par cmoi » sam. 23 déc. 2023, 7:48
-charly-y a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 23:51
Je serais plus apte à croire en Bouddha étant donné qu'il n'a jamais été plus qu'un simple humain avec de précieux enseignements (comme Jésus) et que les preuves de son existence sont plus accessibles, sans besoin de se convertir ou de trouver la foi.
Mais il y a bien plus de preuves de l’existence de Jésus que de Bouddha (plus ancien), qu’est-ce qui vous fait croire le contraire ? Je crois en effet que c’est l’affirmation de la divinité de Jésus par les chrétiens qui a tout « compliqué » car en effet, vue de l’extérieur, elle est trop extraordinaire et si incroyable qu’elle incite à rejeter des preuves qui relèvent de l’historique – tout en conservant son message à cause de sa valeur humaine indiscutable et si prenante.
La Résurrection est un fait stupéfiant auquel il n’est pas « naturel » de croire, ses apôtres n’y ont cru que parce qu’ils en ont été témoins et encore au début, ils en étaient sceptiques même face au fait accompli. Les évangiles en rendent compte…
Or je comprends très bien que Bouddha puisse en cela vous paraître plus « honnête », ce qu’il était (je soustraie le « plus »). A mon sens il a « poussé les choses » aussi loin qu’un homme pouvait le faire sans révélation Divine, même si dans un certain contexte et milieu qui explique certaines croyances (réincarnation) comme un reliquat de ce dernier dont il a pourtant su faire fortement abstraction pour aller à l’essentiel. Ce qui mérite au bouddhisme d’être une religion et non seulement une philosophie.
Mais d’une autre façon plus abstraite, par d’autres voies concrètes (encore qu’on pourrait dire le contraire, mais cela m’obligerait à trop entrer dans les détails), Lao Tseu a fait aussi la même chose…
-charly-y a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 23:51
Je sais que c'est délicat mais je dois poser la question sensible, comment vous assurez-vous que ce que votre religion vous transmet n'a pas déjà été déformé? C'est beaucoup d'histoire et de récits d'un autre temps, comment être sûr que quelque chose n'a pas été mal interprété ou écrit à un moment donné ? Bien que ça n'ait pas forcément d'importance aujourd'hui dans la foi qui vous guide.
Mais au contraire c’est une très bonne question et un risque réel qui explique tout le travail des exégètes et pas que d’eux !
Il y a tout de même une abondante « documentation », même si tout ce qui y est écrit n’est pas prouvé, le temps passant les nouvelles découvertes n’ont fait que confirmer des points encore « en l’air » ou les ajuster sans jamais vraiment « confondre ». Ainsi, l’existence de Ponce Pilate affirmée dans les évangiles est restée sans preuve historique jusqu’à ce que récemment, on découvre une stèle avec son nom.
Il y a aussi à l’inverse le risque des erreurs des « scientifiques » : ainsi on a longtemps contesté le miracle de Jéricho, jusqu’à ce que… je vous invite à regarder cette vidéo explicative :
https://www.youtube.com/watch?v=UKXhaR-_jF8
Mais il y a bien quelques contradictions réelles, que l’ignorance de leur erreur et la bonne foi des rédacteurs peut expliquer et qui sont sans conséquences sur l’essentiel.
Ce n’est pas en quelques mots que je pourrais ici les recenser et cela n’a pas d’importance car en effet, l’essentiel se trouve dans la réalité de la Résurrection, qui ne pose qu’un faible problème historique, mais pose la question de la foi exactement comme si elle avait été récente : on y croit ou pas. Et cela ne résout pas non plus pour autant la question de la préservation de l’intégrité de son message qui est vous avez raison d’autant plus fondamentale si on croit en cette Résurrection à partir de quoi il devient possible de considérer qu’il est Dieu et de mesurer l’importance que ne soit pas déformé tout ce que l’on sait sur lui, ses actes et sa parole.
Outre donc de s’instruire des travaux des spécialistes, il n’y a pas d’autre voie que de lire soi-même les textes, au plus prés de leur version originale (la confiance en les travaux des autres qui entre eux se réajustent et s’empêchent mutuellement de dérailler, ce qui offre une garantie, pallie nos manques, cela dépend aussi de l’intelligence de chacun et de sa lucidité sur ses capacités… ) et d’y réfléchir. Il est impossible d’imaginer tout ce qui peut s’y découvrir si on ne l’a pas fait et longtemps, assidûment, la foi offrant une motivation extrême.
En fait, je ne cesse de progresser dans cette voie mais la foi (et l’enseignement de l’Eglise) nous dit que le texte étant sacré, Dieu n’a pas pu « nous tromper » (il le connait) sans nous donner les moyens de corriger les erreurs et contradictions (apparentes ou non) et que donc il est sans erreur, au sens où toutes celles qu’il contiendrait y sont décelables et résolvables.
Autrement dit, c’est son existence même (du texte) qui est ma garantie, par et avec l’existence de Dieu en quoi et en qui je crois. Car à tout instant il peut intervenir et éclairer mon intelligence pour me mettre sur la bonne piste et par des tas de procédés intérieurs ou extérieurs. Ma lecture est un mode, un moyen d’entrer en conversation directe avec lui, immédiate et selon son bon plaisir, bien plus que si je lis un auteur littéraire aujourd’hui décédé car lui est ressuscité et vivant (je passe sur le fait qui relève de l’explication doctrinale qu’en réalité, c’est avec le Saint-Esprit que cela a lieu).
Ce qui m’apprend encore qu’il veut que je fasse un travail de réflexion, car ses interventions dans le texte ne font pas toujours l’objet d’explications, et quand bien même, et les intermédiaires (auteurs) sont en cela une barrière – et une protection.
Exactement comme quand on rencontre quelqu’un et que ses actes et paroles ne nous donnent que progressivement une idée de son caractère, de sa personnalité, de ses dissimulations, du pourquoi et du comment. Et il y a des gens plus ou moins doués pour y parvenir, qui alors profitent du fruit de la réflexion des autres pour repartir de lui, ou au contraire c’est nous qui en découvrirons et dévoilerons (immédiatement dans l’enthousiasme ou non ou avec retard, le temps d’en épuiser la richesse « d’amour et d’intimité ») une nouveauté évidente et jamais perçue, qu’après seulement nous pourrons comparer avec les découvertes d’autres chercheurs et recouper pour aller encore plus loin. C’est sans fin…
-charly-y a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 23:51
Vous dites 《 si ce qui vous plait n'est pas mal....》 mais ce qui me plait est sans doute extrêmement bien pour moi et absolument mal pour vous, selon nos jugements personnels? Que faire ?
C’est là qu’interviennent 2 choses et par des voies opposées, qui se recoupent.
- La loi naturelle qui veut que le bien soit universel et unique, le même pour tout le monde : cela passe par la voie de la conscience même si ensuite elle peut être obstruée et polluée par l’éducation, le désir, des peurs ou d'autres émotions traumatiques, etc.
Dieu, ou une religion ou ce qui nous en tient lieu, une philosophie, qui nous « présentera », avec autorité si c’est Dieu quoi qu’il lui arrive d’argumenter (mais il préfère nous faire réfléchir),ou par des raisonnements ou des méthodes méditatives ou autres (de « libération », d’extase, de découverte de soi, etc.) ce que doit être le bien quand il est « net et pur ».
De toute façon en fonction des circonstances et à tout instant, cela est à réinventer et découvrir, et une source de joie et d’émerveillement, de maturité, si on cherche vraiment à en être porteur.
-charly-y a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 23:51
Je suis d'accord qu'avoir l'avis d'autrui permet de prendre du recul et d'avoir du discernement sur notre situation et notre vision des choses. Mais il faut que l'avis final vienne de soi pas des autres, sinon c'est être influencé et possiblement faussé dans nos réflexions et croyances.
Oui
-charly-y a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 23:51
Par contre, seul l'homme peut trouver 《 loisir 》 à tuer (puisqu'il en a les moyens le temps et la facilité) aucun animal n'est à ce point pervers.
Hélas oui, mais il est aussi le seul à pouvoir poser des comportements sublimes ! Même s’il sont trop souvent plus rares et moins spontanés…
Ce qui précisément aide à inverser la vapeur, c’est la foi et le travail sur soi pour la faire grandir, dans un cercle vertueux (plus elle grandit, plus le travail est efficace et facile).
[quote=-charly-y post_id=462872 time=1703281900 user_id=18617]
Je serais plus apte à croire en Bouddha étant donné qu'il n'a jamais été plus qu'un simple humain avec de précieux enseignements (comme Jésus) et que les preuves de son existence sont plus accessibles, sans besoin de se convertir ou de trouver la foi. [/quote]
Mais il y a bien plus de preuves de l’existence de Jésus que de Bouddha (plus ancien), qu’est-ce qui vous fait croire le contraire ? Je crois en effet que c’est l’affirmation de la divinité de Jésus par les chrétiens qui a tout « compliqué » car en effet, vue de l’extérieur, elle est trop extraordinaire et si incroyable qu’elle incite à rejeter des preuves qui relèvent de l’historique – tout en conservant son message à cause de sa valeur humaine indiscutable et si prenante.
La Résurrection est un fait stupéfiant auquel il n’est pas « naturel » de croire, ses apôtres n’y ont cru que parce qu’ils en ont été témoins et encore au début, ils en étaient sceptiques même face au fait accompli. Les évangiles en rendent compte…
Or je comprends très bien que Bouddha puisse en cela vous paraître plus « honnête », ce qu’il était (je soustraie le « plus »). A mon sens il a « poussé les choses » aussi loin qu’un homme pouvait le faire sans révélation Divine, même si dans un certain contexte et milieu qui explique certaines croyances (réincarnation) comme un reliquat de ce dernier dont il a pourtant su faire fortement abstraction pour aller à l’essentiel. Ce qui mérite au bouddhisme d’être une religion et non seulement une philosophie.
Mais d’une autre façon plus abstraite, par d’autres voies concrètes (encore qu’on pourrait dire le contraire, mais cela m’obligerait à trop entrer dans les détails), Lao Tseu a fait aussi la même chose…
[quote=-charly-y post_id=462872 time=1703281900 user_id=18617]
Je sais que c'est délicat mais je dois poser la question sensible, comment vous assurez-vous que ce que votre religion vous transmet n'a pas déjà été déformé? C'est beaucoup d'histoire et de récits d'un autre temps, comment être sûr que quelque chose n'a pas été mal interprété ou écrit à un moment donné ? Bien que ça n'ait pas forcément d'importance aujourd'hui dans la foi qui vous guide. [/quote]
Mais au contraire c’est une très bonne question et un risque réel qui explique tout le travail des exégètes et pas que d’eux !
Il y a tout de même une abondante « documentation », même si tout ce qui y est écrit n’est pas prouvé, le temps passant les nouvelles découvertes n’ont fait que confirmer des points encore « en l’air » ou les ajuster sans jamais vraiment « confondre ». Ainsi, l’existence de Ponce Pilate affirmée dans les évangiles est restée sans preuve historique jusqu’à ce que récemment, on découvre une stèle avec son nom.
Il y a aussi à l’inverse le risque des erreurs des « scientifiques » : ainsi on a longtemps contesté le miracle de Jéricho, jusqu’à ce que… je vous invite à regarder cette vidéo explicative : https://www.youtube.com/watch?v=UKXhaR-_jF8
Mais il y a bien quelques contradictions réelles, que l’ignorance de leur erreur et la bonne foi des rédacteurs peut expliquer et qui sont sans conséquences sur l’essentiel.
Ce n’est pas en quelques mots que je pourrais ici les recenser et cela n’a pas d’importance car en effet, l’essentiel se trouve dans la réalité de la Résurrection, qui ne pose qu’un faible problème historique, mais pose la question de la foi exactement comme si elle avait été récente : on y croit ou pas. Et cela ne résout pas non plus pour autant la question de la préservation de l’intégrité de son message qui est vous avez raison d’autant plus fondamentale si on croit en cette Résurrection à partir de quoi il devient possible de considérer qu’il est Dieu et de mesurer l’importance que ne soit pas déformé tout ce que l’on sait sur lui, ses actes et sa parole.
Outre donc de s’instruire des travaux des spécialistes, il n’y a pas d’autre voie que de lire soi-même les textes, au plus prés de leur version originale (la confiance en les travaux des autres qui entre eux se réajustent et s’empêchent mutuellement de dérailler, ce qui offre une garantie, pallie nos manques, cela dépend aussi de l’intelligence de chacun et de sa lucidité sur ses capacités… ) et d’y réfléchir. Il est impossible d’imaginer tout ce qui peut s’y découvrir si on ne l’a pas fait et longtemps, assidûment, la foi offrant une motivation extrême.
En fait, je ne cesse de progresser dans cette voie mais la foi (et l’enseignement de l’Eglise) nous dit que le texte étant sacré, Dieu n’a pas pu « nous tromper » (il le connait) sans nous donner les moyens de corriger les erreurs et contradictions (apparentes ou non) et que donc il est sans erreur, au sens où toutes celles qu’il contiendrait y sont décelables et résolvables.
Autrement dit, c’est son existence même (du texte) qui est ma garantie, par et avec l’existence de Dieu en quoi et en qui je crois. Car à tout instant il peut intervenir et éclairer mon intelligence pour me mettre sur la bonne piste et par des tas de procédés intérieurs ou extérieurs. Ma lecture est un mode, un moyen d’entrer en conversation directe avec lui, immédiate et selon son bon plaisir, bien plus que si je lis un auteur littéraire aujourd’hui décédé car lui est ressuscité et vivant (je passe sur le fait qui relève de l’explication doctrinale qu’en réalité, c’est avec le Saint-Esprit que cela a lieu).
Ce qui m’apprend encore qu’il veut que je fasse un travail de réflexion, car ses interventions dans le texte ne font pas toujours l’objet d’explications, et quand bien même, et les intermédiaires (auteurs) sont en cela une barrière – et une protection.
Exactement comme quand on rencontre quelqu’un et que ses actes et paroles ne nous donnent que progressivement une idée de son caractère, de sa personnalité, de ses dissimulations, du pourquoi et du comment. Et il y a des gens plus ou moins doués pour y parvenir, qui alors profitent du fruit de la réflexion des autres pour repartir de lui, ou au contraire c’est nous qui en découvrirons et dévoilerons (immédiatement dans l’enthousiasme ou non ou avec retard, le temps d’en épuiser la richesse « d’amour et d’intimité ») une nouveauté évidente et jamais perçue, qu’après seulement nous pourrons comparer avec les découvertes d’autres chercheurs et recouper pour aller encore plus loin. C’est sans fin…
[quote=-charly-y post_id=462872 time=1703281900 user_id=18617]
Vous dites 《 si ce qui vous plait n'est pas mal....》 mais ce qui me plait est sans doute extrêmement bien pour moi et absolument mal pour vous, selon nos jugements personnels? Que faire ? [/quote]
C’est là qu’interviennent 2 choses et par des voies opposées, qui se recoupent.
[list]La loi naturelle qui veut que le bien soit universel et unique, le même pour tout le monde : cela passe par la voie de la conscience même si ensuite elle peut être obstruée et polluée par l’éducation, le désir, des peurs ou d'autres émotions traumatiques, etc.
Dieu, ou une religion ou ce qui nous en tient lieu, une philosophie, qui nous « présentera », avec autorité si c’est Dieu quoi qu’il lui arrive d’argumenter (mais il préfère nous faire réfléchir),ou par des raisonnements ou des méthodes méditatives ou autres (de « libération », d’extase, de découverte de soi, etc.) ce que doit être le bien quand il est « net et pur ».[/list]
De toute façon en fonction des circonstances et à tout instant, cela est à réinventer et découvrir, et une source de joie et d’émerveillement, de maturité, si on cherche vraiment à en être porteur.
[quote=-charly-y post_id=462872 time=1703281900 user_id=18617]
Je suis d'accord qu'avoir l'avis d'autrui permet de prendre du recul et d'avoir du discernement sur notre situation et notre vision des choses. Mais il faut que l'avis final vienne de soi pas des autres, sinon c'est être influencé et possiblement faussé dans nos réflexions et croyances. [/quote]Oui
[quote=-charly-y post_id=462872 time=1703281900 user_id=18617]
Par contre, seul l'homme peut trouver 《 loisir 》 à tuer (puisqu'il en a les moyens le temps et la facilité) aucun animal n'est à ce point pervers.
[/quote] Hélas oui, mais il est aussi le seul à pouvoir poser des comportements sublimes ! Même s’il sont trop souvent plus rares et moins spontanés…
Ce qui précisément aide à inverser la vapeur, c’est la foi et le travail sur soi pour la faire grandir, dans un cercle vertueux (plus elle grandit, plus le travail est efficace et facile).