par salésienne05 » jeu. 06 oct. 2011, 15:11
Oh, je vous rejoins tous les deux parfaitement...
La question est de savoir si l'on peut aimer véritablement, en ayant le sentiment d'aimer (la notion de sacrifice pour ceux qu'on aime est très belle mais pour vivre 40 ans avec une personne, il ne faut pas avoir l'impression de seulement se sacrifier ou de "faire son devoir", il faut aussi y trouver de la joie et du plaisir), une personne en CHOISISSANT de l'aimer elle et pas une autre. C'est le choix de mon amie, qui aime tendrement son époux mais qui ne l'aime pas "passionnément" (le coeur et l'esprit y sont mais pas le corps): son amour est très très "raisonnable" mais/et il lui serait impossible de mettre fin à cette union.
Je lui ai aussi conseillé de ne plus voir l'ami en question pour ne pas être tentée de "comparer", mais par ailleurs, mon amie est, comme moi, fille unique et nous sommes malheureusement que deux (cet ami et moi-même) à avoir connu toute sa famille, ses grands-parents, ses parents, son adolescence, ses désirs, ses espoirs, etc : son mari est arrivé lorsqu'elle avait 30 ans, et qu'elle était orpheline de grands-parents et de parents... et il y a donc des choses qu'il ne peut pas comprendre, connaître, des choses dont il ne peut être complice. Elle ne peut pas lui dire : "tu te rappelles quand". Et ça, elle peut le faire avec l'autre ami, car il était là, car il a connu ce qu'elle était. Elle peut le faire avec moi aussi mais elle a partagé des choses avec lui, du fait de leur complicité amoureuse, qu'elle n'a pas partagé avec moi...
Quant à cet ami dont la femme veut partir, je pense qu'il a mal géré le burn-out maternel de son épouse. En gros, lui voulait beaucoup d'enfants, mais après deux filles (et encore il a du la supplier pour avoir un second enfant), sa femme est toujours aussi agressive : elle ne supporte pas ses filles. Non pas en tant que telles mais simplement parce qu'elle ne se sent pas "mère", et qu'elle a la sensation d'être prisonnière de ses filles, et elle reproche à cet ami de ne pas être assez présent (il travaille beaucoup et rentre tard le soir - vive la région parisienne !). Pour lui, la maternité va de soi, ce qui est loin d'être le cas, surtout pour une femme qui avait des responsabilités, qui gagnait bien sa vie. Donc, quand il voit son amour d'adolescence épanouie au milieu de ses enfants, il compare forcément et se prend à regretter d'avoir suivi l'avis familial.
Ni l'un ni l'autre ne songe à briser le foyer de l'autre. Mais tous deux sont très troublés et se demandent comment ressentir de l'amour pour leur conjoint quand leur passé les rattrape. Je pense qu'à ce stade là, un psy ne serait pas de trop en plus d'un prêtre...
Connaissez-vous, en région parisienne et en Bretagne, des sessions de couples catholiques en difficulté ?
Merci beaucoup. Et excusez de vous faire perdre du temps avec une histoire particulière... Mais comme je suis prise entre deux feux, ce n'est pas facile.
Fraternellement.
Cécile
Oh, je vous rejoins tous les deux parfaitement...
La question est de savoir si l'on peut aimer véritablement, en ayant le sentiment d'aimer (la notion de sacrifice pour ceux qu'on aime est très belle mais pour vivre 40 ans avec une personne, il ne faut pas avoir l'impression de seulement se sacrifier ou de "faire son devoir", il faut aussi y trouver de la joie et du plaisir), une personne en CHOISISSANT de l'aimer elle et pas une autre. C'est le choix de mon amie, qui aime tendrement son époux mais qui ne l'aime pas "passionnément" (le coeur et l'esprit y sont mais pas le corps): son amour est très très "raisonnable" mais/et il lui serait impossible de mettre fin à cette union.
Je lui ai aussi conseillé de ne plus voir l'ami en question pour ne pas être tentée de "comparer", mais par ailleurs, mon amie est, comme moi, fille unique et nous sommes malheureusement que deux (cet ami et moi-même) à avoir connu toute sa famille, ses grands-parents, ses parents, son adolescence, ses désirs, ses espoirs, etc : son mari est arrivé lorsqu'elle avait 30 ans, et qu'elle était orpheline de grands-parents et de parents... et il y a donc des choses qu'il ne peut pas comprendre, connaître, des choses dont il ne peut être complice. Elle ne peut pas lui dire : "tu te rappelles quand". Et ça, elle peut le faire avec l'autre ami, car il était là, car il a connu ce qu'elle était. Elle peut le faire avec moi aussi mais elle a partagé des choses avec lui, du fait de leur complicité amoureuse, qu'elle n'a pas partagé avec moi...
Quant à cet ami dont la femme veut partir, je pense qu'il a mal géré le burn-out maternel de son épouse. En gros, lui voulait beaucoup d'enfants, mais après deux filles (et encore il a du la supplier pour avoir un second enfant), sa femme est toujours aussi agressive : elle ne supporte pas ses filles. Non pas en tant que telles mais simplement parce qu'elle ne se sent pas "mère", et qu'elle a la sensation d'être prisonnière de ses filles, et elle reproche à cet ami de ne pas être assez présent (il travaille beaucoup et rentre tard le soir - vive la région parisienne !). Pour lui, la maternité va de soi, ce qui est loin d'être le cas, surtout pour une femme qui avait des responsabilités, qui gagnait bien sa vie. Donc, quand il voit son amour d'adolescence épanouie au milieu de ses enfants, il compare forcément et se prend à regretter d'avoir suivi l'avis familial.
Ni l'un ni l'autre ne songe à briser le foyer de l'autre. Mais tous deux sont très troublés et se demandent comment ressentir de l'amour pour leur conjoint quand leur passé les rattrape. Je pense qu'à ce stade là, un psy ne serait pas de trop en plus d'un prêtre...
Connaissez-vous, en région parisienne et en Bretagne, des sessions de couples catholiques en difficulté ?
Merci beaucoup. Et excusez de vous faire perdre du temps avec une histoire particulière... Mais comme je suis prise entre deux feux, ce n'est pas facile.
Fraternellement.
Cécile