Avortement et communion

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par FMD » jeu. 17 août 2006, 22:49

[align=justify]Bonsoir Grichka,
Grichka a écrit :Un embryon n'est pas plus un être humain, qu'un spermatozoïde, ovule, ou même une cellule d'un corps humain.

Un embryon est une « vie humaine non encore née » (cf. Evangelium Vitae) qui n'a rien de comparable avec un spermatozoïde ou une ovule de par son être mais également son devenir. En tant que catholiques nous croyons également, je vous le rappelle à tout hasard, en l'existence d'une âme spirituelle. Cette dernière n'apparaîtrait donc qu'à la naissance?
En ce processus biologique de reproduction d'autres organismes ont autant d'importance que l'embryon proprement : le placenta, le cordon ombilical, etc ... tout est organiquement relié et inséparable en la femme enceinte, au point que l'on peut dire seulement que la femme enceinte est un être et non deux êtres.
Les progrès des technologies scientifiques permettent de sauver des enfants toujours davantage prématurés. Certains êtres humains que vous auriez jugés de manière bien péremptoire inséparables de la femme enceinte il y a encore une dizaine d'années peuvent désormais survivre et se développer en dehors de l'utérus de leur mère. S'il n'est pas souhaitable pour des raisons éthiques et pour l'instant difficilement envisageable pour des raisons techniques, la mise au point de l'utérus artificiel suffirait par ailleurs à infirmer votre raisonnement.
Il s'agit pour nous chrétiens, de sauver, et non de condamner.
Que répondrons-nous au Christ lorsqu'il nous demandera ce que nous avons fait aux plus petits d'entre les siens, ce que nous lui avons fait?[/align]

par Grichka » jeu. 17 août 2006, 20:49

Il n'existe aucun consensus "traditionnel" ni "universel" de ce type, sinon dans votre esprit. Un être humain est un être vivant appartenant à l'espèce humaine. Vous direz aux deux milliards de chrétiens (dont un milliard de catholique), au milliard de chinois et aux 700 millions de musulmans que l'universalité se fait sans eux...
Cher Christophe,

ce n'est pas parce que près d'un milliard d'indouistes tiennent la vache pour sacré, que cela prend un caractère universel.

De fait la naissance et la mort d'un être humain sont universellement reconnu et honoré en tant que début et fin de la vie humaine.
Dès la naissance de l'enfant, s'il meurt, cet enfant pourra être inhumé civilement et religieusement comme n'importe quel adulte. Par contre, il ne viendrait à l'idée d'aucune communauté humaine, en dehors de quelques sectes farfelues d'honorer religieusement ou civilement la mémoire d'un embryon ou d'un foetus.

C'est une question de simple bon sens !

Un embryon n'est pas plus un être humain, qu'un spermatozoïde, ovule, ou même une cellule d'un corps humain.
C'est l'ensemble de l'organisme de la femme enceinte qui participe, et est engagé dans le processus biologique qui amènera si tout va bien, à la naissance d'un être humain.

En ce processus biologique de reproduction d'autres organismes ont autant d'importance que l'embryon proprement : le placenta, le cordon ombilical, etc ... tout est organiquement relié et inséparable en la femme enceinte, au point que l'on peut dire seulement que la femme enceinte est un être et non deux êtres.

Cher Christophe, je comprends tout à fait votre bonne volonté de vouloir que la femme désire s'accomplir pleinement en la maternité, et accueille avec joie la bonne nouvelle qui est sa grossesse. C'est aussi mon désir le plus cher. Mais je pense qu'il s'agit alors d'utiliser d'autres arguments pour émouvoir un sentimentalisme confusionnel comme quoi l'embryon serait un être humain à part entière.
Je pense que dans nos sociétés occidentales peu de personnes partages cette croyance que je considère comme falacieuse.

Mes arguments seraient que la plénitude d'être humain, est pour une femme d'être épouse et mère. Le chemin vers cette plénitude est une quête spirituelle en Dieu. Car en Dieu qui est Amour est le resplendissement de l'Humain, le resplendissement de la Femme, le resplendissement de la Mère.

Il s'agit pour nous chrétiens, de sauver, et non de condamner. Je n'ai aucun droit, aucun pouvoir sur aucune femme. Si je peux l'inviter à accueillir toute grossesse comme grâce, je ne me sens aucun droit, de la condamner parce que pour des raisons qui lui sont personnelles, elle refuse cette grossesse.

Je vous remercie pour cette intéressante discussion sur un sujet pour le moins douloureux.

cordialement,

Christian

Re: propagande de haine aveugle ?

par Olivier » jeu. 17 août 2006, 11:49

Grichka a écrit :
L’avortement étant simplement condamné au nom des droits de l’homme ou de la dignité de l’homme.
Qu'est ce qu'un être humain ?

Il est bon de rappeler qu'il y a un consensus traditionnel et universel pour déclarer que la vie d'un être humain commence à la naissance et finit à la mort.

Il s'en suis que les notions juridiques concernant les droits de l'homme ne peuvent concerner que les êtres humains nés ... donc depuis la naissance.

La jurisprudence concernant des foetus et des embryons ne tiennent compte que des préjudices portés aux parents (notamment lors d'interruption de grossesse suite à un accident)

Je rappelle que la déclaration des droits de l'Homme est un acquis républicain. Cet acquis juridique n'est pas l'inspiration de l'église catholique romaine, tout au contraire en contrariété de notre église. Ce n'est que depuis le siècle dernier que notre église considère la déclaration des droits de l'Homme comme un bien pour l'humanité.
De fait, la liberté de penser, la liberté religieuse n'était pas considérée comme un bien, et la citoyenneté était soumise au devoir de penser ce qu'il était convenu par l'Eglise Catholique Romaine de penser.

Je rappelle que l'égalité de dignité et de droit des femmes et des hommes est aussi un acquis républicain. En deux millénaires d'histoire, l'église catholique romaine n'a fait que justifier théologiquement le machisme ambiant. Je rappelle que plusieurs centaines de milliers de femmes ont été persécutés et brûlés par l'inquisition.
Ce n'est que depuis la seconde moitié du siècle dernier, que le Concile Vatican II a reconnu la légitimité de cette aspiration d'égalité de dignité et de droit des femmes.

Je rappelle que la notion de droit concernant les enfants est un acquis républicain, et qu'en deux millénaires d'histoire chrétienne, l'église catholique romaine n'a jamais oeuvré pour une juridiction dans ce sens pendant qu'elle oeuvrait abondamment pour une juridiction imposant le machisme comme vérité inaltérable.

Ainsi je suis surpris quand le combat pour l'égalité de dignité et de droit des hommes et femmes est loin d'être gagné, quand le combat pour le droit et la dignité des enfants est loin d'être gagné, l'église catholique romaine porte une haine féroce contre une société de mort (la mienne) dont la cruauté serait de permettre aux femmes de disposer librement de leur grossesse, donc d'interrompre si bon leur semble cette grossesse.

Et toute cette idéologie de haine repose sur la confusion sur la notion d'être humain, confusion d'un embryon et d'un enfant, confusion que peut de nos citoyens partagent.

Ceci n'empêche que la question de l'interruption de grossesse, et que le regard que nous avons à porter sur l'embryon doit être un regard d'humanité.

Ceci n'empêche qu'en notre foi catholique, la vie de l'embryon puisse être considéré comme sacré. Mais il s'agit de foi, donc d'une éthique particulière à notre foi, qui ne peut être imposé à tous.
Rien ne nous oblige en notre République, d'avorter.

Je ne suis pas favorable à revenir à des pages anciennes douloureuses de l'histoire de notre église.

cordialement

Christian
Déjà vos droits de l'homme républicain ont été signé par notre roi très Chrétien Louis XVI :P
Les droits de l'homme ne sont pas nés en 1789 (pensez aux vendéens qui pour justifier leurs génocides, on leurs enlevés toutes humanités, commes les juifs sous Hitler)

"Un decret de la divine bonté a voulu que tous les hommes, ayant la meme origine fussent doués dès leur apparation d'une sorte d'une liberté naturelle. Mais la providence a permis aussi que certains d'entre eux aient perdu, par leur propre faute, leur première dignité et soient tombés dans la condition servile. C'est à notre majesté royale qu'il est donné de les elever de nouveau à la liberté"


Louis VII


"Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l'honneur, la liberté et la propriété." Louis XVI


" Voici ce que coûte une grande victoire, le sang de nos ennemis reste le sang des hommes, la vrai gloire est de l'épargner". Louis XV.


L'inquisition n'a fait que 5000 morts en 1000 morts, et il me semble que les procés de sorcellerie était surtout chez les puritains.

La femme était plus libre dans la société medievale et moderne que contemporaine.
Le droit de vote date de 1945, alors que les veuves pouvaient voter sous l'Ancien Régime.
Des abesses pouvaient commander des hommes.

Le travail des enfants dans les usines datent aprés 1789.

Aimer son prochain c'est l'eviter qu'il aille à l'enfer, soutenir l'avortement ce n'est pas aimer son prochain! (ce que fait la république). Elle incite les gens à commettre un crime et un péché!

Oui, Christian, c'est de la propagande de haine aveugle !

par Christophe » jeu. 17 août 2006, 8:06

[align=justify]Bonjour Grichka
Grichka a écrit :Qu'est ce qu'un être humain ?

Il est bon de rappeler qu'il y a un consensus traditionnel et universel pour déclarer que la vie d'un être humain commence à la naissance et finit à la mort.
Il n'existe aucun consensus "traditionnel" ni "universel" de ce type, sinon dans votre esprit. Un être humain est un être vivant appartenant à l'espèce humaine. Vous direz aux deux milliards de chrétiens (dont un milliard de catholique), au milliard de chinois et aux 700 millions de musulmans que l'universalité se fait sans eux...
Il s'en suis que les notions juridiques concernant les droits de l'homme ne peuvent concerner que les êtres humains nés ... donc depuis la naissance.
Si la personnalité juridique n'est reconnue qu'aux êtres humains nés, alors effectivements la législation s'appliquant aux personnes ne peut s'appliquer qu'aux êtres humains nés. C'est logique.
De même, si la personnalité juridique n'est reconnue qu'aux êtres humains de sexe masculin, alors effectivements la législation s'appliquant aux personnes ne peut s'appliquer qu'aux êtres humains de sexe masculin.
De même, si la personnalité juridique n'est reconnue qu'aux êtres humains de race blance, alors effectivements la législation s'appliquant aux personnes ne peut s'appliquer qu'aux êtres humains de race blanche.
De même, si la personnalité juridique n'est reconnue qu'aux êtres humains de religion musulmane, alors effectivements la législation s'appliquant aux personnes ne peut s'appliquer qu'aux êtres humains de religion musulmane.
Etc.
La jurisprudence concernant des foetus et des embryons ne tiennent compte que des préjudices portés aux parents (notamment lors d'interruption de grossesse suite à un accident)
Le jurisprudence française - c'est triste mais c'est la réalité - ne reconnaît aucun préjudice dans la perte d'un foetus par accident causé par un tiers.
Je rappelle que la déclaration des droits de l'Homme est un acquis républicain.
En 1789, lorsque la DDHC est adoptée, la France est une monarchie constitutionnelle, pas une République.
Cet acquis juridique n'est pas l'inspiration de l'église catholique romaine, tout au contraire en contrariété de notre église.
La DDHC est un texte emprunt d'occidentalisme. Et l'Occident est bien une civilisation chrétienne, civilisation pour laquelle je ne pense pas avoir à rappeller l'importance de l'inspiration de l'église catholique romaine. La DDHC de 1789 a été - est est toujours - condamné par l'Eglise non pas en raison des droits positifs qu'elle proclame mais pour être une fille des Lumières (en particulier les élèments rousseauistes et voltairiens du texte).
C'est la DUDH de l'ONU (1948) dont l'Etat de la Cité du Vatican fait partie qui est reconnu. Je conseille notamment le livre de Maritain paru sous le titre "Christianisme & Démocratie" pour comprendre comment l'ONU s'est finalement résigner à ne pas donner une justification philosophique aux droits positifs qu'elle proclamait, afin de réunir un large concensus autour de la déclaration.
De fait, la liberté de penser, la liberté religieuse n'était pas considérée comme un bien, et la citoyenneté était soumise au devoir de penser ce qu'il était convenu par l'Eglise Catholique Romaine de penser.
Sur la liberté de conscience et la liberté religieuse, je vous renvoie à la thèse du père Basile VALUET (1999) sur le "développement homogène du Magistère authentique". Il faut bien comprendre que c'est une liberté morale que l'Eglise condamne - hier et aujourd'hui, et que c'est une liberté publique que l'Eglise reconnaît.
Je rappelle que l'égalité de dignité et de droit des femmes et des hommes est aussi un acquis républicain. En deux millénaires d'histoire, l'église catholique romaine n'a fait que justifier théologiquement le machisme ambiant.
L'égalité de dignité des hommes et des femmes est affirmée dès le texte de la Génèse. L'égalité de droit, qu'est-ce à dire ? Elisseivna pourra vous dire qu'elle n'est pas encore réalisée. Si vous parlez du droit de vote que la République a refusé aux femmes pendant 150 ans et reconnu seulement en 1945 par le gouvernement De Gaulle (personnage aux idées royalistes et catholique social), c'est difficilement défendable.
Merci de nous apporter vos preuves de la "justification théologique du machisme ambiant" opéré par l'Eglise pendant 2000 ans.
Je rappelle que plusieurs centaines de milliers de femmes ont été persécutés et brûlés par l'inquisition.
L'inquisition n'a pas prononcé des "centaines de milliers" de condamnations à mort. En plusieurs siècle d'existence dans toute l'aire de civilisation chrétienne, l'Inquisition a fait moins de victimes que la terreur révolutionnaire en 10 ans et sur le seul territoire français. Enfin, il n'y a pas eu que des femmes condamnées par l'Inquisition et celles qui l'ont été ne l'ont pas été en raison de leur féminité.
Je rappelle que la notion de droit concernant les enfants est un acquis républicain, et qu'en deux millénaires d'histoire chrétienne, l'église catholique romaine n'a jamais oeuvré pour une juridiction dans ce sens pendant qu'elle oeuvrait abondamment pour une juridiction imposant le machisme comme vérité inaltérable.
Je ne comprends pas votre remarque. Que reprochez vous à l'Eglise ? L'Eglise a toujours considéré les enfants comme des êtres humains, leur a toujours reconnu la qualité de personne et tous les droits atenants. A travers son oeuvre sociale, sanitaire et éducative, elle s'est battue pour donner à ses droits naturels une réalité concrète. A quoi bon reconnaître le "droit des enfants" si on leur dénie le droit à la vie ?
Ainsi je suis surpris quand le combat pour l'égalité de dignité et de droit des hommes et femmes est loin d'être gagné, quand le combat pour le droit et la dignité des enfants est loin d'être gagné, l'église catholique romaine porte une haine féroce contre une société de mort (la mienne) dont la cruauté serait de permettre aux femmes de disposer librement de leur grossesse, donc d'interrompre si bon leur semble cette grossesse.
Le foeticide et l'infanticide sont des homicide. Et dois-je vous apprendre qu'un homicide est plus grave qu'un acte d'indignité.
Et toute cette idéologie de haine repose sur la confusion sur la notion d'être humain, confusion d'un embryon et d'un enfant, confusion que peut de nos citoyens partagent.
L'idéologie de haine, nous la découvrons surtout sous votre plume qui égrène à n'en plus finir les pires poncifs anti-catholiques que la propagande anticléricale nous ait jamais donné de lire, au mépris de toute vérité historique.
Ceci n'empêche que la question de l'interruption de grossesse, et que le regard que nous avons à porter sur l'embryon doit être un regard d'humanité.
Quelle belle preuve d'hypocrisie.
Ceci n'empêche qu'en notre foi catholique, la vie de l'embryon puisse être considéré comme sacré. Mais il s'agit de foi, donc d'une éthique particulière à notre foi, qui ne peut être imposé à tous.
Il est de foi également que la vie humaine est sacré. Rien n'oblige non plus la République à reconnaître la valeur de la vie humaine d'un adulte... d'ailleurs de nombreux régimes athés - à commencer par la 1ère République - l'ont nié.
Rien ne nous oblige en notre République, d'avorter.
Le crime d'Etat, c'est de le permettre. Son rôle est - entre autres - de protéger par la force de la loi les personnes les plus faibles, dont les foetus.
Je ne suis pas favorable à revenir à des pages anciennes douloureuses de l'histoire de notre église.
Vous avez peur d'être déniaisé de vos préjugés ?

Cordialement
Christophe[/align]

par Sh'ma » mer. 16 août 2006, 23:21

http://www.veritatis-splendor.com/

Ce site milite notamment pour l'interdiction de l'accès à la communion de Chirac et VGE en vertu de leur soutien à la Loi Veil, à l'image de l'interdiction qui avait frappé John Kerry en 2004 (sous l'impulsion de Mgr Levada, aujourd'hui préfet de la congrégation de la doctrine de la foi).

propagande de haine aveugle ?

par Grichka » mer. 16 août 2006, 10:27

L’avortement étant simplement condamné au nom des droits de l’homme ou de la dignité de l’homme.
Qu'est ce qu'un être humain ?

Il est bon de rappeler qu'il y a un consensus traditionnel et universel pour déclarer que la vie d'un être humain commence à la naissance et finit à la mort.

Il s'en suis que les notions juridiques concernant les droits de l'homme ne peuvent concerner que les êtres humains nés ... donc depuis la naissance.

La jurisprudence concernant des foetus et des embryons ne tiennent compte que des préjudices portés aux parents (notamment lors d'interruption de grossesse suite à un accident)

Je rappelle que la déclaration des droits de l'Homme est un acquis républicain. Cet acquis juridique n'est pas l'inspiration de l'église catholique romaine, tout au contraire en contrariété de notre église. Ce n'est que depuis le siècle dernier que notre église considère la déclaration des droits de l'Homme comme un bien pour l'humanité.
De fait, la liberté de penser, la liberté religieuse n'était pas considérée comme un bien, et la citoyenneté était soumise au devoir de penser ce qu'il était convenu par l'Eglise Catholique Romaine de penser.

Je rappelle que l'égalité de dignité et de droit des femmes et des hommes est aussi un acquis républicain. En deux millénaires d'histoire, l'église catholique romaine n'a fait que justifier théologiquement le machisme ambiant. Je rappelle que plusieurs centaines de milliers de femmes ont été persécutés et brûlés par l'inquisition.
Ce n'est que depuis la seconde moitié du siècle dernier, que le Concile Vatican II a reconnu la légitimité de cette aspiration d'égalité de dignité et de droit des femmes.

Je rappelle que la notion de droit concernant les enfants est un acquis républicain, et qu'en deux millénaires d'histoire chrétienne, l'église catholique romaine n'a jamais oeuvré pour une juridiction dans ce sens pendant qu'elle oeuvrait abondamment pour une juridiction imposant le machisme comme vérité inaltérable.

Ainsi je suis surpris quand le combat pour l'égalité de dignité et de droit des hommes et femmes est loin d'être gagné, quand le combat pour le droit et la dignité des enfants est loin d'être gagné, l'église catholique romaine porte une haine féroce contre une société de mort (la mienne) dont la cruauté serait de permettre aux femmes de disposer librement de leur grossesse, donc d'interrompre si bon leur semble cette grossesse.

Et toute cette idéologie de haine repose sur la confusion sur la notion d'être humain, confusion d'un embryon et d'un enfant, confusion que peut de nos citoyens partagent.

Ceci n'empêche que la question de l'interruption de grossesse, et que le regard que nous avons à porter sur l'embryon doit être un regard d'humanité.

Ceci n'empêche qu'en notre foi catholique, la vie de l'embryon puisse être considéré comme sacré. Mais il s'agit de foi, donc d'une éthique particulière à notre foi, qui ne peut être imposé à tous.
Rien ne nous oblige en notre République, d'avorter.

Je ne suis pas favorable à revenir à des pages anciennes douloureuses de l'histoire de notre église.

cordialement

Christian

par Exupère » lun. 03 avr. 2006, 21:53

Leviathan a écrit :Je n'y ai jamais mis les pieds. Mais les chrétiens que je fréquente se plaignent du peu de monde qui assiste à la messe...
C'est ce qu'on appelle une légende urbaine. C'est faux, je peux vous le dire.

La crise de l'Eglise aujourd'hui, c'est celle des vocations. Celle-ci aussi nous la surmonterons.

En Christ
Ex

par Leviathan » lun. 03 avr. 2006, 21:49

Je n'y ai jamais mis les pieds. Mais les chrétiens que je fréquente se plaignent du peu de monde qui assiste à la messe...

par Exupère » lun. 03 avr. 2006, 21:30

Bonjour,
Leviathan a écrit : Pas étonnant qu'il ait été si peu soutenu... Cette décision aurait vidé les églises, qui d'ailleurs ne sont pas très pleines. (En France en tout cas. Seuls 10% de ceux qui se disent chrétiens y vont régulièrement.)
Je vais régulièrement à la messe ici et à chaque fois, l'Eglise est pleine.

Depuis quand n'êtes-vous plus allée au Saint-Office?

En Christ
Ex

par Leviathan » lun. 03 avr. 2006, 20:58

Le Figaro de ce jour publie une nouvelle importante. Un texte a été rédigé « avec l’aide de 4500 évêques dans la perspective du synode sur l’Eucharistie qui se tiendra à l’automne ». « Les catholiques qui soutiennent publiquement des choix immoraux comme l’avortement ne devraient pas pouvoir recevoir la communion ». Rappelons que durant la dernière campagne électorale des élections présidentielles aux Etats-Unis, Mgr Burke, évêque de Saint Louis (Missouri) avait demandé que la communion soit refusée à tous les hommes politiques qui soutenaient l’avortement. Il avait été suivi par seulement cinq évêques (dont Mgr. Mac Carryck archevêque de Washington).
Pas étonnant qu'il ait été si peu soutenu... Cette décision aurait vidé les églises, qui d'ailleurs ne sont pas très pleines. (En France en tout cas. Seuls 10% de ceux qui se disent chrétiens y vont régulièrement.)

par Eremos » sam. 24 sept. 2005, 15:09

Bonjour !

Sur le Forum des républicain sociaux :

"Face à l’éclatement des familles, à la valeur relative donnée à la Vie, où va l’Homme ?"

"Respecter la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire de la défense du plus faible"

Ses objectif pour son élection de 2002 étaient (entre autre bien sûr) :

"l’affirmation des droits de l’enfant plutôt que du droit à l’enfant"

"Priorité à l’accueil de la vie par la fourniture aux femmes enceintes en difficulté des moyens matériels et de l’aide nécessaire pour donner naissance à leur enfant"

Réflexion sur notre Pape actuel :

"Benoît XVI devra œuvrer à sensibiliser les hommes et les responsables politiques à la culture de la vie"

Hommage Jean Paul II (qui a marqué selon elle sa vie de femme politique) :

"Il a été l’inlassable défenseur des plus pauvres, des plus petits, des plus démunis, le promoteur de la culture de vie."

Et au passage, égratignant Le Pen :roll: :

"S’il y avait encore des naïfs pour succomber aux sirènes de l’extrême-droite au nom de la préservation des valeurs familiales, le fait que M. Le Pen se déclare favorable au mariage des homosexuels devrait leur ouvrir les yeux !"

Si vous allez sur son site (ici) vous trouverez pas mal d'intervention sur la bioéthique. Je n'ai pas trouvé celles de M. Le Pen.

Au sujet de l'avortement, on sait bien que dans le contexte actuel on ne peut pas proposer de supprimer sa légalisation. Ca ne passerait pas ! Plutôt que de proposer des lois inutiles, elle a proposé une loi aidant les femmes enceintes en difficultés pour réduire le nombre de ces avortements. Donc elle mène bien un combat contre l'avortement, et en plus elle agit contre lui, sans tomber dans l'utopie.

Peut-être ne pouvait-elle pas être à cette manifestation. Ca peut arriver...

Elle lutte également contre l'euthanasie, pour remettre la famille au centre de la société, contre le mariage homosexuel, etc. et clame ouvertement son attachement à l'Eglise ! A ce sujet, elle est plutôt proche des milieux de l'Opus Dei.

Hélas, elle est républicaine. Mais je pense qu'elle est un "moindre mal" et elle me reste sympathique. Désolé mais je ne peux apprécier le Pen qui est un vrai démagogue...

Cordialement !

par Sophia » ven. 23 sept. 2005, 20:51

Je ne vais pas m'étaler sur le FN ici, mais tous ces points mériteraient d'être expliqués.
Christine Boutin est aussi contre l'avortement, enfin, il parait, parce qu'on ne l'a pas vu aux manifs pro-vie (Villiers non plus), le FN y était.

par Eremos » ven. 23 sept. 2005, 19:14

Bonsoir,

Christine Boutin est contre aussi... Encore qu'actuellement elle soit fondue dans l'UMP.

Je préfèrerais lui accorder ma voix qu'au FN, trop populiste et tribun... je n'apprécie pas les idées de ce parti (quel intérêt de "Créer un service national de Fraternité française" ?? Et je ne comprends absolument pas des propositions comme "Libérer l’école de l’immigration". La volonté de rétablir la peine de mor : " Rétablir la peine de mort pour les crimes les plus graves" alors que le CEC précise bien qu'aujourd'hui il n'y a pas de cas qui justifie le recourt à celle-ci). Le Pen est bien trop démagogue ("Donner aux grandes écoles et instituts les moyens de leur rayonnement", ça relève du "Y a qu'à !") Et j'ai du mal avec "l'humour" de son actuel président... je n'aime pas non plus le "nationalisme" à la le Pen (l'excessif "Mettre fin à toute immigration" et la conception de la nationalité sur le sang seulement)

Et je préfère largement le MPF au FN, particulièrement parce que le MPF est connu pour ses sympathies royalistes. De plus De Villier est ouvertement catholique pratiquant. :)

;-)

par Sophia » ven. 23 sept. 2005, 17:54

Ah oui, le MPF qui a appelé à voter pour un parti d'avorteurs en 2002? :roll: Depuis cet épisode, j'estime qu'ils ne sont pas pro-vie.

par alain21 » jeu. 22 sept. 2005, 15:07

le mpf de philippe de villiers qui disait dans son projet pour le france sa volonté de défendre la vie de la conception à la sénescence (ou mort naturelle)

on pouvait encore le vérifier la semaine dernière sur la toile mais le projet pour la france du mpf est actuellement en réécriture 2007 oblige

cordialement

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