par Hypnos » mer. 05 août 2009, 16:34
Bonjour mes frères,
J'avait beaucoup étudié la tragédie grecque. Elle se distingue par un processus narratif et un schéma narratif qui lui est propre (la structure littéraire) mais elle se distingue aussi par un registre qui m'a semblé rendre compte de ceci : sa petitesse, l'Homme ne la doit qu'aux dieux ; sa grandeur, il ne la doit qu'à lui.
Il y a donc, dans le registre tragique grec, un paradoxe tel que le héros tragique se révèle "grand dans sa petitesse." La tragédie fut toujours étroitement liée, non seulement aux alternances d'un homme balotté, mais aussi aux tension qu'il traverse et qui caractérisent l'être humain : petit et grand à la fois, faible et fort à la fois, etc. Personnellement, je trouve que ce registre illustre bien la croix, mais cette croix n'est pas chrétienne pour autant. Peut-être, celà dit, qu'elle la dessinait, qu'on doit la Croix du Christ au sens du tragique hellénistique.
Vis-à-vis du registre tragique chrétien, je suis convaincu qu'il est inverse : sa petitesse, l'Homme ne la doit qu'à lui (le péché originel) ; sa grandeur, il ne la doit qu'à Dieu. Chaque jour, en chaque instant, j'en ai la certitude. Et si Dieu pouvait m'élever sur la Croix, ce serait le but suprême de tous mes désirs.
Amitiés sur vous.
Bonjour mes frères,
J'avait beaucoup étudié la tragédie grecque. Elle se distingue par un processus narratif et un schéma narratif qui lui est propre (la structure littéraire) mais elle se distingue aussi par un [b]registre[/b] qui m'a semblé rendre compte de ceci : sa petitesse, l'Homme ne la doit qu'aux dieux ; sa grandeur, il ne la doit qu'à lui.
Il y a donc, dans le registre tragique grec, un paradoxe tel que le héros tragique se révèle "grand dans sa petitesse." La tragédie fut toujours étroitement liée, non seulement aux alternances d'un homme balotté, mais aussi aux tension qu'il traverse et qui caractérisent l'être humain : petit et grand à la fois, faible et fort à la fois, etc. Personnellement, je trouve que ce registre illustre bien la croix, mais cette croix n'est pas chrétienne pour autant. Peut-être, celà dit, qu'elle la dessinait, qu'on doit la Croix du Christ au sens du tragique hellénistique.
Vis-à-vis du registre tragique chrétien, je suis convaincu qu'il est inverse : sa petitesse, l'Homme ne la doit qu'à lui (le péché originel) ; sa grandeur, il ne la doit qu'à Dieu. Chaque jour, en chaque instant, j'en ai la certitude. Et si Dieu pouvait m'élever sur la Croix, ce serait le but suprême de tous mes désirs.
Amitiés sur vous.