par Altior » jeu. 04 févr. 2021, 0:31
La question que je soulève n'est pas pourquoi on appelle «ordinaire» et, respectivement, «extraordinaire», mais pourquoi on appelle «forme» et non «rite».
Avant le document Summorum Pontificum il était d'usage d'appeler «rite». L'indult de 1984 parle bien du «rite tridentin». De même, je n'ai jamais entendu de ma vie de «forme dominicaine», mais toujours de «rite dominicain». Pareillement, je n'ai entendu non plus parler de «forme lyonnaise», mais seulement du «rite lyonnais». Les deux sont, eux aussi, permises suite a un indult: un indult plus ancien, donné par le Saint Pie V.
Donc, quelque chose a changé depuis 1988 et jusqu'en 2007. Ou entre Jean-Paul II et Benoît XVI. Le rite (ou la forme) extraordinaire n'a pas changé. Le rite (ou la forme) ordinaire non plus. Alors, il y a probablement quelque chose par rapport à la perception qui a changé pour arriver à dire «forme» et non pas «rite».
Sans pouvoir rejetter l'explication de Prodigal, son hypothèse me semble éloignée, car je ne vois ni en quoi le mot «forme» serait plus administratif que le mot «rite», ni en quoi le mot «rite» serait moins neutre que le mot «forme».
Une autre hypothèse à laquelle je refléchis maintenant, compte tenu du fait que Benoît XVI pensait que les deux formes/rites vont aboutir à un rapprochement, serait que l'auteur de cette formule («forme ordinaire/extraordinaire») aurait eu en vue un avantage purement psychologique, Qu'on fasse des gâteaux ou qu'on fasse de la peinture, on trouve plus naturel de combiner les formes. Même sans les combiner, les formes sont plus élastiques. J'ai entendu de «forme variable». Combiner les formes, c'est chic. Cela peut aboutir à un chef d'oeuvre éclectique. Dans un monde où on parle de plus en plus metissage, mixité et polymorphisme, où on voit en ceux-là pas seulement une mode, mais une valeur, combiner deux formes liturgiques tombe bien, tombe en vogue. Par contre, combiner deux rites, ça ne sonne pas désirable.
La question que je soulève n'est pas pourquoi on appelle «ordinaire» et, respectivement, «extraordinaire», mais pourquoi on appelle «forme» et non «rite».
Avant le document [i]Summorum Pontificum[/i] il était d'usage d'appeler «rite». L'indult de 1984 parle bien du «rite tridentin». De même, je n'ai jamais entendu de ma vie de «forme dominicaine», mais toujours de «rite dominicain». Pareillement, je n'ai entendu non plus parler de «forme lyonnaise», mais seulement du «rite lyonnais». Les deux sont, eux aussi, permises suite a un indult: un indult plus ancien, donné par le Saint Pie V.
Donc, quelque chose a changé depuis 1988 et jusqu'en 2007. Ou entre Jean-Paul II et Benoît XVI. Le rite (ou la forme) extraordinaire n'a pas changé. Le rite (ou la forme) ordinaire non plus. Alors, il y a probablement quelque chose par rapport à la perception qui a changé pour arriver à dire «forme» et non pas «rite».
Sans pouvoir rejetter l'explication de Prodigal, son hypothèse me semble éloignée, car je ne vois ni en quoi le mot «forme» serait plus administratif que le mot «rite», ni en quoi le mot «rite» serait moins neutre que le mot «forme».
Une autre hypothèse à laquelle je refléchis maintenant, compte tenu du fait que Benoît XVI pensait que les deux formes/rites vont aboutir à un rapprochement, serait que l'auteur de cette formule («forme ordinaire/extraordinaire») aurait eu en vue un avantage purement psychologique, Qu'on fasse des gâteaux ou qu'on fasse de la peinture, on trouve plus naturel de combiner les formes. Même sans les combiner, les formes sont plus élastiques. J'ai entendu de «forme variable». Combiner les formes, c'est chic. Cela peut aboutir à un chef d'oeuvre éclectique. Dans un monde où on parle de plus en plus metissage, mixité et polymorphisme, où on voit en ceux-là pas seulement une mode, mais une valeur, combiner deux formes liturgiques tombe bien, tombe en vogue. Par contre, combiner deux rites, ça ne sonne pas désirable.