par etienne lorant » dim. 29 août 2010, 18:53
Désormais, je parcours une dizaine de kilomètres pour la messe du dimanche. C'est en pleine campagne, une petite route étroite sur la gauche et l'église, disons plutôt une grande chapelle, est là. Nous ne sommes qu'une quinzaine, mais l'ambiance y est recueillie. Le prêtre a dépassé les quatre-vingts ans, mais il dit très bien sa messe. Ses homélies proviennent, je pense, d'un recueil, car c'est un homme discret que je n'ai jamais vu faire étalage de son expérience (je le "suis" depuis au moins une quinzaine d'années, d'années heureuses !)
Aujourd'hui, il a de nouveau cité cette phrase - celle-là même que l'abbé Huvelin avait laissée au futur ermite Charles de Foucauld.
En bref, il était question ce dimanche des invitations aux banquets. Jésus nous conseille de nous mettre au fond de la salle : quand arrivera celui en l'honneur de qui le banquet est donné, il vous dira : "Mon ami, montez plus haut !" - bref, le sermon tournait autour de l'humilité et ensuite des choses que l'on donnera aux pauvres et que Dieu seul pourra nous rendre. La célèbre parole dit: "Le Christ a tant choisi la dernière place que jusqu'à ce jour, personne n'a pu la lui reprendre". Je suis d'accord avec l'explication: "Ce n'est pas tant parce que le Christ a voulu être le dernier, mais c'est parce que les trois personnes de la Trinité vivent de ce don absolu d'elles-mêmes, l'une à l'autre, et l'amour de Dieu est ainsi envers les hommes : la gloire de Dieu est manifeste dans le fait que Dieu, en Jésus, s'est fait le serviteur de tous. Il n'a rien gardé de sa toute-puissance, Il s'est donné intégralement. " Ce genre de sermon m'est toujours très "remuant".
Depuis trois jours, la récitation des Litanies au Sacré-Coeur a fait du chemin: je les lis une fois le matin, une fois le soir. Ma mère s'est jointe à moi en l'occasion du décès de mon cousin. Ma tante a emboîté le pas. Je suis content. La tentation de l'autre jour s'est envolée, dissoute par la Joie.
Je note encore ici que le Seigneur me demande encore une attitude de vraie pauvreté: plus d'objets de luxe... j'ai bien compris, oui. (Quel fol enthousiasme !

, n'est-ce pas ?
Désormais, je parcours une dizaine de kilomètres pour la messe du dimanche. C'est en pleine campagne, une petite route étroite sur la gauche et l'église, disons plutôt une grande chapelle, est là. Nous ne sommes qu'une quinzaine, mais l'ambiance y est recueillie. Le prêtre a dépassé les quatre-vingts ans, mais il dit très bien sa messe. Ses homélies proviennent, je pense, d'un recueil, car c'est un homme discret que je n'ai jamais vu faire étalage de son expérience (je le "suis" depuis au moins une quinzaine d'années, d'années heureuses !)
Aujourd'hui, il a de nouveau cité cette phrase - celle-là même que l'abbé Huvelin avait laissée au futur ermite Charles de Foucauld.
En bref, il était question ce dimanche des invitations aux banquets. Jésus nous conseille de nous mettre au fond de la salle : quand arrivera celui en l'honneur de qui le banquet est donné, il vous dira : "Mon ami, montez plus haut !" - bref, le sermon tournait autour de l'humilité et ensuite des choses que l'on donnera aux pauvres et que Dieu seul pourra nous rendre. La célèbre parole dit: "Le Christ a tant choisi la dernière place que jusqu'à ce jour, personne n'a pu la lui reprendre". Je suis d'accord avec l'explication: "Ce n'est pas tant parce que le Christ a voulu être le dernier, mais c'est parce que les trois personnes de la Trinité vivent de ce don absolu d'elles-mêmes, l'une à l'autre, et l'amour de Dieu est ainsi envers les hommes : la gloire de Dieu est manifeste dans le fait que Dieu, en Jésus, s'est fait le serviteur de tous. Il n'a rien gardé de sa toute-puissance, Il s'est donné intégralement. " Ce genre de sermon m'est toujours très "remuant".
Depuis trois jours, la récitation des Litanies au Sacré-Coeur a fait du chemin: je les lis une fois le matin, une fois le soir. Ma mère s'est jointe à moi en l'occasion du décès de mon cousin. Ma tante a emboîté le pas. Je suis content. La tentation de l'autre jour s'est envolée, dissoute par la Joie.
Je note encore ici que le Seigneur me demande encore une attitude de vraie pauvreté: plus d'objets de luxe... j'ai bien compris, oui. (Quel fol enthousiasme ! :-@ , n'est-ce pas ?