par etienne lorant » mar. 01 oct. 2013, 14:12
De la polémique sur les Roms à l'ouverture des magasins le dimanche, François Hollande garde le silence. Hervé Karleskind, sous la plume de Madame de Sévigné, analyse cette absence de prise de décisions par la peur du conflit.
Depuis quelques jours, il danse d'un pied sur l'autre, hésitant comme à son habitude, à faire les choix qui pourtant s'imposent entre le comte Valls de Catalogne, et une sorte de quarteron de mousquetaires un peu félons composé de Madame de Taubira, de Monsieur de Montebourg, du petit vidame d'Hamon et de la mère Duflot, toujours si prompte à dénoncer.
Ainsi que vous le savez, c'est cette affaire de romanichels qui empoisonne la vie du roi. Le comte Valls, qui se sait très populaire et qui s'entend à faire son miel de sa petite gloire, a dit en substance qu'il serait de bon ton que ces romanichels quittent le royaume à des fins d'y rétablir la paix civile. Furieuse, mais tout à son ravissement de ficher une dague dans le dos de l'impétueux comte, la petite Mère Duflot l'a agoni de malédictions, pour le plus grand bonheur de ceux des sans culottes qui ne rêvent que de voir le comte cheminer la corde au cou vers le gibet.
Sa détestation des conflits est telle qu'il a préféré laisser s'installer la dispute
L'on s'attendait à ce que le roi tranchât. En vain. Sa détestation des conflits est telle qu'il a préféré laisser s'installer la dispute entre partisans et ennemis du ministre de la Sûreté, laissant ainsi se creuser un profond schisme que rien ne viendra désormais réduire. A la vérité, le roi est dans les affres.
Sacrifierait-il le comte qu'il se mettrait à dos tous les sujets, fort nombreux, qui affirment que le comte a raison de faire ainsi montre d'autorité. Ce même sacrifice ferait d'ailleurs, à n'en point douter, le délice des affidés de la Marinella qui n'attendent que cela pour s'arroger à nouveau le bénéfice des imprécations qu'ils lancent contre tous les étrangers au royaume.
Le sort de ces bohémiens est donc une plaie à vif que rien ne peut refermer. Au mieux peut-on croire qu'une solution condamnée à être timide, fera office de pansement sur une jambe de bois. Les sans culottes qui s'émeuvent du sort de ces parias sont eux-mêmes pris au piège de leur angélisme récurrent et du laxisme de leur doxa. Ce pauvre Flou va comme écartelé et ne parvient plus à fermer l'oeil. Les soucis défilent en rafale comme nid de guêpes en furie.
Hollande et le dilemme de l'ouverture dominicale
Vous avez encore su, ma bonne mie, qu'une petite jurande, plaisamment dénommée "Clic-P" à la façon d'un jouet mécanique, a obtenu des robins que l'on ferme certaines échoppes le dimanche, privant ainsi de travail celles et ceux qui veulent bien faire ce que d'autres ne feraient pas pour cent mille écus.
Partisans de l'ouverture dominicale et vespérale, qui n'hésitent pas à braver les interdits, comme adversaires, sont à présent déchaînés. Les badauds du dimanche n'y comprennent plus goutte. Se peut-il en effet que l'on punisse ceux qui ne demandent qu'à travailler en ces temps de désoeuvrement et de misère?
Aurait-on, là encore, franchi le Rubicond de l'absurde en fermant certains commerces pour laisser d'autres faire leurs affaires à moins d'une lieue de distance? Le roi se tient coi, pour le plus grand étonnement de tous, et surtout de la cour qui se rabat, faute de grives, sur les radoteries et les fagots les plus éventés.
Le vent de la fronde vient à se lever, soufflant les feuilles d'automnes comme les bonnes résolutions qui firent voici peu encore la fortune du roi. Songez encore, ma mie, que seize élus, et non des moindres, dont le marquis Collomb de Lyon, viennent ainsi de signer un libelle à des fins de soutenir le comte Valls, leur héraut. Un véritable camouflet à l'autorité royale!
Notre roi serait-il à présent frappé d'aboulie au point de laisser s'installer ce qui ressemble furieusement à un bazar, un cirque, où chacun se produit à sa guise, au gré de ses humeurs et de son avenir, sans même se soucier de savoir de qui il tient sa bonne fortune. Le diable serait-il heureux en notre royaume de France?
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http://www.lexpress.fr/actualite/travai ... 5qL2fz1.99
[b][i]De la polémique sur les Roms à l'ouverture des magasins le dimanche, François Hollande garde le silence. Hervé Karleskind, sous la plume de Madame de Sévigné, analyse cette absence de prise de décisions par la peur du conflit. [/i][/b]
Depuis quelques jours, il danse d'un pied sur l'autre, hésitant comme à son habitude, à faire les choix qui pourtant s'imposent entre le comte Valls de Catalogne, et une sorte de quarteron de mousquetaires un peu félons composé de Madame de Taubira, de Monsieur de Montebourg, du petit vidame d'Hamon et de la mère Duflot, toujours si prompte à dénoncer.
Ainsi que vous le savez, c'est cette affaire de romanichels qui empoisonne la vie du roi. Le comte Valls, qui se sait très populaire et qui s'entend à faire son miel de sa petite gloire, a dit en substance qu'il serait de bon ton que ces romanichels quittent le royaume à des fins d'y rétablir la paix civile. Furieuse, mais tout à son ravissement de ficher une dague dans le dos de l'impétueux comte, la petite Mère Duflot l'a agoni de malédictions, pour le plus grand bonheur de ceux des sans culottes qui ne rêvent que de voir le comte cheminer la corde au cou vers le gibet.
Sa détestation des conflits est telle qu'il a préféré laisser s'installer la dispute
L'on s'attendait à ce que le roi tranchât. En vain. Sa détestation des conflits est telle qu'il a préféré laisser s'installer la dispute entre partisans et ennemis du ministre de la Sûreté, laissant ainsi se creuser un profond schisme que rien ne viendra désormais réduire. A la vérité, le roi est dans les affres.
Sacrifierait-il le comte qu'il se mettrait à dos tous les sujets, fort nombreux, qui affirment que le comte a raison de faire ainsi montre d'autorité. Ce même sacrifice ferait d'ailleurs, à n'en point douter, le délice des affidés de la Marinella qui n'attendent que cela pour s'arroger à nouveau le bénéfice des imprécations qu'ils lancent contre tous les étrangers au royaume.
Le sort de ces bohémiens est donc une plaie à vif que rien ne peut refermer. Au mieux peut-on croire qu'une solution condamnée à être timide, fera office de pansement sur une jambe de bois. Les sans culottes qui s'émeuvent du sort de ces parias sont eux-mêmes pris au piège de leur angélisme récurrent et du laxisme de leur doxa. Ce pauvre Flou va comme écartelé et ne parvient plus à fermer l'oeil. Les soucis défilent en rafale comme nid de guêpes en furie.
Hollande et le dilemme de l'ouverture dominicale
Vous avez encore su, ma bonne mie, qu'une petite jurande, plaisamment dénommée "Clic-P" à la façon d'un jouet mécanique, a obtenu des robins que l'on ferme certaines échoppes le dimanche, privant ainsi de travail celles et ceux qui veulent bien faire ce que d'autres ne feraient pas pour cent mille écus.
Partisans de l'ouverture dominicale et vespérale, qui n'hésitent pas à braver les interdits, comme adversaires, sont à présent déchaînés. Les badauds du dimanche n'y comprennent plus goutte. Se peut-il en effet que l'on punisse ceux qui ne demandent qu'à travailler en ces temps de désoeuvrement et de misère?
Aurait-on, là encore, franchi le Rubicond de l'absurde en fermant certains commerces pour laisser d'autres faire leurs affaires à moins d'une lieue de distance? Le roi se tient coi, pour le plus grand étonnement de tous, et surtout de la cour qui se rabat, faute de grives, sur les radoteries et les fagots les plus éventés.
Le vent de la fronde vient à se lever, soufflant les feuilles d'automnes comme les bonnes résolutions qui firent voici peu encore la fortune du roi. Songez encore, ma mie, que seize élus, et non des moindres, dont le marquis Collomb de Lyon, viennent ainsi de signer un libelle à des fins de soutenir le comte Valls, leur héraut. Un véritable camouflet à l'autorité royale!
Notre roi serait-il à présent frappé d'aboulie au point de laisser s'installer ce qui ressemble furieusement à un bazar, un cirque, où chacun se produit à sa guise, au gré de ses humeurs et de son avenir, sans même se soucier de savoir de qui il tient sa bonne fortune. Le diable serait-il heureux en notre royaume de France?
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