par Jean-Mic » mer. 22 févr. 2012, 18:40
Isabelle47 a écrit :Quel est le lien entre compagnonnage et catholicisme?
Il n'y en a pas !
Tout d'abord, félicitations pour votre fille. Pour en avoir croisé quelques-uns dans mon métier, je peux vous assurer que le compagnonnage forme des gens de grande qualité professionnelle et humaine

.
Les rites et le secret qui les entourent font partie de la tradition la plus ancienne. Ils ne sont pas anti-chrétiens, si c'est là votre inquiétude. Ils peuvent revêtir certains aspects ésotériques, en ce sens qu'il ne s'adresse par définition qu'aux initiés. Ces termes peuvent faire peur parce qu'ils ont été dévoyés. La confusion vient de ce qu'au XVII° siècle, la franc-maçonnerie en a repris certains aspects dans une perspective évidemment tout autre que la transmission des savoir-faire de maître à apprenti. Aucun historien sérieux ne défend plus la thèse de la filiation.
Il faut voir dans les rites et le secret un moyen de se reconnaître entre personnes ayant partagé le même cursus, par delà les paroles et les langues et (ce qui un peu plus difficile à concevoir pour nous) par-delà les époques. Esprit de corps, sentiment (largement justifié) d'appartenir à une élite, modestie (entre éphémère de la vie et pérennité de l'oeuvre), transmission (un savoir-faire reçu est un savoir-faire à transmettre), etc. : le compagnonnage n'est pas par nature opposé à la Foi !
Le secret même vis à vis de son épouse ? Il fut un temps où il était réellement à craindre que les savoir-faire soient trahis par une épouse volage ou bavarde. Je crois qu'il ne faut pas chercher trop loin et que le jardin secret de monsieur a largement de quoi être compensé par la certitude pour madame d'avoir pour mari, quelqu'un de bien.
Fraternellement
Jean-Mic
[quote="Isabelle47"]Quel est le lien entre compagnonnage et catholicisme?[/quote]Il n'y en a pas !
Tout d'abord, félicitations pour votre fille. Pour en avoir croisé quelques-uns dans mon métier, je peux vous assurer que le compagnonnage forme des gens de grande qualité professionnelle et humaine :top: .
Les rites et le secret qui les entourent font partie de la tradition la plus ancienne. Ils ne sont pas anti-chrétiens, si c'est là votre inquiétude. Ils peuvent revêtir certains aspects ésotériques, en ce sens qu'il ne s'adresse par définition qu'aux initiés. Ces termes peuvent faire peur parce qu'ils ont été dévoyés. La confusion vient de ce qu'au XVII° siècle, la franc-maçonnerie en a repris certains aspects dans une perspective évidemment tout autre que la transmission des savoir-faire de maître à apprenti. Aucun historien sérieux ne défend plus la thèse de la filiation.
Il faut voir dans les rites et le secret un moyen de se reconnaître entre personnes ayant partagé le même cursus, par delà les paroles et les langues et (ce qui un peu plus difficile à concevoir pour nous) par-delà les époques. Esprit de corps, sentiment (largement justifié) d'appartenir à une élite, modestie (entre éphémère de la vie et pérennité de l'oeuvre), transmission (un savoir-faire reçu est un savoir-faire à transmettre), etc. : le compagnonnage n'est pas par nature opposé à la Foi !
Le secret même vis à vis de son épouse ? Il fut un temps où il était réellement à craindre que les savoir-faire soient trahis par une épouse volage ou bavarde. Je crois qu'il ne faut pas chercher trop loin et que le jardin secret de monsieur a largement de quoi être compensé par la certitude pour madame d'avoir pour mari, quelqu'un de bien.
Fraternellement
Jean-Mic