Summorum Pontificum...

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Summorum Pontificum...

Message non lu par Deo Gratias » mer. 04 juil. 2007, 13:17

...C'est le nom du futur "motu proprio",visant à "libéraliser" le "rite extraordinaire" du rite romain,qui sera publié le 7 juillet.
Sources:http://www.imedia-info.org/imedia/public_html
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François-Xavier
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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par François-Xavier » mer. 04 juil. 2007, 18:18

Motu proprio Summorum Pontificum

C'est officiellement le nom qui est donné au Motu Proprio ("du propre mouvement") du pape Benoît XVI pour libéraliser l'usage des livres liturgiques en vigueur avant le Concile Vatican II.

Cette information a été reçue de sources vaticanes par l'agence I-Media. "Summorum pontificum" veut dire "des souverains pontifes" et appelle un substantif. Il y a donc un troisième mot qui est un nom ou un groupe nominal... Les paris sont ouverts :

- Les actes

- La volonté

- Les anciens décrets ...
... des souverains pontifes ?

Blague à part il faut d'ores et déjà souligner quelque chose : avant même que ce ce texte paraisse, nous savons qu'il insistera sur l'unité substantielle du rite romain. Il n'y aura aucunement par ce document issu "du mouvement propre" du Saint Père la reconnaissance de l'ordo de 1962 comme un rite propre autonome du rite romain, malgré tout ce que les catholiques de "sensibilité traditionaliste " enseignent depuis des années.

Il n'y a en effet pas, en soi, de "rite tridentin", mais la reconnaissance de la légitimité et de l'intérêt pastoral de l'ancienne forme - désignée ici avec l'épithète "extraordinaire" - de l'unique rite romain.

Le Cardinal Ratzinger le rappelait déjà :

Il n'y a pas en effet de liturgie tridentine et, jusqu'en 1965, personne n'aurait su dire ce que recouvrait cette appellation. Le concile de Trente n'a fabriqué aucune liturgie. Et, au sens strict, il n'y a pas non plus de missel de saint Pie V. Le missel qui parut en 1570 sur l'ordre de saint Pie V ne se différenciait que par d'infimes détails de la première édition imprimée du Missale romanum publiée juste cent ans plus tôt.

la Congrégation pour le Culte divin et de la Discipline des Sacrements le soulignait également en 1999 :

- L'usage de la forme qui a précédé la rénovation liturgique post-conciliaire du Rite romain quelle soit appelée “traditionnelle”, “antique”, “de Saint. Pie V”, “classique” ou “tridentine”) été accordé, en termes fixés dans le Motu proprio "Ecclesia Dei Adflicta", aux personnes et aux communautés qui sont attachées à cette forme du Rite romain. Cette faculté est accordée par un Indult spécial, ce qui ne signifie en rien cependant que les deux formes aient égale valeur.

- Celui qui jouit de l'indult accordé par le Motu proprio “Ecclesia Dei Adflicta” peut librement user de cette forme en privé ou en public dans les églises, et aux horaires, expressément désignés aux fidèles.

- Comme le mode actuel de célébrer suivant le Rite romain constitue la norme liturgique commune, qu'on ne parle pas de “deux rites” ou de “bi-ritualisme”. La concession faite, selon le Motu proprio “Ecclesta Dei Adflicta” protège la sensibilité liturgique des prêtres et des fidèles habitués au mode précédent, mais elle ne les constitue en aucun cas comme “Eglise rituelle”.


Il est intéressant de constater qu'en 1999 déjà - il y a 8 ans - on parle déjà de "forme particulière" du rite romain pour désigner les livres liturgiques de 1962. Il y a donc fort à parier que si le motu proprio "Summorum Pontificum" désigne les livres de 1962 comme forme "extraordinaire" du rite romain, ce ne sera nullement une innovation canonique, puisque cette notion est présente depuis longtemps dans l'esprit des cadres de la Congrégation pour le culte divin.

Il faut aussi se mettre d'accord sur les appellations : extraordinaire veut bien dire "en dehors de l'ordinaire". Cela ne veut pas par exemple que c'est par essence "magnifique", "de plus grande valeur". En langage liturgique, extraordinaire veut dire "par exception". C'est par exception, par exemple qu'il y a des "ministres extraordinaires de la Saint Communion", qui peuvent par exemple être de simples laïcs, et qui sont désignés pour le faire, pour des raisons pastorales, par opposition aux ministres ordinaires de la sainte communion qui dans le rite romain doivent avoir reçu le sacrement de l'ordre (diacre, prêtre, évêque).

Certains peuvent ainsi espérer qu'il y aura bientôt autant de messes célébrées avec la forme extraordinaire du rite romain (la FERM) qu'il y a de ministres extraordinaires de la sainte communion dans les paroisses.

Ajoutons encore un petit quelque chose : il s'agit de "la forme extraordinaire du rite" et non pas le "rite extraordinaire". Cela n'a l'air de rien, mais il est absolument certain que nos amis "tradis" s'engouffreront très vite - si ce n'est pas déjà fait - dans un glissement sémantique qui leur permettra de revendiquer comme rite autonome ou église rituelle leur "sensibilité liturgique".

Quant à nous, de façon tout à fait habituelle, nous nous en tiendrons à la FORM (la forme ordinaire du rite romain), c'est à dire l'editio typica tertia (2002) du missel romain. C'est à dire pas le missel de Saint Pie V (1570), pas le missel du Bx Jean-XXIII (1962), pas le missel de Paul VI (1969), mais le missel de Jean-Paul II... Et bientôt, nous espérons, le missel de Benoît XVI (... 2009 ?).

Quant à vous, prêtres qui nous lisez, faites votre choix : la FORM ou la FERM ?

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Christophe
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Motu proprio Summorum Pontificum

Message non lu par Christophe » sam. 07 juil. 2007, 16:30

Le texte original en latin sur le site du Vatican :
:arrow: Motu Proprio Summorum pontificum sur la «Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970» - Benoït XVI - 7 juillet 2007

Ci-dessous une traduction NON-OFFICIELLE trouvée sur le site de l'Évangile de la vie (http://www.evangelium-vitae.org) :
Motu Proprio SUMMORUM PONTIFICUM - 7 juillet 2007 (Français)
LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE MOTU PROPRIO
Du Souverain Pontife
BENOÎT XVI


Les Souverains Pontifes ont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, « à la louange et à la gloire de son nom » et « pour le bien de toute sa sainte Église ».

Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que «chaque Église particulière doit être en accord avec l'Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l'Église correspond à sa lex credendi » [1].

Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l'Office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Évangile, cette très salutaire manière de vivre de la Règle, « à ne rien mettre au-dessus de l'oeuvre de Dieu» (chap. 43). Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait en tout cas que la liturgie latine de l'Église sous ses diverses formes, au cours des siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.

Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et «réformés selon la volonté des Pères », et les donna à l'Église latine pour son usage.

Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont des similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes.

C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale » [2]. Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X [3], Benoît XV et le bienheureux Jean XXIII.

Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l'Église latine ; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les Évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que « cet édifice liturgique, pour ainsi dire, [...] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie » [4].

Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.

Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s'est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint et l'aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :

Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la « lex orandi » de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l'expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la « lex orandi » de l'Église n'induisent aucune division de la « lex credendi » de l'Église ; ce sont en effet deux mises en oeuvre de l'unique rite romain.

Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :

Art. 2. Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre Missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.

Art. 3. Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou «communautaire », célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière ou tout l'Institut ou Société veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.

Art. 4. Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l'Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Église.

§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.

§ 3. Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.

§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.

§ 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l'église d'autoriser ce qui est indiqué ci-dessus.

Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'Évêque diocésain. L'Évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Art. 8. L'Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.

Art. 9, § 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l'Onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le réclame.

§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le réclame.

§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII en 1962.

Art. 10. S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.

Art. 11. La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988[5], continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.

Art. 12. Cette commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.

Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.

Benoit XVI



[1] Présentation générale du Missel romain, troisième édition, 2002, n. 397.
[2] Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), pp. 518-519.
[3] Ibidem.
[4] , Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), pp. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899; La Documentation 86 (1989), p. 519.
[5]Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei adflicta (2 juillet 1988), n. 6 : AAS 80 (1988), p. 1498: La Documentation catholique 85 (1988), pp. 788-789.
[01041-03.01] [Texte original: Latin]

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Christophe » sam. 07 juil. 2007, 16:39

Lettre aux Évêques accompagnant la Lettre Apostolique «Motu Proprio data»

Sur l'usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970


Chers frères dans l’Episcopat,

C’est avec beaucoup de confiance et d’espérance que je remets entre vos mains de Pasteurs le texte d’une nouvelle Lettre Apostolique « Motu Proprio data », sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Ce document est le fruit de longues réflexions, de multiples consultations, et de la prière.

Des nouvelles et des jugements formulés sans information suffisante, ont suscité beaucoup de confusion. On trouve des réactions très diverses les unes des autres, qui vont de l’acceptation joyeuse à une dure opposition, à propos d’un projet dont le contenu n’était, en réalité, pas connu.

Deux craintes s’opposaient plus directement à ce document, et je voudrais les examiner d’un peu plus près dans cette lettre.

En premier lieu il y a la crainte d’amenuiser ainsi l’Autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles – la réforme liturgique. Cette crainte n’est pas fondée. A ce propos, il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale – la Forma ordinaria – de la liturgie Eucharistique. La dernière version du Missale Romanum, antérieure au Concile, qui a été publiée sous l’autorité du Pape Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n’est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s’il s’agissait de « deux Rites ». Il s’agit plutôt d’un double usage de l’unique et même Rite.

Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. Lors de l’introduction du nouveau Missel, il n’a pas semblé nécessaire de publier des normes propres concernant la possibilité d’utiliser le Missel antérieur. On a probablement supposé que cela ne concernerait que quelques cas particuliers, que l’on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la suite, il s’est vite avéré que beaucoup de personnes restaient fortement attachées à cet usage du Rite romain, qui leur était devenu familier depuis l’enfance. Ceci s’est produit avant tout dans les pays où le mouvement liturgique avait donné à de nombreuses de personnes une remarquable formation liturgique, ainsi qu’une familiarité profonde et intime avec la Forme antérieure de la Célébration liturgique. Nous savons tous qu’au sein du mouvement conduit par l’Archevêque Mgr Lefebvre, la fidélité au Missel ancien est devenue un signe distinctif extérieur; mais les raisons de la fracture qui naissait sur ce point étaient à rechercher plus en profondeur. Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Evêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte Liturgie qui leur était chère ; cela s’est produit avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise.

C’est pour ce motif que le Pape Jean-Paul II s’est vu dans l’obligation de donner, avec le Motu proprio « Ecclesia Dei » du 2 juillet 1988, un cadre normatif pour l’usage du Missel de 1962; ce cadre ne contenait cependant pas de prescriptions détaillées, mais faisait appel de manière plus générale à la générosité des Evêques envers les « justes aspirations » des fidèles qui réclamaient cet usage du Rite romain. A cette époque, le Pape voulait ainsi aider surtout la Fraternité Saint Pie X à retrouver la pleine unité avec le successeur de Pierre, en cherchant à guérir une blessure perçue de façon toujours plus douloureuse. Cette réconciliation n’a malheureusement pas encore réussi; cependant, une série de communautés a profité avec gratitude des possibilités offertes par ce Motu proprio. Par contre, en dehors de ces groupes, pour lesquels manquaient des normes juridiques précises, la question de l’usage du Missel de 1962 est restée difficile, avant tout parce que les Evêques craignaient, dans ces situations, que l’on mette en doute l’autorité du Concile. Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entretemps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement. C’est ainsi qu’est né le besoin d’un règlement juridique plus clair, que l’on ne pouvait pas prévoir à l’époque du Motu Proprio de 1988; ces Normes entendent également délivrer les Evêques de la nécessité de réévaluer sans cesse la façon de répondre aux diverses situations.

En second lieu, au cours des discussions sur ce Motu Proprio attendu, a été exprimée la crainte qu’une plus large possibilité d’utiliser le Missel de 1962 puisse porter à des désordres, voire à des fractures dans les communautés paroissiales. Cette crainte ne me paraît pas non plus réellement fondée. L’usage de l’ancien Missel présuppose un minimum de formation liturgique et un accès à la langue latine; ni l’un ni l’autre ne sont tellement fréquents. De ces éléments préalables concrets découle clairement le fait que le nouveau Missel restera certainement la Forme ordinaire du Rite Romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles.

Il est vrai que les exagérations ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l’attitude de certains fidèles liés à l’ancienne tradition liturgique latine. Votre charité et votre prudence pastorale serviront de stimulant et de guide pour perfectionner les choses. D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Eglise. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: « Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre coeur s'est grand ouvert. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous; c'est dans vos coeurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous donc de retour; … ouvrez tout grand votre coeur, vous aussi ! » (2Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.

Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté.

Pour conclure, chers Confrères, il me tient à cœur de souligner que ces nouvelles normes ne diminuent aucunement votre autorité et votre responsabilité, ni sur la liturgie, ni sur la pastorale de vos fidèles. Chaque Evêque est en effet le « modérateur » de la liturgie dans son propre diocèse (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 22 : « Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet : quae quidem est apud Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, apud Episcopum »).

Rien n’est donc retiré à l’autorité de l’Evêque dont le rôle demeurera de toute façon celui de veiller à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Si quelque problème devait surgir et que le curé ne puisse pas le résoudre, l’Ordinaire local pourra toujours intervenir, en pleine harmonie cependant avec ce qu’établissent les nouvelles normes du Motu proprio.

Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède.

Chers Frères, c’est en esprit de reconnaissance et de confiance que je confie à votre cœur de Pasteurs ces pages et les normes du Motu proprio. Souvenons-nous toujours des paroles de l’Apôtre Paul, adressées aux prêtres d’Ephèse : « Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit-Saint vous a établis gardiens, pour paître l'Eglise de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre Fils » (Ac 20,28).

Je confie à la puissante intercession de Marie, Mère de l’Eglise, ces nouvelles normes, et j’accorde de tout mon cœur ma Bénédiction Apostolique à vous, chers Confrères, aux curés de vos diocèses, et à tous les prêtres vos collaborateurs ainsi qu’à tous vos fidèles.

Fait auprès de Saint-Pierre, le 7 juillet 2007.
BENEDICTUS PP. XVI

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Boris » sam. 07 juil. 2007, 17:43

Ben mon vieux, tu parles d'une claque mise aux Evêques français !
En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider.
1) c'est votre faute

Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'Évêque diocésain. L'Évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.
2) Si vous continuez à fauter, alors Rome prendra les choses en main à votre place !
cela s’est produit avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise.
3) Mgr Legall raconte n'importe quoi et Rome le sais, mais vous ne semblez pas vous préoccuper du bien spirituel de vous ouailles

Je ne remets pas les citations de St Paul qui enfoncent le clous et rappellent aux Evêques leur charge !
UdP,
Boris

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Christophe
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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Christophe » sam. 07 juil. 2007, 20:20

Je vois trois objectifs à cette démarche personnelle du Souverain Pontife :

1) Favoriser la célébration de l'Eucharistie dans la fidélité aux normes liturgiques : "La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel."

2) Favoriser le retour à la communion ecclésiale de la Fraternité Saint-Pie X, ou au moins des fidèles qui la fréquentent : "Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Église."

3) Mettre un terme à l'ostracisme dont sont victimes les fidèles attachés à la liturgie tridentine dans l'Église.

Voir la réaction officielle de la FSSPX :
Communiqué de presse du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

Par le Motu Proprio Summorum Pontificum, le pape Benoît XVI a rétabli dans ses droits la messe tridentine, affirmant avec clarté que le Missel Romain promulgué par Saint Pie V n’a jamais été abrogé. La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X se réjouit de voir l'Église retrouver ainsi sa Tradition liturgique, donnant aux prêtres et aux fidèles qui en avaient été jusqu’à présent privés, la possibilité d’accéder librement au trésor de la messe traditionnelle pour la gloire de Dieu, le bien de l’Église et le salut des âmes. Pour ce grand bienfait spirituel, la Fraternité Saint-Pie X exprime au Souverain Pontife sa vive gratitude.

La lettre qui accompagne le Motu Proprio ne cache pas cependant les difficultés qui subsistent encore. La Fraternité Saint-Pie X forme le souhait que le climat favorable instauré par les nouvelles dispositions du Saint-Siège permette - après le retrait du décret d’excommunication qui frappe toujours ses évêques - d’aborder plus sereinement les points doctrinaux en litige.

Lex orandi, lex credendi, la loi de la liturgie est celle de la foi. Dans la fidélité à l’esprit de notre fondateur Mgr Marcel Lefebvre, l’attachement de la Fraternité Saint-Pie X à la liturgie traditionnelle est indissociablement uni à la foi qui a été professée « toujours, partout et par tous ».

Menzingen, le 7 juillet 2007
Mgr Bernard Fellay
:arrow: http://www.dici.org/accueil.php

Que Dieu bénisse l'Église et le Souverain Pontife !
Christophe
Dernière modification par Christophe le lun. 09 juil. 2007, 7:49, modifié 1 fois.
Raison : Troisième objectif
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par el Padrecito » sam. 07 juil. 2007, 20:40

Je ne dirai qu'une chose:

Merci Très Saint Père!

DEO GRATIAS!
in Christo Rege.

Quentin.

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Christophe » sam. 07 juil. 2007, 23:33

NOTE RELATIVE AU MOTU PROPRIO

CITE DU VATICAN, 7 JUL 2007 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a diffusé ce midi une Note explicative sur le Motu Proprio Summum Pontificum, dont voici les passages saillants:

Ce document magistériel ® fixe de nouvelles règles pour l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Les motifs de ces dispositions sont clairement énoncés dans la Lettre d'accompagnement du document que le Saint-Père a adressé à tous les évêques (via les Présidents des Conférences épiscopales et les Nonces apostoliques).

La mesure principale est que la liturgie romaine aura désormais deux modes :

a) Un mode ordinaire correspondant à la réforme de 1970 selon les livres promulgués par Paul VI, dont l'édition officielle latine peut être utilisée partout et en toute circonstance dans les traductions vernaculaires établies par les Conférences épiscopales.

b) Un mode extraordinaire correspondant aux livres liturgiques édités par Jean XXIII en 1962.

Le paragraphe 8 précise que tout ordinaire peut ériger dans son diocèse une paroisse personnelle s'il existe un nombre suffisant de fidèles réclamant la liturgie antérieure à la réforme. Il faudra que ce nombre soit consistant même s'il ne saurait être semblable à celui des autres paroisses.

En conclusion, la Note rappelle les caractéristiques du Missel de 1962: il est en latin et contient toutes les lectures (qui sont dans le Lectionnaire séparé depuis 1970), il ne compte qu'une prière eucharistique, le Canon romain (I du nouveau Missel qui en prévoit plusieurs), plusieurs prières de la messe (y compris grand part du Canon) sont récitées à voix basse par le célébrant), on lit le prologue de l'Evangile de Jean à la conclusion de la messe, il ne prévoit pas la concélébration, ne dit rien de l'orientation de l'autel et du célébrant.

La Lettre de Benoît XVI envisage la possibilité d'enrichissements ultérieurs du Missel de 1962, notamment l'introduction de nouveaux saints, de préfaces, etc.

OP/MOTU PROPRIO/SUMMORUM PONTIFICUM VIS 070707 (320)
:arrow: Source : http://212.77.1.245/news_services/press ... /d2_fr.htm
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)

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Re: Forum Motuproprio

Message non lu par Boris » mar. 10 juil. 2007, 16:52

Je vous recommande le site www.summorum-pontificum.org qui propose les textes en réaction au motu proprio. Ainsi on peut suivre véritablement de l'application de cet enseignement : on apprend que Mgr Rey a déjà nommé une commission dont l'un des membres est le curé de la paroisse personnelle qu'il avait déjà créée pour la célébration selon la FERM.
UdP,
Boris

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Richard C » mer. 11 juil. 2007, 14:35

Le latin serait-il devenu subversif?
Raymond Gravel
Le 7 juillet dernier, Benoît XVI publiait son décret papal Motu proprio, où il restaurait officiellement la liturgie romaine tridentine antérieure à la réforme du concile Vatican II
Voir l'article ici
http://www.ledevoir.com/2007/07/11/1500 ... 1&fr=30314

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Boris » mer. 11 juil. 2007, 20:08

Richard C a écrit :Le latin serait-il devenu subversif?
Raymond Gravel
Le 7 juillet dernier, Benoît XVI publiait son décret papal Motu proprio, où il restaurait officiellement la liturgie romaine tridentine antérieure à la réforme du concile Vatican II
Voir l'article ici
http://www.ledevoir.com/2007/07/11/1500 ... 1&fr=30314

Laissez-moi rire !!!

Ce site ne dit que des âneries et se contredit dès les premières lignes !
En effet, l'article commence par dire que Benoît XVI rétabli par son Motu Proprio l'usage du latin dans la FORM tout en disant qu'il était autorisé pour les célébrations internationales.

Il laisse entendre que le Missel de 1570 et celui de 1962 sont identique : rien n'est plus faux !

...
UdP,
Boris

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Hélène » mer. 11 juil. 2007, 23:09

Pauvre Boris... vous ne connaissez pas l'abbé Gravel ? :oh: Ça manque à votre culture... :zut:
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)

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Message non lu par Richard C » mer. 11 juil. 2007, 23:52

Christophe a écrit :Je vois trois objectifs à cette démarche personnelle du Souverain Pontife :

Que Dieu bénisse l'Église et le Souverain Pontife !
Christophe
Nul doute que les intentions du saint Père sont bonnes, mais que d'incompréhension de part et d'autre, plus on écrira de long traité sur la "liturgie" et ou les "dogmes" où encore sur "l'oecuménisme" les risques d'incompréhensions seront là.

Un retour aux sources pures pour "ensemble les redéfinir" me semble plus que jamais nécessaire pour faire l'unité :bise:

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Re: Summorum Pontificum...

Message non lu par Hélène » jeu. 12 juil. 2007, 13:41

Heureusement, il n'y a pas que des Raymond Gravel en ce monde...

http://www.ledevoir.com/2007/07/12/1501 ... 0&fr=30418#

Hélène
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NOM ... VOM ... FORM ... FERM ....

Message non lu par jean_droit » ven. 13 juil. 2007, 13:19

Nous sommes condamnés aux sigles ....
Moi je dis et je dirai : Pie V et Paul VI laissant de côté les discussions ...
De toute façon je ne suis ni NOM ... ni VOM .... ni FORM .... ni FERM ....
Je suis ROM(e ).
Ce matin dans le Figaro il y a une tribune écrite par les abbés de Fontgombault et du Barroux :
" La paix liturgique retrouvée, les catholiques pourront mieux unir leurs efforts pour ce qui est la priorité première de l'Eglise d'aujourd'hui : la nouvelle évangélisation".

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