Bonsoir,
La même chose (mais avec beaucoup de différences

) que pour savoir si on se marie avec Unetelle ou Unetelle !
Je pense qu'il y a deux volets :
-l'inexplicable : le mystérieux attrait, l'attirance, le fait de se "sentir bien" lors d'une retraite là-bas, d'envisager avec confiance d'y être...
-et puis le beaucoup plus pragmatique :
Mlle se sent-elle plus attirée par une vie contemplative ? Apostolique ? Pas le même choix, cela élimine ou ouvre des portes.
Et puis il faut creuser parce qu'il y a différents types d'apostolats ; le service des pauvres et des malades, ce n'est pas la même chose que l'enseignement, par exemple.
Une vie communautaire très poussée ou une vie quasi-érémitique ? Pas le même choix non plus.
Une vie en ville ou dans une zone davantage déserte ? idem, cela élimine.
Le choix se restreint-il à la France, à une communauté francophone, ou au monde entier ?
Y a t il un fondateur (ou plutôt une fondatrice en l'occurrence...) dont la vie l'attire et la touche particulièrement, qu'elle admire plus que les autres ? C'est peut-être un signe pour une vocation à cet endroit.
Il y a la question du rite, disons de la forme pour ne chagriner personne : si mlle est tradi, cela limite sévèrement les choses, si c'est pour elle une condition sine qua non.
Le prénom peut être un indice aussi, je pense
La relecture de son passé, de sa vie, de ses engagements bénévoles caritatifs ou des engagements ecclésiaux, ce qui l'a particulièrement touchée, est aussi un indice intéressant.
Il faut prendre en compte aussi, en plus de ses appétences, ses compétences.
Physiquement : Certaines congrégations ont des vies plus rudes et plus austères que d'autres
Intellectuellement : par exemple pour rejoindre une congrégation enseignante, peut-être est-ce mieux d'avoir fait quelques études, d'être à l'aise pour parler à une classe, d'avoir un brin d'autorité naturelle...
Et ne pas oublier l'âge : certaines congrégations ont des âges maxi assez bas, d'autres sont plus tolérantes.
Après, il n'y a pas de mystère, il faut se "dresser sa liste", faire une semaine de séjour sur chaque congrégation ou chaque couvent que l'on a noté, se proposer pour le travail, demander à parler avec une soeur (par exemple celle responsable des retraitantes)
Une fois que le tour est fait, éliminer. Cela peut être sur des points tout à fait banal mais qui vont se révéler insupportables à long terme, par exemple si vous trouvez que le style architectural des bâtiments est moche, bon, ce n'est certes pas rédhibitoire mais a t on envie de passer 50 ans à se répéter chaque jour que l'endroit est hideux ?
Et puis il reste quelques noms, faites un deuxième tour plus long : une retraite de durée plus importante
Eliminez
Il ne doit plus rester grand chose ensuite ; envoyez une belle lettre de candidature à la Mère supérieure, sans rien taire ni des points positifs ni des points négatifs (on espère quand même que vous voyez plus de points positifs que de points négatifs, sinon quel intérêt à candidater ?) et vous verrez bien le retour.
Si retour positif, on vous invitera sans doute à faire un grand séjour en clôture. Là, vous verrez la vie des religieuses.
Ensuite, vous ferez le point avec la maîtresse des novices à la fin du séjour. Si vous êtes d'accord (sur le fait d'avoir la vocation ici ou de ne pas l'avoir ici), top. Si désaccord, bah c'est dommage mais c'est comme un mariage, il faut que les deux soient d'accord.
Notez que la frontière n'est pas aussi étanche qu'on pourrait le croire. Rien n'empêche, tout en restant dans le monde, de rejoindre un Tiers ordre, par exemple, ou d'être oblate, ou de prononcer des voeux de virginité et être vierge consacrée... beaucoup de voies ouvertes, donc
J'ai une autre question : une personne qui a intégré une communauté au début de sa vie de religieuse peut-elle changer de communauté avec le temps ?
Cas que je connais un peu analogues à votre question
Je connais quelqu'un qui était entré au séminaire puis est passé chez les Jésuites
Je connais quelqu'un qui était moine prêtre dans un monastère et qui est devenu ensuite prêtre diocésain
Je pense que les passages d'une communauté à une autre se font en accord avec toutes les parties (la communauté quittée, la communauté nouvelle, la personne en question) et que l'on regarde soigneusement les raisons de la demande, et qu'ils doivent être exceptionnels, l'idée étant quand même de rester dans sa communauté.