Homélies du Dimanche

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Re: Homélies du Dimanche

Message non lu par Normandt » sam. 17 oct. 2020, 21:44

A dimanche 18 octobre 2020 Mt 22, 15-21 1Th 1, 1-5b Is 45, 1.4-6a

Souvent, nous entendons aujourd’hui que toutes les religions sont semblables. Pas nécessairement. Parce que s’il y a des différences entre les personnes et qu’elles forment une religion, les religions sont aussi différentes.

D’ailleurs, nous choisissons souvent les personnes avec qui nous aimons être en relation, c’est vrai aussi pour la religion que les gens choisissent.

Cependant, il y a un seul Dieu pour l’humanité, comme c’est écrit dans le livre d’Isaïe : « Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre : en dehors de moi, il n'y a pas de Dieu. » Un Dieu, plusieurs religions, une multitude de personnes.

Dieu est le même pour le monde entier, il ne change pas, mais nous pouvons le voir ou le penser de manière différente. C’est bien et en même temps, ça peut causer des difficultés dans notre manière de comprendre Dieu.

Souvent, j’aime dire : « Si les zèbres avaient à peinturer Dieu, ils le peintureraient avec des lignes noires et blanches ».

Nous avons la tendance à peindre Dieu comme nous pensons qu’il est et non pas comme il est. Discernons entre ce qui vient de Dieu de ce qui n’est pas de lui. Et cela est vrai aussi pour toutes les religions, les personnes.

Saint Paul parle de l’importance de connaître le vrai Dieu, afin de transmettre la vérité sur lui :
« En effet, notre annonce de l'Évangile chez vous n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue. »

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La transmission de la Parole de Dieu et la connaissance de Jésus passe par le Saint Esprit, puisque seul le Saint Esprit connait réellement Dieu.
Assurons-nous d’être certain que lorsque nous parlons de Dieu que nous sachions de qui nous parlons et non pas simplement de ce que nous avons entendu. Osons revisiter notre apprentissage.

Posons-nous cette question, par exemple. Puisque Dieu est Amour, et nous le croyons, est-ce que Dieu nous ferait du mal? Faisons le tri de ce qui est bon et de ce qui est moins bon, le vrai du faux, la vérité du mensonge. Rendons à Dieu ce qui est à Dieu.

Pour l’argent, cela va à César lorsque nous payons les impôts, par exemple. C’est le côté pratique. Nous rendons au policer notre permis de conduire. Nous transmettons aux enfants notre connaissance.

Rendons à Dieu notre action de grâce pour son Amour et pour tout le bon et le bien qui vient de lui. Et c’est de ça que nous devrions parler lorsque nous parlons de Dieu. À la banque nous parlons d’argent, avec Dieu et de Dieu, nous parlons d’Amour infini, d’Amour vrai, réel, pur.

Les disciples des pharisiens et les sympathisants d’Hérode viennent poser une question à Jésus. Leur question est remplie de vérité sur Jésus. Mais, c’est étrange qu’ils ne se rendent pas compte de la vérité dans leur question. Ils disent à Jésus : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. »

Jésus est vrai et il enseigne le vrai chemin de Dieu. Il ne se laisse influencer par personne, car il ne fait pas de différence entre les gens. C’est impressionnant que des personnes comprennent les vérités sur Jésus et ils cherchent quand même à tromper Jésus en lui posant la question sur les impôts.

Jésus les invite à se questionner sur la question qu’ils lui posent. Jésus est vrai et l’impôt est à César. Jésus enseigne le chemin de Dieu. Jésus est juste avec tout le monde. Remettons ce qui est de Dieu à Dieu et rendons lui grâce pour son Amour que nous recevons gratuitement, sans payer.

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Re: Homélies du Dimanche

Message non lu par Normandt » sam. 07 nov. 2020, 16:39

Homélie du Dimanche 8 novembre 2020
A 32 TO 8no20 Mt 25, 1-13 1Th 4, 13-18 Sg 6, 12-16

Il y a des choses dans la vie qui ne se partagent pas. Dans l’Évangile, ce sont les vierges sages qui ne peuvent pas partager leur huile pour ajouter de la lumière aux autres filles, qui souhaitent aller aux noces et voir l’époux.
« Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ »

Comment concilier la sagesse et décider de ne pas partager ce que nous avons aux autres. Pourquoi, lorsque Jésus n’a pas cessé de nous parler et de nous vanter la justice et la charité, fait-il volte-face et semble-t-il nous inviter à ne pas partager de l’huile avec d’autres?

Jésus, nous le savons, ne peut pas nous demander quelque chose contraire à sa volonté. L’Amour de Dieu est unique et sera toujours donné à tous et toutes. Donc, Jésus, comme nous le connaissons, essaie de nous dire autre chose. Nous ne pouvons pas tout partager. Il y a de ces choses qui ne se partagent pas.

L’attention constante à Jésus et le suivre pendant notre vie est sûrement dans l’intention de Jésus. Lorsque nous tenons notre cœur uni au Cœur Sacré de Jésus, c’est quelque chose que nous ne pouvons pas donner aux autres, nous le vivons.

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Chaque personne est unique et leur relation avec Dieu est aussi unique. Si les autres recherchent Dieu et le reçoivent, ils vont aussi saisir que c’est le seul passage, afin d’entrer dans le Royaume de Dieu. Mais si les personnes sont insouciantes, elles ne verront pas, pire encore, elles ne comprendront pas qu’elles puissent être sauvés par le Christ. Et lorsque l’Époux arrivera, elles seront ailleurs.

Les 7 péchés capitaux : L’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, l’impureté, la gourmandise, la paresse nous gardent éloignés de l’Époux. Lorsque nous sommes attirés par le péché, nous nous éloignons de la vérité et de Dieu. Enfin, ce qui rend insouciants ce sont les éloignements de l’Amour de Dieu.

Au contraire, l’effort et la constance par nos pratiques de foi, de dévotion et de vie dans le Christ nous aideront à remplir notre lampe d’huile. L’huile est le symbole de ce qui demeure.

Veiller par la prière, n’est pas quelque chose qu’on peut donner à une autre personne. Elle devra elle aussi veiller et prier. La prière est unique à la personne qui la pratique. Lorsque nous prions pour les autres, lorsque nous récitons le chapelet, par exemple, pour les autres, nous les aidons à remplir leur lampe à l’huile. Chaque bille du Rosaire est une goutte d’huile dans les lampes de ceux et celles pour qui nous prions.

Cependant ce qui nous torture le plus, ce qui tord le plus notre cœur, c’est de prier pour des personnes qui ne se laissent pas toucher le cœur. Même Jésus ne peut pas aller contre le désir d’un cœur fermé.

Mais la persévérance dans la prière, toutes les prières que nous offrons pour les âmes peuvent faire la différence. Beaucoup de personnes insouciantes sont devenus sages par la prière de parents, d’amis et souvent d’inconnus qui ont priés pour eux.

Donc, comme dans la parabole, à la dernière minute, tous les priants et même les vierges sages, ne peuvent rien pour la personne au cœur fermé, sauf prier.

Chaque personne peut décider de se placer en face de l’Amour du Christ Ressuscité et d’entrer dans la noce éternelle ou le refuser. Et comment refuser, car : « La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent. »

Soyons vigilants dans la prière et demeurons prêts, par un cœur renouvelé et resplendissant, lavé dans le Sang de l’Agneau.

Pendant cette communion au Corps et au Sang de Jésus, demandons-lui de nous aider à toucher le cœur de toutes les personnes qui se tiennent éloignées de lui, de l’Époux, afin qu’ils découvrent l’Amour qui conduit dans la maison du Père sous la Présence de l’Esprit Saint.

Que Marie et Joseph voyagent avec nous pendant notre pèlerinage, afin de toucher le cœur des distants et de les ramener à l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde et redonne l’éclat à l’âme, guérie de toute maladie, l’âme qui est remise à neuf, sans tache, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

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Re: Homélies du Dimanche

Message non lu par Normandt » sam. 14 nov. 2020, 19:27

Homélie du Dimanche 15 novembre 2020

A Dimanche 15 novembre 2020
Mt 25, 14-30 1Th 5, 1-6 Pr 31, 10-13.19-20.30-31

Aujourd’hui, il est question des efforts que nous déployons pour demeurer solides dans la foi. Dans la lecture des Proverbes, nous lisons : « Une femme parfaite, qui la trouvera ? Elle est précieuse plus que les perles ! » La vaillance chez la femme et chez l’homme, c’est une grâce dont nous avons la chance d’observer. Nous louons ces personnes pour le travail et le bien qu’elles font.

Il y a une différence entre une personne qui se donne avec équilibre et une personne qui se donne jusqu’à l’épuisement. Si l’équilibre d’une personne est loué, l’épuisement d’une personne fait craindre pour la santé.

Nous savons que nous pouvons faire fructifier nos talents un jour à la fois et progressivement. Lorsque nous pensons à sainte Thérèse de Lisieux dans son cloître, nous savons qu’elle n’était pas appelée à faire les milles pas chaque jour pour rejoindre des personnes sur les routes de la vie. Par contre, elle portait au Seigneur toutes les personnes à qui elle pouvait penser.

Elle priait constamment pour le bien de l’Église et pour les prêtres. C’était sa mission. En plus, pour la garder occupée, elle avait ses tâches quotidiennes. Si ce n’était pas pour le froid cuisant de l’hiver dans un cloître sans chauffage, en Europe, la petite Thérèse aurait vécue plus longtemps. Elle est décédée de tuberculose.

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Si ce n’était de la reconnaissance des sœurs à son endroit, sa vie aurait été autant sainte mais non connue de millions de personnes. Combien de personnes autour de nous dont nous pouvons dire avec beaucoup de justesse qu’elles sont saintes. Ces personnes avaient un but particulier qui très souvent a échappé à beaucoup de personnes.

Quel est ce but si particulier que les saintes personnes ont? Ce n’est pas tant le travail qu’elles font que de la manière qu’elles le font. Ce n’est pas tant la quantité de travail qui est remarqué.

C’est surtout le talent qui est déployé. Or, une personne peut faire beaucoup de choses, mais le plus important est sa relation à Dieu. Parce que Dieu est celui qui nous offre les talents et il est le seul qui peut les faire fructifier en nous.

Ce que les saintes et les saints ont de si remarquable est leur relation à Jésus. Avant tout le talent qu’une personne peut disposer, c’est la relation à Jésus qui domine. Placer notre confiance en Jésus nous permet de recevoir exactement ce dont nous avons besoin pour la mission.

Nous n’avons pas à tous faire pareil, nous sommes en mission lorsque notre mission vient de Jésus et que nous déployons les talents que Jésus nous offre pour la mission. Quelle que soit la mission. Thérèse était réservée à Dieu dans une clôture, dont elle ne sortirait jamais.

Elle vivait dans un lieu de prière et d’adoration. Elle vivait déjà la béatitude qu’elle retrouverait à son entrée au ciel. Elle vivait des moments uniques avec Dieu dans le silence. Quelle grâce de se laisser aller à la bienveillance de Dieu et de placer toute sa confiance en lui. Ça c’est du talent.

Cela dit, nous avons tous et toutes du talent lorsque nous laissons à Jésus le soin de guider notre journée, chaque journée.
Remarquons dans ce qui suit que Jésus dit que la personne a reçu ses 5 talents. Elle n’a rien fait pour recevoir ses talents, mais c’est avec Jésus qu’elle les a faits fructifier : « Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ »

Cette personne était déjà dans la joie de son maître. Et le Seigneur vient lui confirmer que la joie va demeurer éternellement. Demandons encore à Jésus de nous dévoiler nos talents et entrons dès maintenant dans la joie de notre Roi.

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Re: Homélies du Dimanche

Message non lu par Normandt » sam. 21 nov. 2020, 20:41

Homélie, Dimanche Christ Roi
A dimanche 22 novembre 2020 Mt 25, 31-46 1Co 15, 20-26.28 Ez 34, 11-12.15-17 Christ Roi


La première lecture tirée du livre d’Ézéchiel est très réconfortante. Dieu dit qu’il va s’occuper lui-même de ses brebis. Dieu s’occupe lui-même de nous. Il nous dit : « C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. »


Dieu s’occupe de nous. Il n’a que ça à faire, s’occuper de nous. Et c’est à nous de lui permettre de veiller sur nous, de chercher à nous retrouver, à nous sortir des endroits où nous avons possiblement errés, où nous avons possiblement sorti de la route qui mène à notre salut. Parfois, nous nous égarons dans des sentiers qui nous éloignent de l’Amour de Dieu, mais Dieu fait tout pour nous ramener à sa suite.


Quelle chance que nous avons de savoir que Dieu est constamment à notre recherche. Il aime nous chercher. Et il va chercher chaque personne sans distinction, de la plus pauvre à la plus à l’aise. Nous n’avons qu’à nous rendre disponible et à le laisser nous rejoindre, puis nous transformer, puis nous laisser aimer. Plus nous laissons à Dieu le soin de nous prendre en main, de nous aimer, plus nous allons être transformés pour ressembler à son Amour.


Je relis le Psaume sans le répond : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.


Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.



Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. »


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Plus nous allons nous approcher de Jésus, mieux notre vie va se transformer.

Beaucoup de personnes partent vers le sud pour l’hiver et souhaitent s’approcher du soleil et en profiter. Jésus est notre soleil dont nous pouvons nous approcher sans voyager et sans payer. Nous laisser illuminer par Jésus va nous permettre de voir mieux dans notre vie et dans ce qui nous entoure. De toute manière nous sommes toujours devant Jésus. Il ne suffit que de l’accueillir.


Voici ce qui est dit dans l’Évangile : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui. » Le mal qui peut se trouver caché dans notre vie, nous pouvons le remettre à Jésus et il nous éclairera de sa lumière. Comme ça nous deviendrons de plus en plus libres, de plus en plus joyeux, sachant que Jésus transforme notre vie. Avec cette transformation et à laisser Jésus être le Roi de notre vie, cela nous permettra de le porter aux autres, par nos actions, par nos paroles et par notre prière et notre confiance en Jésus.


Lorsque Jésus passe dans notre vie, il y a une transformation évidente. Et les personnes autour de nous pourrons reconnaître ce que Jésus dit : « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' »


Continuons de servir Jésus en nos sœurs et frères même si parfois nous pensons que ça ne donne rien. Et à notre grande surprise nous entendrons Jésus nous dire à la fin de notre vie : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume. »

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Re: Homélies du Dimanche

Message non lu par Normandt » sam. 28 nov. 2020, 21:49

Homélie, 1er Dimanche de l'Avent


B Dimanche 30 novembre 2020 1er Avent
Mc 13, 33-37 1Co 1, 3-9 Is 63, 16b-17.19b; 64, 2b-7
Quel parent n’a pas veillé sur ses enfants? Spécialement, quand celui-ci est malade. Le parent va passer sa main sur son front pour vérifier la chaleur. S’il y a une possibilité de fièvre, il va sortir le thermomètre. Ensuite, si effectivement il y a trop de fièvre, le parent va se lever, même si c’est la nuit et conduire l’enfant à l’hôpital. Le parent va garder un œil sur son enfant tant qu’il ne sera pas vu par le médecin. Puis, le parent va attendre le résultat et la solution avec patience. Veiller, un parent connaît ça.

Pour la mère qui est enceinte, elle vit aussi un temps de veille. Elle veille sur ce qu’elle ressent et par ce qui se produit à l’intérieur d’elle. Dès le moindre mouvement de la petite personne en elle, elle va toucher son ventre. Elle va devenir particulièrement attentive et d’une manière toute spéciale.

Marie reçoit le plus bel enfant que nous pouvons imaginer. Dès que l’Ange Gabriel lui confirme qu’elle portera le Fils de Dieu, Marie veille et elle devient toute attentive à sa nouvelle mission. Marie, qui est l’ouvrage des mains de Dieu, devient elle-même porteuse de celui qui est le potier.

Nous pouvons prendre exemple sur Marie pour notre propre attente du messie dans notre vie. Nous pouvons ouvrir notre cœur, notre conscience, tout notre être à l’approche du plus grand miracle que nous pouvons imaginer. Comment préparer notre cœur et notre être entier à recevoir Dieu dans notre vie? Comment veiller chaque jour et nuit jusqu’au jour de la naissance de Jésus non pas seulement dans une crèche, mais dans notre cœur? Et continuer de veiller pendant l’année qui vient, veiller comme si nous pourrions perdre Jésus, veiller à ne pas le laisser partir.

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Il est écrit dans le Psaume : « Jamais plus nous n'irons loin de toi. » Nous voulons toujours demeurer près de toi, notre Dieu, notre Seigneur.
Accueillons la bienveillance de Dieu de prendre place en notre monde, d’être fragile et digne de toute notre attention : « Dieu est fidèle, nous dit saint Paul, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. » Quelle grâce d’être en communion avec Dieu qui se rend présent pour nous. Nous pouvons aussi porter Jésus avec Marie, parce que nous voulons que le monde prenne connaissance de plus en plus de sa présence dans notre vie. Que le monde puisse dire à Dieu : « Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde : fais-nous voir le jour de ton salut. » (cf. Ps 84, 8)

Comme pour son enfant malade, comme pour Marie qui veille en elle sur la présence de Dieu, nous sommes invités à ne pas perdre un instant pour reprendre conscience de la présence de Dieu en nous.

Jésus qui parle de sa venue, nous dit : « Prenez garde, restez éveillés, veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. » Jésus parle de manière claire. Il nous dit de ne pas nous éloigner de la présence de Dieu, d’en faire notre ami le plus proche, d’y penser chaque jour, de laisser son Amour nous envahir.

Prenons garde, ce qui veut dire : devenons attentifs au point que nous vivons totalement de la présence de Dieu dans notre vie.

Soyons aussi attentifs au besoin de nos sœurs et frères de notre entourage. Bientôt, il y aura la guignolée qui permettra de nourrir les personnes qui vivent des moments difficiles. Cela est aussi une occasion de garder Jésus avec nous et de le porter aux autres. Les autres personnes qui reçoivent de nos dons nous permettent de nous transformer de plus en plus à l’image de Dieu.

Pendant cette descente jusqu’au berceau de Jésus, demandons au Seigneur de quelle manière il veut être présent par notre vie, en nous, au cœur du monde.

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