La Passion.

Psychologie - Psychanalyse - Psychiatrie - Psychologie sociale - Pathologies psychiques
Pati
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La Passion.

Message non lu par Pati » jeu. 08 sept. 2011, 11:54

La passion..
Pour certains stoïciens, "les passions" sont des perversions de l'âme.. elle serait contre nature, selon certains fondateurs du stoïcisme. Descartes, introduit l'âme dans l'idée de Passion.. la "passion"est pour lui une modification que l'âme subit sous l'impulsion du corps (traité des passions)... beaucoup d'autres pensées sur la passion
une citation de B F. "Il y a deux passions qui ont toujours marqué les actions humaines : l'amour du pouvoir et l'amour de l'argent"

Pourriez vous m'expliquer la "passion du Christ" ??? pourriez vous m'expliquer également comment une telle passion a pu apporter autant de "compassion" dans le monde ??

qu'est-ce que la "Passion", qu'est-ce que la "compassion" et qu'est-ce que le "pouvoir" ????
les trois sont ils liés ?? paradoxales ?? antagonistes ??

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lmx
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Re: La Passion.

Message non lu par lmx » jeu. 08 sept. 2011, 13:43

Bonjour Pati

Les passions sont effectivement des affections de l'âme, elles résultent d'un mouvement désordonné qui cause des souffrances à soi et aux autres, par exemple la colère etc.
Les passions sont donc un esclavage et il faut s'en libérer, ce qui mène à l'apatheia, l'impassibilité.
Mais l'apatheia chrétienne diffère de celle de celle des stoïciens pour qui elle viserait plutôt à supprimer tout mouvement de l'âme, à être "stoïque" devant le malheur. Mais, St Augustin dit en gros que chercher à ne plus rien ressentir, c'est perdre son humanité.
"La parfaite apatheia , s'accompagne d'humilité, de componction, de larmes, et d'un amour immense de Dieu et d'une ferveur sans limite pour les oeuvres" dit Evagre le pontique.

Et puis il y a la passion du Christ qui est la souffrance du Christ, son chemin de croix.
Cela ne désigne donc pas la même chose que les passions de l'âme.
qu'est-ce que la "Passion", qu'est-ce que la "compassion" et qu'est-ce que le "pouvoir" ????
la compassion n'est-ce pas s'associer à la souffrance de l'autre ?
Par contre, je ne vois pas ce que le rapport avec le pouvoir

Pati
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Re: La Passion.

Message non lu par Pati » jeu. 08 sept. 2011, 14:47

La passion se confond donc avec souffrance, si j'ai bien compris.. et l'état de souffrance maximum induit un état passionnel maximum..
la compassion serait donc induite par la souffrance également, puisque la compassion est induite pas la passion, non ?? juste une règle mathématique.
Au delà de la compassion il existe un autre état : l'équanimité.. selon certains bouddhistes, cet état se trouve au delà de la compassion et de toute joie.. en fait, c'est un état de paix face à tout évènement, à toute situation.. et là, je suis d'accord avec Saint Augustin.. je préfère souffrir, et avoir des passions plutôt que de perdre mon humanité.. c'est évident..

la Passion du Christ.. sur Wikipedia, on me dit qu'il faut l'écrire avec une majuscule.. c'est différent comme vous dites de la passion de l'âme.. je n'ai pas très bien compris.. c'est bien l'âme de Jésus qui était passionnée, non ?? c'est son corps qui a souffert, mais c'est son âme qui a souffert encore bien plus, je me trompe ??

quand au pouvoir ??, sais pas, c'était dans la citation..

merci pour la réponse.. c'est quelque chose que je ne connais pas, "la Passion du Christ".. j'apprécie au plus haut point qu'on me l'explique..
Pati

C.-J.
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Re: La Passion.

Message non lu par C.-J. » jeu. 08 sept. 2011, 15:05


J'aime bien cette réflexion :


"La compassion

...Parce qu’elle se fait de plus en plus rare dans nos sociétés industrialisées, même dans les lieux de souffrance où l’on s’attendrait à la rencontrer : les professionnels de la santé, les assistants sociaux, le personnel carcéral, etc., sont souvent les premiers à déplorer le manque de personnel et donc de temps nécessaire à… la compassion ! Les critères dominants étant aujourd’hui « rapidité et rendement », elle est d’emblée considérée comme un luxe, une perte de temps quasi indécente, voire même évacuée des processus de formation sans qu’on y prenne garde.

Pourtant, si la compassion est bien la forme incandescente de l’amour, on peut dire qu’elle se tient au cœur de toutes les grandes religions, et probablement de toute philosophie humaniste. Quelles que soient les divergences doctrinales, la multiplicité des pratiques et la diversité des anthropologies propres à chacune, on finit toujours par se retrouver lorsqu’il s’agit de la relation interpersonnelle : l’être humain dans sa vulnérabilité, son dénuement, sa souffrance semble pouvoir mobiliser en tout croyant — en tout humaniste — le meilleur de lui-même, lui révélant des trésors de sollicitude insoupçonnés.

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Mais pourquoi s’intéresser à la compassion au lieu de s’en tenir au précepte bien connu de l’amour ? C’est qu’il y a dans la compassion quelque chose d’imprévisible, d’irrépressible, d’inconnu même : on est « pris de compassion »… Par qui ? « Qu’est-ce qui nous prend ? » Qui nous prend ? Nous n’avons pas été consultés. Nous sommes pris… au dépourvu. Un courant, venu d’Ailleurs, s’établit avec autrui, que nous n’avions pas programmé et qui peut même nous irriter. Une telle expérience touche au plus intime de la vie spirituelle la moins égocentrée : cela vaut la peine d’y réfléchir.

La prévention contre la compassion se met en place dans la foulée d’une expérience négative : « On ne m’y reprendra plus ! ». Le soupçon est le même que pour l’amour dans ses expressions les plus simples : l’autre va en profiter, je dois donc me protéger contre la perversion ; ou bien l’autre se complaît dans le rôle de victime, alors j’évite de m’investir ; ou encore l’autre ne mérite pas l’amour, encore moins la compassion, je ne vais pas me laisser attendrir ! Mais là où l’on s’est fermé à l’amour — pour d’excellentes raisons, souvent —, il arrive que la compassion, elle, se fraye un chemin. Comment s’y prend-elle ? Comment parvient-elle à faire tomber les résistances à la fois psychiques et spirituelles ? Il convient au préalable de les repérer et de les nommer.

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En outre, il faut mentionner un lourd héritage : la tradition chrétienne a trop souvent prôné la compassion pour les malheureux au détriment du combat pour la justice. On cantonnait le « royaume des cieux » dans l’au-delà, en pervertissant la première béatitude : « Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux » — notre amour et notre prière pour vous sont de tout repos puisque de toute façon votre récompense vous attend là-Haut. Voilà pourquoi on rejetait la compassion il y a quelques décennies : on y voyait le moyen utilisé par certains pour empêcher autrui de se battre et d’accéder à la justice. La compassion opium du peuple, en somme ! Ainsi le héros d’un roman de Dostoïevski s’interdit la compassion qu’il considère comme une faiblesse susceptible de renforcer la soumission à un ordre social injuste.

Il s’agit donc de repérer à quel moment la compassion est utilisée comme prétexte pour ne rien changer : « Votre situation de dénuement est votre ascèse ! ». L’approche bouddhiste de la compassion peut apporter un éclairage important : comment le bouddhisme intègre-t-il son idée d’accepter les choses comme elles sont à sa vision d’une compassion qui, elle, change les choses ? Et comment peut-il concilier son invitation au détachement avec l’importance qu’il accorde à la compassion envers tous les êtres ?

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Une compassion agissante, telle est bien la fine fleur de notre héritage juif. La Bible hébraïque, et le judaïsme dans son ensemble se méfient des belles déclarations : la compassion, comme la justice, la vérité, etc., n’a tout simplement aucun contenu sans les actes qu’elle génère ou inspire. Elle est inséparable du respect pour autrui, de la lutte pour sa dignité et ses droits. C’est à ses fruits que l’on voit son origine divine. Dans le Talmud, on la voit émerger du terreau fertile du combat pour la justice.

On retrouve dans les évangiles le même accent sur la fécondité visible de la compassion. Mais par rapport aux notions de pitié, de miséricorde, de charité — mots qui figurent également dans les textes —, la compassion apparaît comme quelque chose de tout à fait spécifique, qui se dit exclusivement avec un verbe – « être pris aux entrailles » — et qui se dit exclusivement de Jésus. Il s’agit donc de cerner une telle spécificité, de voir pourquoi on ne peut ni contraindre ni même exhorter à la compassion. Il se pourrait qu’on touche là à l’identité — au fondement de toute éthique : qui suis-je pour être pris-e ou ne pas être pris-e de compassion ? Dans la mystique chrétienne orientale, ne dit-on pas qu’ « aimer son prochain comme soi-même », c’est essentiellement aimer son prochain comme étant une partie de soi-même — la partie « christique », en somme ?"


Lytta Basset

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René
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Re: La Passion.

Message non lu par René » jeu. 08 sept. 2011, 15:07

Bonjour Pati
vous parlez une langue que je comprends....
Je suis venu à la foi en 2008 seulement du fait de la maladie et de la souffrance, physique et morale.
J'étais, je suis visité par un diacre depuis longtemps qui m'a amené à un travail de réflexion dans lequel je me suis posé la question du sens de la souffrance.
Qu'est venu faire le Christ parmi nous ?
Il y a bien sur un enseignement avec des règles de vie, une philosophie de l'existence et du rapport à autrui.
Il est aussi venu nous démontrer qu'il épousait la condition humaine dans sa globalité, c'est à dire les moments heureux et les autres....
Il m'a appris que la souffrance et la mort était accompagné d'une notion de rédemption; il est ressuscité !
De deux choses l'une; ou l'on a la foi et on croit dans le message du Christ; ou, on l'a pas !
Marthe Robin que vous connaissez sans doute, disait que la souffrance était le meilleur chemin de l'amour.
Quand la souffrance atteint certaines limites, on s'oublie; et, que reste t-il ?
les autres et le Seigneur !
La, naît la compassion !
Le christianisme a concrétisé nombres de mes aspirations, traits de caractères, par la connaissance de la passion.
Christ nous a montré le chemin; à nous d'essayer de le suivre....je dis bien essayer..
Bonne après-midi Pati
René

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lmx
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Re: La Passion.

Message non lu par lmx » jeu. 08 sept. 2011, 15:19

Au delà de la compassion il existe un autre état : l'équanimité.. selon certains bouddhistes, cet état se trouve au delà de la compassion et de toute joie.. en fait, c'est un état de paix face à tout évènement, à toute situation.. et là, je suis d'accord avec Saint Augustin.. je préfère souffrir, et avoir des passions plutôt que de perdre mon humanité.. c'est évident..

L'état de paix ne signifie pas l'insensibilité, il y a par exemple l'hesychia (la paix du coeur) chez les orthodoxes, le mariage spirituel dans la mystique catholique où l'âme pacifiée et unie à Dieu ne souffre plus et a renoncé à son opération propre. Cela donne une joie au delà de la joie humaine et cela permet d'aimer au delà de l'amour humain, l'âme unie à Dieu par grâce aimant non plus humainement mais surnaturellement son opération étant devenue divine. Toutefois l'individu continue tout de même à ressentir des choses. Mais cette joie procure un avant gout de la béatitude dans le paradis.

Maintenant je ne connais pas les stoïciens par coeur mais je sais qu'il s'agit pour Sénèque de se rendre digne des épreuves envoyées par les dieux, d'adopter une attitude virile et héroïque surtout durant le désastre. Rien de plus grand pour lui que Caton brisé, défait par César mais toujours debout et surtout impassible comme si rien ne pouvait l'atteindre. Aussi, si l'épreuve est devenue trop difficile à supporter il reste toujours le suicide comme une sortie honorable.

la Passion du Christ.. sur Wikipedia, on me dit qu'il faut l'écrire avec une majuscule.. c'est différent comme vous dites de la passion de l'âme.. je n'ai pas très bien compris.. c'est bien l'âme de Jésus qui était passionnée, non ?? c'est son corps qui a souffert, mais c'est son âme qui a souffert encore bien plus, je me trompe ??
A vrai dire je ne me suis jamais demandé pourquoi on appelait cela la passion. Mais la passion du Christ est la souffrance qui lui a été infligé.
Cela n'a rien à avoir avec les passions qui sont des vices produits par les mouvement déréglés de l'âme et qui font souffrir car ils vous enchainent. Les passions sont des péchés, et son âme n'était pas "passionné" (vicié) parce que pour nous il était sans péché.
Dernière modification par lmx le jeu. 08 sept. 2011, 17:27, modifié 1 fois.

C.-J.
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Re: La Passion.

Message non lu par C.-J. » jeu. 08 sept. 2011, 15:25

La Passion du Christ

« La Passion du Christ nous révèle un Dieu follement amoureux. Éternellement, Dieu a décidé de répondre à notre interrogation fondamentale sur le mal en nous proposant un autre mystère encore plus scandaleux : le mystère de Jésus crucifié, " scandale pour les juifs et folie pour les païens " (1 Co 1,13). Il est en effet scandaleux pour un juif que, si Jésus est le Messie, il ait pu être cloué sur une croix, et il est déraisonnable pour un Grec que, si Jésus est Dieu, il ait pu laisser entamer son bonheur! À moins qu'effectivement Dieu soit fou, fou comme peut l'être un amoureux qui ne sait plus quel moyen employer pour faire comprendre à sa bien-aimée à quel point il l'aime.


Et tel est l'objet central de la prédication évangélique : Dieu a voulu se servir de la souffrance humaine pour nous montrer jusqu'où Il nous aimait. En bon connaisseur de la psychologie humaine, Dieu savait que les hommes croient difficilement à l'amour de ceux qui ne se sacrifient pas pour eux.
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Alors, Il a inventé un moyen inouï de nous prouver son amour. Il a renoncé à ses privilèges divins, Il est devenu un homme "comme tout le monde" et Il a fini par se laisser torturer par ses frères. Mais au moment même où les hommes le torturent, Il leur pardonne. Il est comme heureux d'avoir cette occasion de leur montrer que son amour est inconditionnel. […]

Quand Pilate présente à la foule Jésus déjà tout ensanglanté par la flagellation et qu'il crie " Voici l'homme " (Ecce homo), il aurait bien pu crier " Voici Dieu "! C'est en effet le Vendredi saint que Jésus a le mieux révélé aux hommes- par sa souffrance même- ce qu'est le cœur de Dieu."

Pierre Descouvemont

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Re: La Passion.

Message non lu par Antoine Marie » jeu. 08 sept. 2011, 15:32

Lc 22, 15 a écrit :J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir.
La Passion de Jésus, n'est-ce pas cet Amour infini pour l'Humanité, pour chaque Homme, qui l'a conduit à donner jusqu'à sa Vie pour nous.
La Passion, c'est ce choc frontal entre la Vie et la Mort, où pour le croyant, la Vie a tout emporté, où pour le non-croyant, la Mort a tout emporté...
Ct 8, 6 a écrit :car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le schéol. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme du Seigneur.
Quel livre de la Bible décrit mieux la Passion que le Cantique des Cantiques...
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4

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Re: La Passion.

Message non lu par Fée Violine » jeu. 08 sept. 2011, 16:34

Pati a écrit :La passion se confond donc avec souffrance, si j'ai bien compris.. et l'état de souffrance maximum induit un état passionnel maximum..
la compassion serait donc induite par la souffrance également, puisque la compassion est induite pas la passion, non ?? juste une règle mathématique.

la Passion du Christ.. sur Wikipedia, on me dit qu'il faut l'écrire avec une majuscule.. c'est différent comme vous dites de la passion de l'âme.. je n'ai pas très bien compris.. c'est bien l'âme de Jésus qui était passionnée, non ?? c'est son corps qui a souffert, mais c'est son âme qui a souffert encore bien plus, je me trompe ??
Chère Pati,
étymologiquement, la "passion" est le contraire de l'"action". Les adjectifs correspondants sont "passif" et "actif".
Le mot "passion" a plusieurs sens :
*mouvement de l'âme que l'on subit (la peur, la haine, le désir, l'avarice, la rancune etc. sont des passions) mais que l'on peut maîtriser, du moins essayer
*le mot a pris le sens particulier de "passion amoureuse", qu'on peut employer pour toutes sortes de choses (j'ai une passion pour la musique baroque, pour la Bretagne, pour la photo etc.)
* avec une majuscule, le mot désigne le martyre de Jésus-Christ, qui regroupe tous ces sens : il a souffert et il a aimé. Il a souffert plus que tout le monde et aimé plus que tout le monde.

Le mot latin "compassion" est l'équivalent du mot grec "sympathie" : souffrir ou subir ou ressentir avec. "Sympathie" s'est affadi, "compassion" un peu aussi mais pas trop. On dit maintenant "empathie" plutôt que "sympathie".

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Re: La Passion.

Message non lu par Pati » jeu. 08 sept. 2011, 17:11

Vous êtes des amours !!!
merciiiiiiiii

j'ai relevé plein de choses..

René.. je ne crois pas en le Christ messie, mais je comprends ce que vous avez ressenti.. J'ai relevé une phrase :
Marthe Robin que vous connaissez sans doute, disait que la souffrance était le meilleur chemin de l'amour.
Quand la souffrance atteint certaines limites, on s'oublie; et, que reste t-il ?
les autres et le Seigneur !
La, naît la compassion !

et j'ai coloré ce que j'ai trouvé vraiment joli.. mieux !!! merveilleux..
merci René.. j'espère que vous ne souffrez plus actuellement, et que ce diacre continuera encore très longtemps de vous aider.. jusqu'à 120 ans, et bien au delà encore..
Merci
Lmx.. merci aussi.. il faudra que je relise, parce qu'il est vrai que dans le bouddhisme, certaines choses m'échappent... je pense que cet état en question est à la limite de l'insensibilité.. Je suis encore ok avec le saint que vous citiez ce matin.. il me plait bien, moi !! St Augustin.. il préfère rester humain.. j'aime l'humain.. et je veux faire partie de ce grand groupe d'humains.. je vais relire ..
merci Lmx. vraiment merci.. que Dieu vous bénisse.
Antoine Marie.. merci.. j'ai aimé vos phrases :
La Passion, c'est ce choc frontal entre la Vie et la Mort, où pour le croyant, la Vie a tout emporté, où pour le non-croyant, la Mort a tout emporté...
et pour cette phrase, je suis parfaitement d'accord avec vous..
Quel livre de la Bible décrit mieux la Passion que le Cantique des Cantiques...
Merci Antoine Marie.. que Dieu vous bénisse...
Fée.. merci beaucoup pour toutes ces explications.. je pense que vous voulez dire en fait que la Passion de Jésus n'est autre que le martyre de Jésus.. il a tout ressenti l'amour, la compassion, ... Quant-à la compassion, oui, la sympathie n'est pas assez puissante, mais l'empathie est un mot que je n'aime pas.. sais pas pourquoi.. a sémantique, la musique de ce mot.. sais pas.. je préfère compassion..
Merci Fée.. contente de vous retrouver..
C.J. merci.. je n'ai pas encore tout lu.. je viens d'arriver de mon travail.. je vais prendre le temps de lire, et je reviens....
infiniment merci pour tout ce travail que je vous ai demandé..vous êtes tous gentils.
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Re: La Passion.

Message non lu par PriereUniverselle » jeu. 08 sept. 2011, 17:40

Pati a écrit :La passion..
Pour certains stoïciens, "les passions" sont des perversions de l'âme.. elle serait contre nature, selon certains fondateurs du stoïcisme. Descartes, introduit l'âme dans l'idée de Passion.. la "passion"est pour lui une modification que l'âme subit sous l'impulsion du corps (traité des passions)... beaucoup d'autres pensées sur la passion
une citation de B F. "Il y a deux passions qui ont toujours marqué les actions humaines : l'amour du pouvoir et l'amour de l'argent"

Pourriez vous m'expliquer la "passion du Christ" ??? pourriez vous m'expliquer également comment une telle passion a pu apporter autant de "compassion" dans le monde ??

qu'est-ce que la "Passion", qu'est-ce que la "compassion" et qu'est-ce que le "pouvoir" ????
les trois sont ils liés ?? paradoxales ?? antagonistes ??

Je vais essayer de l'aborder sous un angle différent, si vous me le permettez ! De La Passion ! La Compassion, Le Pouvoir ! Je dirais qu'ils se tiennent liés avec bonheur tous trois lorsque le pouvoir d'aimer dans cette passion , cette abnégation par le don total de sa personne au service d'autrui au delà de sa vie même, tel que le présente la figure du Christ pour l'humanité, nous offre cet élan d'amour inconditionnel, cette qualité d'écoute dans la compréhension , la compassion, délicatesse , respect , le pardon des offenses , les actes de charité , la reconnaissance de dignité envers tout être que vous rencontrez ! Alors vous vous mettez en chemin pour vous aimer les uns les autres comme Dieu vous aime !

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Re: La Passion.

Message non lu par Pati » ven. 09 sept. 2011, 15:38

Coucou C.J... suis revenue pour vos commentaires bien intéressants ma foi !!!
je reprends le premier, et je le coupe en petits bouts ; ceux qui ont suscité mon intérêt.
même dans les lieux de souffrance où l’on s’attendrait à la rencontrer : les professionnels de la santé, les assistants sociaux, le personnel carcéral, etc., sont souvent les premiers à déplorer le manque de personnel et donc de temps nécessaire à… la compassion !
je suis ok sur le manque de personnel, mais est ce que cela ôte réellement la compassion et un minimum d'humanité ?? je ne le crois pas vraiment.. Au niveau de temps qui est imparti à chaque patient, il y a deux façon de traiter la personne qui se trouve en face de soi : ou bien on entre, et on dit : prise de sang !!! et paf, on pique et on sort rapidement.. ou bien on entre, et on dit : comment allez vous, monsieur untel ?? avez vous bien dormi ?? est ce que vous avez mal ?? on fait un bilan aujourd'hui pour voir où on en est, mais ne vous inquiétez pas, c'est juste une précaution.
le même temps d'action, mais une façon différente d'aborder le soin. Je crois que notre propre humanité dépend aussi de la façon dont on traite l'autre.. les autres.. on doit leur laisser leur nom et leur humanité..
A domicile, c'est pareil.. on humanise !!!

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Re: La Passion.

Message non lu par Pati » ven. 09 sept. 2011, 15:43

La prévention contre la compassion se met en place dans la foulée d’une expérience négative : « On ne m’y reprendra plus ! ». Le soupçon est le même que pour l’amour dans ses expressions les plus simples : l’autre va en profiter, je dois donc me protéger contre la perversion ; ou bien l’autre se complaît dans le rôle de victime, alors j’évite de m’investir ; ou encore l’autre ne mérite pas l’amour, encore moins la compassion, je ne vais pas me laisser attendrir ! Mais là où l’on s’est fermé à l’amour — pour d’excellentes raisons, souvent —
Mon Dieu que c'est bien dit.. les gens ont peur de montrer une soit disante faiblesse;; la compassion, l'écoute de l'autre n'est pas une faiblesse, mais une force.. la force de l'être humain.. la force de ce que nous sommes.....des humains créés à l'image de Dieu.. et Dieu est amour et compassion.. malgré de péché originel et tous ceux qui ont suivi, il a continué à aimer sa création (nous sommes toujours là !!)
On se fiche de paraître faible, c'est si peu important !!!

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Re: La Passion.

Message non lu par Pati » ven. 09 sept. 2011, 15:45

Une compassion agissante, telle est bien la fine fleur de notre héritage juif. La Bible hébraïque, et le judaïsme dans son ensemble se méfient des belles déclarations : la compassion, comme la justice, la vérité, etc., n’a tout simplement aucun contenu sans les actes qu’elle génère ou inspire. Elle est inséparable du respect pour autrui, de la lutte pour sa dignité et ses droits. C’est à ses fruits que l’on voit son origine divine. Dans le Talmud, on la voit émerger du terreau fertile du combat pour la justice.
je suis ravie de lire ces mots !!! merci..
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Re: La Passion.

Message non lu par Pati » ven. 09 sept. 2011, 15:48

Il se pourrait qu’on touche là à l’identité — au fondement de toute éthique : qui suis-je pour être pris-e ou ne pas être pris-e de compassion ?
Très joli !!!

Merci C.J. de m'avoir trouvé ce texte de Lytta Basset qu'au demeurant je ne connaissais pas.. et merci à cette personne, même si elle ne sait pas que je la remercie..

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