par etienne lorant » ven. 15 oct. 2010, 18:30
Lors de mon passage à l'UCL, j'ai refusé le "baptême". J'en avais lourd dans le coeur car mon père, un scientifique, m'avait placé d'office en candidature d'ingénieur commercial, moi qui avais rêvé de suivre 'Philosophie' ou 'Philologie romane', puisque j'étais dans les trois premiers en 'Humanités gréco-latines'... Bref, vient le jour du 'baptême des bleus' et je réponds que je n'y participe pas. Je me fais huer, mais je tiens bon. Un an plus tard, ayant échoué à l'examen de math éliminatoire (300 candidats, 1 exercice de calcul combinatoire, 30 repéchés), je me retrouve dans une école supérieure de commerce et même cinéma: 'si tu refuses le baptême, tu vas te retrouver seul', mais je réponds: 'Non, non, mais c'est moi qui vous mets tous en quarantaine !'. J'ai passé là-bas deux longues années, j'en ressors avec une Distinction, et... je me retrouve soldat. Ah, les bleus ! KK de CI, au baptême ! Mais non, là encore, j'ai risqué plus mais j'ai tenu bon.
Et c'est seulement après avoir décroché mon premier boulot, à cause d'une Véronique, jolie fille dont les parents tenaient un café, que je me suis "ramassé une cuite" à la bière. J'avais vingt-quatre ans ! La fille en question, de trois ans ma cadette, est toujours bien vivante, mais je ne cherche plus à la rencontrer, j'ai appris par sa fille Rachel qu'elle en est restée à une vingtaine de Jupiler par jour, soit six litres de bière par jour.... Dixit Rachel : 'Toi, Etienne, tu n'as jamais vu que le bon côté de maman, tu ne l'as jamais vue ivre morte, tu n'as jamais dû la traîner jusqu'à son lit' et 'tu es gentil mais tu fais attention de ne pas fréquenter les alcooliques: j'ai pris image sur toit et non sur mes propres parents - car mon père, tu sais bien..'
J'oserais ici, comme Monseigneur Léonard, parler de la "justice immanente" : la justice immanente est celle qui est contenue déjà dans la faute. Si vous buvez, vous savez que vous serez ivre. Si vous buvez trop souvent, vous savez que vous deviendrez alcoolique. Si vous êtes alcoolique, vous savez que vous allez droit à la cirrhose du foie. Et que dit-on à la mort d'un alcoolique ? On dit: "C'était un homme libre, il a vécu comme il a voulu"... Ainsi parle le monde.
Lors de mon passage à l'UCL, j'ai refusé le "baptême". J'en avais lourd dans le coeur car mon père, un scientifique, m'avait placé d'office en candidature d'ingénieur commercial, moi qui avais rêvé de suivre 'Philosophie' ou 'Philologie romane', puisque j'étais dans les trois premiers en 'Humanités gréco-latines'... Bref, vient le jour du 'baptême des bleus' et je réponds que je n'y participe pas. Je me fais huer, mais je tiens bon. Un an plus tard, ayant échoué à l'examen de math éliminatoire (300 candidats, 1 exercice de calcul combinatoire, 30 repéchés), je me retrouve dans une école supérieure de commerce et même cinéma: 'si tu refuses le baptême, tu vas te retrouver seul', mais je réponds: 'Non, non, mais c'est moi qui vous mets tous en quarantaine !'. J'ai passé là-bas deux longues années, j'en ressors avec une Distinction, et... je me retrouve soldat. Ah, les bleus ! KK de CI, au baptême ! Mais non, là encore, j'ai risqué plus mais j'ai tenu bon.
Et c'est seulement après avoir décroché mon premier boulot, à cause d'une Véronique, jolie fille dont les parents tenaient un café, que je me suis "ramassé une cuite" à la bière. J'avais vingt-quatre ans ! La fille en question, de trois ans ma cadette, est toujours bien vivante, mais je ne cherche plus à la rencontrer, j'ai appris par sa fille Rachel qu'elle en est restée à une vingtaine de Jupiler par jour, soit six litres de bière par jour.... Dixit Rachel : 'Toi, Etienne, tu n'as jamais vu que le bon côté de maman, tu ne l'as jamais vue ivre morte, tu n'as jamais dû la traîner jusqu'à son lit' et 'tu es gentil mais tu fais attention de ne pas fréquenter les alcooliques: j'ai pris image sur toit et non sur mes propres parents - car mon père, tu sais bien..'
J'oserais ici, comme Monseigneur Léonard, parler de la "justice immanente" : la justice immanente est celle qui est contenue déjà dans la faute. Si vous buvez, vous savez que vous serez ivre. Si vous buvez trop souvent, vous savez que vous deviendrez alcoolique. Si vous êtes alcoolique, vous savez que vous allez droit à la cirrhose du foie. Et que dit-on à la mort d'un alcoolique ? On dit: "C'était un homme libre, il a vécu comme il a voulu"... Ainsi parle le monde.