par menochios » lun. 19 oct. 2020, 10:58
L'article est malheureusement en accès payant, mais disons que la source 'lemonde', m'incite à la plus grande prudence. Disons que le chapeau sent déjà le gloubiboulga multiculti.
"La théologie s’y enseigne au pluriel : juive, chrétienne et musulmane. En toute liberté et neutralité à l’égard des institutions cultuelles, il perpétue ce qui a toujours fait le propre de la théologie : garder vivante la question de Dieu (théos) en tant que question, interroger les différentes traditions religieuses à sa lumière, discuter de sa pertinence aujourd’hui, développer son approche critique et scientifique."
Comme objectif déclaré ? "Garder vivante la question de Dieu". Exit donc la question de la Foi. Voudraient ils faire un vivarium de religions, où on nourrirait les théologiens de cacahouètes avant de les montrer en spectacle ? Je vois ce qui pourrait pousser certains théologiens à accepter. Une bonne place d'universitaire au chaud, celà ne se refuse pas. Et il faut des âmes sacrément trempées pour résister au plat de lentilles. Je ne peux me permettre d'être pur que parce qu'on ne me propose rien.
De mon point de vue, la question à se poser est moins de savoir ce que l'Eglise pourrait y trouver ( ce serait discuter de la valeur relative de l'asticot sur l'hameçon ) , que de ce que les tenant de l'université cherchent à obtenir. Pour une organisation plus puissante, on n'est que deux choses : soit lait, soit viande.
Dans l'ambiance actuelle, je ne pense pas que l'université cherche à intégrer les penseurs de l'Eglise. Comme vous le dites, Gaudens, ils ont déjà ce qu'il faut pour passer l'Evangile à la moulinette du matérialisme dialectique. Au mieux, il s'agit sous couvert de 'dialogue', d'extraire les penseurs de l'Eglise pour les salarier. La première génération se taira ainsi ( La main qui donne est au dessus de la main qui reçoit ) , empêchée ainsi de former une génération suivante. En suçant la moëlle, on vide les os.
Mais pourquoi maintenant ? Je suis persuadé que l'exacerbation de la question de l'islam va s'accompagner d'une pression accrue sur l'Eglise. Toute organisation faible a pour objectif prioritaire, non de lutter contre l'adversaire, mais de se rassurer sur sa force. Pour celà, l'automatisme est de revenir sur l'adversaire déjà vaincu. Pour se prouver que la Laïcité peut vaincre les religions.
Plus l'islam refusera de s'intégrer, plus l'Eglise sera sous pression pour le faire. Pour servir d'exemple, de voie à suivre, que sais-je encore. Et plus elle se soumettra, plus on lui demandera de se soumettre jusqu'à complète folklorisation. La république pourrait bien vivre avec un poste de grand pontife qui déciderait des jours fériés et présiderait des cérémonies œcuméniques à Gaïa - la Croissance. Ce n'est pas comme si on n'avait pas déjà vu celà dans l'histoire.
L'article est malheureusement en accès payant, mais disons que la source 'lemonde', m'incite à la plus grande prudence. Disons que le chapeau sent déjà le gloubiboulga multiculti.
"La théologie s’y enseigne au pluriel : juive, chrétienne et musulmane. En toute liberté et neutralité à l’égard des institutions cultuelles, il perpétue ce qui a toujours fait le propre de la théologie : garder vivante la question de Dieu (théos) en tant que question, interroger les différentes traditions religieuses à sa lumière, discuter de sa pertinence aujourd’hui, développer son approche critique et scientifique."
Comme objectif déclaré ? "Garder vivante la question de Dieu". Exit donc la question de la Foi. Voudraient ils faire un vivarium de religions, où on nourrirait les théologiens de cacahouètes avant de les montrer en spectacle ? Je vois ce qui pourrait pousser certains théologiens à accepter. Une bonne place d'universitaire au chaud, celà ne se refuse pas. Et il faut des âmes sacrément trempées pour résister au plat de lentilles. Je ne peux me permettre d'être pur que parce qu'on ne me propose rien.
De mon point de vue, la question à se poser est moins de savoir ce que l'Eglise pourrait y trouver ( ce serait discuter de la valeur relative de l'asticot sur l'hameçon ) , que de ce que les tenant de l'université cherchent à obtenir. Pour une organisation plus puissante, on n'est que deux choses : soit lait, soit viande.
Dans l'ambiance actuelle, je ne pense pas que l'université cherche à intégrer les penseurs de l'Eglise. Comme vous le dites, Gaudens, ils ont déjà ce qu'il faut pour passer l'Evangile à la moulinette du matérialisme dialectique. Au mieux, il s'agit sous couvert de 'dialogue', d'extraire les penseurs de l'Eglise pour les salarier. La première génération se taira ainsi ( La main qui donne est au dessus de la main qui reçoit ) , empêchée ainsi de former une génération suivante. En suçant la moëlle, on vide les os.
Mais pourquoi maintenant ? Je suis persuadé que l'exacerbation de la question de l'islam va s'accompagner d'une pression accrue sur l'Eglise. Toute organisation faible a pour objectif prioritaire, non de lutter contre l'adversaire, mais de se rassurer sur sa force. Pour celà, l'automatisme est de revenir sur l'adversaire déjà vaincu. Pour se prouver que la Laïcité peut vaincre les religions.
Plus l'islam refusera de s'intégrer, plus l'Eglise sera sous pression pour le faire. Pour servir d'exemple, de voie à suivre, que sais-je encore. Et plus elle se soumettra, plus on lui demandera de se soumettre jusqu'à complète folklorisation. La république pourrait bien vivre avec un poste de grand pontife qui déciderait des jours fériés et présiderait des cérémonies œcuméniques à Gaïa - la Croissance. Ce n'est pas comme si on n'avait pas déjà vu celà dans l'histoire.