par Olivier C » jeu. 30 juin 2022, 11:51
Ombiace a écrit :D'une part, je ne serais pas surpris que l'ennemi que les hommes ont en commun souhaite accéder au rang de père, histoire de rivaliser avec le Père.
Satan est trop intelligent pour cela. Il sait qu'il ne peut rivaliser contre Dieu, il sait qu'il a déjà perdu. Dans sa rage, ce qui lui reste, dans sa logique à lui, c'est de prouver à Dieu qu'il a tord d'avoir accorder une telle confiance aux hommes, un tel héritage. C'est l'Accusateur par excellence, celui qui nous accuse "jour et nuit devant Dieu" (Ap 12, 10). Dans sa rage encore, il veut perdre le plus d'âmes possible avant la fin des temps, âmes sur lesquelles il régnera sans partage, c'est cela sa manière à lui d'être père.
Il y a donc bien une paternité, mais une paternité qui n'a pas donnée la vie, une paternité dans le sens de la possession. Une paternité qui dépersonnalise : le diable phagocyte et prend au final toute la place au sein même de celui qui le suit. Édith Stein l'explique très bien dans sa description du "Royaume du haut" et du "Royaume du bas". Pour elle, la personne attirée par le Royaume du bas, celui de Satan, se "matérialise", c'est à dire perd en capacités au profit du père du mensonge. J'aime beaucoup le
codex Gigas où sont représentés sur deux page en vis à vis le paradis et l'enfer : le paradis est représenté symboliquement par une image de la Jérusalem Céleste, pour l'Enfer, le Diable prend toute la place.
Un article pour vous, pas trop long mais fondamental sur la manière dont la Tradition a compris les intentions originelles de Lucifer au moment de sa chute :
Quel est l’objet du péché des anges ?
Et autre texte - très court et amusant - sur la manière dont le Diable conçoit le partage :
Logique démoniaque – C. S. Lewis.
Sinon, oui, je pense moi aussi que le Diable pousse au péché, et donc au mensonge. Ce thème est abordé ici ou là dans l'Écriture. C'est juste que l'on ne peut le déduire à partir des versets précités.
[quote=Ombiace]D'une part, je ne serais pas surpris que l'ennemi que les hommes ont en commun souhaite accéder au rang de père, histoire de rivaliser avec le Père.[/quote]
Satan est trop intelligent pour cela. Il sait qu'il ne peut rivaliser contre Dieu, il sait qu'il a déjà perdu. Dans sa rage, ce qui lui reste, dans sa logique à lui, c'est de prouver à Dieu qu'il a tord d'avoir accorder une telle confiance aux hommes, un tel héritage. C'est l'Accusateur par excellence, celui qui nous accuse "jour et nuit devant Dieu" (Ap 12, 10). Dans sa rage encore, il veut perdre le plus d'âmes possible avant la fin des temps, âmes sur lesquelles il régnera sans partage, c'est cela sa manière à lui d'être père.
Il y a donc bien une paternité, mais une paternité qui n'a pas donnée la vie, une paternité dans le sens de la possession. Une paternité qui dépersonnalise : le diable phagocyte et prend au final toute la place au sein même de celui qui le suit. Édith Stein l'explique très bien dans sa description du "Royaume du haut" et du "Royaume du bas". Pour elle, la personne attirée par le Royaume du bas, celui de Satan, se "matérialise", c'est à dire perd en capacités au profit du père du mensonge. J'aime beaucoup le [url=https://testimonia.fr/codex-gigas/]codex Gigas[/url] où sont représentés sur deux page en vis à vis le paradis et l'enfer : le paradis est représenté symboliquement par une image de la Jérusalem Céleste, pour l'Enfer, le Diable prend toute la place.
Un article pour vous, pas trop long mais fondamental sur la manière dont la Tradition a compris les intentions originelles de Lucifer au moment de sa chute : [url=https://testimonia.fr/objet-du-peche-des-anges/]Quel est l’objet du péché des anges ?[/url]
Et autre texte - très court et amusant - sur la manière dont le Diable conçoit le partage : [url=https://testimonia.fr/logique-demoniaque-c-s-lewis/]Logique démoniaque – C. S. Lewis[/url].
Sinon, oui, je pense moi aussi que le Diable pousse au péché, et donc au mensonge. Ce thème est abordé ici ou là dans l'Écriture. C'est juste que l'on ne peut le déduire à partir des versets précités.