par coeurderoy » sam. 21 nov. 2015, 11:59
Ma génération subit depuis déjà des décennies l'omniprésence du noir dans la vêture de nos "zélites et zélotes" pensantes : hommes politiques, philosophes, décideurs, artistes contemporains, chanteurs, groupes de rock et autres acteurs "sérieux" de notre vie politique ou culturelle ; je passe sur le "gris métallique" bon chic des halls publics, appartements branchouilles du V ème, ouvrages d'art, pissotières d'autoroute, commerces des secteurs sauvegardés (Angoulême) cinémas ou studios d'enregistrement et même Intermarché de base de Merdaillou-sur-Pissounette..eh, oui notre France, en s' "européanisant" a perdu ses couleurs et sa gaité, le p'tit café du coin aux volets verts ou bleus n'en est que plus cher à mes yeux aujourd'hui...
Alors que nous décidons semble-t-il, aux lendemains des attentats parisiens, de célébrer la VIE, nous habillons nos gamins des couleurs sinistres de l'enfer, portons des maillots noirs parce que "je suis C..." et que le noir est la couleur des anars mais aussi des non frivoles (les catégories sus-nommées) et parait-il (?) du deuil..
En regardant les beaux visages des victimes du Bataclan, les comparant aux merveilleux portaits du Fayoum, je ressens la même émotion devant les traces fragiles de la vie : finesse d'un sourire, malice de l'oeil, douceur du profil de la bouche, d'un cou, d'un sourcil...toutes choses qu'il ne m'arrive jamais de contempler à la télévision (ou très rarement) sous le maquillage et les rires apprêtés des émissions populaires...
Oui, la vie est belle, chantante, vibrante et les visages sont véritablement le reflet de nos âmes quand nous sommes en communion d'amour avec nos amis, notre famille...
Alors au lieu de porter "Je suis Paris", j' aimerais pouvoir afficher "JE SUIS VIVANT", blessé mais bien vivant et le montrer aussi, comme on le fit pendant des siècles en pays de culture catholique, en bannissant les couleurs déprimantes, agressives ou franchement...incolores : face à ta triste victoire, ô Mort, je porterai celles du matin de Pâques, celles de la reverdie de la nature, du ciel d'été ou des ruisseaux courant sous la mousse mais pas la suie mortifère des cheminées de l'enfer...
Ma génération subit depuis déjà des décennies l'omniprésence du noir dans la vêture de nos "zélites et zélotes" pensantes : hommes politiques, philosophes, décideurs, artistes contemporains, chanteurs, groupes de rock et autres acteurs "sérieux" de notre vie politique ou culturelle ; je passe sur le "gris métallique" bon chic des halls publics, appartements branchouilles du V ème, ouvrages d'art, pissotières d'autoroute, commerces des secteurs sauvegardés (Angoulême) cinémas ou studios d'enregistrement et même Intermarché de base de Merdaillou-sur-Pissounette..eh, oui notre France, en s' "européanisant" a perdu ses couleurs et sa gaité, le p'tit café du coin aux volets verts ou bleus n'en est que plus cher à mes yeux aujourd'hui...
Alors que nous décidons semble-t-il, aux lendemains des attentats parisiens, de célébrer la VIE, nous habillons nos gamins des couleurs sinistres de l'enfer, portons des maillots noirs parce que "je suis C..." et que le noir est la couleur des anars mais aussi des non frivoles (les catégories sus-nommées) et parait-il (?) du deuil..
En regardant les beaux visages des victimes du Bataclan, les comparant aux merveilleux portaits du Fayoum, je ressens la même émotion devant les traces fragiles de la vie : finesse d'un sourire, malice de l'oeil, douceur du profil de la bouche, d'un cou, d'un sourcil...toutes choses qu'il ne m'arrive jamais de contempler à la télévision (ou très rarement) sous le maquillage et les rires apprêtés des émissions populaires...
Oui, la vie est belle, chantante, vibrante et les visages sont véritablement le reflet de nos âmes quand nous sommes en communion d'amour avec nos amis, notre famille...
Alors au lieu de porter "Je suis Paris", j' aimerais pouvoir afficher "JE SUIS VIVANT", blessé mais bien vivant et le montrer aussi, comme on le fit pendant des siècles en pays de culture catholique, en bannissant les couleurs déprimantes, agressives ou franchement...incolores : face à ta triste victoire, ô Mort, je porterai celles du matin de Pâques, celles de la reverdie de la nature, du ciel d'été ou des ruisseaux courant sous la mousse mais pas la suie mortifère des cheminées de l'enfer...