par etienne lorant » mer. 30 déc. 2009, 11:41
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,36-40.
Quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Aujourd'hui, en écoutant l'Evangile, je n'ai pas compris, au début, pourquoi l'Evangéliste rapporte le passé de cette femme. Quel rapport avec ses prophéties ? Je n'y ai plus songé, je me suis replongé dans ma prière... et je me suis souvenu de la grande brisure qui s'est produite dans mon existence, au cours de l'année 1995. J'étais demeuré seul et l'existence, dix ans après ma conversion, semblait retomber, petit à petit, dans la morne et d'exister. Dépression longue et pénible, mais traversée de bout en bout par la supplication. Et, à la fin de l'été de cette année-là, j'ai pu me relever, j'ai commencé d'assister à des Eucharisties matinales, quotidiennes, et depuis, j'ai toujours maintenu cette discipline. Quelle que soit ma situation, mon passage régulier dans la maison de Dieu m'apporte toujours le soulagement. Un soulagement qui tient à l'abandon, au fait de m'en remettre à Celui qui peut tout.
Devenue veuve, très certainement d'un époux très aimé, sans enfant, sans grande ressource (comme souvent les veuves à cette époque), Anne a fait la même démarche : elle s'est confiée à Dieu et L'a servi dans le jeûne et la prière. Je me la représente bien à présent, car le texte dit qu'elle ne s'éloignait pas du Temple. Elle s'était certainement trouvé un petit logement à proximité, afin de demeurer le plus souvent possible dans le Temple. Ne dirait-on pas une moniale d'aujourd'hui ?
De ces sortes de vie, qui peut en parler, sinon ceux qui la vivent ? Il ne s'agit pas de bonheur, mais ce n'est pas le malheur non plus. C'est différent, c'est autre chose. Pour moi, je dirais que l'on se sent réconcilié avec le sens de la vie. La plupart des personnes qui passent la porte de ma boutique ne savent rien de moi. Mes amis ? Ils sont tout en même temps nombreux car tous sont les bienvenus et très rares car je ne cherche plus à me lier comme avant - du moins pas à la manière du monde et de ses contraintes "sociales". Suis-je heureux ? En Dieu, certainement, oui. Mais pour le reste, souvent, je me détache: au cours de la journée d'hier, quelqu'un m'a volé un argus de bandes dessinées. Zut, me suis-je exclamé au début, en commençant de tout fouiller. Et puis, un quart d'heure après, j'ai oublié: en fait, qu'ai-je encore besoin d'un livre de cotes ?
Il est donc tout à fait normal que Dieu ait prolongé les jours de la veuve Anne et l'ai gratifiée de dons de prophéties. Prolonger les jours, dans la Bible, cela signifie récompenser - et dans, ce passage, la voici qui entre dans l'Histoire Sainte et personne ne l'oubliera jamais. Je prie que nous obtenions tous, du Seigneur, cette sainte et heureuse familiarité !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,36-40.
Quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Aujourd'hui, en écoutant l'Evangile, je n'ai pas compris, au début, pourquoi l'Evangéliste rapporte le passé de cette femme. Quel rapport avec ses prophéties ? Je n'y ai plus songé, je me suis replongé dans ma prière... et je me suis souvenu de la grande brisure qui s'est produite dans mon existence, au cours de l'année 1995. J'étais demeuré seul et l'existence, dix ans après ma conversion, semblait retomber, petit à petit, dans la morne et d'exister. Dépression longue et pénible, mais traversée de bout en bout par la supplication. Et, à la fin de l'été de cette année-là, j'ai pu me relever, j'ai commencé d'assister à des Eucharisties matinales, quotidiennes, et depuis, j'ai toujours maintenu cette discipline. Quelle que soit ma situation, mon passage régulier dans la maison de Dieu m'apporte toujours le soulagement. Un soulagement qui tient à l'abandon, au fait de m'en remettre à Celui qui peut tout.
Devenue veuve, très certainement d'un époux très aimé, sans enfant, sans grande ressource (comme souvent les veuves à cette époque), Anne a fait la même démarche : elle s'est confiée à Dieu et L'a servi dans le jeûne et la prière. Je me la représente bien à présent, car le texte dit qu'elle ne s'éloignait pas du Temple. Elle s'était certainement trouvé un petit logement à proximité, afin de demeurer le plus souvent possible dans le Temple. Ne dirait-on pas une moniale d'aujourd'hui ?
De ces sortes de vie, qui peut en parler, sinon ceux qui la vivent ? Il ne s'agit pas de bonheur, mais ce n'est pas le malheur non plus. C'est différent, c'est autre chose. Pour moi, je dirais que l'on se sent réconcilié avec le sens de la vie. La plupart des personnes qui passent la porte de ma boutique ne savent rien de moi. Mes amis ? Ils sont tout en même temps nombreux car tous sont les bienvenus et très rares car je ne cherche plus à me lier comme avant - du moins pas à la manière du monde et de ses contraintes "sociales". Suis-je heureux ? En Dieu, certainement, oui. Mais pour le reste, souvent, je me détache: au cours de la journée d'hier, quelqu'un m'a volé un argus de bandes dessinées. Zut, me suis-je exclamé au début, en commençant de tout fouiller. Et puis, un quart d'heure après, j'ai oublié: en fait, qu'ai-je encore besoin d'un livre de cotes ?
Il est donc tout à fait normal que Dieu ait prolongé les jours de la veuve Anne et l'ai gratifiée de dons de prophéties. Prolonger les jours, dans la Bible, cela signifie récompenser - et dans, ce passage, la voici qui entre dans l'Histoire Sainte et personne ne l'oubliera jamais. Je prie que nous obtenions tous, du Seigneur, cette sainte et heureuse familiarité !