par Eriluc » mar. 07 avr. 2009, 22:18
"Trouver également Dieu dans les plus petites choses et les plus communes comme dans les grandes, c’est avoir une foi non commune, mais grande et extraordinaire. Se contenter du moment présent ; c’est goûter et adorer la volonté divine dans tout ce qui se rencontre à souffrir et à faire dans les choses qui composent par leur succession le moment présent. Ces âmes simples par la vivacité de leur foi adorent Dieu également dans tous les états les plus humiliants, rien ne se dérobe au perçant de leur foi. Plus les sens disent : « Ce n’est point là un Dieu », plus ces âmes embrassent et serrent le bouquet de myrrhe ; rien ne les étonne, ne les dégoûte. Marie verra fuir les apôtres, elle demeurera constamment au pied de la croix, et reconnaître son Fils quelque défiguré qu’il soit par les crachats et les plaies. Au contraire elles le rendent plus adorable, plus aimable aux yeux de cette tendre mère, et plus on vomira contre lui de blasphèmes, plus sa vénération sera grande. La vie de la foi n’est qu’une poursuite continuelle de Dieu au travers de ce qui le déguise, le défigure, le détruit pour ainsi dire et l’anéantit."
(L’Abandon à la Providence divine - Jean-Pierre de Caussade, s.j.)
"Trouver également Dieu dans les plus petites choses et les plus communes comme dans les grandes, c’est avoir une foi non commune, mais grande et extraordinaire. Se contenter du moment présent ; c’est goûter et adorer la volonté divine dans tout ce qui se rencontre à souffrir et à faire dans les choses qui composent par leur succession le moment présent. Ces âmes simples par la vivacité de leur foi adorent Dieu également dans tous les états les plus humiliants, rien ne se dérobe au perçant de leur foi. Plus les sens disent : « Ce n’est point là un Dieu », plus ces âmes embrassent et serrent le bouquet de myrrhe ; rien ne les étonne, ne les dégoûte. Marie verra fuir les apôtres, elle demeurera constamment au pied de la croix, et reconnaître son Fils quelque défiguré qu’il soit par les crachats et les plaies. Au contraire elles le rendent plus adorable, plus aimable aux yeux de cette tendre mère, et plus on vomira contre lui de blasphèmes, plus sa vénération sera grande. La vie de la foi n’est qu’une poursuite continuelle de Dieu au travers de ce qui le déguise, le défigure, le détruit pour ainsi dire et l’anéantit."
(L’Abandon à la Providence divine - Jean-Pierre de Caussade, s.j.)