par Gaudens » lun. 29 mai 2023, 14:36
Il y a un certain temps que je souhaitais aborder ce thème et en ai vainement cherché la trace dans des fils anciens.
Le seul qui y fait allusion de façon périphérique est celui-ci, concernant le primat des Gaules,alors Mgr Barbarin :
https://www.citecatholique.org/viewtopi ... es#p443249
L’histoire montre que les Eglises nationales (terme qui fera bondir plus d’un, je suppose…) au sein de l’Eglise latine,celle dont le Patriarche est l’évêque de Rome- par ailleurs, pontife unversel- , ont toujours eu un primat. Parfois s’ajoutaient et s’ajoutent encore honorifiquement, des primats régionaux.
On dirait bien que les Eglises latines les plus vivaces,les plus résistantes à la sécularisation ambiante aujourd’hui, sont celles où le Primat est resté une référence forte, pas un simple titre honorifique :la Pologne et la Hongrie,par exemple,deux pays où le primat était aussi un pivot de la personnalité nationale aux temps difficiles.Le primat est du reste partout le pasteur du plus ancien diocèse de chaque pays, souvent baptisé par le sang des martyrs et initiateur de l’évangélisation des régions périphériques, ce qui explique aussi son prestige national.
Par contre ,il me semble navrant que la Curie romaine,lors de l’établissement des Conférences épiscopales nationales,n’ait pas affirmé le statut des primats. Je suis convaincu que ce sont eux qui auraient dû être les présidents naturels des Conférences épiscopales et non des évêques élus pour un ensemble de raisons où l’Esprit-Saint n’a pas nécessairement grand chose à voir…
Il est vrai que je ne suis guère convaincu par le président actuel de la Conférence française (les antérieurs,j’avoue que j’ai oublié et ils ne me laissent pas de trace en mémoire !).
Bref à mes yeux c’est l’archevêque de Lyon, le plus ancien diocèse des Gaules qui me paraitrait avoir ce droit en France .Evidemment, le jacobinisme romain, méfiant des « Eglises nationales » a préféré un mode de désignation ressemblant davantage à la désignation d’un président d’association ou de Pdg du CAC 40 ,hélas ,plutôt qu’à la reconnaissance de la tradition canonique.
La reconnaissance du statut des primats recevrait à l’inverse un bon accueil dans le monde orthodoxe et catholique oriental.Il n’est pas trop tard
pour cela ...
Il y a un certain temps que je souhaitais aborder ce thème et en ai vainement cherché la trace dans des fils anciens.
Le seul qui y fait allusion de façon périphérique est celui-ci, concernant le primat des Gaules,alors Mgr Barbarin :
https://www.citecatholique.org/viewtopic.php?f=93&t=47518&p=443249&hilit=primat+des+gaules#p443249
L’histoire montre que les Eglises nationales (terme qui fera bondir plus d’un, je suppose…) au sein de l’Eglise latine,celle dont le Patriarche est l’évêque de Rome- par ailleurs, pontife unversel- , ont toujours eu un primat. Parfois s’ajoutaient et s’ajoutent encore honorifiquement, des primats régionaux.
On dirait bien que les Eglises latines les plus vivaces,les plus résistantes à la sécularisation ambiante aujourd’hui, sont celles où le Primat est resté une référence forte, pas un simple titre honorifique :la Pologne et la Hongrie,par exemple,deux pays où le primat était aussi un pivot de la personnalité nationale aux temps difficiles.Le primat est du reste partout le pasteur du plus ancien diocèse de chaque pays, souvent baptisé par le sang des martyrs et initiateur de l’évangélisation des régions périphériques, ce qui explique aussi son prestige national.
Par contre ,il me semble navrant que la Curie romaine,lors de l’établissement des Conférences épiscopales nationales,n’ait pas affirmé le statut des primats. Je suis convaincu que ce sont eux qui auraient dû être les présidents naturels des Conférences épiscopales et non des évêques élus pour un ensemble de raisons où l’Esprit-Saint n’a pas nécessairement grand chose à voir…
Il est vrai que je ne suis guère convaincu par le président actuel de la Conférence française (les antérieurs,j’avoue que j’ai oublié et ils ne me laissent pas de trace en mémoire !).
Bref à mes yeux c’est l’archevêque de Lyon, le plus ancien diocèse des Gaules qui me paraitrait avoir ce droit en France .Evidemment, le jacobinisme romain, méfiant des « Eglises nationales » a préféré un mode de désignation ressemblant davantage à la désignation d’un président d’association ou de Pdg du CAC 40 ,hélas ,plutôt qu’à la reconnaissance de la tradition canonique.
La reconnaissance du statut des primats recevrait à l’inverse un bon accueil dans le monde orthodoxe et catholique oriental.Il n’est pas trop tard
pour cela ...