Fête de St André, apôtre

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Fête de St André, apôtre

par etienne lorant » sam. 30 nov. 2013, 11:08

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18.
Si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut.
En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent.
En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.
Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l'a proclamée ?
Comment proclamer sans être envoyé ? C'est ce que dit l'Écriture : Comme il est beau de voir courir les messagers de la Bonne Nouvelle !
Et pourtant tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle ; le prophète Isaïe demandait : Seigneur, qui a cru en nous entendant parler ? C'est donc que la foi naît de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ.
Alors, je pose la question : n'aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit :"Leur cri a retenti par toute la terre, et leur parole, jusqu'au bout du monde".



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,18-22.
Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.



Cy Aelf, Paris

De pêcheurs de poissons, ils sont devenus pêcheurs d'hommes. Et le signe de reconnaissance entre les chrétiens fut un poisson. Et à la soudaineté de l'appel a correspondu l'immédiat de la réponse. Nul besoin de discours idéologiques ou politiques, mais simplement le souffle de l'appel sorti de la bouche de Jésus : "Pierre !  André !  Jacques !  Jean !"  S'il est vrai que le nom contient toute la personne, c'est-à-dire son émotivité, ses sentiments, sa raison, sa souffrance, son malheur parfois, alors l'appel du nom par Jésus suffit amplement - parce qu'il touche directement au coeur.  On dira peut-être que ce que j'écris ici est pure imagination ?  Mais chacun d'entre nous peut se souvenir de son enfance et ce qu'il éprouvait au moindre appel, par son prénom, de sa mère ou de son père - cela n'explique pas tout, mais cela dit beaucoup.

Celui qui croit, au fond de son coeur, ce qu'il est advenu de Jésus, dans sa vie, dans sa mort et sa résurrection, ne saurait faire autrement que se tourner vers Lui en toutes circonstances. Et ceci se reproduit à chaque génération, depuis le commencement et se poursuit encore aujourd'hui même. Converti, je me suis dit un jour: "Jésus que je cherchais partout, était comme un oiseau posé sur mon épaule et qui m'appelait par mon nom à mon oreille" - mais je cherchais très loin Celui qui est toujours proche.

Fête de St André, apôtre

par etienne lorant » ven. 30 nov. 2012, 10:43

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18.

Si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut.
En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent.
En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.
Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l'a proclamée ?
Comment proclamer sans être envoyé ? C'est ce que dit l'Écriture : Comme il est beau de voir courir les messagers de la Bonne Nouvelle !
Et pourtant tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle ; le prophète Isaïe demandait : Seigneur, qui a cru en nous entendant parler ?
C'est donc que la foi naît de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ.
Alors, je pose la question : n'aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit :"Leur cri a retenti par toute la terre, et leur parole, jusqu'au bout du monde".


Psaume 19(18),2-3.4-5ab.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,18-22.

Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.


"Je vous ferai pêcheur d'hommes", dit Jésus. Que cela veut-il dire pour des hommes qui sont d'abord pêcheurs de poissons ? La réponse est simple: tirer des poissons de l'eau, c'est pour nourrir les hommes; mais tirer des hommes de la mer, c'est leur sauver la vie, tout simplement !

Est-ce cette invitation qui a suscité Pierre et André, puis Jacques et Jean ? Sans doute que l'argument a joué, leur a ouvert les yeux, mais c'est surtout la voix de Jésus, c'est la Parole qui les a appelés.

Ce matin, après une épouvantable crise d'angoisse, car réveillé trop tôt, je me suis levé et habillé plus d'une heure avant le moment de me mettre en route. J'ai déjeuné, j'ai rangé, puis je me suis étendu de nouveau et de nouveau, l'angoisse m'a recouvert, vague épouvantable. J'y suis habitué, je sais que l'action est le remède efficace; en fait, cela dure depuis plus de vingt ans, mais en vieillissant, j'imagine que je deviens plus sensible.

Bref, j'ignorais que j'entendrais cet Évangile aujourd'hui. Or, comme il répond bien à ce basculement entre mort et vie ! Car en définitive, pour un homme comme moi, solitaire, sans plus aucun lien de famille (à l'exception de ma seule mère), ni d'amitié (du moins proche), la survie n'a de sens que par l'Eucharistie, par l'enseignement du Christ, ainsi que l'oeuvre qu'Il m'a confiée de manifester la miséricorde divine . Et il en sera ainsi de plus en plus ainsi, je veux aller au bout.

J'ai encore songé à ceci : tout partout, à présent, on entend parler de fin des temps, de fin du monde, de Parousie. C'est curieux pour moi car, en dépit des évènements, le message de la Miséricorde divine n'a commencé à se répandre dans le monde qu'à partir de la canonisation de sainte Faustine Kowalska par le Pape Jean-Paul II, il y a douze ans à peine. Le monde, inutile de m'en convaincre, est parcouru de soubresauts effrayants, mais la fin du monde est-elle si proche ? Ou bien tous ces évènements ne sont-ils pas signes pour l'homme qu'il doit avoir recours, pour son salut, au coeur miséricordieux de Jésus ?

C'est pourquoi je continue de dire - quoi qu'il m'advienne au quotidien : "Jésus, j'ai confiance en Toi !"

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