par Cinci » dim. 31 mai 2015, 2:04
Encore :
«Le dépouillement exige le recueillement. Et le recueillement, seul, peut produire le détachement en ce que, seul, il permet, par une application attentive et aimante, de faire le vide de soi, de taire le moi, de ne plus faire de bruit avec soi-même. Et seul il permet de se mettre à l'écoute du silence intérieur dont les inflexions et la tonalité sont comme les paroles de Celui qui attend au coeur de notre être. Le silence est un guide très sûr qui conduit à Celui qui en nous est plus grand que nous.
Zundel n'a de cesse de revenir sur cette importance capitale du silence intérieur dans le processus d'accouchement de soi-même : il est évident qu'on ne peut rien faire sans le silence, c'est lui qui nous crée dans notre humanité, qui crée notre liberté et c'est en lui que nous rencontrons Dieu, que nous triomphons de notre biologie et des slogans qui dominent le public.
Il écrit encore : pour découvrir cet immense espace qui fait d'un être humain un être universel, il faut entrer dans le silence le plus profond, il faut cesser de faire aucun bruit avec soi-même, il faut atteindre jusqu'à la racine de l'être, là où précisément notre personnalité jaillit du coeur à coeur avec l'Hôte bien aimé qui nous habite.
La pratique régulière du silence intérieur est une nécéssité pour la simple raison qu'il est nécéssaire à la nouvelle naissance. Et sans elle, nous l'avons dit, il n'y a pour Zundel ni homme ni chrétien : si nous ne ménageons pas, chaque jour, un moment de silence total, absolu, si nous ne faisons pas cette place à Dieu qui permet une seconde naissance, si nous n,atteignons pas ce niveau central où nous échappons à tous les courants de surface, jamais nous ne serons des hommes et des chrétiens.
Source : Michel Fromaget, Mort et émerveillement dans la pensée de Maurice Zundel, p.75
Encore :
[quote]«Le dépouillement exige le recueillement. Et le recueillement, seul, peut produire le détachement en ce que, seul, il permet, par une application attentive et aimante, de faire le vide de soi, de taire le moi, de ne plus faire de bruit avec soi-même. Et seul il permet de se mettre à l'écoute du silence intérieur dont les inflexions et la tonalité sont comme les paroles de Celui qui attend au coeur de notre être. Le silence est un guide très sûr qui conduit à Celui qui en nous est plus grand que nous.
Zundel n'a de cesse de revenir sur cette importance capitale du silence intérieur dans le processus d'accouchement de soi-même : [i]il est évident qu'on ne peut rien faire sans le silence, c'est lui qui nous crée dans notre humanité, qui crée notre liberté et c'est en lui que nous rencontrons Dieu, que nous triomphons de notre biologie et des slogans qui dominent le public.[/i]
Il écrit encore :[i] pour découvrir cet immense espace qui fait d'un être humain un être universel, il faut entrer dans le silence le plus profond, il faut cesser de faire aucun bruit avec soi-même, il faut atteindre jusqu'à la racine de l'être, là où précisément notre personnalité jaillit du coeur à coeur avec l'Hôte bien aimé qui nous habite[/i].
La pratique régulière du silence intérieur est une nécéssité pour la simple raison qu'il est nécéssaire à la nouvelle naissance. Et sans elle, nous l'avons dit, il n'y a pour Zundel ni homme ni chrétien : [i]si nous ne ménageons pas, chaque jour, un moment de silence total, absolu, si nous ne faisons pas cette place à Dieu qui permet une seconde naissance, si nous n,atteignons pas ce niveau central où nous échappons à tous les courants de surface, jamais nous ne serons des hommes et des chrétiens[/i].
Source : Michel Fromaget, [u]Mort et émerveillement dans la pensée de Maurice Zundel[/u], p.75 [/quote]