Dieu est-il partout ?

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Re: Dieu est-il partout ?

par Charlesnicolas » lun. 21 oct. 2019, 23:03

Bonjour, je me permet de donner mon point de vu sur ce sujet !

Dire que Dieu est omniprésent signifie qu'Il est présent partout avec tout son être en tout temps. Le préfixe omni- vient du mot latin signifiant "tout". Beaucoup de religions croient que Dieu est partout à la fois. Cependant, la Bible enseigne spécifiquement que Dieu est à la fois partout à la fois et transcendant en dehors de sa création. "L'Éternel regarde du haut des cieux, il voit tous les enfants de l'homme, d'où il est assis, il regarde tous les habitants de la terre". Psaume 33 : 13-14.

Certains systèmes religieux enseignent que Dieu est partout parce qu'il est tout. Cette croyance, appelée panthéisme, dit que Dieu est répandu dans tout l'univers, faisant des arbres, des rochers, des animaux, des étoiles et des gens une partie de Dieu. Ce n'est pas la vision biblique de l'omniprésence. Dieu peut se révéler en un seul lieu, mais sa présence est simultanément partout ailleurs dans l'univers. C'est pourquoi il est important de dire qu'il est présent partout avec tout son Être en tout temps. Dieu est présent partout.

;)

Re: Dieu est-il partout ?

par Cinci » sam. 21 sept. 2019, 0:57

Que Dieu aime tout le monde ou que Jésus soit Dieu ne change rien quant à la qualité de la présence divine qui, elle, est variable. La présence de Dieu n'est pas partout expérimentée de la même manière, pas la même intensité, pas la même clarté, etc. Le bois et la pierre n'entretiennent pas beaucoup de relations affectives avec Dieu, et ce dernier n'a pas grand chose à leur dire non plus.



Chez les hommes ...

Les incroyants pensent que Dieu n'existe pas, mais parce qu'ils ne l'ont jamais vu, jamais capté par leurs sens. Une présence de Dieu chez eux ? Comme subjectivement très faible. Chez une Yvonne-Aimée de Malestroit, c'est intense au contraire. Notre sujet peut voir des anges, tenir une vraie conversation avec la Sainte Vierge, avec Jésus. Il y a des moments, il y a des lieux ... tout n'est pas égal.

Un simple chrétien très croyant peut expérimenter intensément la présence de Dieu, un temps plus ou moins long dans sa vie, pour ensuite tomber au désert quarante ans et ne plus guère sentir que l'absence de Dieu surtout. Ainsi, se faire dire "Dieu est partout" ne sera pas une grande consolation. Par contre, quand on dit à un mourant que Dieu est présent dans l'onction des malades ... là, ce n'est plus la même chose ... lieu, temps fort ...

A la recherche de Dieu, il faut que la reine de Saba fasse 1000 kilomètres pour essayer de capter son ombre; pour contacter Dieu il faut que Naaman aille voir le prophète Élisée pour ensuite se plonger dans le Jourdain. Il aurait pu se plonger dans le fleuve Tigre ou dans l'Euphrate. Il l'aurait fait en vain. Dieu n'est pas présent dans le fleuve Tigre ? Il l'est sûrement puisque Dieu est partout. Il ne l'est pas de la même manière cependant. Avec Moïse, Dieu est présent, avec Jésus aussi. Oui, mais pas de la même manière.

Re: Dieu est-il partout ?

par Solene111 » mer. 18 sept. 2019, 22:54

Cinci je ne suis pas sûr, Dieu aime tout le monde de la même façon et vient vers tous, est en tous. Mais l'homme est doué de libre arbitre et peut n'en faire qu'à sa tête.

Quant à Jesus, Dieu n'est pas en lui. Jesus EST Dieu. C'est bien Jesus qui a créé le monde : "née du Père avant tous les siècles" "et par lui tout a été fait".

Re: Dieu est-il partout ?

par Cinci » mer. 18 sept. 2019, 18:40

Merci de poser la question, Briscard.

Dieu ne peut pas être présent de la même façon dans le monde minéral, dans un animal, dans un homme pécheur, dans Jésus lui-même. Il y a une qualité de présence qui diffère.

Re: Dieu est-il partout ?

par Briscard » mer. 18 sept. 2019, 11:14

Qu'entendez vous par là, Cinci ? Pas de la même façon ?

Re: Dieu est-il partout ?

par Cinci » mer. 18 sept. 2019, 5:07

Si Dieu est partout, il n'est pas partout de la même façon. Nuance.

Re: Dieu est-il partout ?

par Carolus » mar. 17 sept. 2019, 20:34

Recouvrance a écrit : ven. 13 sept. 2019, 13:46Recouvrance :
Si on croit en Dieu, bien évidemment qu'il est partout. C'est un être tout puissant, immatériel et qui a tout créé. C'est donc normal.
Vous avez raison, cher Recouvrance. :)
CEC 2671 La forme traditionnelle de la demande de l’Esprit est d’invoquer le Père par le Christ notre Seigneur pour qu’il nous donne l’Esprit Consolateur (cf. Lc 11, 13).
L’Esprit de Dieu est présent partout.
CEC 2671 " Roi céleste, Esprit Consolateur, Esprit de Vérité, partout présent et emplissant tout, trésor de tout bien et source de la Vie, viens, habite en nous, purifie-nous et sauve-nous, ô Toi qui es Bon !
Dieu, étant Esprit, est présent partout.

Re: Dieu est-il partout ?

par Levergero » lun. 16 sept. 2019, 17:57

Je suis d'accord avec Recouvrance, Dieu est partout depuis toujours et éternellement.

Evidemment pour croire cela il faut avoir la foi.

Re: Dieu est-il partout ?

par Recouvrance » ven. 13 sept. 2019, 13:46

Si on croit en Dieu, bien évidemment qu'il est partout. C'est un être tout puissant, immatériel et qui a tout créé. C'est donc normal.

Re: Dieu est il partout ?

par Solene111 » sam. 07 sept. 2019, 23:52

Dieu est partout car il est infini. En même temps j'aime la vision de Simone Weil (la philosophe pas la femme politique) qui disait que pour créer le monde Dieu avait dû non pas "s'agrandir" mais "se diminuer" car Dieu est parfait, et même si nous vivons dans le meilleur des mondes possibles selon Leibniz, le monde n'est évidemment pas parfait. Simone Weil pense que Dieu a dû en quelque sorte se diminuer, se rabaisser, par Amour pour sa création.

On peut bien sûr prier dans sa chambre, Jésus le dit lui-même d'une certaine façon. Ce qui peut être bien est d'entrer de temps en temps dans une Eglise, pas forcément pendant une messe. De regarder autour de soi, les icônes, les statues. De s'asseoir, de prier, de déposer un cierge. C'est un lieu propice au recueillement. Je suis souvent très intimidé dans une Eglise. Et peut être après aller à la messe de temps en temps si le cœur vous en dit, pour partager un moment avec d'autres personnes en Dieu.

par Van » mar. 01 août 2006, 21:31

Votre question est intéressante mais à l'évidence, je pense que DIEU n'est pas présent partout pour la simple raison qu'il nous respecte trop.

Et si quelqu'un lui demande tout simplement de ne pas venir près de lui, il s'abstient tout simplement de venir l'importuner.

Cette liberté donnée par DIEU est un mystère qui , encore aujourd'hui, hante mes nuits.
Comment peut il nous aimer autant pour faire la volonté de ceux qui le haissent ?

Après maintes pensées, je me souviens que soudain, après avoir comtempler un petit crucifix avec Jésus les bras ouverts mais cloués au bois de la croix, Jésus semblait me dire " Tu sais, je t'aime !!! ..Viens !!"

Sa seule arme, c'est l'Amour !!

par Grichka » jeu. 27 juil. 2006, 16:23

Dieu est-il partout ?
Il n'est pas partout, sinon je serai Dieu, non ? :unsure:

Je le déclare, vous me croyez si vous voulez, je ne suis pas Dieu.

Une chose m'est sûr, je suis un être humain libre.

N'est ce pas parce que Dieu est Autre, donc pas partout que Moi, je suis ?
Dieu est-il à un endroit particulier ?
Marc 13:21 a écrit :Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas.
Etonnant ? On me dit, va à l'Eglise pour te confesser à Dieu, et par ailleurs je lis un texte qui me fait douter de cette présence de Dieu en cet endroit particulier.

Alors, où est-il ? alors où aller le trouver ?
Matthieu 18:20 a écrit :Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.
Il serait donc là au milieu de mes frères chrétiens ? Faut-il être rassemblé dans un édifice consacré pour être appelé chrétiens ?
Image

C'est une autre question.
Fraternellement vôtre,
Christian

par Bernard » mer. 05 avr. 2006, 15:32

Bonjour à tous.

Voici un point de vue tout à fait personnel quant à l'utilité de la fréquentation de la messe dominicale.

Je suis fils de Dieu, comme vous tous. En tant que tel, il m'est tout-à-fait loisible de discuter avec mon Père, en toute simplicité, au calme, sur le ton de la confidence, dans un coin retiré de la maison. Nul besoin de se rendre à l'église pour un tel rapport privilégié qui passe par le biais de la prière.

Si ce rapport intime est primordial, il ne peut suffire dans la grande famille des chrétiens, tout comme dans une famille normalement constituée. Il convient de garder le contact avec nos frères et soeurs et de nous réunir autour précisément de ce qui nous unit, ce lien "familial" qu'est notre foi commune. Je vois la messe comme une sorte de "réunion de famille" hebdomadaire où, avec mes frères chrétiens, de vient faire part à mon Père, mais aussi à l'ensemble de la famille, de mes joies et de mes peines, de mes actions et de mes péchés. Ma conception de l'Eglise, à ce niveau, coïncide parfaitement à la conception que j'ai de la famille.

Je vois aussi la messe comme une grande fête (mais peut-être le terme cérémonie est-il mieux adapté car moins connoté), et je me dis que si tout le monde pensait ainsi, peut-être tout le monde ferait-il de l'assistance à la messe une des grandes priorités de la semaine. C'est le jour où Dieu nous acceuille dans sa maison. On ne peut véritablement prendre part au repas et à la Passion du Seigneur qu'en communauté.

par SC » mer. 18 janv. 2006, 14:52

Pour l'accomplissement d'une si grande oeuvre, le Christ est toujours là auprès de son Eglise, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la messe(20), et dans la personne du ministre, "le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s'offrit alors lui-même sur la croix" et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu'un baptise, c'est le Christ lui-même qui baptise(21). Il est là présent dans sa parole, car c'est lui qui parle tandis qu'on lit dans l'Eglise les Saintes Ecritures. Enfin il est là présent lorsque l'Eglise prie et chante les psaumes, lui qui a promis : "Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d'eux" . Effectivement, pour l'accomplissement de cette grande oeuvre par laquelle Dieu est parfaitement glorifié et les hommes sanctifiés, le Christ s'associe toujours l'Eglise, son Epouse bien-aimée, qui l'invoque comme son Seigneur et qui passe par lui pour rendre son culte au Père éternel. (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium 7, http://www.catho.org/9.php?d=rf)
Pour résumer, Dieu est partout, mais de différentes manières. Dans une église, il est substantiellement présent dans l'hostie qui se trouve dans le tabernacle. On pourrait presque dire "physiquement" puisqu'on peut le manger.
A la plénitude des temps, le Fils de Dieu, venant comme l'Agneau qui enlève et porte sur lui le péché du monde, apparaît comme celui qui possède le pouvoir aussi bien de juger que de pardonner les péchés; et il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver.
Or, ce pouvoir de remettre les péchés, Jésus l'a conféré, par l'Esprit Saint, à de simples hommes, eux-mêmes sujets aux assauts du péché, à savoir à ses Apôtres: "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus". C'est là une des nouveautés évangéliques les plus formidables! En conférant ce pouvoir aux Apôtres, Jésus leur donne la faculté de le transmettre, comme l'Eglise l'a compris dès l'aube de son existence, à leurs successeurs, investis par les Apôtres eux-mêmes de la mission et de la responsabilité de continuer leur oeuvre d'annonciateurs de l'Evangile et de ministres de la Rédemption du Christ.
Ici apparaît dans toute sa grandeur la figure du ministre du sacrement de Pénitence, appelé confesseur selon une coutume très ancienne.
Comme à l'autel ou il célèbre l'Eucharistie, et comme en chacun des sacrements, le prêtre, ministre de la Pénitence, agit "in persona Christi". Le Christ, qui est rendu présent par le prêtre et qui accomplit par lui le mystère de la rémission des péchés, apparaît bien comme frère de l'homme, pontife miséricordieux, fidèle et compatissant, pasteur toujours à la recherche de la brebis perdue, médecin qui guérit et réconforte, maître unique qui enseigne la vérité et montre les chemins de Dieu, juge des vivants et des morts, qui juge selon la vérité et non d'après les apparences. (Jean Paul II, Reconciliatio et paenitentia 29, http://www.catho.org/9.php?d=qz)
Dieu - le Christ - est donc présent et agissant également dans le prêtre qui exerce son ministère, et particulièrement lorsqu'il confère les sacrements "in persona Christi" ("en la personne du Christ").
La première conviction est que, pour un chrétien, le sacrement de Pénitence est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis après le baptême. Assurément, le Sauveur et son oeuvre salvifique ne sont pas liés à quelque signe sacramentel au point de ne pouvoir, en n'importe quel moment et domaine de l'histoire du salut, agir en dehors et au-dessus des sacrements. Mais à l'école de la foi, nous apprenons que le même Sauveur a voulu et disposé que les humbles et précieux sacrements de la foi soient ordinairement les moyens efficaces par lesquels passe et agit sa puissance rédemptrice. Il serait donc insensé et pas seulement présomptueux de vouloir laisser arbitrairement de côté des instruments de grâce et de salut que le Seigneur a institués et, en l'occurrence, de prétendre recevoir le pardon sans recourir au sacrement institué par le Christ précisément en vue du pardon. (Jean Paul II, Reconciliatio et paenitentia 31, http://www.catho.org/9.php?d=qz)
Seuls les péchés véniels peuvent être remis par la contrition ou par la communion eucharistique. Les péchés graves ne peuvent être remis que par la confession individuelle.

N'hésitez pas à lire le catéchisme abrégé publié récemment. Il apportera bien des réponses à vos questions.

SC

par Hélène » mer. 18 janv. 2006, 14:48

Bonjour Arnaud et bienvenue ! :welcome:

Pour ajouter à ce que Wanderer, Guillaume et MB ont dit en ce qui concerne le Sacrement de la Réconciliation, la dimension personnelle est très importante (le coeur à Coeur incarné). Le pécheur "ex-prime" son péché (le sort de lui) pour le déposer devant le Seigneur (nous avons donc l'assurance que le péché ne nous colle plus à la peau puisque nous l'avons remis). Puisque le prêtre agit dans la Personne du Christ, c'est donc à Jésus que le pécheur fait l'aveu comme le Seigneur le dit à sainte Faustine : "sache ma fille que lorsque tu entres dans le confessionnal, c'est moi qui est dissimulé derrière le prêtre"...cela prend un peu d'humilité et beaucoup de confiance que c'est le Christ qui s'est chargé de ce péché (comme le dit si bien le prophète Isaïe).

Bien sûr que Dieu est partout et qu'on peut lui demander pardon en tout temps au moment où l'on prend conscience d'avoir péché. Mais d'aller déposer ce péché dans la foi est une excellente thérapie pour guérir de la lèpre du péché. C'est le Médecin des coeurs qui prend sur Lui cette maladie mortelle...et nous avons l'assurance, par les paroles que le prêtre prononce en Église, d'être pardonné et guéri. Ce qui n'est pas forcément le cas pour une demande de pardon dans le secret de notre coeur...seul. Puisque Dieu s'est incarné, a voulu passer par notre humanité, il continue de le faire dans la personne de ses ministres ordonnés.

Fraternellement,
Hélène

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