par etienne lorant » mar. 17 janv. 2012, 11:20
Oui, c'est ce qu'il faut, je le sais bien. Mais je suis bien obligé de tenir compte de deux petits événements très significatifs survenus dimanche et hier soir, lundi. Dimanche, pour la première fois depuis que j'habite dans cette rue du faubourg, on a sonné à la porte : c'était une femme d'une cinquantaine d'années qui m'a dit très poliment et en très bon français: "Monsieur, ma fille est malade. Elle est atteinte d'un cancer. Je fais tout pour l'aider, mais je n'arrive pas à suivre avec les factures et c'est pour cela que je sollicite la générosité des gens". Eh bien, j'ai payé (et je me suis demandé si c'était à cause du cas malheureux ou du bon français de la demande ... en fait, un peu des deux); mais je me suis dit:"çà, c'est un signe des temps !" Or, hier soir, dans le noir, vers l'heure de la fermeture, c'est un immigré clandestin, un de ceux qui ont essayé en vain de grimper dans un camion (et dans le TGV vers l'Angleterre) qui est venu me trouver. A lui j'ai donné une soupe et une baguette. Et comment ai-je eu ces denrées sous la main ? Parce qu'un de mes clients fut un jour dépendant d'un service d'assistance. Il a gardé sa carte de membre de ce service et, comme il m'aime bien et voit que je peine, il m'a "inondé" de boîte de soupe et régulièrement rapporté un invendu de pain de la sandwicherie voisine... depuis trois mois. S'il savait que je redistribue ... mais c'est ainsi que le Seigneur procède: il passe par des mains anonymes en vue de donner à celui qui a vraiment le plus besoin.
Bref, çà se passe ainsi au quotidien. Pas selon les agences de notation, bien sûr !
Oui, c'est ce qu'il faut, je le sais bien. Mais je suis bien obligé de tenir compte de deux petits événements très significatifs survenus dimanche et hier soir, lundi. Dimanche, pour la première fois depuis que j'habite dans cette rue du faubourg, on a sonné à la porte : c'était une femme d'une cinquantaine d'années qui m'a dit très poliment et en très bon français: "Monsieur, ma fille est malade. Elle est atteinte d'un cancer. Je fais tout pour l'aider, mais je n'arrive pas à suivre avec les factures et c'est pour cela que je sollicite la générosité des gens". Eh bien, j'ai payé (et je me suis demandé si c'était à cause du cas malheureux ou du bon français de la demande ... en fait, un peu des deux); mais je me suis dit:"çà, c'est un signe des temps !" Or, hier soir, dans le noir, vers l'heure de la fermeture, c'est un immigré clandestin, un de ceux qui ont essayé en vain de grimper dans un camion (et dans le TGV vers l'Angleterre) qui est venu me trouver. A lui j'ai donné une soupe et une baguette. Et comment ai-je eu ces denrées sous la main ? Parce qu'un de mes clients fut un jour dépendant d'un service d'assistance. Il a gardé sa carte de membre de ce service et, comme il m'aime bien et voit que je peine, il m'a "inondé" de boîte de soupe et régulièrement rapporté un invendu de pain de la sandwicherie voisine... depuis trois mois. S'il savait que je redistribue ... mais c'est ainsi que le Seigneur procède: il passe par des mains anonymes en vue de donner à celui qui a vraiment le plus besoin.
Bref, çà se passe ainsi au quotidien. Pas selon les agences de notation, bien sûr !