par philémon.siclone » mer. 25 août 2010, 0:03
Bonsoir Philémon, vous ne traqueriez pas quelques moulins, parfois? Il n'y a rien de messianique ici, il s'agit de politique et de pragmatisme : 2012 est un rendez-vous, qu'il plaise ou non. Et les chrétiens ont tout intérêt à s'exprimer alors en tant que tel. C'est le
Il n'existe pas de programme politique spécialement chrétien. La notion de "parti chrétien" est donc déjà une usurpation, car un tel parti aura sa propre interprétation politique de la doctrine chrétienne. Et n'importe quel autre "parti chrétien" pourra lui opposer sa propre vision politique. En réalité la notion de christianisme touche à l'universalité. Il est donc contradictoire de vouloir l'enfermer dans un "parti", qui par définition est le contraire même de l'universalité. Enfin, d'après les études, les catholiques pratiquants, en France, sont majoritairement UMPistes, et pro Sarkozy. C'est étonnant, mais c'est la vérité. Sans doute, à mon avis, parce que la majorité des pratiquants sont des possédants nantis qui songent surtout à protéger leurs propres intérêts. Et Sarkozy est le champion par excellence de la classe possédante. Quoiqu'on en dise, les motivations des électeurs sont essentiellement liées à leurs intérêts immédiats. 58% de propriétaires en France. Pour qui vont voter ces gens, à l'heure où l'immobilier est au plus haut, et où chaque propriétaire est certain de dormir sur un fantastique magot ? Certainement pas pour Besancenot. Le vote est essentiellement un vote de classe. Alors, pour le parti "chrétien", faudra repasser une autre fois, je crois. Vous aurez plus de succès avec un "parti du pognon" : 58% de voix potentielles. C'est d'ailleurs comme ça que Sarkofrik a été élu.
Je serais d'ailleurs plutôt pour la suppression du poste
Un étourdi voulait récemment supprimer le bonhomme d'un pater ; il doit être en pénitence, méfiez-vous Philemon.
La France est sans doute l'un des régimes les plus présidentiels qui soient. Même les Etats-Unis sont plus démocratiques, avec leur séparation réelle des pouvoirs entre l'exécutif (administration présidentielle) et le législatif (sénat et chambre). Depuis le passage au quinquennat, l'Assemblée est devenue une vraie chambre d'enregistrement, rien de plus, exactement comme le voulait d'ailleurs De Gaulle. C'est pour ça que je crois, contrairement à ce qu'on dit, que Sarkozy est un vrai gaulliste. Il a même le projet de supprimer la fonction de Premier ministre, dernier vestige qui donne encore son rôle au Parlement, devant lequel le gouvernement est responsable. Mais en République, seul le Peuple est réputé souverain (et en République chrétienne, ce peuple est la figure, par surcroît, du Corps mystique du Christ). La fonction présidentielle, avec ses prérogatives actuelles quasiment monarchiques, est une véritable usurpation. Une vraie République, dans une vraie Démocratie (le Peuple gouverne, c'est bien ce que ça veut dire), le pouvoir devrait partir d'en bas. Nul besoin d'un président, en réalité. Une assemblée populaire, et un gouvernement nommé ou révoqué par elle, en fonction de l'intérêt public, cela est suffisant pour le fonctionnement des institutions républicaines. Les tyrans n'ont pas leur place dans un gouvernement démocratique. Ou bien, si l'on veut un exécutif stable, au moins que l'on sépare bien les deux pouvoirs, comme aux Etats-Unis, avec une chambre indépendante et renouvelée à mi-mandat présidentiel. Ce système me paraît bien plus juste que cette république bananière à la noix de coco, avec ses dictateurs de carnaval et autres "individou de général" qu'on a en France, Alcazar d'opérette et autres ectoplasmes, qui ne pensent qu'à confisquer le pouvoir au peuple pour mieux le vendre au plus offrant. Toute notion de pouvoir personnel est fondamentalement contradictoire avec l'idée de "république".
Vous avez dit qu'un prêtre avait prié pour que le président ait une crise cardiaque. C'est complètement idiot, car la justice de Dieu ne peut être confondue avec la justice des hommes. Autant je trouve cette prière choquante (voire pharisaïque), autant le fait qu'un tribunal humain délivre un jugement, et même une condamnation à la peine capitale si l'intérêt public l'exigeait, me semble tout à fait sain, car les hommes ont leurs responsabilités à prendre, même si elles sont quelques fois pénibles. La haine personnelle que l'on peut avoir pour des individus ne sauraient donc se mêler à une action politique. Cette déclaration du prêtre dont vous parlez est donc plus de l'ordre du trouble psychologique que de la réflexion politique, à mon avis, et je ne me reconnais absolument pas là-dedans. Je n'éprouve d'ailleurs aucun ressentiment personnel contre la personne de Sarkozy. Ses électeurs me paraissent bien pires que lui, au demeurant. Ils ont élu un président à leur image et conforme à leurs intérêts.
Bonsoir Philémon, vous ne traqueriez pas quelques moulins, parfois? Il n'y a rien de messianique ici, il s'agit de politique et de pragmatisme : 2012 est un rendez-vous, qu'il plaise ou non. Et les chrétiens ont tout intérêt à s'exprimer alors en tant que tel. C'est le
Il n'existe pas de programme politique spécialement chrétien. La notion de "parti chrétien" est donc déjà une usurpation, car un tel parti aura sa propre interprétation politique de la doctrine chrétienne. Et n'importe quel autre "parti chrétien" pourra lui opposer sa propre vision politique. En réalité la notion de christianisme touche à l'universalité. Il est donc contradictoire de vouloir l'enfermer dans un "parti", qui par définition est le contraire même de l'universalité. Enfin, d'après les études, les catholiques pratiquants, en France, sont majoritairement UMPistes, et pro Sarkozy. C'est étonnant, mais c'est la vérité. Sans doute, à mon avis, parce que la majorité des pratiquants sont des possédants nantis qui songent surtout à protéger leurs propres intérêts. Et Sarkozy est le champion par excellence de la classe possédante. Quoiqu'on en dise, les motivations des électeurs sont essentiellement liées à leurs intérêts immédiats. 58% de propriétaires en France. Pour qui vont voter ces gens, à l'heure où l'immobilier est au plus haut, et où chaque propriétaire est certain de dormir sur un fantastique magot ? Certainement pas pour Besancenot. Le vote est essentiellement un vote de classe. Alors, pour le parti "chrétien", faudra repasser une autre fois, je crois. Vous aurez plus de succès avec un "parti du pognon" : 58% de voix potentielles. C'est d'ailleurs comme ça que Sarkofrik a été élu.
[quote][i]Je serais d'ailleurs plutôt pour la suppression du poste[/i]
Un étourdi voulait récemment supprimer le bonhomme d'un pater ; il doit être en pénitence, méfiez-vous Philemon.[/quote]
La France est sans doute l'un des régimes les plus présidentiels qui soient. Même les Etats-Unis sont plus démocratiques, avec leur séparation réelle des pouvoirs entre l'exécutif (administration présidentielle) et le législatif (sénat et chambre). Depuis le passage au quinquennat, l'Assemblée est devenue une vraie chambre d'enregistrement, rien de plus, exactement comme le voulait d'ailleurs De Gaulle. C'est pour ça que je crois, contrairement à ce qu'on dit, que Sarkozy est un vrai gaulliste. Il a même le projet de supprimer la fonction de Premier ministre, dernier vestige qui donne encore son rôle au Parlement, devant lequel le gouvernement est responsable. Mais en République, seul le Peuple est réputé souverain (et en République chrétienne, ce peuple est la figure, par surcroît, du Corps mystique du Christ). La fonction présidentielle, avec ses prérogatives actuelles quasiment monarchiques, est une véritable usurpation. Une vraie République, dans une vraie Démocratie (le Peuple gouverne, c'est bien ce que ça veut dire), le pouvoir devrait partir d'en bas. Nul besoin d'un président, en réalité. Une assemblée populaire, et un gouvernement nommé ou révoqué par elle, en fonction de l'intérêt public, cela est suffisant pour le fonctionnement des institutions républicaines. Les tyrans n'ont pas leur place dans un gouvernement démocratique. Ou bien, si l'on veut un exécutif stable, au moins que l'on sépare bien les deux pouvoirs, comme aux Etats-Unis, avec une chambre indépendante et renouvelée à mi-mandat présidentiel. Ce système me paraît bien plus juste que cette république bananière à la noix de coco, avec ses dictateurs de carnaval et autres "individou de général" qu'on a en France, Alcazar d'opérette et autres ectoplasmes, qui ne pensent qu'à confisquer le pouvoir au peuple pour mieux le vendre au plus offrant. Toute notion de pouvoir personnel est fondamentalement contradictoire avec l'idée de "république".
Vous avez dit qu'un prêtre avait prié pour que le président ait une crise cardiaque. C'est complètement idiot, car la justice de Dieu ne peut être confondue avec la justice des hommes. Autant je trouve cette prière choquante (voire pharisaïque), autant le fait qu'un tribunal humain délivre un jugement, et même une condamnation à la peine capitale si l'intérêt public l'exigeait, me semble tout à fait sain, car les hommes ont leurs responsabilités à prendre, même si elles sont quelques fois pénibles. La haine personnelle que l'on peut avoir pour des individus ne sauraient donc se mêler à une action politique. Cette déclaration du prêtre dont vous parlez est donc plus de l'ordre du trouble psychologique que de la réflexion politique, à mon avis, et je ne me reconnais absolument pas là-dedans. Je n'éprouve d'ailleurs aucun ressentiment personnel contre la personne de Sarkozy. Ses électeurs me paraissent bien pires que lui, au demeurant. Ils ont élu un président à leur image et conforme à leurs intérêts.