par stephlorant » lun. 06 juin 2011, 11:36
Comme nous sommes de ce temps-ci dans la lecture des Actes des Apôtres, c'est une occasion de recopier ici une lettre de Pline le Jeune (64-110), écrivain et fonctionnaire d'empire en Bythinie. Celui-ci demanda à l'empereur Trajan comment il devait se comporter face à l'usage des chrétiens. Dans une sorte de rapport de police à leur sujet, il évoque leurs rassemblements dominicaux et leur éthique remarquable :
"Les chrétiens affirmaient que toute leur faute ou leur erreur s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, de s'engager par serment non à perpétrer quelque crime, mais à ne commettre ni viol, ni brigandage, ni adultère, à ne pas manquer à la parole donnée, à ne pas nier un dépôt réclamé en justice; ces rites accomplis, ils avaient coutume de se séparer et de se réunir encore pour prendre leur nourriture qui, quoi qu'on en dise, est ordinaire et innocente; même cette pratique, ils y avaient renoncé après mon édit par lequel j'avais selon tes instructions interdit les hétairies."
Lettre à Trajan, livre X, Paris, Les Belles Lettres, 2010
Comme nous sommes de ce temps-ci dans la lecture des Actes des Apôtres, c'est une occasion de recopier ici une lettre de Pline le Jeune (64-110), écrivain et fonctionnaire d'empire en Bythinie. Celui-ci demanda à l'empereur Trajan comment il devait se comporter face à l'usage des chrétiens. Dans une sorte de rapport de police à leur sujet, il évoque leurs rassemblements dominicaux et leur éthique remarquable :
"Les chrétiens affirmaient que toute leur faute ou leur erreur s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, de s'engager par serment non à perpétrer quelque crime, mais à ne commettre ni viol, ni brigandage, ni adultère, à ne pas manquer à la parole donnée, à ne pas nier un dépôt réclamé en justice; ces rites accomplis, ils avaient coutume de se séparer et de se réunir encore pour prendre leur nourriture qui, quoi qu'on en dise, est ordinaire et innocente; même cette pratique, ils y avaient renoncé après mon édit par lequel j'avais selon tes instructions interdit les hétairies."
[i][b]Lettre à Trajan, livre X, Paris, Les Belles Lettres, 2010[/b][/i]