par etienne lorant » lun. 16 sept. 2013, 15:24
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'un effort "sans précédent" de 15 milliards d'euros allait être inscrit dans le budget de 2014 alors que le gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance.
Par FRANCE 24 (texte)
Moins de croissance et plus de déficit que prévu : c'est fort de ces nouvelles perspectives économiques que le gouvernement français a présenté, mecredi 11 septembre, les grandes lignes de son projet de loi de Finances 2014. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé, à l'issue du Conseil des ministres, que le budget de l'année prochaine allait prévoir des économies d'une montant "sans précédent" de 15 milliards d'euros.
Un effort budgétaire qui aurait été rendu nécessaire par des perspectives économiques moins encourageantes que prévues, comme l'a souligné le ministre de l'Économie Pierre Moscovoci. La prévision de croissance pour 2014 a ainsi été abaissée à 0,9% au lieu des 1,2% sur lesquels Bercy tablait encore au début de l'été. Même pessimisme quant aux déficits : l'objectif de passer sous la barre des 3% du PIB ne devrait pas être atteint en 2014, mais en 2015. Pierre Moscovici a reconnu que le déficit public serait de 4,1% à la fin de cette année et devrait tomber à 3,6% fin 2014.
Des mauvaises nouvelles qui interviennent alors que, le même jour, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso assurait que la page de la crise de la zone euro était tournée. Une amélioration de la situation économique qui serait, d'après lui, à mettre sur le compte des politiques d'austérité menées dans la quasi-totalité des pays européens.
Si Paris a donc reconnu que la France devrait encore continuer à vivre à l'heure de la rigueur l'année prochaine, le gouvernement a souligné que l'effort budgétaire passerait moins, cette fois-ci, par une augmentation des impôts. "Il est nécessaire de tendre vers la stabilisation des prélèvements obligatoires", a ainsi affirmé Pierre Moscovici. Son collègue du Budget, Bernard Caseneuve, a souligné que la pression fiscale supplémentaire ne serait que de 3 millliards d'euros en 2014, soit moitié moins que ce que Bercy avait laissé entendre avant l'été.
http://www.france24.com/fr/20130911-fra ... so-depense
La situation s'est aggravée au 2e trimestre sur le front de l'emploi avec la disparition de près de 35.000 postes dans le secteur marchand et, les perspectives restant moroses jusqu'à fin 2013, l'inversion promise de la courbe du chômage ne devrait pas venir des entreprises privées.
Malgré un rebond surprise de la croissance au 2e trimestre (+0,5% selon l'estimation de l'Insee), les chiffres publiés mercredi par l'Institut de la statistique révèlent une détérioration de l'emploi salarié: 34.600 postes ont été rayés de la carte au 2e trimestre, après 4.700 au trimestre précédent.
Au 2e trimestre, tous les secteurs d'activité ont été frappés par cette dégradation, amorcée mi-2012.
Signe jugé inquiétant par les économistes: après une fugace embellie au début de l'année, l'intérim, sensible à la conjoncture et réputé précurseur des évolutions à venir du marché de l'emploi, repart à la baisse (4.000 postes supprimés).
Au total, sur un an, 140.000 emplois ont été rayés de la carte (-0,9%).
Pour Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis, "que les chiffres de l'emploi ne soient pas bons malgré le rebond du PIB n'est pas illogique, car il y a un effet retard", la sortie de récession n'impliquant pas automatiquement reprise des embauches.
Aux yeux de Marion Cochard, économiste à l'OFCE, ces mauvais chiffres sont dus aux "niveaux de productivité et de marges très dégradées des entreprises".
Au-delà, M. Waechter juge de son côté "préoccupants" les indicateurs macro-économiques, "qui montrent que la France est encore à la traîne des pays européens, où les signaux de reprise sont assez clairs".
http://www.la-croix.com/Actualite/Econo ... 11-1012746
[b][i]Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'un effort "sans précédent" de 15 milliards d'euros allait être inscrit dans le budget de 2014 alors que le gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance.[/i][/b]
Par FRANCE 24 (texte)
Moins de croissance et plus de déficit que prévu : c'est fort de ces nouvelles perspectives économiques que le gouvernement français a présenté, mecredi 11 septembre, les grandes lignes de son projet de loi de Finances 2014. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé, à l'issue du Conseil des ministres, que le budget de l'année prochaine allait prévoir des économies d'une montant "sans précédent" de 15 milliards d'euros.
Un effort budgétaire qui aurait été rendu nécessaire par des perspectives économiques moins encourageantes que prévues, comme l'a souligné le ministre de l'Économie Pierre Moscovoci. La prévision de croissance pour 2014 a ainsi été abaissée à 0,9% au lieu des 1,2% sur lesquels Bercy tablait encore au début de l'été. Même pessimisme quant aux déficits : l'objectif de passer sous la barre des 3% du PIB ne devrait pas être atteint en 2014, mais en 2015. Pierre Moscovici a reconnu que le déficit public serait de 4,1% à la fin de cette année et devrait tomber à 3,6% fin 2014.
Des mauvaises nouvelles qui interviennent alors que, le même jour, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso assurait que la page de la crise de la zone euro était tournée. Une amélioration de la situation économique qui serait, d'après lui, à mettre sur le compte des politiques d'austérité menées dans la quasi-totalité des pays européens.
Si Paris a donc reconnu que la France devrait encore continuer à vivre à l'heure de la rigueur l'année prochaine, le gouvernement a souligné que l'effort budgétaire passerait moins, cette fois-ci, par une augmentation des impôts. "Il est nécessaire de tendre vers la stabilisation des prélèvements obligatoires", a ainsi affirmé Pierre Moscovici. Son collègue du Budget, Bernard Caseneuve, a souligné que la pression fiscale supplémentaire ne serait que de 3 millliards d'euros en 2014, soit moitié moins que ce que Bercy avait laissé entendre avant l'été.
[url]http://www.france24.com/fr/20130911-france-economie-baisse-croissance-hausse-deficit-budget-2014-ayrault-moscovici-barroso-depense[/url]
[b][i]La situation s'est aggravée au 2e trimestre sur le front de l'emploi avec la disparition de près de 35.000 postes dans le secteur marchand et, les perspectives restant moroses jusqu'à fin 2013, l'inversion promise de la courbe du chômage ne devrait pas venir des entreprises privées.[/i][/b]
Malgré un rebond surprise de la croissance au 2e trimestre (+0,5% selon l'estimation de l'Insee), les chiffres publiés mercredi par l'Institut de la statistique révèlent une détérioration de l'emploi salarié: 34.600 postes ont été rayés de la carte au 2e trimestre, après 4.700 au trimestre précédent.
Au 2e trimestre, tous les secteurs d'activité ont été frappés par cette dégradation, amorcée mi-2012.
Signe jugé inquiétant par les économistes: après une fugace embellie au début de l'année, l'intérim, sensible à la conjoncture et réputé précurseur des évolutions à venir du marché de l'emploi, repart à la baisse (4.000 postes supprimés).
Au total, sur un an, 140.000 emplois ont été rayés de la carte (-0,9%).
Pour Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis, "que les chiffres de l'emploi ne soient pas bons malgré le rebond du PIB n'est pas illogique, car il y a un effet retard", la sortie de récession n'impliquant pas automatiquement reprise des embauches.
Aux yeux de Marion Cochard, économiste à l'OFCE, ces mauvais chiffres sont dus aux "niveaux de productivité et de marges très dégradées des entreprises".
Au-delà, M. Waechter juge de son côté "préoccupants" les indicateurs macro-économiques, "qui montrent que la France est encore à la traîne des pays européens, où les signaux de reprise sont assez clairs".
[url]http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Les-destructions-d-emplois-s-aggravent-pas-de-retournement-attendu-2013-09-11-1012746[/url]