par etienne lorant » ven. 08 oct. 2010, 18:36
'Quand on se convertit au Seigneur, le voile tombe. Or, le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté.'
C'est un extrait de la deuxième Epître aux Corinthiens, au chapitre 3. Saint-Paul parle du voile qui recouvrait les Ecritures pour les Juifs à cause de l'endurcissement de leur coeur. Ce court passage m'a aidé à me souvenir du moment de ma conversion. N'étais-je pas, jusqu'au dernier moment, comme les scribes et les prêtres de la synagogue ? Je commençais à croire, j'avais renoncé à la lutte pour la gloire en ce monde, ayant découvert qu'elle ne constituait ni une condition, ni une vérité qui fussent "satisfaisantes pour le coeur". Mécréant j'étais, mais malheureux. Je m'étais mis en marche à la recherche de la Vérité, dont j'avais pressenti qu'elle ne saurait être strictement rationnelle, puisque je vis et je ne suis pas strictement rationnel.
Sans le comprendre, j'ai marché sur mon 'chemin de Damas', car dans ma recherche assoifée, haletante, j'avais déjà écarté les sciences, la philosophie, la psychologie, la morale et j'en étais parvenu à considérer une probable existence de Dieu, mais d'un Dieu qui ne pouvait me connaître personnellement et ne pouvait non plus répondre à ma soif de bonheur.
Aussi paradoxal que cela paraisse, c'est en étudiant un opuscule jésuite intitulé "Satan l'Adversaire" que s'éveilla en moi la conscience qu'une sorte d'immense mensonge planait tout autour de moi sur la nature réelle de l'homme. L'existence de ce mensonge acheva de réduire mes derniers obstacles à la foi. Un matin, je me mis à genoux et à supplier comme si ma vie en dépendait (et en fait oui, elle en dépendait), que le Seigneur voulût bien se révéler à moi. Il vint aussitôt. Je le vis souffrir, je le vis donner sa vie à cause même de ma supplication, et la Joie m'envahit.
Or, la Joie, c'est l'Esprit dont parle saint Paul dans ce passage. Mes yeux de l'intérieur s'ouvrirent, je vis les cieux ouverts, je saisis tout en un instant d'une telle densité qu'il se continue encore plus de vingt-cinq années après...
Quand le voile tombe, toutes les réponses n'apparaissent pas au grand jour d'un seul coup - sinon ce serait déjà le Paradis, mais les questions qui demeurent ont tout perdu de leur "charge négative": tout au contraire, un converti ressent le besoin de réapprendre à marcher, à découvrir, à mieux comprendre. Le chemin est étroit, le passage est resseré, mais peu importe car : "Quiconque cherche la Vérité entend ma voix"...
'Quand on se convertit au Seigneur, le voile tombe. Or, le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté.'
C'est un extrait de la deuxième Epître aux Corinthiens, au chapitre 3. Saint-Paul parle du voile qui recouvrait les Ecritures pour les Juifs à cause de l'endurcissement de leur coeur. Ce court passage m'a aidé à me souvenir du moment de ma conversion. N'étais-je pas, jusqu'au dernier moment, comme les scribes et les prêtres de la synagogue ? Je commençais à croire, j'avais renoncé à la lutte pour la gloire en ce monde, ayant découvert qu'elle ne constituait ni une condition, ni une vérité qui fussent "satisfaisantes pour le coeur". Mécréant j'étais, mais malheureux. Je m'étais mis en marche à la recherche de la Vérité, dont j'avais pressenti qu'elle ne saurait être strictement rationnelle, puisque je vis et je ne suis pas strictement rationnel.
Sans le comprendre, j'ai marché sur mon 'chemin de Damas', car dans ma recherche assoifée, haletante, j'avais déjà écarté les sciences, la philosophie, la psychologie, la morale et j'en étais parvenu à considérer une probable existence de Dieu, mais d'un Dieu qui ne pouvait me connaître personnellement et ne pouvait non plus répondre à ma soif de bonheur.
Aussi paradoxal que cela paraisse, c'est en étudiant un opuscule jésuite intitulé "Satan l'Adversaire" que s'éveilla en moi la conscience qu'une sorte d'immense mensonge planait tout autour de moi sur la nature réelle de l'homme. L'existence de ce mensonge acheva de réduire mes derniers obstacles à la foi. Un matin, je me mis à genoux et à supplier comme si ma vie en dépendait (et en fait oui, elle en dépendait), que le Seigneur voulût bien se révéler à moi. Il vint aussitôt. Je le vis souffrir, je le vis donner sa vie à cause même de ma supplication, et la Joie m'envahit.
Or, la Joie, c'est l'Esprit dont parle saint Paul dans ce passage. Mes yeux de l'intérieur s'ouvrirent, je vis les cieux ouverts, je saisis tout en un instant d'une telle densité qu'il se continue encore plus de vingt-cinq années après...
Quand le voile tombe, toutes les réponses n'apparaissent pas au grand jour d'un seul coup - sinon ce serait déjà le Paradis, mais les questions qui demeurent ont tout perdu de leur "charge négative": tout au contraire, un converti ressent le besoin de réapprendre à marcher, à découvrir, à mieux comprendre. Le chemin est étroit, le passage est resseré, mais peu importe car : "Quiconque cherche la Vérité entend ma voix"...