par Jean-Mic » jeu. 22 mars 2012, 17:29
Fée Violine,
Ce ne sont pas à proprement parler des oeuvres contemporaines 
!
Le Christ ? S'agissant d'un gros plan sorti du contexte du reste de la toile, il est très difficile d'en dire quelque chose : cadré aussi serré, on peut supposer un auteur flamand du XVI°, mais ça peut tout aussi bien être un néo-quelque-chose du XIX° ; quant au thème, le Christ (1°) auréolé (non stigmatisé), (2°) de face et (3°) regardant celui qui le regarde, cela évoque spontanément pour moi l'iconographie de la Tranfiguration. C'est dans cette direction que je chercherais pour trouver le tableau d'où est extrait ce visage.
NB : Il existe deux autres thèmes traditionnels du visage du Christ (sans même l'amorce du cou ou du buste, ce qui est le cas ici) regardant en face :
- le voile de Véronique ou Sainte Face, où le Christ porte la couronne d'épines ; c'est un thème récurrent chez Rouault (que vous citez),
- le Christ Acheiropoïete (= non fait de main d'homme) des icônes, où le visage du Christ apparaît sur un nimbe crucifère ; je n'en connais pas de représentation contemporaine, hors de l'icône.
Pour ma part, je comprends mal qu'on puisse détacher comme ça un détail de l'oeuvre sans plus de références. Comme si on voulait découvrir un livre et a fortiori un auteur à travers une seule phrase. Cela me paraît un contresens : hors du contexte, tel ou tel détail perd un large part de son intérêt ! Bien sûr que les gros plans, les détails ou les citations sont légitimes (esthétiquement comme spirituellement), mais
seulement après avoir saisi l'oeuvre dans son ensemble, pas hors du contexte, ou lorsque l'oeuvre dans son ensemble est supposée connue de ceux à qui l'on s'adresse (parallèle avec la citation littéraire). C'est vrai de tous les arts et de toutes les époques.
C'est bien toujours le même Christ évidemment, mais le Christ rencontrant la samaritaine, le Christ en croix, le Christ ressuscité, ... ne mettent pas en oeuvre les mêmes mouvements de l'esprit (pour reprendre une notion ignatienne) chez celui qui les contemplent.
Souhaitant à chacun de jouir du bonheur de la contemplation des oeuvres créées "pour la gloire de Dieu et le bonheur des hommes" comme dirait Jean-Sébastien Bach.
Fraternel salut
Jean-Mic
Fée Violine,
[b]Ce ne sont pas à proprement parler des oeuvres [u]contemporaines[/u][/b] ;) !
Le Christ ? S'agissant d'un gros plan sorti du contexte du reste de la toile, il est très difficile d'en dire quelque chose : cadré aussi serré, on peut supposer un auteur flamand du XVI°, mais ça peut tout aussi bien être un néo-quelque-chose du XIX° ; quant au thème, le Christ (1°) auréolé (non stigmatisé), (2°) de face et (3°) regardant celui qui le regarde, cela évoque spontanément pour moi l'iconographie de la Tranfiguration. C'est dans cette direction que je chercherais pour trouver le tableau d'où est extrait ce visage.
NB : Il existe deux autres thèmes traditionnels du visage du Christ (sans même l'amorce du cou ou du buste, ce qui est le cas ici) regardant en face :
- le voile de Véronique ou Sainte Face, où le Christ porte la couronne d'épines ; c'est un thème récurrent chez Rouault (que vous citez),
- le Christ Acheiropoïete (= non fait de main d'homme) des icônes, où le visage du Christ apparaît sur un nimbe crucifère ; je n'en connais pas de représentation contemporaine, hors de l'icône.
Pour ma part, je comprends mal qu'on puisse détacher comme ça un détail de l'oeuvre sans plus de références. Comme si on voulait découvrir un livre et a fortiori un auteur à travers une seule phrase. Cela me paraît un contresens : hors du contexte, tel ou tel détail perd un large part de son intérêt ! Bien sûr que les gros plans, les détails ou les citations sont légitimes (esthétiquement comme spirituellement), mais [u]seulement après[/u] avoir saisi l'oeuvre dans son ensemble, pas hors du contexte, ou lorsque l'oeuvre dans son ensemble est supposée connue de ceux à qui l'on s'adresse (parallèle avec la citation littéraire). C'est vrai de tous les arts et de toutes les époques.
C'est bien toujours le même Christ évidemment, mais le Christ rencontrant la samaritaine, le Christ en croix, le Christ ressuscité, ... ne mettent pas en oeuvre les mêmes mouvements de l'esprit (pour reprendre une notion ignatienne) chez celui qui les contemplent.
Souhaitant à chacun de jouir du bonheur de la contemplation des oeuvres créées "pour la gloire de Dieu et le bonheur des hommes" comme dirait Jean-Sébastien Bach.
Fraternel salut
Jean-Mic