par etienne lorant » sam. 20 août 2011, 14:44
La réponse est dans l'Evangile de ce jour, qui dit :
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,11-12.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
© AELF, Paris
Il existe, entre ces deux versets, un "articulation dynamique" semblable à celle qui lie le premier commandement (Tu aimerais le Seigneur ton Dieu "de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces") au second "qui lui est semblable" : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
En effet, pour un homme que la nature a doué de grandes capacités, il est très difficile d'accepter de se mettre au service de ses frères. S'il les dominé par son intelligence, ce sera d'autant plus difficile, voire quasi impossible.
Par contre, quels que soient les dons naturels d'un homme, s'il peut considérer d'abord ce qu'il est devant Dieu, il lui sera très simple de servir et de servir avec la seule ambition du service. C'est donc encore une fois le regard levé vers le Seigneur qui permet l'attitude de l'humilité - de même que c'est aimer Dieu d'abord qui permet d'aimer le prochain.
Attention de ne pas confondre l'humilité - qui est la simple vérité de quiconque se reconnaît tel qu'il est devant Dieu: c'est-à-dire un pécheur d'abord, d'avec l'humiliation ! Le fait d'humilier quelqu'un - sauf dans le cas d'une éducation à la vertu de l'obéissance, est néfaste et contraire à la volonté de Dieu.
Il est bon de rappeler ce que fit saint François à la fin de sa vie. Il convoqua tous ses frères à Assise, et il fallut du temps pour faire parvenir le message dans tous les lieux où les frères étaient en mission. Ils revinrent donc les uns après les autres et, à leur arrivée, la porte fut ouverte par le portier de service qui les fit s'installer et leur servit à boire et à manger. Lorsque tous les frères furent entrés, la table préparée pour cette grande occasion, un des frères éleva la voix et déclara : "Nous pouvons commencer la réunion, mais il ne manque plus que notre père François !".
Et à ce moment, une voix s'éleva: "Ah, mes petits frères, comme vous avez changés ! Vous parlez à présent comme des maîtres alors que je vous ai envoyés comme serviteurs ! Vous abandonnez la sainte pauvreté et c'est pourquoi je vous ai fait revenir ! ". C'était le portier, dont personne n'avait tenu compte, qui leur avait ouvert, et servi comme un domestique jusqu'à ce que tous soient attablés. Ce portier était saint François, bien sûr...
La réponse est dans l'Evangile de ce jour, qui dit :
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,11-12.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
[size=85]© AELF, Paris[/size]
Il existe, entre ces deux versets, un "articulation dynamique" semblable à celle qui lie le premier commandement (Tu aimerais le Seigneur ton Dieu "de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces") au second "qui lui est semblable" : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
En effet, pour un homme que la nature a doué de grandes capacités, il est très difficile d'accepter de se mettre au service de ses frères. S'il les dominé par son intelligence, ce sera d'autant plus difficile, voire quasi impossible.
Par contre, quels que soient les dons naturels d'un homme, s'il peut considérer d'abord ce qu'il est devant Dieu, il lui sera très simple de servir et de servir avec la seule ambition du service. C'est donc encore une fois le regard levé vers le Seigneur qui permet l'attitude de l'humilité - de même que c'est aimer Dieu d'abord qui permet d'aimer le prochain.
Attention de ne pas confondre l'humilité - qui est la simple vérité de quiconque se reconnaît tel qu'il est devant Dieu: c'est-à-dire un pécheur d'abord, d'avec l'humiliation ! Le fait d'humilier quelqu'un - sauf dans le cas d'une éducation à la vertu de l'obéissance, est néfaste et contraire à la volonté de Dieu.
Il est bon de rappeler ce que fit saint François à la fin de sa vie. Il convoqua tous ses frères à Assise, et il fallut du temps pour faire parvenir le message dans tous les lieux où les frères étaient en mission. Ils revinrent donc les uns après les autres et, à leur arrivée, la porte fut ouverte par le portier de service qui les fit s'installer et leur servit à boire et à manger. Lorsque tous les frères furent entrés, la table préparée pour cette grande occasion, un des frères éleva la voix et déclara : "Nous pouvons commencer la réunion, mais il ne manque plus que notre père François !".
Et à ce moment, une voix s'éleva: "Ah, mes petits frères, comme vous avez changés ! Vous parlez à présent comme des maîtres alors que je vous ai envoyés comme serviteurs ! Vous abandonnez la sainte pauvreté et c'est pourquoi je vous ai fait revenir ! ". C'était le portier, dont personne n'avait tenu compte, qui leur avait ouvert, et servi comme un domestique jusqu'à ce que tous soient attablés. Ce portier était saint François, bien sûr...