La belle histoire du tapis volant de la cathédrale d'Arras

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : La belle histoire du tapis volant de la cathédrale d'Arras

Re: La belle histoire du tapis volant de la cathédrale d'Arr

par coeurderoy » jeu. 17 févr. 2011, 9:24

De toutes façons, sa présentation à Arras au dessus de la porte laissait franchement à désirer !

Il se trouve qu' hier j'ai visité le Palais du Tau à Reims (j'y ai bossé voici quinze ans et l'avais découvert aussi à son ouverture, vers 72...). Même s'il abrite toujours davantage de sculptures originales de la cathédrale (déposées car risquant de se dégrader à l'air libre), il présente un aspect miteux et confus pour qui l'a connu dans "ses belles années" : les superbes tapisseries de la vie de la Vierge (début XVIème), autrefois dans la cathédrale, sont mal présentées, les petites sculptures (têtes, fragments) sont désormais entassées, la merveilleuse broderie du Cantique des Cantiques, quasi invisible (nouveaux socles et présentoirs affreux dans cette salle) et finalement, même si on peut désormais voir la salle basse (sous la Grande Salle du Tau où se tenait le festin du Sacre), l'ensemble donne une impression de disparate, d'encombrement, de démantèlement...
Jean Ferray, Inspecteur des Monuments Historiques, avait conçu une superbe et intelligente présentation audio-visuelle (histoire de la cathédrale, rituel du sacre, photos de l'incendie de 1914, campagnes de restauration...), le tout sur une musique de Guillaume de Machaut : tout cela n'existe plus mais le comptoir de ventes, lui, s'est beaucoup développé et présente moult babioles "médiévales" chéries par tous les marchands du temple.
Vu que Notre-Dame de Reims fêtera, le 6 mai prochain, son 800 ème anniversaire, j'ose espérer qu'il y aura d'heureuses retombées sur la mise en valeur des collections présentées dans l'ancien palais archiépiscopal, franchement plus
séduisant dans les années 75 !
http://www.cathedrale-reims.culture.fr/


pour revenir à Arras : fouilles de la "Sainte Chandelle" :

http://www.arras.maville.com/actu/actud ... 7_actu.Htm

http://www.lobservateurdelarrageois.fr/ ... ticle=1433

http://www.nordmag.com/nord_pas_de_cala ... _arras.htm

La belle histoire du tapis volant de la cathédrale d'Arras

par Et.H » mer. 16 févr. 2011, 9:14

L'incroyable histoire du tapis volant de la cathédrale d'Arras....C'est ici :

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actua ... r-da.shtml
Et sur
http://www.la-croix.com/afp.static/page ... yla3os.htm

Un tapis d'Aubusson exposé par erreur dans la cathédrale d'Arras depuis vingt ans va rejoindre une église de Châteauroux

mardi 15.02.2011, 05:18 - FRANÇOISE TOURBE

On a cru reconnaître les armes de Mgrde la Tour d'Auvergne, évêque d'Arras... C'était celles de son neveu.PHOTO «LA VOIX» | PATRIMOINE |

Étonnante histoire que celle de ce tapis d'Aubusson suspendu dans le transept nord de la cathédrale d'Arras depuis 1992 et dont on apprend aujourd'hui, au détour d'une délibération du conseil municipal de... Châteauroux, dans l'Indre, qu'il n'aurait rien à faire à Arras. ...

C'est un immense tapis rouge sombre, semé de fleurs de lys alternant avec des boutons de roses, marqué de monogrammes aux quatre coins. En 1991, cette oeuvre d'art inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1906 est bloquée in extremis par les douanes alors qu'elle allait partir pour les États-Unis...

Récupérée par l'État, on décide qu'elle sera exposée dans la cathédrale d'Arras car on pense reconnaître, dans l'un des monogrammes, les armes de Mg r de la Tour d'Auvergne, évêque d'Arras au début du XIXe siècle. En 1998 pourtant, M. Fourmaux, un Arrageois passionné d'art et d'histoire, étudie le tapis de plus près et remarque que les armes en question n'appartiennent pas à l'évêque d'Arras, mais à son neveu, Mgr Charles-Amable de la Tour d'Auvergne, archevêque de Bourges de 1861 à 1879. Les armes de la ville de Châteauroux sont également présentes... Il n'en faut pas plus à notre érudit pour remonter la piste et établir que le tapis fut en réalité tissé par la manufacture d'Aubusson pour l'église Saint-André de Châteauroux. Il publie ses conclusions dans le bulletin de la commission départementale d'histoire et d'archéologie du Pas-de-Calais.
Chez un marchand d'art

Là où l'affaire est un peu plus floue, c'est sur les conditions dans lesquelles le tapis a quitté l'église Saint-André de Châteauroux pour se retrouver chez un marchand d'art... « Dans les années 1970 ou 1980, après le concile Vatican II, il fallait limiter tout ce qui était accessoire religieux » , avance Anne-Marie Delloye-Thoumyre, adjointe au maire de Châteauroux, chargée du patrimoine. Toujours est-il que, concile ou pas, la ville préfecture de l'Indre est désormais bien décidée à récupérer son tapis afin de l'exposer à nouveau dans l'église Saint-André. Elle est même prête à prendre en charge les frais de retour de l'oeuvre, soit 18 402,46 E. C'est cette délibération que devait adopter, hier soir, le conseil municipal de Châteauroux.

Et la cathédrale d'Arras dans tout ça ? Ne va-t-elle pas se trouver bien nue après le départ du tapis qui habille depuis vingt ans le dessus de la porte dite des Chariottes ? Michel Tillie, de l'association Le Joyel, un groupe de passionnés qui oeuvrent à la mise en valeur de la cathédrale, est l'un des rares Arrageois au courant de l'histoire : « Le conservateur des antiquités et des objets d'art de la région d'Orléans est venu, l'an dernier, pour voir le tapis. Il a parlé du souhait de la ville de Châteauroux de le récupérer. Mgr Jaeger, évêque d'Arras, a été consulté et a donné son accord. On n'en sait pas plus pour l'instant... » Le tapis d'Aubusson va-t-il lui manquer ? « Cela semblera sans doute bizarre à pas mal de gens qui ont l'habitude de le voir là, mais moi, je me fais déjà une raison. Après tout, il cache toute l'architecture du dessus de la porte qui est pourtant très belle. »

Haut