L'approche de la mort et la création des humains

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Re: L'approche de la mort et la création des humains

par Xavi » jeu. 14 août 2025, 16:13

Merci à chacun !

Re: Le décès de mon frère et la création des humains

par Kerniou » jeu. 14 août 2025, 14:57

Toutes mes condoléances, cher Xavi . moi aussi, j'ai perdu mon frère puiné de deux ans. C'était en Janvier et je n'ai pas pu aller à ses obsèques à cause du froid. Je n'ai pas pu lui dire Adieu ... J'ai l'impression de ne pas l'avoir accompagné jusqu'au bout de sa vie... Aller aux obsèques de quelqu'un, c'est être là, avec lui, jusqu'au bout de sa finitude ...
Bon courage à vous Xavi.

Re: Le décès de mon frère et la création des humains

par nicolas-p » mer. 06 août 2025, 11:44

Je me joins aux autres : toutes mes condoléances et prières pour le repos de son âme

Re: Le décès de mon frère et la création des humains

par Fée Violine » mar. 05 août 2025, 18:59

Toutes mes condoléances, Xavi :coeur:

Re: Le décès de mon frère et la création des humains

par Xavi » mar. 05 août 2025, 11:56

Merci, chère Foxy et cher Trinité, pour vos attentions affectueuses.

Pour me rapprocher encore un peu davantage du vécu familial de Trinité, j’ai, moi aussi, un autre frère qui, exactement comme le sien, « s'est éloigné de l'Église, après avoir fait un passage au séminaire, un peu sous l'impulsion de mes parents, qui voyaient en lui un futur prêtre, et qui se sont trompés. » Cependant, comme mon frère qui vient de décéder, cet autre frère n’a développé aucune hostilité contre la foi ou l’Église. Au contraire, psychanalyste de profession, il a multiplié son attention à l’autre et au réel au-delà des apparences des sens et je peux avoir parfois avec lui de profonds échanges car sa recherche de l’autre et du réel me semble, de mon point de vue, très théologique.

Pour la question de l’époque de la survenance de la création d’Adam et Ève évoquée par Trinité, est-ce qu’une réflexion sur une autre vie après la mort peut être une preuve suffisante du fait que cette création à l’image de Dieu s’est déjà produite ?

Nous n’avons aucune trace de ce qu’a pu être une telle réflexion chez les hominidés préhistoriques sauf par les rites funéraires qu’ils pratiquaient. On trouve aussi de tels rites chez certains animaux, mais surtout, en quoi le cerveau naturel ne pourrait-il pas évoluer jusqu’à atteindre un stade où il peut être capable de développer une réflexion sur la mort et un possible au-delà ? Rien n’impose une intervention divine d’une autre nature pour permettre une telle réflexion sur la mort.

Ce qui me semble essentiel, ce ne sont pas les capacités intellectuelles que le cerveau naturel a pu développer au fil de l’évolution, c’est la réalité d’une vie qui subsiste au-delà de la mort physique. Là est la différence radicale avec un animal, là est la création absolument nouvelle.

L’athée peut penser de manière cohérente que ses réflexions ne sont en rien un signe ou une preuve d’une vie qui subsiste au-delà de la mort physique. De ce point de vue, vous avez raison, cher Trinité, de considérer que le critère de l’écriture n’est pas davantage déterminant a priori.

C’est un faisceau d’autres indices et le texte biblique qui nous invitent à nous situer à l’époque néolithique et dans le pays de Sumer où Caïn et Abel pratiquaient l’agriculture et l’élevage.

Re: Le décès de mon frère et la création des humains

par Foxy » mar. 05 août 2025, 9:55

Veuillez accepter,cher Xavi, toutes mes condoléances pour le décès de votre frère.

Ce que j'ai remarqué, de mon côté, c'est que lorsque la mort approche, même chez les athées les plus durs, les questions se posent presque toujours : qu'est-ce qu'il y a après ?

Pour votre frère , vous étiez présent.

Bon courage à vous et toute votre famille.

Re: Le décès de mon frère et la création des humains

par Trinité » lun. 04 août 2025, 23:22

Cher Xavi,

Tout d'abord, je voulais vous présenter mes condoléances pour le décès de votre frère.
Votre parcours avec celui-ci , ressemble un peu au mien. En effet tous les deux, nous avons été élevés dans la religion catholique .
Malheureusement, mon frère s'est éloigné de l'Eglise , après avoir fait un passage au séminaire , un peu sous l'implusion de mes parents, qui voyaient en lui un futur prêtre,et qui se sont trompés.
Il est devenu très hostile au phénomène religieux et surtout envers l'Eglise . Je ne pouvais plus avoir de conversations avec lui à ce sujet, car nous étions d'avis diamétralement opposé.
Vous savez comme je suis avec intérêt vos théories sur l'arrivée de l'homme sur cette terre , en l'occurrence, c'est vous qui m'avez expliqué comment, à votre avis, il y a eu cette création de l'homme nouveau, à un moment X de l'évolution ; Je trouve que votre démonstration est très cohérente.
Cependant, je diverge avec vous sur la survenue de cet évènement, que vous situez, en raison de l'écriture ,à l'époque sumérienne .
Je pense que, les rites funéraires, qui ont été observés chez Homo sapiens,et chez Néandertal , prouvent qu'il y avait chez ces hominidés une réflexion déjà, sur une autre vie après la mort...

L'approche de la mort et la création des humains

par Xavi » lun. 04 août 2025, 18:44

Mon frère est décédé ce 23 juillet des suites d’un AVC qui l’a alité, partiellement paralysé, pendant plus d’un an.

Le contact avec lui était quasiment limité à des hochements de tête depuis sept mois.

Nous avons été élevés dans la même famille catholique, mais, à l’âge adulte, mon frère a abandonné toute pratique religieuse et vécu sa vie sans conviction. Il n’était pas hostile, mais seulement indifférent ou neutre, sans avis. Le religieux ne l’intéressait pas.

Lors de ma dernière conversation approfondie avec lui en septembre dernier, alors qu’il m’exprimait avec douleur son impression que la vie le quittait, nous avons pu échanger un peu nos pensées sur la mort et son au-delà.

Je l’ai interpellé sur lui-même, sur l’effet que la mort physique allait avoir pour lui-même.

Là, nous nous sommes trouvés d’accord pour considérer que le moi, bien que présent par un corps depuis sa conception, ne se réduit pas à son corps mais subsiste lorsque ce corps, qui l’a façonné et fait vivre, meurt.

Je pense, me disait-il, que lorsque le corps meurt, je serai plongé dans un sommeil.

Je lui ai fait observer : Si tu le perçois comme un sommeil, c’est qu’un réveil est possible et, notamment, par Dieu.

Nous n’avons pas pu aller plus loin.

Mais, je me dis que, dans ce monde souvent indifférent à Dieu, il y a une différence essentielle entre la conviction de certains qui pensent que l’être humain n’est que terrestre et que sa mort physique l’anéantit totalement, et la conviction de beaucoup d’autres que notre être, notre moi, bien que façonné et vivant par et avec notre corps sur cette terre, est un être qui subsiste lorsque son corps meurt.

Ce qui subsiste n’est certes plus matériel et on le qualifiera généralement de spirituel.

Déjà en ce monde, le corps se renouvelle et se transforme sans cesse. Le corps de chacun de nous résulte de milliards de milliards de combinaisons génétiques passagères enchevêtrées progressivement au cours de milliards d’années.

Tout dans la nature physique est précaire et passager. L’évolution y a développé des êtres intelligents, sensibles et dotés de multiples qualités. Mais, la nature physique ne peut produire que du précaire de même nature.

Lorsque nous pensons et croyons que nous sommes davantage et que nous subsistons au-delà de la mort physique, nous nous ouvrons à une autre réalité où Jésus nous montre un père créateur.

Cela m’a convaincu depuis longtemps de l’importance essentielle de prêcher la réalité historique de la création.

Ce n’est pas de la spéculation historique secondaire. Notre être spirituel, créé par et avec un corps, est une création par Dieu dans la nature. Ce n’est pas l’évolution génétique qui a créé un être qui subsiste au-delà de sa vie physique.

Seul un être, l’Être qui a et est une vie autre que physique, peut le faire et Il l’a fait.

Il a créé une nature qui produit toutes sortes d’êtres, qui a produit des hominidés à l’origine de nos corps humains actuels, mais, nécessairement, pour créer l’être spirituel qui subsiste au-delà de son corps physique mortel, il est intervenu dans l’histoire concrète de la nature.

Était-ce il y a cinq mille, six mille ou huit mille ans, on peut en discuter car les textes bibliques sont souvent imagés, approximatifs et symboliques, mais ils nous enseignent une vraie généalogie qui situe au cœur des hominidés préhistoriques une création extraordinaire d’un être radicalement nouveau et différent avec un corps longuement façonné au fil de milliards d’années d’évolution.

Adam et Ève ont vraiment existé il y a quelques milliers d’années, créés parmi les hominidés comme des êtres à l’image de Dieu, avec la capacité de transmettre leur nouvelle vie créée à toute leur descendance.

Par les lois normales de la génétique, il n’a fallu que deux ou trois mille ans pour que leur descendance s’étende à tous les hominidés de la terre.

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