Cher Giorgino
giorgino a écrit :Sans avoir besoin de mobiliser toute la france avec sujets scéllés et estampillés qui se promènent d'académie à rectorat ( tout le cérémonial ) on pourrait parfaitement faire 3 partiels par an en les faisant corriger par des examinateurs des lycées immédiatement voisins : par ex le Lycée A ferait corriger le premier partiel par les profs du lycee B et le 2eme partiel par un autre lycée C , le 3 eme partiel pouvant etre corrigé par le professeur du lycée lui même . Les 3 notes formant la moyenne générale . Il faut aussi tenir compte du livret scolaire . Avec le système actuel je connais ou j' ai connu des candidats qui n' avaient travaillé que qqs sujets et qui ont eu la chance de tomber dessus alors que d'autres plus faibles sur une ou deux choses mais qui à coté de ça , connaissaient tout le programme sont tombés sur le seul sujet qu'ils maitrisaient mal . C'est fréquent . De plus certaines matière "demandent " ce type de correction , je pense à la philo ou au français . Vous avez des profs très marqués dans un sens ou un autre qui pour des raisons idéologiques , n' ont pas manqué de " saquer " des élèves qui exprimaient des opinions differentes . Et de ce point de vue je ne suis pas étonné que certaines notes peuvent varier de 4 à 14 pour un meme devoir ou dissertation .
Plusieurs éléments :
1) Le conseil de classe de Terminale remet, en fin d'année, un "avis" sur le livret scolaire :
Doit faire ses preuves, Moyennement favorable, Favorable ou
Très favorable. Cet avis est pris en compte pour rattraper les candidats auxquels il ne manque que quelques points : c'est une façon de prendre en compte le niveau général de l'élève.
2) Si, dans une épreuve, un candidat tombe sur un sujet sur lequel il a fait l'impasse et que cela le fait chuter, il peut choisir de repasser cette épreuve lors du rattrapage. Donc votre élève "connaissant tout le programme" et qui tombe "sur le seul sujet qu'ils maitrisait mal" ne loupera pas son bac pour cela. Au pire, il y perdra sa mention...
3) Des "commissions d'harmonisation de la notation" sont établies pour corriger les écarts statistiques de notation ; les examinateurs "déviants" ne sont pas retenus pour les corrections les années ultérieures.
4) Des consignes extrêmement précises, élaborées par des "commissions d'ententes" sont données aux correcteurs pour que la correction soit la plus objective possible : barêmes, etc.
5) Tout candidat peut demander demander un duplicata de sa copie corrigé. S'il ne peut pas "contester sa note" (les décisions prises par le jury ont un caractère définitif), il peut néanmoins faire appel à un médiateur de l’éducation nationale.
On pourrait bien évidemment envisager quelques pistes d'amélioration (double correction pour les épreuves littéraires, possibilité de recours pour contester une notation, QCM pour certaines matières) mais dans l'ensemble, les choses sont faites pour que l'évaluation du baccalauréat soit le moins subjectif possible.
Les sujets communs pour tous les candidats d'une série permettent que ce diplôme ait une valeur reconnue sur tout le territoire. En tant qu'employeur, dans le cas où le baccalauréat serait décerné au contrôle continu, j'attribuerai plus de valeur à un baccalauréat obtenu à Paris XVIème qu'en celui de la Seine-Saint-Denis !
PaX
Christophe