par Le Fils Prodigue » dim. 30 oct. 2016, 23:21
Bonsoir chers frères et soeurs,
Je peux peut-être me tromper mais je trouve que parfois, le tableau qui est ici rendu de paroisses françaises quasi-exclusivement aux mains de progressistes laxistes et qui privilégient une ambiance bon enfant au détriment de la liturgie et du dogme me semble un peu caricatural. A titre personnel, je fréquente des paroisses classiques, et je peux dire franchement que je n'assiste pas aux pantalonnades que les tenants de la liturgie tridentine et du dogme semblent voir à chaque messe ordinaire. J'assiste à de belles messes, avec de beaux chants dont la sacralité n'est pas mince, avec une symbolique très forte, une eucharistie bien célébrée, et des lectures bibliques bien proclamées. Arrêtons peut-être avec certaines exagérations : le temps n'est sûrement plus aux excès des années 1970/1980 qui ont certes existé mais qui sont aujourd'hui, il me semble, révolus. Quant aux mouvements dans lesquels s'incarnent Anne Soupa ou la revue Golias, admettons qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes et qu'ils ne sauraient porter la voix de l’Église en France.
De plus, je ne comprends guère l'affirmation qui consiste à dire que depuis le concile, les pontifes n'ont pas cherché à défendre la vérité et à lutter contre la désagrégation ecclésiale. Le pape Jean Paul II a au contraire beaucoup œuvré pour la défense de la vérité révélée et contre ceux qui ont essayé de corrompre cette vérité, avec des options plus ou moins heureuses il est vrai. Quant à Benoit XVI, son rôle actif dans la restauration de la liturgie n'est plus à démontrer. Aujourd'hui le choix de François est d’œuvrer pour que l’Église ne tombe jamais dans la sclérose et soit toujours un véritable fleuve de miséricorde. Œuvre sainte et évangélique, même s'il est permis également de douter de certaines options. Tout cela montre en tout cas que l'Esprit continue bel et bien de souffler sur l’Église et qu'il n'y a pas un âge d'or d'avant le concile et un âge pourri d'après le concile, et que ce que je vois à titre personnel, est bien plus une catholicité bien vivante malgré ses faiblesses, et soucieuse de vivre l’Évangile et de le proclamer, qu'une cohorte de lâches qui cassent tout. Oui, il y a eu des abus par le passé. Oui il y en a sûrement encore. Mais on oublie de rappeler que la grande majorité continue de faire une besogne quotidienne que beaucoup ont peut-être voulu cesser de faire en maugréant dans leur coin parce que ce n'était jamais assez à leur goût.
Œuvrons enfin à la réconciliation définitive de l’Église, plutôt que de rester enfermé dans un schéma stérile à la sauce pharisiens vs sadducéens. Jésus a dit qu'il fallait se garder de leur levain : obéissons-lui et évitons les réflexes de clan et de génération. C'est un jeune homme qui écrit cela : je peux témoigner que la jeunesse actuelle a certes besoin d'une structure ecclésiale et d'une parole claire et forte, mais elle a également besoin de tendresse et de douceur pour panser les plaies de la destruction familiale et sociale, tendresse et douceur que les communautés tridentines ont beaucoup de mal à apporter, quand bien même leur liturgie est irréprochable. Plutôt que de se séparer, il faudrait donc peut-être penser à s'unir, d'autant plus à une époque comme la nôtre où les nuages s'amoncellent sur l’Église.
Je vous salue fraternellement en Christ.
Bonsoir chers frères et soeurs,
Je peux peut-être me tromper mais je trouve que parfois, le tableau qui est ici rendu de paroisses françaises quasi-exclusivement aux mains de progressistes laxistes et qui privilégient une ambiance bon enfant au détriment de la liturgie et du dogme me semble un peu caricatural. A titre personnel, je fréquente des paroisses classiques, et je peux dire franchement que je n'assiste pas aux pantalonnades que les tenants de la liturgie tridentine et du dogme semblent voir à chaque messe ordinaire. J'assiste à de belles messes, avec de beaux chants dont la sacralité n'est pas mince, avec une symbolique très forte, une eucharistie bien célébrée, et des lectures bibliques bien proclamées. Arrêtons peut-être avec certaines exagérations : le temps n'est sûrement plus aux excès des années 1970/1980 qui ont certes existé mais qui sont aujourd'hui, il me semble, révolus. Quant aux mouvements dans lesquels s'incarnent Anne Soupa ou la revue Golias, admettons qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes et qu'ils ne sauraient porter la voix de l’Église en France.
De plus, je ne comprends guère l'affirmation qui consiste à dire que depuis le concile, les pontifes n'ont pas cherché à défendre la vérité et à lutter contre la désagrégation ecclésiale. Le pape Jean Paul II a au contraire beaucoup œuvré pour la défense de la vérité révélée et contre ceux qui ont essayé de corrompre cette vérité, avec des options plus ou moins heureuses il est vrai. Quant à Benoit XVI, son rôle actif dans la restauration de la liturgie n'est plus à démontrer. Aujourd'hui le choix de François est d’œuvrer pour que l’Église ne tombe jamais dans la sclérose et soit toujours un véritable fleuve de miséricorde. Œuvre sainte et évangélique, même s'il est permis également de douter de certaines options. Tout cela montre en tout cas que l'Esprit continue bel et bien de souffler sur l’Église et qu'il n'y a pas un âge d'or d'avant le concile et un âge pourri d'après le concile, et que ce que je vois à titre personnel, est bien plus une catholicité bien vivante malgré ses faiblesses, et soucieuse de vivre l’Évangile et de le proclamer, qu'une cohorte de lâches qui cassent tout. Oui, il y a eu des abus par le passé. Oui il y en a sûrement encore. Mais on oublie de rappeler que la grande majorité continue de faire une besogne quotidienne que beaucoup ont peut-être voulu cesser de faire en maugréant dans leur coin parce que ce n'était jamais assez à leur goût.
Œuvrons enfin à la réconciliation définitive de l’Église, plutôt que de rester enfermé dans un schéma stérile à la sauce pharisiens vs sadducéens. Jésus a dit qu'il fallait se garder de leur levain : obéissons-lui et évitons les réflexes de clan et de génération. C'est un jeune homme qui écrit cela : je peux témoigner que la jeunesse actuelle a certes besoin d'une structure ecclésiale et d'une parole claire et forte, mais elle a également besoin de tendresse et de douceur pour panser les plaies de la destruction familiale et sociale, tendresse et douceur que les communautés tridentines ont beaucoup de mal à apporter, quand bien même leur liturgie est irréprochable. Plutôt que de se séparer, il faudrait donc peut-être penser à s'unir, d'autant plus à une époque comme la nôtre où les nuages s'amoncellent sur l’Église.
Je vous salue fraternellement en Christ.