par Charles » dim. 19 févr. 2006, 19:00
"Noé dressa un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes qu'il offrit en holocauste sur l'autel. Le Seigneur respira l'agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l'homme. Les pensées de son coeur sont mauvaises dès sa jeunesse ; mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l'ai fait.
Tant que la terre durera,
semailles et moissons,
froidure et chaleur,
été et hiver,
jour et nuit
ne cesseront jamais. »" (Genèse 8, 20-22)
"L'offrande de l'homme juste
est comme la graisse des sacrifices sur l'autel,
son agréable odeur s'élève devant le Très-Haut.(...)
Celui qui sert Dieu de tout son coeur est bien accueilli,
et sa prière parvient jusqu'au ciel.
La prière du pauvre traverse les nuées" (Siracide 35, 6-17)
"Cessez de m'apporter de vaines offrandes :
l'encens, j'en ai horreur.
Nouvelles lunes, sabbats, assemblées,
je ne supporte plus ces fêtes sacrilèges" (Isaie 1, 13)
- Il me semble qu'à l'origine l'encens est un subsitut sacrificiel, qui joue le même rôle que la fumée et l'odeur de la viande brûlée dans l'holocauste. Mais comme l'histoire de la relation entre Dieu et l'humanité a un sens qui s'accomplit dans le sacrifice du Christ qui rend inopérables tous les autres sacrifices, la fumée montant vers le ciel voit son sens symbolique s'altérer : la métaphore sacrificielle devient métaphore de la grâce.
"Tu ne m'avais pas apporté d'agneaux en holocauste,
et tu ne m'avais pas honoré par des sacrifices.
Je ne t'avais pas traité comme un esclave
en t'imposant des offrandes,
je ne t'avais pas fatigué pour avoir de l'encens." (Isaie 43, 23)
- La fumée montant vers le ciel peut ainsi être comprise comme un tribut demandé par Dieu, qui l'impose à une humanité servile.
Mais l'intention de Dieu n'est pas d'en rester là, il souhaite que les rapports entre lui et les hommes soient selon la grâce et l'amitié et non la loi et la servilité :
"Paroles de l'époux :
« Avant que souffle la brise du jour
et que s'enfuient les ombres,
j'irai à la montagne de la myrrhe,
à la colline de l'encens.
Tu es toute belle, ma bien-aimée,
tu es immaculée.(...)
Tu es un jardin clos, ma soeur, ô fiancée,
tu es une source close, une fontaine scellée ;
tu fais jaillir un paradis de grenades
avec des fruits exquis,
du nard et du henné,
du nard et du safran,
de la cannelle et du cinname,
avec tous les arbres odoriférants,
la myrrhe et l'aloès,
avec les baumes les plus délicats !" (Cantique 4, 6-14)
- La sainteté de l'humanité sauvée, l'Epouse du Christ, est exprimée par la métaphore de l'odeur, et l'encens brûlé dans l'Eglise du Christ n'a plus le même sens que l'encens de substitution aux sacrifices sanglants qui ont été abolis. Il ne reste plus que la prière, épurée de toute la cuisine sacrificielle.
Voilà ce que je peux te répondre après une courte recherche dans l'Ancien Testament, et je ne garantis pas la catholicité de mes réponses.
"Noé dressa un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs,[b] des victimes qu'il offrit en holocauste sur l'autel. Le Seigneur respira l'agréable odeur[/b], et il se dit en lui-même : « Je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l'homme. Les pensées de son coeur sont mauvaises dès sa jeunesse ; mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l'ai fait.
Tant que la terre durera,
semailles et moissons,
froidure et chaleur,
été et hiver,
jour et nuit
ne cesseront jamais. »" (Genèse 8, 20-22)
"L'offrande de l'homme juste
est comme [b]la graisse des sacrifices sur l'autel,
son agréable odeur s'élève devant le Très-Haut[/b].(...)
Celui qui sert Dieu de tout son coeur est bien accueilli,
et sa prière parvient jusqu'au ciel.
La prière du pauvre traverse les nuées" (Siracide 35, 6-17)
"[b]Cessez de m'apporter de vaines offrandes :
l'encens, j'en ai horreur.[/b]
Nouvelles lunes, sabbats, assemblées,
je ne supporte plus ces fêtes sacrilèges" (Isaie 1, 13)
- Il me semble qu'à l'origine l'encens est un subsitut sacrificiel, qui joue le même rôle que la fumée et l'odeur de la viande brûlée dans l'holocauste. Mais comme l'histoire de la relation entre Dieu et l'humanité a un sens qui s'accomplit dans le sacrifice du Christ qui rend inopérables tous les autres sacrifices, la fumée montant vers le ciel voit son sens symbolique s'altérer : la métaphore sacrificielle devient métaphore de la grâce.
"Tu ne m'avais pas apporté d'agneaux en holocauste,
et tu ne m'avais pas honoré par des sacrifices.
Je ne t'avais pas traité comme un esclave
en t'imposant des offrandes,
[b]je ne t'avais pas fatigué pour avoir de l'encens[/b]." (Isaie 43, 23)
- La fumée montant vers le ciel peut ainsi être comprise comme un tribut demandé par Dieu, qui l'impose à une humanité servile.
Mais l'intention de Dieu n'est pas d'en rester là, il souhaite que les rapports entre lui et les hommes soient selon la grâce et l'amitié et non la loi et la servilité :
"Paroles de l'époux :
« Avant que souffle la brise du jour
et que s'enfuient les ombres,
[b]j'irai à la montagne de la myrrhe,
à la colline de l'encens.
Tu es toute belle, ma bien-aimée,
tu es immaculée[/b].(...)
Tu es un jardin clos, ma soeur, ô fiancée,
tu es une source close, une fontaine scellée ;
[b]tu fais jaillir un paradis[/b] de grenades
avec des fruits exquis,
du nard et du henné,
du nard et du safran,
de la cannelle et du cinname,
[b]avec tous les arbres odoriférants,
la myrrhe et l'aloès,[/b]
avec les baumes les plus délicats !" (Cantique 4, 6-14)
- La sainteté de l'humanité sauvée, l'Epouse du Christ, est exprimée par la métaphore de l'odeur, et l'encens brûlé dans l'Eglise du Christ n'a plus le même sens que l'encens de substitution aux sacrifices sanglants qui ont été abolis. Il ne reste plus que la prière, épurée de toute la cuisine sacrificielle.
Voilà ce que je peux te répondre après une courte recherche dans l'Ancien Testament, et je ne garantis pas la catholicité de mes réponses.