par etienne lorant » lun. 16 mars 2009, 15:47
"Il faut s'attacher d'abord à Jésus, qui est le souverain Bien de qui découlent tous les biens"... c'est un mot que j'ai trouvé dans l'Imitation, et que j'ai retenu dès que mes yeux l'ont découvert. Je ne crois pas être un homme de beaucoup de biens, en tout cas je n'en ai pas l'affection. Lorsqu'un nouvel objet apparaît dans mon existence, je l'égare rapidement, ou bien j'en perds un autre. C'est ainsi qu'il m'a fallu quatre téléphones portables (en deux ans) avant d'apprendre à me poser les trois bonnes questions: ai-je mon trousseau de clefs, ai-je mon portefeuille, ai-je, mon portable ? Ces objets-là sont importants au quotidien. Au sujet des autres biens, je me fais souvent du souci pour rien - si ce n'est que les vains soucis sont un vrai gâchis de vie !
Je me suis donc promis, durant ce carême, de m'attacher à : "Dieu, premier servi". Car si j'avais assez de foi, je vivrais beaucoup mieux. J'aurais la tranquillité de ceux qui se savent aimés et protégés. Il n'y aurait plus en moi nulle crainte et je prendrais plus de temps pour servir mon prochain, ce qui suscite la joie et fait circuler l'amour, tout comme l'exercice physique fait mieux circuler le sang dans tout l'organisme. Et par ce temps de crise, comme je vois le monde tourner en folie autour de moi, je comprends combien il est important de se fixer dans l'essentiel, chaque jour, et même à chaque heure de chaque jour.
Je ne vais pas devenir "ermite" pour autant. Cela c'est une idée qui vient encore de l'extérieur, c'est à dire du monde. Dans le concret, je travaille, je parle avec mes clients, je croise des personnes que je ne connais pas, je rends visite à l'un ou l'autre, j'écris sur ce forum, j'envoie beaucoup de petits messages par SMS. La seule différence "virtuellement perceptible" (mais nul ne peut voir si ce n'est celui qui "voit dans le secret"), c'est que je prie le soir, en journée si possible, et que je communie le plus régulièrement possible. Tout ce qui éloigne de Dieu, j'essaie de l'éviter - et il faut essayer pour reconnaître comme cela dérange l'Adversaire ! Il multiplie les occasions de soucis ou de distraction, mais son manège est vite déjoué. On s'énerve un bon coup, mais au bout de trois chutes, on se rend compte - il suffit d'un peu d'aplomb spirituel et de beaucoup d'humour.
Les autres, tous les autres, ceux qui croient mais pratiquent peu, comme ceux qui ne croient pas, attendent de nous beaucoup moins d'argent que d'un simple verre d'eau pour le coeur qui a toujours soif, d'un sourire pour l'esprit qui s'assombrit, d'un rire qui chasse la crainte du lendemain. Car la crainte du lendemain est toujours fausse: à chaque jour suffit sa peine. Si nous avions les yeux de l'âme bien ouverts, comme nous serions surpris !
"Il faut s'attacher d'abord à Jésus, qui est le souverain Bien de qui découlent tous les biens"... c'est un mot que j'ai trouvé dans l'Imitation, et que j'ai retenu dès que mes yeux l'ont découvert. Je ne crois pas être un homme de beaucoup de biens, en tout cas je n'en ai pas l'affection. Lorsqu'un nouvel objet apparaît dans mon existence, je l'égare rapidement, ou bien j'en perds un autre. C'est ainsi qu'il m'a fallu quatre téléphones portables (en deux ans) avant d'apprendre à me poser les trois bonnes questions: ai-je mon trousseau de clefs, ai-je mon portefeuille, ai-je, mon portable ? Ces objets-là sont importants au quotidien. Au sujet des autres biens, je me fais souvent du souci pour rien - si ce n'est que les vains soucis sont un vrai gâchis de vie !
Je me suis donc promis, durant ce carême, de m'attacher à : "Dieu, premier servi". Car si j'avais assez de foi, je vivrais beaucoup mieux. J'aurais la tranquillité de ceux qui se savent aimés et protégés. Il n'y aurait plus en moi nulle crainte et je prendrais plus de temps pour servir mon prochain, ce qui suscite la joie et fait circuler l'amour, tout comme l'exercice physique fait mieux circuler le sang dans tout l'organisme. Et par ce temps de crise, comme je vois le monde tourner en folie autour de moi, je comprends combien il est important de se fixer dans l'essentiel, chaque jour, et même à chaque heure de chaque jour.
Je ne vais pas devenir "ermite" pour autant. Cela c'est une idée qui vient encore de l'extérieur, c'est à dire du monde. Dans le concret, je travaille, je parle avec mes clients, je croise des personnes que je ne connais pas, je rends visite à l'un ou l'autre, j'écris sur ce forum, j'envoie beaucoup de petits messages par SMS. La seule différence "virtuellement perceptible" (mais nul ne peut voir si ce n'est celui qui "voit dans le secret"), c'est que je prie le soir, en journée si possible, et que je communie le plus régulièrement possible. Tout ce qui éloigne de Dieu, j'essaie de l'éviter - et il faut essayer pour reconnaître comme cela dérange l'Adversaire ! Il multiplie les occasions de soucis ou de distraction, mais son manège est vite déjoué. On s'énerve un bon coup, mais au bout de trois chutes, on se rend compte - il suffit d'un peu d'aplomb spirituel et de beaucoup d'humour.
Les autres, tous les autres, ceux qui croient mais pratiquent peu, comme ceux qui ne croient pas, attendent de nous beaucoup moins d'argent que d'un simple verre d'eau pour le coeur qui a toujours soif, d'un sourire pour l'esprit qui s'assombrit, d'un rire qui chasse la crainte du lendemain. Car la crainte du lendemain est toujours fausse: à chaque jour suffit sa peine. Si nous avions les yeux de l'âme bien ouverts, comme nous serions surpris !