par Kerniou » jeu. 02 oct. 2014, 12:17
La situation de l'Allemagne est variable selon les régions.
Une chose est certaine, les allemands pauvres sont fiers de vivre dans un pays riche où ils n'ont guère d'avantages sociaux. Tout le monde paie des impôts et au même taux,même les bas salaires soit environ 42%, en Bavière. Payés au mois, les impôts varient rapidement en fonction des variations des ressources.
Pas de place en crèche avant que l'enfant ait un an dans les rares crèches publiques, sauf dans l'ex-RDA. Toute demande de place dans une crèche publique, pour un bébé plus jeune, passe par la justice qui vérifie le non-rejet de l'enfant par ses parents. Les tribunaux se montrent plus compréhensifs avec les familles françaises où culturellement les femmes ont l'habitude de travailler. Les crèches privées sont TRES chères et les frais de garde non déductibles des impôts. Le congé de maternité est de 36 mois, rétribué pendant pendant 6 mois à 60% puis à 40% du salaire. Pas d'allocations familiales, cotisations de Sécurité Sociale (souvent privée) à la charge exclusive des salariés. Les loisirs: clubs de sport, ateliers, musique, arts graphiques etc sont privés.
En Bavière les loyers sont chers. A Munich, ils sont au niveau de Paris. Les familles achètent une maison sur et pour 2 voire 3 générations. Les maisons de retraites sont moins nombreuses et plus coûteuses qu'en France.
La nourriture industrielle est moins chère qu'en France mais de mauvaise qualité. Les boulangeries, boucheries, charcuteries sont industrielles et les points de vente de nourriture sont, maintenant, partout. On peut en trouver un voire deux sur chaque quai dans les gares, par exemple. On voit les gens manger à toute heure de la journée.
Par contre l'atmosphère au travail est moins stressante qu'en France, les congés maladie recommandés quand on est malade et en Bavière, la région la plus riche d'Europe, les jours fériés varient de 14 à 16 jours par an.
Les allocations chômage sont versées pendant 6 mois à 60% puis à 50% du salaire; la sécurité sociale reste à la charge du chômeur. Quant les indemnités cessent: plus de ressources plus de protection sociale.
Ainsi, mon fils qui vit depuis 10 ans en Bavière a-t-il pris, à Munich, un travail sous-qualifié où il gagne 40% de son salaire précédent, c'est à dire moins qu'au chômage.
Le moindre nombre de chômeurs s'explique aussi par la prise en charge collective du chômage dans l'entreprise.
Si des postes doivent être supprimés, dans une grande entreprise, on calcule le nombre d'heures en moins qui sont réparties sur tous les salariés. Le chômage est partagé et les salariés ne sont payés qu'en fonction du nombre d'heures travaillées. Ce qui permet à l'entreprise d'avoir sur place le nombre de salariés nécessaires pour assurer une commande importante. Ainsi de nombreux allemands travaillent à temps partiel. Quand le nombre d'heures chômées atteint un certain seuil, une indemnité (qui ne compense pas le taux plein du salaire) est versée par l'Etat. La durée du travail est souvent de 35 heures mais peut passer à 40h selon le poste et/ou le travail qui rentre. Ainsi, un moins grand nombre de salariés se trouvent exclus du monde du travail.
Dans les petites entreprises, les licenciements se font sur le champ. Vous êtes appelé(e) par la direction, vous prenez vos affaires et vous partez tout de suite.
Un jour mon fils, est rentré tôt de son travail, ma belle-fille était ravie: il venait de perdre son travail et se retrouvait au chômage ! Fermeture de service, tous sont partis sur le champ.
Il s'agit là d'un témoignage pas d'une présentation exhaustive de la situation générale en Allemagne ni même en Bavière.
La situation de l'Allemagne est variable selon les régions.
Une chose est certaine, les allemands pauvres sont fiers de vivre dans un pays riche où ils n'ont guère d'avantages sociaux. Tout le monde paie des impôts et au même taux,même les bas salaires soit environ 42%, en Bavière. Payés au mois, les impôts varient rapidement en fonction des variations des ressources.
Pas de place en crèche avant que l'enfant ait un an dans les rares crèches publiques, sauf dans l'ex-RDA. Toute demande de place dans une crèche publique, pour un bébé plus jeune, passe par la justice qui vérifie le non-rejet de l'enfant par ses parents. Les tribunaux se montrent plus compréhensifs avec les familles françaises où culturellement les femmes ont l'habitude de travailler. Les crèches privées sont TRES chères et les frais de garde non déductibles des impôts. Le congé de maternité est de 36 mois, rétribué pendant pendant 6 mois à 60% puis à 40% du salaire. Pas d'allocations familiales, cotisations de Sécurité Sociale (souvent privée) à la charge exclusive des salariés. Les loisirs: clubs de sport, ateliers, musique, arts graphiques etc sont privés.
En Bavière les loyers sont chers. A Munich, ils sont au niveau de Paris. Les familles achètent une maison sur et pour 2 voire 3 générations. Les maisons de retraites sont moins nombreuses et plus coûteuses qu'en France.
La nourriture industrielle est moins chère qu'en France mais de mauvaise qualité. Les boulangeries, boucheries, charcuteries sont industrielles et les points de vente de nourriture sont, maintenant, partout. On peut en trouver un voire deux sur chaque quai dans les gares, par exemple. On voit les gens manger à toute heure de la journée.
Par contre l'atmosphère au travail est moins stressante qu'en France, les congés maladie recommandés quand on est malade et en Bavière, la région la plus riche d'Europe, les jours fériés varient de 14 à 16 jours par an.
Les allocations chômage sont versées pendant 6 mois à 60% puis à 50% du salaire; la sécurité sociale reste à la charge du chômeur. Quant les indemnités cessent: plus de ressources plus de protection sociale.
Ainsi, mon fils qui vit depuis 10 ans en Bavière a-t-il pris, à Munich, un travail sous-qualifié où il gagne 40% de son salaire précédent, c'est à dire moins qu'au chômage.
Le moindre nombre de chômeurs s'explique aussi par la prise en charge collective du chômage dans l'entreprise.
Si des postes doivent être supprimés, dans une grande entreprise, on calcule le nombre d'heures en moins qui sont réparties sur tous les salariés. Le chômage est partagé et les salariés ne sont payés qu'en fonction du nombre d'heures travaillées. Ce qui permet à l'entreprise d'avoir sur place le nombre de salariés nécessaires pour assurer une commande importante. Ainsi de nombreux allemands travaillent à temps partiel. Quand le nombre d'heures chômées atteint un certain seuil, une indemnité (qui ne compense pas le taux plein du salaire) est versée par l'Etat. La durée du travail est souvent de 35 heures mais peut passer à 40h selon le poste et/ou le travail qui rentre. Ainsi, un moins grand nombre de salariés se trouvent exclus du monde du travail.
Dans les petites entreprises, les licenciements se font sur le champ. Vous êtes appelé(e) par la direction, vous prenez vos affaires et vous partez tout de suite.
Un jour mon fils, est rentré tôt de son travail, ma belle-fille était ravie: il venait de perdre son travail et se retrouvait au chômage ! Fermeture de service, tous sont partis sur le champ.
Il s'agit là d'un témoignage pas d'une présentation exhaustive de la situation générale en Allemagne ni même en Bavière.