Xavi a écrit :Nulle part la Bible n’évoque la lapidation des femmes adultères de manière absolue en termes de « devoir » et/ou de « droit ».
En général, le Seigneur donne un ordre à exécuter, il ne donne pas un droit ni ne propose un choix. Il n'y a pas de "peut-être" ni de "vous pouvez". Ce n'est pas "ce pécheur est passible de la peine de mort" mais "ce pécheur sera puni de mort, vous le lapiderez". Certes, c'est au futur, et il n'y a pas d'emploi de l'impératif, mais ça reste clairement un ordre.
Voyez
Lev 20, 10 et
Deut 22, 22.
Xavi a écrit :Je ne peux pas suivre Coco Lapin dans de telles affirmations. Dieu n’a jamais enseigné l’impitoyabilité.
Bien sûr, le Seigneur sait aussi faire preuve de patience et de pardon. Mais dans certains cas, le châtiment est exemplaire et immédiat (voir par exemple
Nombres 15, 32-36). Cela s'appelle de l'impitoyabilité. Quand on ordonne une sentence de mort dès le premier crime, on se montre impitoyable.
Maintenant veuillez s'il vous plaît me citer un passage de l'ancien testament où Dieu apprend aux hommes à pardonner à leur prochain. Parce que je pense que c'est tout nouveau quand Jésus dit « Vous avez appris qu'il a été dit "œil pour œil", mais moi je vous dis...»
Bref, Jésus a beau dire qu'il n'est pas venu abolir la Loi mais l'accomplir, force est de constater que beaucoup de choses ont été abolies (ex : circoncision, interdictions alimentaires, sentences de mort, etc).
Xavi a écrit :À cet égard, il me semble que percevoir l’action de Jésus sous l’angle d’un non-respect de la loi de Moïse n’est pas approprié. Non, Jésus ne s’est jamais permis de ne pas respecter la loi de Moïse, mais il nous a fait comprendre son vrai sens.
Il est exact d’écrire que « le pardon n’est pas une option légale », mais c’est en ce sens que le pardon est au-delà de la loi, ce qui ne signifie pas qu’il est contraire à la loi. Il nous invite à laisser la loi à sa place limitée et à ne pas lui attribuer une place absolue excédant ses limites.
Ne pas appliquer la loi quand elle doit s'appliquer, c'est ne pas respecter la loi. Notez bien que Jésus se garde bien de dire aux pharisiens « vous avez le droit de ne pas appliquer la loi et de pardonner à la place.» De même qu'il se garde de démentir l'affirmation « Moïse nous a ordonné de lapider de telles personnes.»
Xavi a écrit :Votre vision de Dieu qui peut faire « ce qu’il veut » me semble lui attribuer une attitude arbitraire. Non, Dieu ne « peut » se contredire Lui-même. C’est un non-sens. Il est amour de toute éternité et sa vie est amour. Écrire qu’il « peut faire le mal » me semble vain et fondé sur une définition inadéquate du mal. Le mal c’est ce qui éloigne de Dieu et il serait vain d’en chercher une définition dans une loi.
Ce n'est pas qu'il se contredit lui-même, c'est juste qu'il n'est pas soumis à ses propres commandements. Oui, Dieu peut tuer (les exemples ne manquent pas dans la Bible), peut torturer (par exemple les damnés par le feu de l'enfer) pour un plus grand bien qui peut parfois n'être rien d'autre que la gloire de Dieu. Tuer ou torturer est un mal objectif, mais si la personne tuée est malfaisante, ou si l'acte est fait pour la gloire de Dieu, alors cela devient un bien, à condition que ce soit Dieu qui le fasse.
Xavi a écrit :Rien ? Je suis désolé que vous ne voyez que « rien » dans toutes les explications bibliques que j’ai développées dans ce fil sur la base du texte biblique. Je ne pourrais que les répéter mais il me semble plus simple de vous renvoyer aux messages précédents.
Vous êtes juste persuadé que Joseph est persuadé qu'il est impossible que son épouse ait commis l'adultère bien qu'il la voie enceinte, et ce, malgré le fait qu'il n'y ait rien, dans le texte, qui indique que Joseph est à ce point persuadé de la sainteté de son épouse.
Xavi a écrit :Le seul fait que le texte biblique ne mentionne pas tous les détails de ce que Joseph a pu méditer ne permet pas d’exclure quoi que ce soit. Vous pouvez constater que votre soupçon d’adultère n’est pas davantage indiqué dans le texte biblique.
C'est inexact. Le texte précise "ne crains pas...
car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit" et non "car le Seigneur t'a jugé digne d'être son père adoptif", ce qui signifie que Joseph ne comptait pas la renvoyer car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit, mais bien pour une
autre raison. Ceci disqualifie donc votre hypothèse que Marie aurait dit à Joseph le mystère et que celui-ci l'aurait cru sur parole. Je pense que la vérité est que Marie n'a rien dit, et que Joseph, assailli d'un doute affreux, a été contraint de se résoudre à la renvoyer.
Xavi a écrit :Vous m’attribuez ici une interprétation qui n’est que la vôtre.
La renonciation secrète à l’intimé physique du mariage n’implique en rien une cessation de ce mariage. Personne dans ce fil n’imagine un concubinage camouflé par une répudiation secrète.
La renonciation à toute union physique entre Joseph et Marie est la foi de l’Église. À chacun d’en percevoir ou non la trace dans la méditation de Joseph lorsqu’il a appris que son épouse était enceinte.
Dans ce cas, il n'y a aucune différence entre cette renonciation à l'intimité physique du mariage et ce qui était prévu initialement du fait de la virginité consacrée de Marie. C'est bien ce que je disais, votre répudiation n'en est pas une.
[quote="Xavi"]Nulle part la Bible n’évoque la lapidation des femmes adultères de manière absolue en termes de « [i]devoir[/i] » et/ou de « [i]droit[/i] ».[/quote]
En général, le Seigneur donne un ordre à exécuter, il ne donne pas un droit ni ne propose un choix. Il n'y a pas de "peut-être" ni de "vous pouvez". Ce n'est pas "ce pécheur est passible de la peine de mort" mais "ce pécheur sera puni de mort, vous le lapiderez". Certes, c'est au futur, et il n'y a pas d'emploi de l'impératif, mais ça reste clairement un ordre.
Voyez [i]Lev 20, 10[/i] et [i]Deut 22, 22[/i].
[quote="Xavi"]Je ne peux pas suivre Coco Lapin dans de telles affirmations. Dieu n’a jamais enseigné l’impitoyabilité.[/quote]
Bien sûr, le Seigneur sait aussi faire preuve de patience et de pardon. Mais dans certains cas, le châtiment est exemplaire et immédiat (voir par exemple [i]Nombres 15, 32-36[/i]). Cela s'appelle de l'impitoyabilité. Quand on ordonne une sentence de mort dès le premier crime, on se montre impitoyable.
Maintenant veuillez s'il vous plaît me citer un passage de l'ancien testament où Dieu apprend aux hommes à pardonner à leur prochain. Parce que je pense que c'est tout nouveau quand Jésus dit « Vous avez appris qu'il a été dit "œil pour œil", mais moi je vous dis...»
Bref, Jésus a beau dire qu'il n'est pas venu abolir la Loi mais l'accomplir, force est de constater que beaucoup de choses ont été abolies (ex : circoncision, interdictions alimentaires, sentences de mort, etc).
[quote="Xavi"]À cet égard, il me semble que percevoir l’action de Jésus sous l’angle d’un non-respect de la loi de Moïse n’est pas approprié. Non, Jésus ne s’est jamais permis de ne pas respecter la loi de Moïse, mais il nous a fait comprendre son vrai sens.
Il est exact d’écrire que « [i]le pardon n’est pas une option légale[/i] », mais c’est en ce sens que le pardon est au-delà de la loi, ce qui ne signifie pas qu’il est contraire à la loi. Il nous invite à laisser la loi à sa place limitée et à ne pas lui attribuer une place absolue excédant ses limites.
[/quote]
Ne pas appliquer la loi quand elle doit s'appliquer, c'est ne pas respecter la loi. Notez bien que Jésus se garde bien de dire aux pharisiens « vous avez le droit de ne pas appliquer la loi et de pardonner à la place.» De même qu'il se garde de démentir l'affirmation « Moïse nous a ordonné de lapider de telles personnes.»
[quote="Xavi"]Votre vision de Dieu qui peut faire « [i]ce qu’il veut[/i] » me semble lui attribuer une attitude arbitraire. Non, Dieu ne « [i]peut[/i] » se contredire Lui-même. C’est un non-sens. Il est amour de toute éternité et sa vie est amour. Écrire qu’il « [i]peut faire le mal[/i] » me semble vain et fondé sur une définition inadéquate du mal. Le mal c’est ce qui éloigne de Dieu et il serait vain d’en chercher une définition dans une loi.[/quote]
Ce n'est pas qu'il se contredit lui-même, c'est juste qu'il n'est pas soumis à ses propres commandements. Oui, Dieu peut tuer (les exemples ne manquent pas dans la Bible), peut torturer (par exemple les damnés par le feu de l'enfer) pour un plus grand bien qui peut parfois n'être rien d'autre que la gloire de Dieu. Tuer ou torturer est un mal objectif, mais si la personne tuée est malfaisante, ou si l'acte est fait pour la gloire de Dieu, alors cela devient un bien, à condition que ce soit Dieu qui le fasse.
[quote="Xavi"]Rien ? Je suis désolé que vous ne voyez que « [i]rien[/i] » dans toutes les explications bibliques que j’ai développées dans ce fil sur la base du texte biblique. Je ne pourrais que les répéter mais il me semble plus simple de vous renvoyer aux messages précédents.[/quote]
Vous êtes juste persuadé que Joseph est persuadé qu'il est impossible que son épouse ait commis l'adultère bien qu'il la voie enceinte, et ce, malgré le fait qu'il n'y ait rien, dans le texte, qui indique que Joseph est à ce point persuadé de la sainteté de son épouse.
[quote="Xavi"]Le seul fait que le texte biblique ne mentionne pas tous les détails de ce que Joseph a pu méditer ne permet pas d’exclure quoi que ce soit. Vous pouvez constater que votre soupçon d’adultère n’est pas davantage indiqué dans le texte biblique.[/quote]
C'est inexact. Le texte précise "ne crains pas... [b]car[/b] ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit" et non "car le Seigneur t'a jugé digne d'être son père adoptif", ce qui signifie que Joseph ne comptait pas la renvoyer car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit, mais bien pour une [b]autre raison[/b]. Ceci disqualifie donc votre hypothèse que Marie aurait dit à Joseph le mystère et que celui-ci l'aurait cru sur parole. Je pense que la vérité est que Marie n'a rien dit, et que Joseph, assailli d'un doute affreux, a été contraint de se résoudre à la renvoyer.
[quote="Xavi"]Vous m’attribuez ici une interprétation qui n’est que la vôtre.
La renonciation secrète à l’intimé physique du mariage n’implique en rien une cessation de ce mariage. Personne dans ce fil n’imagine un concubinage camouflé par une répudiation secrète.
La renonciation à toute union physique entre Joseph et Marie est la foi de l’Église. À chacun d’en percevoir ou non la trace dans la méditation de Joseph lorsqu’il a appris que son épouse était enceinte.[/quote]
Dans ce cas, il n'y a aucune différence entre cette renonciation à l'intimité physique du mariage et ce qui était prévu initialement du fait de la virginité consacrée de Marie. C'est bien ce que je disais, votre répudiation n'en est pas une.