À propos du pseudo-mariage homosexuel

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Hélène
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Message non lu par Hélène » sam. 17 sept. 2005, 4:20

Réponse pour Shadow...prise 2 ! La première ayant disparue dans le cyberespace...grrrr... :-(
shadow a écrit :effectivement, je pense pas que les gens pensent à perdre leur vie en la transmettant :lol:
Ceci se comprend que dans la perspective chrétienne du terme. Il s'agit d'une mort à soi-même...la mort de l'ego (le Moi) pour que le "Je", appelé par un "Tu" divin, naisse. "Tu nous as fait pour Toi Seigneur et notre coeur est sans repos tant qu'il ne demeure en Toi" (St-Augustin). Donner sa vie ne signifie pas seulement aller se faire immoler au Tibet mais, si on prend en exmple Joseph, le père de Jésus, il est le parfait modèle d'une vie livrée par amour. Il a renoncé à sa volonté propre et à une vie de couple envisagée avec Marie pour laisser la Volonté de Dieu couler dans sa vie et il a gagné une vie encore plus grande que ce qu'il avait imaginé dans sa Nazareth quotidienne banale...ce n'est pas banal d'être le père de Jésus et le protecteur et époux de Marie.
shadow a écrit :Nan sérieux, moi pour moi l'amour vrai doit prendre en compte cette dimension, et pour quelqu'un que j'aime, j'espere que je serais prête à tout, mais je ne peux pas dire étant donner que je ne l'ai jamais vécu (devoir tout donner)
"Aimer c'est tout donner et se donner soi-même" disait la petite Thérèse... :wub:
shadow a écrit :Euh, je comprend pas, ça veut dire qu'il faut être croyant pour comprendre l'altérité ?
Pas forcément mais ça aide ! Toute la Genèse, en trame de fond, nous en parle. Dieu crée en séparant...en faisant des disctinctions entre les éléments...entre l'Homme et la Femme qu'Il crée à Son Image et, c'est ensemble, dans la communion des différences, qu'ils forment l'Image de Dieu. Les récits de la Genèse ne sont pas à prendre au premier degré. Ils ne sont pas des récits historiques ni un joli mythe. Ils sont des récits symboliques qui tentent d'expliquer la condition humaine, la relation de l'Homme avec Dieu, la relation homme/femme, les relations interpersonnelles, la relation de l'Homme avec le cosmos, avec son environnement. Ils sont en fait un excellent traité de psychologie et un outil de philosophie fort intéressant et profond.
shadow a écrit :Je suis désolé de dire ça, mais comment pouvez vous le savoir alors que vous ne l'avez jamais ressenti ? Comment peut on juger une sentiment de balbutiement de l'amour sans l'avoir jamais vécu ? Ne me parlez pas de psychanalise, j'aimerais du concret.

Tu as raison, je ne l'ai pas vécu. Mais j'ai déjà vécu la certitude du sentiment d'aimer et d'être aimée...alors qu'il ne s'agissait pas d'amour mais d'une recherche de moi-même dans le sentiment d'aimer être aimée. Ce qui est très subtil...Par ailleurs, sans être tombée dans l'homosexualité, mon ami d'enfance (nous avons été amis durant 17 ans...jusqu'à ce que je me convertisse et qu'il fuie à toute allure...sans même que nous ayions abordé le sujet ni jugements de ma part à son égard), homosexuel avoué, m'avais mis beaucoup de pression à "reconnaître ce que je suis réellement au fond de moi-même" (càd, peut-être lesbienne) à un âge ou les sentiments sont bien ambiguës et que j'étais reconnue pour être "garçon manquée" (entre 10 et 15 ans, j'étais toujours avec des garçons...) ...même la famille me mettait une forme de pression en me demandant (alors que j'avais 15, 16 ou 17 ans) : tu n'as pas encore de copain ?...ben dis-donc, serais-tu aux femmes ? Ceci date d'il y a près de 20 ans. Ce genre de pression de la part de notre entourage peut nous faire flancher facilement là où nous ne voulions pas aller...pour ma part, je savais que j'étais hétérosexuelle...parce que j'étais amoureuse de cet ami homo ! :lol: Bref...se faire dire par quelqu'un qu'on aime que nous devrions écouter notre être profond pour être en paix avec soi-même est très dangereux pour le discernement.
Mais c’est un amour qui s’arrête en chemin et qui s’installe dans une phase qui aurait dû être surpassée : celle de la peur de l’autre, de la peur du différent…l’autre sexe (on peut appeler cela une non attirance, mais ça reste toujours une peur cachée…bien enfouie).
shadow a écrit :Hum, si on admet cela (bien que je ne sois pas d'accord), je ne vois vraiment pas ce qui provoquerais ça, en tout cas chez moi. Je n'ai jamais eu de probleme particulier avec les garçons.
Comme "par hasard", hier matin je suis tombée sur un enseignement concernant l'homosexualité et le père dans la conférence disait ceci: "l'homosexualité est une recherche de soi dans l'identique"...
C’est un amour qui ne va pas plus loin parce qu’il n’est pas fécond, parce qu’il s’arrête, parce qu’il conduit à la mort (ces mots vont me valoir quelques taloches…).
shadow a écrit :Mdrrr, c'est une maniere originale de suicide on dirait :lol: M'enfin, il conduit à la mort de quoi ? Parce que perso, si je me serais pas assumé, je serais probablement effectivement morte.
La mort spirituelle...qui est beaucoup plus redoutable que la mort biologique...
shadow a écrit :Ben, vous aussi alors on peut dire que vous allez vers un autre vous-même, puisque vous allez vers un autre être humain :P Moi, ça n'est pas du sexe de l'autre dont je tombe amoureuse, mais d'une personne.
Moi non plus je ne tombe pas amoureuse du sexe de la personne ! Je tombe amoureuse de tout ce qu'elle est dans son être sexué, opposé à moi, et qui vient me compléter. "Tous deux ne feront plus qu'une seule chair" nous dit la Genèse. C'est très intime ça...faire une seule chair. Le corps féminin est fait pour accueillir le corps masculin. Ils sont fait pour se mouler l'un dans l'autre d'une manière merveilleusement compatible. L'homme et la femme sont les seuls espèces dans le règne animal à pouvoir être face à face dans leur étreinte charnelle. C'est la dignité de l'Image de Dieu qu'Ils forment tous deux dans l'élan de leur amour humain, à l'Image de la Trinité qui se trouve dans un face à face éternel.
shadow a écrit :Entre les narcissique, les suicidés originaux et les adolescents retardés, on a une jolies image dites moi ;-)
Je n'ai pas utilisé ces termes...je mentionne le narcissisme mais cela n'attaque pas les personnes.
shadow a écrit :J'ai un probleme à vous soumettre. Quand je nis être attirée par les filles "naturellement" (=qui correspond à ma propre nature), je me hais moi même. Au contraire, maintenant que je m'assume, sans avoir une confiance absolue en ma personne, je m'aime bien. Mieux vaut il plaire à Dieu ou à soi même ? Peut on se plaire à soi même sans plaire à Dieu ?
Ce qui plaît à Dieu c'est que nous soyons ses enfants et qu'Il puisse être Notre Père. Ce qui plaît à Dieu c'est que nous cessions de douter de son Amour pour nous. Si nous lâchons la méfiance envers Lui et que nous faisons un petit pas en sa direction, Il accourt jusqu'à nous pour nous prendre dans ses bras et nous couvrir de baisers...Il est prêt à tout, même à descendre au plus bas de notre misère, de notre péché, de notre mort...Il vient toucher nos blessures pour les guérir et nous relève de toutes chutes, de toutes morts pour nous donner part à sa Vie. Enfin, après avoir accueilli cela, même et surtout bien pauvrement et maladroitement, nous pouvons être libre pour aimer...de l'Amour qu'Il déverse en nous pour Lui, pour nos frères...et, vient ensuite un vrai amour pour soi-même (pas de l'amour-propre) mais un sentiment de dignité et une liberté qui nous fait crier "Abba ! Père !"...je suis aimée...pour vrai.

Paix à toi...
:) Hélène
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Message non lu par elisseievna » sam. 17 sept. 2005, 6:16

Charles,
"village people" pour les homos, c'est le meme niveau que Julio Iglesias pour les hétéros, de la variété bêbête. Les homos ne s'identifient pas plus à ce niveau que les hétéros.

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Message non lu par elisseievna » sam. 17 sept. 2005, 7:37

Bonjour Shadow,

je suis contente de voir que d'autres personnes eloignees du catholicisme, comme je le suis, s'"aventurent" à dialoguer ici. Personne ne nous mange n'est ce pas ? Merci.
Je suis toujours étonnée par l'argument de l'altérité opposé au homosexuel-les : quand on aime une autre personne, c'est toujours l'altérité qui se retrouve, quel que soit le sexe, l'altérité ne se résume pas au sexe (!).
Je crois que la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo ou enfant ou parent d'homo, c'est ... l'homophobie. Que plus tôt on pense savoir avec qui on peut vivre heureu-s-e, plus on met de chance de son côté de trouver la personne-de-sa-vie. Et de former avec elle et le père ou la mère de ses enfants, une grande famille heureuse, au moins sur le plan sentimental.

A ceux ou celles qui pensent que l'homosexualité menerait au malheur, serait une maladie, j''ai envie de donner l'image suivante.
Supposez qu'une personne soit handicapée physique, et qu'il existe un remède pour ne plus l'être. Un rèmede qui suppose que durant de longues années, sinon toute sa vie, cette personne passe des heures chaque jour à des exercices pénibles. Cette personne serait elle plus heureuse, partagera t elle plus avec les autres, si elle suit ce "remede" ? A quoi bon vraiment ?!

Charles
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Message non lu par Charles » sam. 17 sept. 2005, 13:32

elisseievna a écrit :Charles,
"village people" pour les homos, c'est le même niveau que Julio Iglesias pour les hétéros, de la variété bêbête. Les homos ne s'identifient pas plus à ce niveau que les hétéros.
C'est peut-être de la variété "bêbête" mais c'est surtout de la culture populaire, c'est-à-dire de masse.

Quant à supposer que du temps des succès des village people, les homos ne s'identifiaient pas à eux, c'est à mon avis une proposition qui pourrait se retourner contre ce que tu veux dire si des chiffres étaient disponibles.

Cependant, je ne les citais pas pour dire que les homos s'identifiaient à eux. Mais pour dire que les homos voudraient s'identifier à ces modèles de virilité c'est-à-dire d'hétérosexualité, mais ne le pouvant que sur le mode du déguisement, c'est-à-dire pour de faux. C'est ce que je disais avec "des hommes se travestissent en homme".
Dernière modification par Charles le lun. 19 sept. 2005, 16:26, modifié 1 fois.

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Message non lu par Hélène » sam. 17 sept. 2005, 13:37

elisseievna a écrit :Bonjour Shadow,
Je suis toujours étonnée par l'argument de l'altérité opposé au homosexuel-les : quand on aime une autre personne, c'est toujours l'altérité qui se retrouve, quel que soit le sexe, l'altérité ne se résume pas au sexe (!).
Il ne se limite pas qu'au sexe, j'ai parlé de la Genèse et des éléments de la nature séparés, différents, de l'abîme ontologique entre le Créateur et la créature, de la féminité et de la masculinité dans leur profondeur psychologique...et j'ai précisé ailleurs que je trouvais dommage que l'on réduise la personne homosexuelle à sa seule dimension sexuelle en la nommant "homo" ou "gai"...ce n'est certainement pas moi qui fais une obsession avec la dimension sexuelle de l'homosexualité...
elisseievna a écrit :A ceux ou celles qui pensent que l'homosexualité menerait au malheur, serait une maladie, j''ai envie de donner l'image suivante.
Supposez qu'une personne soit handicapée physique, et qu'il existe un remède pour ne plus l'être. Un rèmede qui suppose que durant de longues années, sinon toute sa vie, cette personne passe des heures chaque jour à des exercices pénibles. Cette personne serait elle plus heureuse, partagera t elle plus avec les autres, si elle suit ce "remede" ? A quoi bon vraiment ?!
Je trouve cet exemple un peu misérablement fataliste. Pour ce qui est de cette personne handicapée qui aurait la possibilité d'être mieux, fusse au prix de nombreux efforts, je l'encouragerais de tout mon coeur quotidiennement à ne pas lâcher et j'espère que son entourage ferait de même plutôt que de l'enfermer dans son handicap fatalement en lui disant : à quoi bon !?...c'est trop exigeant l'amour non ?
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)

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Message non lu par Charles » sam. 17 sept. 2005, 14:05

elisseievna a écrit :Je suis toujours étonnée par l'argument de l'altérité opposé au homosexuel-les : quand on aime une autre personne, c'est toujours l'altérité qui se retrouve, quel que soit le sexe, l'altérité ne se résume pas au sexe (!).
L'altérité ne se résume pas au sexe mais c'est quand même la différence la plus fondamentale et la plus universelle.
elisseievna a écrit :Je crois que la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo ou enfant ou parent d'homo, c'est ... l'homophobie.
C'est une fable. Non pas "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'homophobie" mais bien plutôt "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'hétérosexualité triomphante des autres".
elisseievna a écrit :A ceux ou celles qui pensent que l'homosexualité menerait au malheur, serait une maladie, j''ai envie de donner l'image suivante.
Supposez qu'une personne soit handicapée physique, et qu'il existe un remède pour ne plus l'être. Un rèmede qui suppose que durant de longues années, sinon toute sa vie, cette personne passe des heures chaque jour à des exercices pénibles. Cette personne serait elle plus heureuse, partagera t elle plus avec les autres, si elle suit ce "remede" ? A quoi bon vraiment ?!
C'est une mauvaise analogie parce qu'elle suppose que l'homosexualité est aussi définitive qu'un handicap lourd, ce qui est complètement faux.

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Message non lu par elisseievna » sam. 17 sept. 2005, 17:03

Au sujet de mon image :

La supposition n'est pas que la personne handicapée "irait mieux", ce qui est autant subjectif qu'objectif, mais qu'elle pourrait ne plus être handicapée, au prix d'efforts énormes.
Le parrallèle est que dans l'homosexualité, il y a un élement quasi physique qui est le désir.
La question que je pose est donc : à supposer qu'une personne puisse changer son orientation de désir au prix d'efforts énormes, comme à supposer qu'une personne handicapée puisse échapper à son handicap au prix d'énormes efforts, qui leur voleront une grande partie de leur vie : est ce que cela en vaut la peine ?
Je précise, que l'hypothese où la personne elle meme le souhaite est résoolue d'avance : si elle le souhaite, c'est forcément miex pour elle.

La différence sexuelle plus fondamentale ? ... Comment faire une échelle des différences ? Comment comparer ce qui .. n'est pas pareil.
Dans un couple ce qui importe c'est la différence des existences : il faut vivre pour , avec, quelqu'un qui a sa propre vie, qui est un être autonome, avec ses propres besoins et aspirations. L'existence de la "différence" est surtout là. On peut être très semblable à l'autre : cela ne résoud pas la question essentielle : on ne vit plus que pour soi. C'est tout le bonheur et toute la difficulté.

Pour les Village, je n'ai pas de stat Charles, mais de tous les homos que j'ai rencontré, je n'en ai jamais vu déguisés ainsi.
Pour ce qui est de la "virilité", je n'ai pas d'idée la dessus.

shadow
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Message non lu par shadow » sam. 17 sept. 2005, 19:28

et voila, je m'absente quelques instants et tout le monde répond en même temps :roll:

mdr, bon alors...
Ceci se comprend que dans la perspective chrétienne du terme. Il s'agit d'une mort à soi-même...la mort de l'ego (le Moi) pour que le "Je", appelé par un "Tu" divin, naisse. "Tu nous as fait pour Toi Seigneur et notre coeur est sans repos tant qu'il ne demeure en Toi" (St-Augustin). Donner sa vie ne signifie pas seulement aller se faire immoler au Tibet mais, si on prend en exmple Joseph, le père de Jésus, il est le parfait modèle d'une vie livrée par amour. Il a renoncé à sa volonté propre et à une vie de couple envisagée avec Marie pour laisser la Volonté de Dieu couler dans sa vie et il a gagné une vie encore plus grande que ce qu'il avait imaginé dans sa Nazareth quotidienne banale...ce n'est pas banal d'être le père de Jésus et le protecteur et époux de Marie.
Ben, question religion, je suis pas très forte. Mais néanmoins, pourquoi Jésus aurait pas pu avoir de petit frère ou petite soeur ? Dieu l'a pas interdit, si ? Joseph aurait pu avoir une vie de couple "normale" non ?
"Aimer c'est tout donner et se donner soi-même" disait la petite Thérèse...
Là oui, je crois que je peux.
Tu as raison, je ne l'ai pas vécu. Mais j'ai déjà vécu la certitude du sentiment d'aimer et d'être aimée...alors qu'il ne s'agissait pas d'amour mais d'une recherche de moi-même dans le sentiment d'aimer être aimée. Ce qui est très subtil...Par ailleurs, sans être tombée dans l'homosexualité, mon ami d'enfance (nous avons été amis durant 17 ans...jusqu'à ce que je me convertisse et qu'il fuie à toute allure...sans même que nous ayions abordé le sujet ni jugements de ma part à son égard), homosexuel avoué, m'avais mis beaucoup de pression à "reconnaître ce que je suis réellement au fond de moi-même" (càd, peut-être lesbienne) à un âge ou les sentiments sont bien ambiguës et que j'étais reconnue pour être "garçon manquée" (entre 10 et 15 ans, j'étais toujours avec des garçons...) ...même la famille me mettait une forme de pression en me demandant (alors que j'avais 15, 16 ou 17 ans) : tu n'as pas encore de copain ?...ben dis-donc, serais-tu aux femmes ? Ceci date d'il y a près de 20 ans. Ce genre de pression de la part de notre entourage peut nous faire flancher facilement là où nous ne voulions pas aller...pour ma part, je savais que j'étais hétérosexuelle...parce que j'étais amoureuse de cet ami homo ! Bref...se faire dire par quelqu'un qu'on aime que nous devrions écouter notre être profond pour être en paix avec soi-même est très dangereux pour le discernement.
Ben, cette amie avait tort de dire qu'elle savait mieux que toi ce que tu étais, question orientation : il n'y a que toi qui peut répondre à cette question ! Personnellement, je n'ai eu aucun modèle homo jusqu'en 1ere, et pourtant je me disais déjà "je suis attirée par les filles, que faire ?" en 3eme.
Enfin, moi (oui je parle beaucoup de moi :P ), j'essaye de rester le plus impartiale possible, c'est pour cela que je ne veux pas rester dans les associations et dire tous ensemble "ouai, on a raison, allons manifester". Je préfère dialoguer, essayer de comprendre et trouver une solution quand c'est possible.
Comme "par hasard", hier matin je suis tombée sur un enseignement concernant l'homosexualité et le père dans la conférence disait ceci: "l'homosexualité est une recherche de soi dans l'identique"...
Hum, donc je me recherche moi même ? (je m'aime beaucoup on dirait, je veux même avoir des relations avec moi même :lol: Bon ok, c'était pas drole ;-) ) Lol, à vrai dire je préfère plutot les gens qui ne me ressemblent pas question caractère. Enfin...
La mort spirituelle...qui est beaucoup plus redoutable que la mort biologique...
Hein ? :blink: Pourriez vous expliciter un peu cette "mort spirituelle" ? Ne plus être croyant ?
Moi non plus je ne tombe pas amoureuse du sexe de la personne ! Je tombe amoureuse de tout ce qu'elle est dans son être sexué, opposé à moi, et qui vient me compléter. "Tous deux ne feront plus qu'une seule chair" nous dit la Genèse. C'est très intime ça...faire une seule chair. Le corps féminin est fait pour accueillir le corps masculin. Ils sont fait pour se mouler l'un dans l'autre d'une manière merveilleusement compatible. L'homme et la femme sont les seuls espèces dans le règne animal à pouvoir être face à face dans leur étreinte charnelle. C'est la dignité de l'Image de Dieu qu'Ils forment tous deux dans l'élan de leur amour humain, à l'Image de la Trinité qui se trouve dans un face à face éternel.
[Shadow, ne donnez pas raison aux clichés qui font des lesbiennes des "hommasses" dépourvues de la moindre délicatesse. Charles]
shadow a écrit:
Entre les narcissique, les suicidés originaux et les adolescents retardés, on a une jolies image dites moi

Je n'ai pas utilisé ces termes...je mentionne le narcissisme mais cela n'attaque pas les personnes.
Je sais, vous êtes respectueuse :) Simplement, c'est l'impression que ça donne.
Ce qui plaît à Dieu c'est que nous soyons ses enfants et qu'Il puisse être Notre Père. Ce qui plaît à Dieu c'est que nous cessions de douter de son Amour pour nous. Si nous lâchons la méfiance envers Lui et que nous faisons un petit pas en sa direction, Il accourt jusqu'à nous pour nous prendre dans ses bras et nous couvrir de baisers...Il est prêt à tout, même à descendre au plus bas de notre misère, de notre péché, de notre mort...Il vient toucher nos blessures pour les guérir et nous relève de toutes chutes, de toutes morts pour nous donner part à sa Vie. Enfin, après avoir accueilli cela, même et surtout bien pauvrement et maladroitement, nous pouvons être libre pour aimer...de l'Amour qu'Il déverse en nous pour Lui, pour nos frères...et, vient ensuite un vrai amour pour soi-même (pas de l'amour-propre) mais un sentiment de dignité et une liberté qui nous fait crier "Abba ! Père !"...je suis aimée...pour vrai.
Je ne suis pas sur de tout comprendre. Mais en tout cas, si il veut m'aimer, il a qu'a me faire signe de maniere plus explicite, parce que ça m'a échappé

Maintenant, concernant l'exemple d'elisseivna (que je remercie pour son avis et salut au passage :) ). Je trouve que cela correspond plutot bien moi, mais chacun son avis. C'est un sujet qui revient régulierement entre homo : s'il y avait la "pilule miracle" pour redevenir hétéro, la prendriez vous ? Sauf que c'est un peu tronqué parfois je vous l'accorde, ce sont des gens qui s'assument qui sont majoritaire. Cependant, s'il y avait une méthode "d'aujourd'hui" (c a d cure longue etc) pour redevenir hétéro, je ne pense pas que je la ferais. Pourquoi ? Déjà, à cause du temps, des efforts que cela demanderait pour quelque chose que je ne sois pas sur que ce soit un bien. Ensuite, je trouverais ça dommage (au risque de choquer lol). Ben oui, j'ai fait tellement de chemin pour m'assumer en presque cinq ans, je n'ai aucune envie de les mettre à la poubelle pour, encore une fois, quelque chose dont je ne suis pas sur que ce soit "bien" moralement.
C'est une fable. Non pas "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'homophobie" mais bien plutôt "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'hétérosexualité triomphante des autres".
Pourquoi triomphante ? Lol, majoritaire ? Bref. Ben, je suis pas jalouse de l'hétérosexualité des autres :blink: Si j'avais été la SEULE homo, là oui c'est sur, mais ça n'est pas le cas. Je ne suis pas malheureuse, je vous rassure :cool:
C'est une mauvaise analogie parce qu'elle suppose que l'homosexualité est aussi définitive qu'un handicap lourd, ce qui est complètement faux.
Oui non, c'est pas un handicap, c'est la société qui faisait que c'en était un. Mais l'analogie n'est pas si mauvaise en un sens : le temps que ça prendrait pour changer cela.

Moi, voila mon propre point de vue général : je ne vivrais qu'une fois, alors autant faire en sorte d'être heureuse. Le fait est que je suis heureuse en m'assumant. Si un jour cette situation ne me convient plus, on verra à ce moment là, mais ça ne sert à rien, si je ne fais de mal à personne et que je ne voit pas l'immoralité de mon comportement, de se poser trop de questions.

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Message non lu par elisseievna » sam. 17 sept. 2005, 19:54

elisseievna a écrit :Je crois que la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo ou enfant ou parent d'homo, c'est ... l'homophobie.
Charles a répondu : C'est une fable. Non pas "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'homophobie" mais bien plutôt "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'hétérosexualité triomphante des autres"."

Une fable ???
C'est une réalité que les propos de gens pensant sincerement que les homos sont des personnes desequilibrees donc a qui on ne peut pas confier n'importe quel travail. D'ou la necessite de se cacher au travail.
C'est une réalité toutes les violences que les homos subissent.
Lisez les rapports d'SOS homophobie, http://www.france.qrd.org/assocs/sos/index_rapports.php , lisez le livres des courriers reçus par Noel Mamere apres le mariage de Bègles , allez les cours de récré...
Quant aux a priori sur les parents homos, inutile d'en parler !
Charles, informez vous un minimum avant de dire de telles énormités.

Charles
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Message non lu par Charles » sam. 17 sept. 2005, 20:05

shadow a écrit :
C'est une fable. Non pas "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'homophobie" mais bien plutôt "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo c'est l'hétérosexualité triomphante des autres".
Pourquoi triomphante ? Lol, majoritaire ? Bref. Ben, je suis pas jalouse de l'hétérosexualité des autres :blink: Si j'avais été la SEULE homo, là oui c'est sur, mais ça n'est pas le cas. Je ne suis pas malheureuse, je vous rassure :cool:
Vous n'avez jamais vu la joie d'un homme et d'une femme à leur mariage, à la naissance de leur enfant ? Trouver quelqu'un, se marier, avoir la chance que la grossesse se passe bien... ce sont des choses qui ne sont pas si évidentes. Et bien sûr, la personne qui arrive à tout cela triomphe, parce que la vie triomphe en elle, tout simplement. Même sans être homosexuel, on peut souffrir d'être dans l'attente, de ne pas arriver à se marier, de douter de soi, d'avoir des problèmes psychologiques, physiques, professionnels qui concourrent à rendre le célibat interminable mais quand ça vient, évidemment que c'est un triomphe.

Quant à l'idée qu'on ne serait pas le seul célibataire, ou pas le seul homosexuel, c'est une très très pauvre consolation...
Dernière modification par Charles le sam. 17 sept. 2005, 20:17, modifié 2 fois.

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Message non lu par elisseievna » sam. 17 sept. 2005, 20:13

Charles,
vous ne connaissez pas du tout d'homos, hommes ou femmes, qui connaissent les memes joies d'amour et d'avoir des enfants en coparentalité ou autrement, la seule difference avec que ce n'est pas avec la meme personne que ces joies sont presentes ?
Et pourtant elles existent ...

shadow
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Message non lu par shadow » sam. 17 sept. 2005, 22:13

Vous n'avez jamais vu la joie d'un homme et d'une femme à leur mariage, à la naissance de leur enfant ?
Oui, je l'ai vu, mais aussi la joie de deux femmes ou deux hommes d'être ensemble, heureux, j'ai lu des témoignages de personnes qui se pacsaient qui débordaient de joie. Alors, pourquoi une hétérosexualité triomphante ?
Quant à l'idée qu'on ne serait pas le seul célibataire, ou pas le seul homosexuel, c'est une très très pauvre consolation...
ce que je voulais dire, c'est que je peux rencontrer d'autres homosexuels pour partager nos experience, devenir amis....et ça, c'est une vrai consolation, de se sentir soutenu, dans son élément si je puis dire. De sentir qu'on est pas différend de tout le monde.

Je possede le livre dont parle elisseivna, et je peux vous dire qu'il est terrifiant. Après l'avoir lu, j'avais envie de partir en guerre contre toutes les discriminations !

wanderer
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Message non lu par wanderer » dim. 18 sept. 2005, 6:04

C'est une réalité que les propos de gens pensant sincerement que les homos sont des personnes desequilibrees donc a qui on ne peut pas confier n'importe quel travail. D'ou la necessite de se cacher au travail.
Je ne demande évidemment pas à ce que les personnes homosexuelles se voient repoussées dans l'accès à certaines responsabilités (pas la parentalité, ça je suis vraiment opposé pour le bien des enfants), en revenche, au risque de paraître homophobe, je constate que toutes les personnes homosexuelles que j'ai rencontrées et elles commencent à être un peu nombreuses maintenant, avaient toutes sans exception de profondes blessures personnelles. Pour ma part, je ne suis pas médecin, mais le rapport de cause à effet est quand même tentant. Sans avoir aucun mépris pour ces personnes, (je rappelle que mon cousin est homosexuel), je pense sincèrement que l'homosexualité est contre nature et que c'est elle qui fait souffir les homosexuels. J'en ai même rencontré un qui m'a dit que sa sexualité venait de l'éducation qu'il avait reçue, il ne considérait pas sa sexualité comme mauvaise, je ne pense pas, mais il en souffrait, ça se sentait très fort.

:)

Wanderer, qui a peur d'avoir manqué de délicatesse avec Shadow dont je salue le courage.

shadow
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Message non lu par shadow » dim. 18 sept. 2005, 11:01

Wanderer, qui a peur d'avoir manqué de délicatesse avec Shadow dont je salue le courage.
Ne vous inquietez pas, tout est dit dans le respect, je ne considère pas que vous ayez manqué de délicatesse, même si je ne suis pas forcement d'accord avec tout ce que vous dites :)

Ben, une blessure personnelle...Disons que ces cinq dernieres années furent très dures, du fait de me sentir tellement différente. Mais aujourd'hui, ai je des blessures personnelles profondes ? J'avoue que je ne sais pas vraiment, la seule blessure que je sens pour l'instant, c'est le fait que deux de mes amis sont en train de s'éloigner. Sinon, je ne sais pas. je ne dis pas que je n'en ai pas, je ne me suis pas auto-analyser, simplement je n'en ressent pas de spéciales.

Charles
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Message non lu par Charles » lun. 19 sept. 2005, 13:44

:arrow:
elisseievna a écrit :C'est une réalité que les propos de gens pensant sincerement que les homos sont des personnes desequilibrees donc a qui on ne peut pas confier n'importe quel travail. D'ou la necessite de se cacher au travail.
C'est une réalité toutes les violences que les homos subissent.
Lisez les rapports d'SOS homophobie, http://www.france.qrd.org/assocs/sos/index_rapports.php , lisez le livres des courriers reçus par Noel Mamere apres le mariage de Bègles , allez les cours de récré...
Quant aux a priori sur les parents homos, inutile d'en parler !
Charles, informez vous un minimum avant de dire de telles énormités.
Déjà, vous pourriez seulement lire les textes, avant de réagir hors-sujet. Je rappelle votre proposition : "la seule raison réelle, concrête, d'etre malheureux en tant qu'homo ou enfant ou parent d'homo, c'est ... l'homophobie." Vous avez donc présenté votre idée d'une façon exclusive ("la seule") et fausse. L'homophobie est un motif réel mais secondaire du mal-être homosexuel. C'est pourquoi je vous ai répondu : "la seule raison réelle, concrète, d'être malheureux en tant qu'homo c'est l'hétérosexualité triomphante des autres" en faisant référence aux revendications de certains groupes homosexuels qui réclament un "mariage homosexuel", la possibilité d'adopter des enfants, "l'homoparentalité", le droits aux allocations "homofamiliales", la possibilité de s'acheter une berline "homofamiliale", de partir en vacances en "Homobretagne", avec un "homolabrador" et des "homofiletsàcrevettes" dans le coffre... La revendication homosexuelle se ramène au fond à la famille hétérosexuelle classique... elle est d'un conformisme radical. Mais si jamais toutes ces revendications étaient satisfaites, quelle surprise ce serait de découvrir que finalement, un couple homosexuel n'est pas un couple hétérosexuel, et que s'il y a des hommes et des femmes dans la nature, ce n'est peut-être pas un accident.

J'ai retourné votre proposition universelle en une autre universelle, parce que ce que vous dites est complètement faux. Mais pour faire un effort de finesse, le motif du mal-être homosexuel est sans doute bien plus profond que le seul regard des autres, et est à trouver d'abord dans la psychologie et l'histoire individuelle.

:arrow:
Toute manifestation, avouée ou non, de discrimination, d'exclusion ou de violence à l'encontre d'individus, de groupes ou de pratiques homosexuels ou perçus comme tels au motif de l'homosexualité.

Qu'est-ce qu'un acte homophobe ?

C'est refuser, dans les actes quotidiens, un droit, un bien, un service à une personne, homme ou femme, en raison de son homosexualité avérée ou supposée.

Un acte homophobe c'est aussi...

L'agression physique, écrite ou verbale, la diffamation, à l'égard de personnes, hommes ou femmes, au seul motif d'une homosexualité vraie ou supposée. C'est également l'incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination.
Le problème, dans cette définition, est celui du droit. La minorité homosexuelle n'a pas à dicter sa conception de ce que devrait être la famille dans la société... vu que cette conception est aberrante. Il y a quand même ici une chose énorme : c'est que les homosexuels auraient tous les droits !!! Il n'y a qu'eux pour avoir de telles exigences. Pourquoi leurs fantasmes auraient-ils plus de valeur que les aspirations des autres citoyens qui admettent pourtant que leurs droits soient limités par les exigences de la vie en société ?

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