par jean_droit » mar. 06 févr. 2007, 14:44
Toujours du Salon Beige :
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Voyage dans le Londonistan
10 ans d'impunité ont transformé Londres en bastion du fondamentalisme islamique : le Londonistan. Inventé par les services français, ce raccourci de Londres et d'Afghanistan désignait le petit monde des islamistes et des opposants aux régimes arabes qui avaient pignon sur rue dans la capitale anglaise. Pendant plus d'une décennie, sous le nez du gouvernement, Londres est ainsi devenu «le centre de promotion et de financement de l'extrémisme islamique en Europe», écrit Melanie Phillips dans un ouvrage intitulé Londonistan.
Avec les attentats de Londres (56 morts et plus de 700 blessés), cette impunité a cessé. Imams arrêtés, organisations dissoutes, comptes gelés, mosquées surveillées... Ce silence n'est toutefois qu'apparence. Le prosélytisme est désormais clandestin, l'appel au djihad secret. La mosquée a cessé d'être le terreau de la radicalisation car les prêches sont surveillés D'autres lieux s'y sont substitués : salles de prière non répertoriées, campus, prisons, écoles coraniques à l'étranger, sites Internet... Ce réseau informel alimenterait, selon le MI 5, environ 200 groupes, soit 1600 suspects. La probabilité que des cellules dormantes attendent pour agir est très élevée.
Des milliers de livres, de vidéos ou de cassettes audio circulent. Le MI 5 a pu constater qu'al-Qaida disposait d'une machine de propagande sophistiquée. Des images d'attaques perpétrées en Irak sont diffusées sur le Net dans la demi-heure. Pour Munira Mirza, auteur d'un rapport sur le sujet, le gouvernement mène une politique contreproductive. Par exemple, le Conseil musulman de Grande-Bretagne, censé être représentatif, a été dirigé par Iqbal Sacranie (photo), un admirateur de Sheikh Yassin qui estimait que pour Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, «la mort, c'était peut-être encore trop aisé». Un de ses membres imminents qualifiait Ben Laden de «combattant de la liberté» quelques semaines avant les attentats du 11 Septembre. Depuis, le ministère de l'Intérieur l'a appointé comme conseiller pour combattre l'extrémisme islamique.
Michel Janva
Toujours du Salon Beige :
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Voyage dans le Londonistan
10 ans d'impunité ont transformé Londres en bastion du fondamentalisme islamique : le Londonistan. Inventé par les services français, ce raccourci de Londres et d'Afghanistan désignait le petit monde des islamistes et des opposants aux régimes arabes qui avaient pignon sur rue dans la capitale anglaise. Pendant plus d'une décennie, sous le nez du gouvernement, Londres est ainsi devenu «le centre de promotion et de financement de l'extrémisme islamique en Europe», écrit Melanie Phillips dans un ouvrage intitulé Londonistan.
Avec les attentats de Londres (56 morts et plus de 700 blessés), cette impunité a cessé. Imams arrêtés, organisations dissoutes, comptes gelés, mosquées surveillées... Ce silence n'est toutefois qu'apparence. Le prosélytisme est désormais clandestin, l'appel au djihad secret. La mosquée a cessé d'être le terreau de la radicalisation car les prêches sont surveillés D'autres lieux s'y sont substitués : salles de prière non répertoriées, campus, prisons, écoles coraniques à l'étranger, sites Internet... Ce réseau informel alimenterait, selon le MI 5, environ 200 groupes, soit 1600 suspects. La probabilité que des cellules dormantes attendent pour agir est très élevée.
Des milliers de livres, de vidéos ou de cassettes audio circulent. Le MI 5 a pu constater qu'al-Qaida disposait d'une machine de propagande sophistiquée. Des images d'attaques perpétrées en Irak sont diffusées sur le Net dans la demi-heure. Pour Munira Mirza, auteur d'un rapport sur le sujet, le gouvernement mène une politique contreproductive. Par exemple, le Conseil musulman de Grande-Bretagne, censé être représentatif, a été dirigé par Iqbal Sacranie (photo), un admirateur de Sheikh Yassin qui estimait que pour Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, «la mort, c'était peut-être encore trop aisé». Un de ses membres imminents qualifiait Ben Laden de «combattant de la liberté» quelques semaines avant les attentats du 11 Septembre. Depuis, le ministère de l'Intérieur l'a appointé comme conseiller pour combattre l'extrémisme islamique.
Michel Janva