

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Message non lu par aramis » lun. 13 déc. 2004, 23:14

J'ai bien lu certaines de vos de vos interventions qui demandent que nous réfléchissions sur la place de chacun au sein du couple. Qui doit travailler par exemple ? Qui doit s'occuper des enfants ?

HEUREUX LES COUPLES QUI PEUVENT AUJOURD'HUI SE POSER CES QUESTIONS.

La plupart du temps, dans un foyer, les deux conjoints doivent travailler pour subvenir à leurs besoins. Et lorsque l'un d'eux perd son emploie, c'est une terrible catastrophe. Grace au combat de certains féministes, la femme est vraiment devenue l'égale de l'homme, en ce sens qu'elle est exploitée de la même manière.
Lorsque j'étais enfants, mon père travaillait seul, et ma mère s'occupait de nous. Cela suffisait pour que nous puissions vivre dignement.
Aujourd'hui, ma femme et moi travaillons, et les fin de mois sont terrifiantes parfois.
Dépassionner l'homme pour les choses terrestres, j'appelle cela une spiritualité de massacre. (François Varillon. 1980)

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Message non lu par mandonnaud » sam. 18 déc. 2004, 18:14

vous avez raison, le pouvoir d'achat du chef de famille a beaucoup diminuer et le role de la femme tell que le voyait l'église est presque perdu, cela est du a la victoir du néolibéralisme et des classes riches au détriment des classes moyenne et ouvriére. Cela pénalise l'éducation des enfants et le suivie scolaire.A ATTAC on espere une autre société.La civilisation de l'amour est a construire,il faudra trouver la place de l'homme et la femme,et reconcérir les 10% que le patronnat et surtout les financier on grinioté au monde du travail en 20 ans.Amitié, paul de limoges

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Nicolas
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Message non lu par Nicolas » mer. 22 déc. 2004, 20:26

Pour revenir à l'article de christophe, je voudrais dire deux choses.
1. concernant, le déterminisme autre que le déterminisme culturel, il faudrait donc se résoudre à faire de la différentiation des taches au sein du foyer, un principe qui prendrait assise dans un autre déterminisme, celui de la physiologie. Le partage social des activités familiales serait le prolongement de l'instinct maternel, bref un comportement inné. On a du mal à y croire!
2. Une deuxième chose sur le fond de cette affaire. Le problème est le suivant: des normes sociales prennent-elles assise dans un déterminisme de nature bio-physiologique? Exemple type: le mariage. La question est b ien sûr de questionner le sens de nature quand on parle de l'homme. Ma sensibilité philosophique me porte au raisonnement suivant:
on ne saurait considérer justement la nature en l'homme au même sens que nous parlons de la nature extérieure. Ce qui caractérise justement, la nature humaine c'est de n'avoir rien à voir avec cette nature au sens premier. Elle en est même plutôt la négation (au sens hégélien). Comprenons: la nature humaine est premièrement la liberté (juridique et formelle). La nature de l'homme n'est pas une donnée naturelle mais un devenir. On ne peut donc pas évoquer une soi-disant nature profonde et innée de l'homme pour justifier des comportements sociaux.

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Message non lu par elisseievna » jeu. 23 déc. 2004, 0:35

" HEUREUX LES COUPLES QUI PEUVENT AUJOURD'HUI SE POSER CES QUESTIONS. "

fort juste
mais en quoi est ce causé par les féministes ?!

nous, nous demandons des creches pour aider les parents

http://www.c-e-r-f.org

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Christophe
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Re: Déterminisme physiologique ou Prédisposition naturelle ?

Message non lu par Christophe » jeu. 30 déc. 2004, 18:39

Bonsoir Nicolas,
Nicolas a écrit :Pour revenir à l'article de christophe, je voudrais dire deux choses.
1. concernant, le déterminisme autre que le déterminisme culturel, il faudrait donc se résoudre à faire de la différentiation des taches au sein du foyer, un principe qui prendrait assise dans un autre déterminisme, celui de la physiologie. Le partage social des activités familiales serait le prolongement de l'instinct maternel, bref un comportement inné. On a du mal à y croire!
Je trouve que l'argument "On a du mal à y croire!" est un peu court pour pouvoir emporter l'adhésion des lecteurs...
Sinon, je ne parlerai pas de déterminisme physiologique mais plutôt de prédisposition naturelle - les catholiques n'étant ni déterministes ni matérialistes.
2. Une deuxième chose sur le fond de cette affaire. Le problème est le suivant: des normes sociales prennent-elles assise dans un déterminisme de nature bio-physiologique? [...]
Comprenons: la nature humaine est premièrement la liberté (juridique et formelle). La nature de l'homme n'est pas une donnée naturelle mais un devenir. On ne peut donc pas évoquer une soi-disant nature profonde et innée de l'homme pour justifier des comportements sociaux.
Si la liberté est indéniablement une composante essentielle de la nature humaine, il me semble erroné de la réduire à cela : l'Homme n'est pas une particule brownienne ! L'Homme est également volonté, raison et sensibilité ; âme, esprit et corps...


Amicalement
Christophe
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féminisme, féminité

Message non lu par bajulans » mer. 27 avr. 2005, 11:48

"La femme a été créée pour l'homme et non l'homme pour la femme." Elle a été créée égale et associée de l'homme. Tout cela est dans la bible.

Donc si elle a été créée pour l'homme, c'est que l'homme était inférieur dans certaines tâche (dont particulièrement s'occuper des jeunes enfants et de la "maison") et qu'il avait besoin d'une "aide" dans ces matières.

D'après certaines traditions, après le péché originel, Dieu lui-même enseigna à Adam, notre père, l'art de construire les maisons et à Eve, notre mère, l'art de s'occuper des bébés, car sans cela l'humanité aurait disparu de la surface de la terre.

Le féminisme aboutit à l'éffacement complet de l'homme rejeté de l'éducation des enfants, de la décision de procréer ou non, de tuer son enfant ou non (l'avortement, seule la femme peut le décider), de la justice (les magistrats sont surtout des magistrates) etc.

Les femmes ont ainsi tous les droits sur la société domestique où elles règnent sans partage et sur la société publique et professionnelle où elle conquièrent tout de façon parfois quasi monopolistique.

Pourtant les femmes sont le charme de la vie et la consolation des hommes (du moins celles qui ne sont pas des harpies... Ce sont les plus nombreuses.)

Quant à ne pas définir l'homme sous prétexte qu'il ne serait que "devenir", alors l'homme n'est rien. Un "devenir" qui n'a pas de sujet qui devient, ce n'est rien. Pauvre Hegel.
Loué soit Jésus-Christ

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Message non lu par sola » jeu. 28 avr. 2005, 11:43

l'indifférenciation sexuelle qu'on nous brandit comme une menace est-elle seulement possible? ne se laisse-t-on pas trop influencer par les gros titres des journaux, et par une prudence de l'Eglise excessive en la matière? :)
la voyez-vous à l'oeuvre dans la réalité? (moi non). pensez-vous qu'elle croît en vous-même et constatez-vous une évolution de votre orientation sexuelle? (moi non :lol: ).

dans le monde du travail, je vois bien que les hommes et les femmes réagissent différemment tout le temps, dans les couples que je fréquente aussi...

compte tenu du poids d'un budget collants (très lourd, proportionnellement inverse à l'objet!) dans un budget global, les femmes ne portent presque plus de jupes avant l'été (c'est à cause des 10% que les patrons nous ont pris, et voilà! :P un dégât collatéral!) mais pour autant, je ne vois pas du tout mes copines (ni moi-même) devenir masculines en pantalon, ni dans leurs goûts, ni dans leurs réactions, ni dans leurs attentes...
dans les conversations intimes que j'ai avec elles, je ne vois aucune différence de mentalité et d'affectivité entre celles qui travaillent et celles qui sont au foyer.

alors, faut-il vraiment avoir peur de cet épouvantail?

par ailleurs, je suis contre l'ordination des femmes prêtres, je ne suis donc pas pour le mélange de tout sans rime ni raison.
je suis juste... un peu plus dans la confiance que ne l'est l'Eglise à ce sujet. :)
*sola*
"le grain pourrit quand on l'entasse et fructifie quand on le sème." st dominique

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Féminisme et féminin

Message non lu par bajulans » jeu. 28 avr. 2005, 15:05

A mon avis, on ne pourra sortir des questions insolubles posées par le féminisme que si l'on retourne à la création de la femme.

Eve est sortie d'Adam. Adam contenait donc Eve. C'est la chair de sa chair et les os de ses os. Eve a été créée à partir d'une matière particulièrement noble, ce qui explique que la femme soit l'être le plus raffiné. (voir les explications lumineuses de St Jean Chrysostome sur la question)

Il semble que l'ordination de femmes soit non seulement illicite, mais encore totalement invalide. Les gestes de l'ordinant seraient totalement inefficaces.

Il me semble que les femmes, qui revendiquent toujours leur féminité, en sont fières et sont fort marries si on la leur conteste, (à bon droit ce me semble) devraient quand même se consoler d'avoir été créées pour l'homme en considération de l'influence qu'elles ont sur leurs progénitures qui est sans comparaison avec celle des pères. Ainsi que des divers privilèges de leur sexe, dont l'influence que garde toute femme sur le coeur de l'homme, s'il n'est pas dénaturé.

Maintenant je ne contesterai pas qu'il soit plus difficile et plus douloureux d'être une femme, du moins habituellement et en moyenne, que d'être un homme.

En conclusions, j'aurais envie de dire que chacun et chacune s'occupe de la matière que nous a assignée la Providence, et tous les problèmes seront déjà moins aigus. Mais que les femmes cessent de vouloir prendre partout et en tout la place des hommes.
Loué soit Jésus-Christ

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