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Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 20 févr. 2021, 22:26
par Normandt
1er Dim de Carême, 21 février 2021

B Mc 1,12-15 Pi 3,18-22 Gn 9,8-15

Nous sommes entrés dans le Carême. Et nous avons devant nous le déluge qui s’est produit dans le temps de Noé. En même temps, nous avons notre propre vie de laquelle il y a eu quelques déluges, des petites morts à des situation plus difficiles.

Commençons par le déluge comme il est annoncé dans le livre de la Genèse. Nous connaissons cette histoire où Dieu est tellement tanné de voir ses enfants sur la terre se pervertir, entrer dans l’ivrognerie, qu’il décide de balayer le mal.

Seul l’arche de Noé, remplis de toutes les espèces du sol, deux par deux, sera le salut d’un grand nombre. La famille de Noé est épargnée.
Mais pensons-y vraiment. Si nous sommes Dieu, est-ce que nous voudrions effacer des personnes sur la terre à cause du mal qui se fait et de l’éloignement de Dieu? Peut-être que oui, peut-être que nous voudrions effacer tout ce monde de la surface de la terre. Mais ça c’est nous. Il serait donc facile de dire que Dieu a détruit ce peuple.

Mais la question est : Est-ce que Dieu a déjà eu l’intention de détruire qui que ce soit? Est-ce que Dieu voudrait détruire sa créature? Si Dieu est Amour, est-ce qu’il a déjà pensé à balayer la majorité des personnes de la terre en les faisant mourir? C’est la manière que des humains comprennent Dieu. Mais Dieu ne fait pas de mal. Dieu est Amour.

Les humains de ce temps pensaient que Dieu avait plaisir à détruire les personnes qui semblaient fausses. Cette personne n’est pas à mon goût, je vais tout faire pour qu’elle s’en aille. Cette personne ne pense pas comme moi, je vais m’organiser pour qu’elle ne mette plus les pieds ici. Des humains peuvent penser comme ça, mais pas Dieu.

Parce que Dieu est Amour et son Amour ne rejette personne, encore moins peut-il faire du mal à ses enfants. Dieu n’a jamais fait de mal à personne.

Dieu ferait plutôt ceci : « J'établis mon alliance avec vous, avec tous vos descendants, et avec tous les êtres vivants. » Dieu a déjà établi son Alliance avec nous.

L’incompréhension de l’Amour de Dieu paraît dans toute la Bible. Nous sommes lents à comprendre que Dieu nous Aime. Nous implorons Dieu de ne pas nous éliminer, tandis que nous devrions louer Dieu pour son Amour infini pour nous.

Est-ce que nous sommes entrés dans cet Amour bienveillant de Dieu? La famille du temps de Noé a compris la bienveillance de Dieu dans le signe de l’arc-en-ciel. Son Alliance est son Amour qu’il nous offre sans limite.

Jésus est la preuve indéniable que Dieu nous Aime comme le mentionne Saint Pierre, qui a tout compris : « Frères, le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l'esprit, il a été rendu à la vie. » Jésus s’est donné totalement pour nous, pour nous sauver.

Jésus nous a aussi montré, à nous, comment combattre le mal lorsqu’il fut tenté dans le désert. Le mal veut faire de nous des reines, des rois de la terre.

Tout de suite après la tentation au désert, Jésus nous lance cet appel pressant de chaque jour : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Convertissons-nous à Jésus chaque jour. Laissons nos batailles et nos querelles, nos blocages. Libérons-nous avec Jésus qui est venu tout simplement pour aimer, aimer, aimer. Ne restons pas dans nos déluges.
Traversons la mer et embarquons sur la nouvelle rive promise par Jésus. La rive de la liberté, la rive de l’amour qui passe par le dialogue sain et bienveillant. Croire en Jésus, c’est devenir bienveillant comme lui.

Pendant cette Eucharistie, demandons à Jésus de venir purifier quelque chose en nous, conscient ou inconscient. En nous purifiant, qu'il nous redonne sa lumière afin de le suivre plus précisément dans le cœur et la vie de notre prochain. Que Jésus prenne place en nous pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Que Jésus nous libère de la poussière et nous permette de retrouver la flamme au fond de notre cœur.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 27 févr. 2021, 20:08
par Normandt
B 2e Dimanche de Carême

28 février 2021 Mc 9,2-10 Rm 8,31b-34 Gn22,1-2.9-13.15-18

S’il y a quelque chose dont nous connaissons d’Abraham, c’est sa foi en Dieu. Abraham était prêt à sacrifier son fils Isaac, son fils unique. Et à la dernière seconde, Dieu lui a demandé de ne pas tuer son fils. Il est à comprendre que dans ce temps-là, il y avait des dieux auxquels ils immolaient leur garçon, premier né. C’était une pratique courante.

Or, avec ce point de repère dans l’histoire de l’humanité, il serait facile de comprendre qu’Abraham n’immolait pas Isaac à Dieu mais à d’autres faux dieux. Ce qui contrevient à la Loi d’Amour de Dieu.

Ce qui est essentiel de comprendre, c’est qu’Abraham a surtout été à l’écoute de Dieu et il a épargné son fils de la mort. C’est une conversion d’Abraham à Dieu. Dieu n’a pas voulu la mort du fils d’Abraham, puisque Dieu est Amour. Dieu ne veut pas la mort de personne. La conversion est de ne pas sacrifier ce qui nous est offert par Dieu, mais de le sanctifier.

Dieu envoie son Fils Jésus pour nous conduire à la vie éternelle, parce que c’est le propre de Dieu d’offrir son Amour et de trouver la solution au mal et au péché dans notre monde. Saint Peul nous le confirme. Dieu : « n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous. » Dieu nous a tout donné et il nous sauve.

Nous connaissons aussi l’histoire de la Transfiguration où Jésus apparaît dans sa splendeur devant Moïse, Éli, avec qui il s’entretient et trois Apôtres, Jean, Pierre et Jacques. Jésus leur montre la Lumière même de son Amour. Il est lumineux de l’Amour de la Trinité. Jésus est : « Transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. »

Puis, le Père dit : « Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Pierre commençait à être vraiment effrayé ou bien il était sans mots devant tout ce qui se produit à la Transfiguration de Jésus. Ici, Jésus nous montre ce qu’est sa Résurrection. Élie et Moïse sont en vie puisqu’ils s’entretiennent avec Jésus, comme il est écrit : « Élie (…) avec Moïse, tous deux s’entretenaient avec Jésus. »

Or, justement, il n’y a aucune raison de craindre la Lumière de Dieu. Cette Lumière bienveillante est son Amour. Et si c’est encore difficile pour Pierre d’être dans cette lumière, comment ça peut être difficile pour nous qui n’avons pas vu ce phénomène.

Nous avons toutefois la chance de connaitre ce passage de l’Écriture. En même temps, Jésus nous invite à lui faire confiance et à nous laisser envahir par sa Lumière. Il veut être dans nos maisons, il veut être dans nos familles, Jésus veut être dans notre vie. Il veut que nous portions aussi sa Lumière.

Comme le monde en général ne voyait pas la Lumière de Jésus, le monde en général ne voient pas la Lumière de Jésus en nous. Jésus est Lumineux en étant devant les Apôtres, imaginez la Lumière qui nous envahit lorsque nous recevons l’Eucharistie! Nous ne voyons pas cette lumière pas plus que notre entourage la voit en nous, mais elle est là.

Après la communion, pensons à remercier Jésus pour sa Lumière en nous, Lumière qui contient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, de paix, de joie, d’Amour.

Lorsque le Corps et le Sang de Jésus sont sur l’Autel, pensons que Jésus est là. Si Jésus est là devant nous, regardons-le, comme un grand nombre de personnes ont voulu se rassembler autour de lui. C’est Jésus qu’ils regardaient, c’est Jésus qui est là aussi sur l’Autel après que le pain et le vin sont consacrés. C’est la grande Lumière de Dieu qui devient présente sur l’Autel. Regardons-le! Adorons-le! lors de la consécration. Dieu est là!

Re: Homélies du Dimanche

Publié : mar. 02 mars 2021, 23:47
par Carolus
Normandt a écrit :
sam. 27 févr. 2021, 20:08

Dieu envoie son Fils Jésus pour nous conduire à la vie éternelle, parce que c’est le propre de Dieu d’offrir son Amour et de trouver la solution au mal et au péché dans notre monde. Saint Peul nous le confirme. Dieu : « n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous. » Dieu nous a tout donné et il nous sauve.
Merci de cette méditation, cher Normandt. :)
Jn 3, 16 Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Quel grand amour ! :coeur:

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 06 mars 2021, 19:48
par Normandt
Dimanche 07 mars 2021 Troisième dimanche de Carême
Jn2,13-25 1Co 1,22-25 Ex20,1-17

Les commandements ou les recommandations semble pour nous aujourd’hui une forme d’autoritarisme dont nous ne pouvons échapper et dans lesquelles nous nous sentons piégés.

Cela est vrai lorsque nous pensons les commandements comme le monde peut les transmettre parfois. Par exemple, tu dois croire ou tu meurs. Ou bien, si tu ne crois pas tu seras damné. Heureusement, nous n’entendons plus ces manières de le dire.

Pour Dieu, les commandements sont des recommandations, des moyens de nous garder hors du danger, des posologies pour notre vie de foi.
Prenons un exemple. Il est dit : « Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. » Si nous y pensons vraiment, il y a tout plein de dieux (petit d, des petits « dieux ») dans notre monde aujourd’hui.

Lorsque des vendeurs de drogues disent que la drogue fera du bien à la personne, ce sont des dieux qui n’ont aucune ressemblance à notre Dieu d’Amour. Lorsque des personnes veulent vous raconter l’avenir avec une boule de crystal, elles sont des déesses qui se prennent pour Dieu. C’est de l’orgueil. Et elles ne permettent pas à Dieu d’être Dieu.

Or, lorsque Dieu nous dit de ne pas nous laisser aller à d’autres petits dieux de mensonges, mais de suivre notre Dieu uniquement, ce commandement est très important pour nous, pour notre vie, pour notre entourage. Sortir de la route avec notre voiture est un bon exemple de suivre d’autres dieux, d’autres chemins. Ça ne nous conduit pas loin, sinon dans le décor. Or, Dieu veut nous éviter tous ces pièges et il nous rappelle constamment : ‘Suivez-moi, Suivez votre Dieu qui est Amour pour vous.’

Les commandements sont une bonne chose lorsqu’elles viennent de Dieu, uniquement de Dieu.

Voici une vérité qui pourrait être un commandement pour nous, puisque c’est très vrai : « nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes, nous dit saint Paul. » Nous n’avons pas un dieu bonbon, nous avons Dieu qui est réel, qui a vécu notre vie, qui s’est fait crucifier pour la vérité, la paix et notre salut.

Jésus renverse les tables des changeurs dans le Temple. Jésus renverse aussi les tables des personnes qui se sont égarées. Il renverse nos tables qui sont remplies de choses inutiles, de choses qui nous éloignent de Dieu. Jésus renverse « nos fausses idées, nos marchandages, nos prétendues puretés (Vie Liturgique) », nos illusions. Et nous voulons que Jésus renverse toutes les tables qui nous attirent loin de lui.
Imaginez qu’ici derrière il y ait une centaine de tables et une seule nous conduit à Dieu. Le choix est facile, mais peut-être pas si facile que ça. Un petit incident pourrait nous empêcher de choisir la table de Dieu.

Mais pour cela, nous devons aussi accepter Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nous devons accepter de devenir aujourd’hui, enfants de Dieu et chaque matin vouloir Jésus à nouveau, dans notre cœur, dans notre vie.

C’est un commandement de Dieu, pas pour nous écraser, pas pour nous détruire, mais pour nous conduire à l’Amour, pour nous relever et nous permettre d’entrer dans le Royaume préparé pour nous. Le commandement de Dieu est toujours Amour. Que les commandements de Dieu nous libèrent et nous gardent dans son Cœur, dans sa joie.

Pendant cette Eucharistie, choisissons la Table de Dieu, l’Autel où il se sacrifie pour nous, en ce moment, où il nous donne sa vie et par laquelle il nous sauve du mal et nous garde unis en son Royaume, dès maintenant. Que le Christ Eucharistie nous garde dans sa joie.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 13 mars 2021, 19:52
par Normandt
Dimanche 14 mars 2021

Quatrième dimanche de Carême (Laetare)

Jn 3,14-21 Ép 2,4-10 2Ch 36,14-16.19-23


Dimanche passé, Jésus renversait les tables des changeurs dans le Temple. Jésus nous invite aussi à lui demander de renverser toutes les tables qui nous éloignent de Lui. Nous avons personnellement des tables dans notre vie qui contiennent des choses inutiles, des pensées négatives, ou autres poids que nous trainons.


Seul Jésus peut nettoyer les tables de notre vie. La table de notre mémoire, la table de notre passé, la table de gestes non orientés par l’amour, la table de nos paroles qui n’édifient pas.


Nous sommes invités à accepter Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nous sommes invités à devenir aujourd’hui, enfants de Dieu et chaque matin vouloir Jésus à nouveau, dans notre cœur, dans notre vie.


Dans le livre des Chroniques, Dieu nous invite aussi à laisser derrière nos infidélités envers lui. C’est comme si Dieu faisait le lien entre le mariage et l’Alliance entre lui et nous. Et notre infidélité au mariage avec Dieu, est notre éloignement. Dieu n’est jamais éloigné de nous, mais nous nous éloignons de lui.


« Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure, » nous dit les Chroniques. « Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes. » Assurons-nous d’être à l’écoute du bon sens qu’il y a dans notre Église. Depuis deux mille ans, notre Église suit Jésus et nous offre les moyens de toujours demeurer avec Lui.

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Saint Paul nous dit : « Nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. » Nous reculons lorsque nous agissons comme si Jésus n’est pas dans notre vie, comme si Jésus n’est pas notre Seigneur, comme si Jésus ne conduit pas son Église et qu’il ne conduit pas son peuple. Nous nous « a-mort-issons, » nous devenons morts à la Sagesse de Dieu et de son Église lorsque nous pensons avoir tout réglé et que nous sommes biens installés dans notre vie. Le danger est là, le danger c’est lorsque nous pensons que nous n’avons plus rien à accomplir au nom de Jésus et que nous pensons avoir déjà tout réalisé en notre nom propre.


Nous devons nous attendre à du changement, à nous dépouiller de tout ce qui ne vient pas de Dieu, nous devons nous attendre à ce que le Saint Esprit nous dérange, et vide nos tables bien garnis. Alors là, seulement là, la joie de Dieu va se réaliser dans notre vie.


Jésus a aussi été dérangé pendant sa vie, il n’a pas eu une vie qui était de tout repos, et il s’est confronté à un monde trop souvent sans Dieu. Jésus a aimé, Jésus nous aime encore. Saint Jean nous le dit clairement : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. »


Jésus a pris soin de nous et il nous invite à prendre soin les uns des autres. Dans la lettre du pape François, La joie de l’Évangile, il nous dit : « Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres, comment vous vous encouragez mutuellement et comment vous vous accompagnez (…). Le témoignage de communautés authentiquement fraternelles et réconciliées, cela est toujours une lumière qui attire. » La joie de l’Évangile # 99-100.


Encourager, admirer la présence du Christ dans la vie, les gestes, les paroles de chaque personne, prendre soin en étant authentique et fraternels. Voilà, ce qui est une communauté qui laisse la joie de l’Évangile passer, la joie de l’Esprit Saint passer comme un bon coup de vent sous le soleil l’été. Une bise de joie qui fait du bien à nous et aux personnes autour de nous chaque jour de notre vie. Dieu ne condamne personne, nous ne condamnons personne, nous vivons dans la joie du Cœur de Dieu.


Pendant cette Eucharistie, choisissons la Table de Dieu, l’Autel où il se sacrifie pour nous, en ce moment, où il nous donne sa vie et par laquelle il nous sauve du mal et nous garde unis en son Royaume, dès maintenant. Que le Christ Eucharistie nous garde dans sa joie.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 20 mars 2021, 20:09
par Normandt
Dimanche 21 mars 2021

Cinquième dimanche de Carême
Jn12,20-33 Hé5,7-9 Jr31,31-34

Dans le livre de Jérémie, nous avons des fondements clés de Dieu qui nous permettent une belle méditation sur la bienveillance de Dieu et sur notre engagement.

Premièrement, Dieu parle du peuple d’Israël, mais il pourrait parler de toute famille, de toutes sociétés, de toutes personnes et qui sait, même de moi, de nous. Il nous dit : « mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur. » Dieu est vrai, il est clair, seuls nous pouvons rompre notre alliance avec Dieu. Mais rassurons-nous, Dieu ne rompra jamais son Alliance avec nous. Son Amour est toujours dans notre cœur pour nous dégeler, nous éveiller, nous déranger et nous engager. L’Amour de Dieu, c’est ce que veut dire faire Alliance avec nous, c’est vivre du même Amour que Dieu. Et Dieu ne veut rien d’autre que nous retrouver constamment dans son Amour.
Comment Dieu s’y prend pour que nous connaissions so
n Amour? Il dit : « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. » Eee, Maitre, Dieu, Seigneur, Yahvé, tu as vraiment inscrit ta loi dans mon cœur? Cela veut-il dire que l’Amour de Dieu est en moi, que ton Amour Dieu est en moi?

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Comment pourrais-je m’en défaire? Je ne peux pas me défaire, me détacher de ton Amour. Et pourquoi m’en défaire? Si l’Amour de Dieu est inscrit sur mon cœur, ça veut vraiment dire que Dieu lui-même est inscrit sur mon cœur! Si Dieu est Amour et je le crois, il est déjà le maitre de mon cœur. Il nous a aussi dit : « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, » dans leur cœur.

Cependant, j’ai et j’aurai toujours le choix d’accueillir l’Amour de Dieu sur mon cœur ou être distrait et penser qu’il n’est pas du tout là. Té où Dieu? Je ne l’entends pas, je ne le vois pas, il n’est pas là, il ne m’aime pas, il ne me considère pas, il me laisse seul. Le mensonge est de refuser le Créateur, de refuser l’Amour de Dieu.

Dieu termine en disant : « Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Comme peuple aussi, comme famille aussi, nous pouvons refuser de laisser Dieu être présent, de laisser Dieu être notre Dieu.

Si Dieu écrit sur la pierre, la pierre ne bougera pas beaucoup, elle ne se mettra pas en marche, elle ne reconnaitra pas la présence de Dieu. Vraiment ce passage du livre de Jérémie est une belle base pour augmenter la foi en nous pendant ce temps de bienveillance accordé par Dieu, ce temps de Carême.

Ensuite, connaître Dieu est le moyen de nous faire pardonner nos fautes. Le pape François rappelle que le sacrement du pardon et de la réconciliation individuels est une grâce de Dieu : « C’est le sacrement de la tendresse de Dieu. » Le pardon individuel avec un prêtre permet d’avancer dans la foi, d’améliorer notre rencontre avec Dieu et notre marche de foi quotidienne. Le Psaume 50 d’aujourd’hui est aussi une belle prière pour la suite de notre Carême. Vous pouvez apporter le Prions et réciter le psaume 50.

Amen, amen, Jésus nous le dis : « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » Mourir à soi, pour trouver la présence de Dieu en soi. Le grain de blé a une carapace qui est dure, mais dans son noyau, il a tout pour éclater en vie. Quelle belle image pour décrire la résurrection dès maintenant dans chacune de nos vies.

Que l’Amour de Dieu dans notre vie fasse éclater tous nos doutes, toutes nos déceptions et que nous laissions Jésus travailler notre cœur et travailler les cœurs autour de nous. Confiance en Jésus! Laissons à Jésus le soin d’organiser notre futur. Laissons à Jésus nous offrir sa présence pour que nos situations difficiles se transforment par la vérité, par l’Amour, se transforment par des réalisations éclairées, des possibilités qui semblaient fermées à tout jamais, en possibilités remplis d’espérance. Laissons à Jésus nous tracer le chemin de la fin du Carême jusqu’à la résurrection.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 27 mars 2021, 18:44
par Normandt
Dimanche 28 mars 2021 Passion
Dimanche de la Passion

Mc14,1-72.15,1-47 Ph 2,6-11 Is50,4-7

Dans le livre d’Isaïe, il est écrit : « Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. » C’est bien de se tenir à l’écoute du Seigneur chaque matin. Sois que nous nous tournons à l’intérieur pour écouter la présence de Jésus dans notre cœur, soit que nous ouvrons la Bible et trouver l’Amour de Dieu dans les différents textes.

Mais aujourd’hui, nous avons été à l’écoute des textes que nous avons lus. Je vous invite à vous souvenir d’une phrase que vous avez entendue aujourd’hui et de la porter pendant cette semaine.

Saint Paul a été très inspiré lorsqu’il a décrit la présence de Jésus dans notre monde : « Reconnu homme à son aspect, Jésus s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » Jésus est devenu l’un des nôtres et il est venu nous apporter la paix et l’Amour. Il s’est vêtu du corps de l’humanité pour le conduire en son Royaume.

Pendant cette semaine, en la montée pascale, nous sommes devant la réalité de Dieu qui fait tout pour nous garder dans son Amour. Entrons vraiment dans le Cœur de Dieu et laissons-nous aimer de son Amour infini. Laissons-nous combler de son Amour, de sa présence en nous.

Marchons avec lui jusqu’à la croix. Nous pouvons relire le texte de l’Évangile chaque jour. Nous avons aussi possiblement notre manière de prier pour cette semaine.

Voici brièvement, les événements qui conduisent à la croix de Jésus. Je nous invite encore à écouter ces paroles :

Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.

Une femme lui verse le parfum sur la tête et Jésus la défend.

Les Apôtres mangent la Pâque avec Jésus. Jésus offre son Corps et son Sang

Judas le livre.

Jésus dit aux Apôtres : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.

Jésus dit à Pierre : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »

Au Calvaire, Jésus : commence à ressentir frayeur et angoisse, puis il dit : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »

Jésus dit : Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation

Jésus est arrêté par les gardes

« Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” »

Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »

Jésus lui répond : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »

Quelques-uns crachent sur lui, couvrent son visage d’un voile, et le giflent, et disent : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnent des coups.

Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.

La foule crie : « Crucifie-le ! »

Pilate fait flageller Jésus et il le livre pour qu’il soit crucifié. Barrabas est relâché et Jésus… condamné.

Ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.

Puis ils le crucifient

Des passants l’injurient et se moquent de lui.

Jésus crie d’une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Jésus pardonne puis il expire : « Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Continuons cette semaine en méditant ces passages et en écoutant notre cœur et vivons une relation et un dialogue avec Jésus.

C’est ce Jésus là que nous acclamons avec nos rameaux. Êtes-vous prêts à relever vos rameaux et dire dans votre cœur, c’est ce Jésus que je suis pendant cette semaine jusqu’à la croix.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 03 avr. 2021, 21:07
par Normandt
Dimanche 4 avril 2021 Dimanche de Pâques


Jean 20,1-9 Colossiens 3,1-4 Actes des Apôtres 10,34a.37-43

Aujourd’hui, Saint Pierre nous offre un de ses premiers discours comme Pape. Et il le fait en se rappelant ce que Jésus a transmis aux Apôtres.


Nous nous arrêterons sur ce message de Pierre : « Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. » Pierre confirme que Jésus a bu et mangé avec des témoins, dont il fait partie. Pour que Jésus soit avec des personnes à manger et boire après sa mort, c’est le signe évident qu’il est ressuscité. Pierre en a été témoin. Jésus est réellement vivant et tout ce qu’il a fait est à croire absolument.


Saint Paul pour sa part, nous invite à ressusciter avec le Christ. Il nous dit : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. » La clef de tout croyante, de tout croyant est de rechercher constamment les « réalités d’en haut ». Je me suis beaucoup promené sur les routes de l’Est du Témiscamingue, et je remarque que les vaches dans les champs passent leur journée entière à chercher du foin assez long pour manger, et elles passent la majeure partie de leurs journées à manger du foin. Elles mangent tellement de foin qu’elles m’exaspèrent. Et je me demande comment elles font pour en manger autant. On dirait qu’elles n’ont que ça à faire, manger, manger, manger.


C’est vrai que je les vois se reposer aussi, mais il me semble qu’elles mangent plus qu’elles ne se reposent. D’ailleurs, elles se reposent comme si elles étaient éveillées et attentives. Parce qu’elles ont la tête élevée lors de leur sommeil. Et pendant le repos, elles digèrent, elles digèrent constamment. Elles cherchent les réalités d’en bas, elles mangent les réalités du sol.


Et Saint Paul nous dit : « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. » Les vaches cherchent les réalités d’en bas et elles en mangent, saint Paul nous invite à rechercher les réalités d’en haut et d’en manger constamment. Jésus-Christ est dans les réalités d’en haut, dans le Royaume de Dieu.


Nous sommes invités à ressusciter avec Jésus-Christ et passer notre temps à trouver des moyens de demeurer unis à lui, dans la prière, dans la charité, dans la paix, la joie simple, les encouragements, les soutiens, l’entraide, le partage, créer des liens signifiants avec les autres personnes des autres paroisses, et surtout nous retrouver au repas que Dieu nous offre chaque jour, l’Eucharistie. Dieu nous offre les réalités d’en haut et il veut que nous en mangions constamment.

Saint Paul est totalement éclairé de la lumière de la Résurrection lorsqu’il nous implore de chercher continuellement les réalités d’en haut.


Dans l’Évangile, il y a des personnes qui recherchent les réalités de Dieu. Marie-Madeleine, Pierre, Jean et combien d’autres.


« Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. » Pourquoi c’était les ténèbres, même si Jésus était ressuscité, c’est simplement parce que Marie Madeleine n’avait pas fait l’expérience de la résurrection, dans sa vie à elle. Tant qu’elle ne fera pas l’expérience de la résurrection, c’est les ténèbres dans sa vie.


Elle voit que la pierre a été roulée et elle a le bon réflexe, elle court avertir les Apôtres. Jean et Pierre qui cherchent aussi Jésus ‘court tous les deux ensemble’ pour voir. La communauté c’est ça, de courir ensemble pour trouver les réalités d’en haut, courir ensemble pour trouver Jésus :

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, [Jean] lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » Jean croit et Pierre va croire aussi, si l’on se fie à son premier discours qu’il a proclamé. Je vous relis ce que Pierre a dit : « Nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. »


Recherchons les réalités d’en haut et n’ayons pas peur de perdre du temps avec Jésus, car ce n’est pas une perte de temps, ce n’est jamais une perte de temps, mais la joie constante de manger et boire continuellement à la source, aux réalités d’en-haut, dans le Royaume de Dieu.


L’Eucharistie nous sera maintenant offerte, nous mangerons la chaire divine de Dieu, après nous être abreuvés à sa Parole. Mangeons, mangeons, mangeons et buvons les réalités d’en haut. Recevons constamment l’Amour de Dieu en nous.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 10 avr. 2021, 22:15
par Normandt
Dimanche 11 avril 2021
Jean 20,19-31 1Jean 5,1-6 Actes des Apôtres 4,32-35
Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde

Nous connaissons bien l’histoire des Apôtres au cénacle qui ont eu la visite de Jésus, après la résurrection. Jésus n’a pas attendu que les Apôtres lui ouvrent la porte, il est passé directement à travers le mur pour les saluer. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » À ces paroles les Apôtres sont heureux, leur joie est le signe de la manifestation de Dieu.

J’aime dire aux enfants comment recevoir Jésus dans leur cœur. Je leur dit : ‘Lorsque vous étudiez dans le silence total, parfois vous vous dites’; ‘bon, comment je vais arriver à comprendre ce problème à résoudre’ ou bien parfois vous dites; ah super! J’ai réussi!’. Vous avez créé un dialogue dans votre cœur et dans votre conscience.

Avec Jésus c’est pareil, nous lui parlons dans notre cœur comme vous le faites pour vos études. Et là je leur dis que je crois que Jésus est dans le Tabernacle, dans la petite maison que vous voyez dans le chœur de l’église.

Je leur demande s’ils veulent dire quelque chose à Jésus. Ils peuvent lui demander de leur pardonner quelque chose, comme avoir frappé le chat ou le chien, une sœur ou un frère. Ils peuvent lui demander d’aider une personne de leur famille, d’aider une personne à l’école, remercier Jésus pour quelque chose de bon, de bien, de beau. Ou tout simplement lui dire : ‘Je t’aime, Jésus !’ Et Jésus leur dit : « Je t’Aime ».

Lorsque que je me suis relevé, je voyais les petits les mains jointes, les yeux fermés et qui le faisait avec cœur. Pendant qu’ils priaient, je les offrais à Jésus avec tout ce qu’ils sont, avec les intentions de leurs cœurs.

Ensuite, nous devons laisser du temps à Jésus pour se manifester à nous. Nous sommes souvent trop pressés, nous sommes souvent trop habitués à ce que tout fonctionne bien et rapidement. Mais Jésus continue d’être présent avec nous. Laissons Jésus se manifester à nous.
Les Apôtres n’attendaient pas Jésus dans le cénacle. Et Jésus s’est manifesté à eux, parce que leur cœur était prêt à le recevoir. Mais, nous le savons, Thomas n’était pas là.

Or, Thomas nous offre un enseignement de discernement. Si quelqu’un m’arrive avec les yeux lumineux et me dit : j’ai attrapé un poisson gros comme ça (trois pieds, le montrer) et en plus il me dit que ça c’est juste la face du poisson, je pense que je veux le voir! Là je suis Thomas. Et je pense que je ne serais pas le seul.

Thomas arrive peut-être de l’épicerie, ou il arrive de la pêche et il voit les Apôtres avec les yeux grand de même (un pied) pis les Apôtres pensent qu’il va croire qu’ils ont vu Jésus passer par les murs et leur parler ? Il pense que peut-être les Apôtres lui font une blague, comme on peut en faire, et Thomas trouve que cette blague-là est un peu trop irréelle.

Thomas a la grâce d’attendre que Jésus se manifeste à lui. Le cœur de Thomas est aussi prêt à recevoir la présence de Jésus. Et Jésus ne le déçoit pas. Il se rend présent. La miséricorde de Jésus est son attente du oui de Thomas. Il est en attente de mon « oui », de notre « oui ». Quel que soit notre misère, il la dépasse et nous Aime.

Pour les personnes à qui Jésus n’a pas apparu, Jésus est dans votre cœur. Il est là. Avoir foi en Jésus ouvre la porte de notre cœur et nous permet de vivre un cœur à cœur avec lui, notre cœur branché sur le sien. Car Jésus, comme pour la résurrection, n’a pas besoin de nous taper sur l’épaule pour nous demander à entrer, l’Amour de Jésus est dans notre cœur.

Oui, nous pouvons offrir du matériel et de l’argent aux pauvres, mais ce que le monde a le plus besoin, c’est de savoir que Dieu les Aime d’un Amour infini à la plus grande joie que nous ayons vécue. Nous avons tous et toutes cette mission.

Re: Homélies du Dimanche

Publié : sam. 17 avr. 2021, 22:19
par Normandt
Dimanche 18 avril 2021 - Troisième dimanche de Pâques
Luc 24,35-48 1Jean 2,1-5a Actes des Apôtres 3,13-15.17-19

Nous lisons dans le Psaume : « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! » Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage ! » Qui nous fera voir le bonheur? Qui nous permettra de voir le visage illuminé de Dieu? Le bonheur est une denrée qui semble rare parfois. Tout le monde le cherche constamment et personne ne semble l’avoir attrapé de ses mains, l’avoir saisie et retenu. Le bonheur est comme le vent, il passe, nous surprend et repart.
Qui nous fera voir le bonheur? Peut-être, le cherchons-nous trop? Pendant que nous le cherchons, le bonheur joue à la cachette. Serait-il mieux de ne pas chercher le bonheur? C’est comme chercher la chaleur, en plein soleil l’été où il fait 25 degrés.

Or, le bonheur ne se laisse pas chercher, le bonheur est comme Dieu est, comme Dieu a dit à Moïse : « Je Suis. » Je Suis l’Amour, je suis le bonheur, je suis la joie, je suis la paix, Je Suis. C’est trop simple. Le bonheur est là, mais nous le cherchons. En le cherchant, nous sommes ailleurs pendant que le bonheur est déjà placé dans notre cœur. Apprécions le bonheur et il va remonter en surface. Il va remonter comme les bulles dans une eau gazéifié.

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Saint Jean nous dit : « En celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui. »
Conserver la Parole de Dieu, méditer la Parole de Dieu, approfondir la Parole de Dieu permet aux bulles de l’Esprit Saint de remonter constamment en nous et d’irriguer notre corps en entier. La Parole de Dieu jaillit de notre cœur un peu à la fois. Et pour les personnes qui l’ont vécu, lorsque la Parole remonte en nous, nous avons toujours un sentiment de joie et de satisfaction. Nous disons, wow, je ne l’avais pas vu comme ça. Comme c’est beau d’observer la joie dans un enfant, comme c’est beau d’observer la création de Dieu dans la forêt, comme c’est beau de regarder un oiseau voler, comme c’est beau quand la justice améliore la vie des personnes de notre municipalité, de notre paroisse. Nous voyons la Parole de Dieu en action, lorsque nous voyons des marches pour améliorer la qualité de vie des personnes.

Mais certaines personnes peuvent voir Jésus et sa Parole comme un fantôme qui n’est pas très invitant. Le fantôme fait peur lorsque nous ne connaissons pas Jésus.

Les Apôtres sont rassemblés et « saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. » Jésus vient de traverser les murs. Dans une autre version de la Bible, il est écrit qu’ils croyaient voir un fantôme. Comment les Apôtres qui ont vécu avec Jésus pendant trois ans, jour et nuit, peuvent avoir peur de Jésus parce qu’ils ne le reconnaissent pas? Le fantôme fait peur lorsque nous ne connaissons pas assez Jésus.

Mais Jésus est patient. Il n’y a pas plus patient que Jésus, il n’y a pas plus patient que Dieu. Eux voient un fantôme et Jésus doit les inviter à le toucher. Il n’y a pas que Thomas qui a eu la permission de toucher Jésus.

Relisons le passage : « Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. » « Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. »

Continuons de permettre à Jésus de nous surprendre que ce soit dans sa Parole, par l’Eucharistie, et pourquoi pas par une apparition. Que Jésus vienne transformer notre vie en profondeur. Laissons-le remonter de notre cœur et laissons la bienveillance de Dieu nous envahir à nouveau.