Kaeso a écrit : Le livre de Genèse connaît deux récits de création. Dans le premier les animaux sont créés avant l’homme, dans le second après l’homme. Cela démontre l’impossibilité d’une lecture littéraliste de ces textes.
L’approche montre en effet le danger d’une lecture littéraliste qui croirait trop vite que dans un récit l’humain est créé « après » et dans l’autre « avant », alors qu’une lecture littérale correcte montre tout autre chose. Trop souvent, des lecteurs confondent une lecture littéraliste qui ignore tous les enseignements de l’Eglise sur les exigences d’une lecture correcte des Ecritures. Ces enseignements rejoignent largement les exigences de la lecture correcte de n’importe quel texte, a fortiori de textes anciens d’une culture très différente de celle du lecteur.
Mais, attention, il serait tout aussi erroné de penser que le rejet justifié d’une lecture littéraliste caricaturale et erronée ne laisserait comme seule alternative qu’une lecture sans base littérale ou sans portée historique réelle.
Attention de ne pas confondre une lecture littéraliste qui se base sur une compréhension caricaturale qui ne respecte pas la réalité du texte, de ses modes d’expression et de ses nuances, ni l’extrême complexité réelle et spirituelle qui en est souvent l’objet, avec une lecture littérale correcte.
Il ne faut pas chercher dans un tableau impressionniste la précision d’une photographie ou du mathématicien. Ce n’est pas pour autant la démonstration qu’une scène peinte par un peintre impressionniste n’était pas une réalité historique au moment où il l’a peinte.
Il n’y a pas de contradiction entre les deux récits de la création des humains dans la Genèse, mais deux points de vue qui se complètent et qui sont tous les deux d’une étonnante modernité scientifique et historique. L’un et l’autre nous montrent que l’auteur de la Genèse avait déjà une remarquable perception de l’évolution, comme l’aura aussi St Augustin bien avant Darwin.
Le premier récit nous raconte en six grands tableaux les étapes successives d’achèvement des principales réalités historiques avec au sommet la création de l’humain, mâle et femelle, qui apparaît au bout du récit. La science nous développe aujourd’hui d’innombrables détails, mais l’essentiel se trouve déjà dans le premier récit de la Genèse.
Mais, l’homme n’est pas que le sommet de l’histoire, il en est aussi le but dès l’origine. L’homme n’est pas que dans la réalité historique et scientifique, il est aussi un être créé dans la communion spirituelle avec Dieu.
Le second récit nous raconte que la création de l’homme a commencé non seulement avant celle des animaux, mais même avant celle des plantes et des arbres. Ici aussi, l’évolution scientifique était déjà bien perçue. Mais la Genèse nous dit une réalité spécifique : dès l’origine, l’humain était le but de toute la création.
Nous ne descendons pas de singes. Nous les précédons dans le projet et l’action de Dieu. Le Christ, vrai Dieu et vrai homme est au commencement de tout. Avant qu’une première âme immortelle ne soit créée dans l’histoire, la création de l’homme a commencé bien avant, des milliards d’années auparavant.
Dès le premier instant du Big Bang (ou d’une autre réalité plus complexe et plus ancienne encore que la science pourrait découvrir), Dieu commençait déjà à façonner l’humain. En façonnant, il y a des milliards d’années, quelques éléments chimiques, quelques premières cellules structurées successivement fort semblables à des créatures végétales puis animales, à travers de multiples générations successives d’êtres divers (évoluant à travers des stades cellulaires, aquatiques, puis terrestres) naissant, se reproduisant et cessant de vivre, Dieu a progressivement façonné ce qui allait devenir le corps des premiers humains.
N’imaginons pas trop facilement que tout ce qui existe sur la terre provient d’une seule et unique cellule originaire. Il y a, depuis les origines, de multiples lignées et, même s’il y a eu de multiples croisements ou, inversement, des lignées éteintes, celles qui aboutissent aux humains ne se confondent pas nécessairement avec les autres.
Quand le corps des futurs humains, les adames, étaient façonnés dans la réalité terrestre durant les milliards d’années de l’histoire, les animaux continuaient aussi à être façonnés. Lorsque les adames ont acquis un cerveau qui a progressivement acquis des capacités intellectuelles et des perceptions affectives élevées, qu’ils sont devenus capable de nommer les êtres, il n’y avait plus de semblables parmi les animaux.
Le premier récit de la Genèse nous montre des étapes achevées des diverses réalités actuelles. Des animaux achevés avec des caractéristiques variées comme ceux d’aujourd’hui existaient avant l’apparition des humains. Le « cinquième » jour, il y avait des animaux comme ceux d’aujourd’hui, mais pas encore de personnes immortelles à l’image de Dieu.
Le second récit nous montre de manière plus détaillée la réalité de la création de l’humanité depuis les débuts de l’histoire. L’existence corporelle des humains est apparue progressivement au fil de milliards d’années. Les ancêtres biologiques des humains (des adames préhumains n’ayant pas encore une âme immortelle à l’image de Dieu) existaient déjà avant la création d’Adam et Eve et les animaux ont encore été façonnés en même temps, mais aucun ne pouvait être une aide adéquate pour l’humain en cours de création dans la réalité corporelle.
Pour nous expliquer de manière vraie la vérité historique de la création de l’humanité, l’auteur de la Genèse a probablement repris des récits de traditions différentes dont il a perçu la profonde vérité complémentaire.
Car, au sommet de la volonté et de la raison créatrices de Dieu, il y a la création d’un être capable non seulement de partager sa vie éternelle, mais capable de l’incarnation de Dieu lui-même.
Par le Christ, tout a été fait, mais, plus fort encore, il a façonné une lignée de la création pendant des milliards d’années jusqu’à la réalisation d’un être corporel capable de faire vivre un être éternel, à l’image de Dieu, capable de toute la réalité spirituelle et éternelle de Dieu, capable d’être assumé par Dieu lui-même de sorte que le Christ vrai Dieu soit aussi un vrai homme, tel qu’il a été voulu et créé.
Pour ceux qui imagineraient encore un homme tiré du sol en un instant puis une femme créée en un instant par extraction et transformation d’une côte de l’homme, il est facile de rejeter le texte complexe de la Genèse comme étant purement symbolique sans aucune réalité historique.
Mais, pour ceux qui croient que la Genèse nous donne un texte largement imagé et nuancé pour nous parler de manière vraie de toute notre réalité humaine, y compris de notre réalité historique, le double récit de la Genèse ne cesse de révéler sans cesse ses richesses pour nous dire l’essentiel de notre origine spirituelle, mais aussi historique.
Adam (littéralement : Terrestre, celui qui est tiré de l’adamah, la matière) et Eve (littéralement : Vivante, celle par qui la Vie est donnée) nomment un premier couple, nous révèlent que les âmes immortelles que nous sommes ne sont pas sans une vraie histoire. Il y a bien eu à un moment et à un endroit précis de la réalité historique une création (une réalité nouvelle) de deux premiers êtres à l’image de Dieu, ayant une vie immortelle comme Lui.
Créés à l’image de Dieu : une révélation en trois actes. Il faut ici repartir vers un fils déjà ouvert ailleurs :
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[quote="Kaeso"] Le livre de Genèse connaît deux récits de création. Dans le premier les animaux sont créés avant l’homme, dans le second après l’homme. Cela démontre l’impossibilité d’une lecture littéraliste de ces textes.[/quote]
L’approche montre en effet le danger d’une lecture littéraliste qui croirait trop vite que dans un récit l’humain est créé « après » et dans l’autre « avant », alors qu’une lecture littérale correcte montre tout autre chose. Trop souvent, des lecteurs confondent une lecture littéraliste qui ignore tous les enseignements de l’Eglise sur les exigences d’une lecture correcte des Ecritures. Ces enseignements rejoignent largement les exigences de la lecture correcte de n’importe quel texte, a fortiori de textes anciens d’une culture très différente de celle du lecteur.
Mais, attention, il serait tout aussi erroné de penser que le rejet justifié d’une lecture littéraliste caricaturale et erronée ne laisserait comme seule alternative qu’une lecture sans base littérale ou sans portée historique réelle.
Attention de ne pas confondre une lecture littéraliste qui se base sur une compréhension caricaturale qui ne respecte pas la réalité du texte, de ses modes d’expression et de ses nuances, ni l’extrême complexité réelle et spirituelle qui en est souvent l’objet, avec une lecture littérale correcte.
Il ne faut pas chercher dans un tableau impressionniste la précision d’une photographie ou du mathématicien. Ce n’est pas pour autant la démonstration qu’une scène peinte par un peintre impressionniste n’était pas une réalité historique au moment où il l’a peinte.
Il n’y a pas de contradiction entre les deux récits de la création des humains dans la Genèse, mais deux points de vue qui se complètent et qui sont tous les deux d’une étonnante modernité scientifique et historique. L’un et l’autre nous montrent que l’auteur de la Genèse avait déjà une remarquable perception de l’évolution, comme l’aura aussi St Augustin bien avant Darwin.
Le premier récit nous raconte en six grands tableaux les étapes successives d’achèvement des principales réalités historiques avec au sommet la création de l’humain, mâle et femelle, qui apparaît au bout du récit. La science nous développe aujourd’hui d’innombrables détails, mais l’essentiel se trouve déjà dans le premier récit de la Genèse.
Mais, l’homme n’est pas que le sommet de l’histoire, il en est aussi le but dès l’origine. L’homme n’est pas que dans la réalité historique et scientifique, il est aussi un être créé dans la communion spirituelle avec Dieu.
Le second récit nous raconte que la création de l’homme a commencé non seulement avant celle des animaux, mais même avant celle des plantes et des arbres. Ici aussi, l’évolution scientifique était déjà bien perçue. Mais la Genèse nous dit une réalité spécifique : dès l’origine, l’humain était le but de toute la création.
Nous ne descendons pas de singes. Nous les précédons dans le projet et l’action de Dieu. Le Christ, vrai Dieu et vrai homme est au commencement de tout. Avant qu’une première âme immortelle ne soit créée dans l’histoire, la création de l’homme a commencé bien avant, des milliards d’années auparavant.
Dès le premier instant du Big Bang (ou d’une autre réalité plus complexe et plus ancienne encore que la science pourrait découvrir), Dieu commençait déjà à façonner l’humain. En façonnant, il y a des milliards d’années, quelques éléments chimiques, quelques premières cellules structurées successivement fort semblables à des créatures végétales puis animales, à travers de multiples générations successives d’êtres divers (évoluant à travers des stades cellulaires, aquatiques, puis terrestres) naissant, se reproduisant et cessant de vivre, Dieu a progressivement façonné ce qui allait devenir le corps des premiers humains.
N’imaginons pas trop facilement que tout ce qui existe sur la terre provient d’une seule et unique cellule originaire. Il y a, depuis les origines, de multiples lignées et, même s’il y a eu de multiples croisements ou, inversement, des lignées éteintes, celles qui aboutissent aux humains ne se confondent pas nécessairement avec les autres.
Quand le corps des futurs humains, les adames, étaient façonnés dans la réalité terrestre durant les milliards d’années de l’histoire, les animaux continuaient aussi à être façonnés. Lorsque les adames ont acquis un cerveau qui a progressivement acquis des capacités intellectuelles et des perceptions affectives élevées, qu’ils sont devenus capable de nommer les êtres, il n’y avait plus de semblables parmi les animaux.
Le premier récit de la Genèse nous montre des étapes achevées des diverses réalités actuelles. Des animaux achevés avec des caractéristiques variées comme ceux d’aujourd’hui existaient avant l’apparition des humains. Le « cinquième » jour, il y avait des animaux comme ceux d’aujourd’hui, mais pas encore de personnes immortelles à l’image de Dieu.
Le second récit nous montre de manière plus détaillée la réalité de la création de l’humanité depuis les débuts de l’histoire. L’existence corporelle des humains est apparue progressivement au fil de milliards d’années. Les ancêtres biologiques des humains (des adames préhumains n’ayant pas encore une âme immortelle à l’image de Dieu) existaient déjà avant la création d’Adam et Eve et les animaux ont encore été façonnés en même temps, mais aucun ne pouvait être une aide adéquate pour l’humain en cours de création dans la réalité corporelle.
Pour nous expliquer de manière vraie la vérité historique de la création de l’humanité, l’auteur de la Genèse a probablement repris des récits de traditions différentes dont il a perçu la profonde vérité complémentaire.
Car, au sommet de la volonté et de la raison créatrices de Dieu, il y a la création d’un être capable non seulement de partager sa vie éternelle, mais capable de l’incarnation de Dieu lui-même.
Par le Christ, tout a été fait, mais, plus fort encore, il a façonné une lignée de la création pendant des milliards d’années jusqu’à la réalisation d’un être corporel capable de faire vivre un être éternel, à l’image de Dieu, capable de toute la réalité spirituelle et éternelle de Dieu, capable d’être assumé par Dieu lui-même de sorte que le Christ vrai Dieu soit aussi un vrai homme, tel qu’il a été voulu et créé.
Pour ceux qui imagineraient encore un homme tiré du sol en un instant puis une femme créée en un instant par extraction et transformation d’une côte de l’homme, il est facile de rejeter le texte complexe de la Genèse comme étant purement symbolique sans aucune réalité historique.
Mais, pour ceux qui croient que la Genèse nous donne un texte largement imagé et nuancé pour nous parler de manière vraie de toute notre réalité humaine, y compris de notre réalité historique, le double récit de la Genèse ne cesse de révéler sans cesse ses richesses pour nous dire l’essentiel de notre origine spirituelle, mais aussi historique.
Adam (littéralement : Terrestre, celui qui est tiré de l’adamah, la matière) et Eve (littéralement : Vivante, celle par qui la Vie est donnée) nomment un premier couple, nous révèlent que les âmes immortelles que nous sommes ne sont pas sans une vraie histoire. Il y a bien eu à un moment et à un endroit précis de la réalité historique une création (une réalité nouvelle) de deux premiers êtres à l’image de Dieu, ayant une vie immortelle comme Lui.
Créés à l’image de Dieu : une révélation en trois actes. Il faut ici repartir vers un fils déjà ouvert ailleurs :
http://cite-catholique.org/viewtopic.php?f=92&t=16767