par philémon.siclone » jeu. 17 déc. 2009, 22:30
Sujet extrêmement complexe, qui suppose un étiquetage assez strict de chacune de nos actions. Tout d'abord nos actions ne sont pas toutes volontaires. Respirer, par exemple, est un acte involontaire. Est-ce bien ou mal de respirer ? Question absurde. Pourtant, en y réfléchissant bien, on verra qu'aucune de nos actions n'est totalement innocente, ou "neutre" si l'on veut. Qu'est-ce que la "neutralité" si ce n'est le non-conditionnement, ou désintéressement. Y a-t-il beaucoup de nos actes que l'on pourrait prétendre inconditionnés, ou désintéressés ? Je crois bien au contraire que nos actes, dans leur totalité, sont conditionnés ou intéressés. D'ailleurs, seul Dieu est réellement "neutre", inconditionné, désintéressé. Le but des ascètes, des religieux (de toutes religions d'ailleurs), ou des philosophes de l'antiquité, bref des "sages", n'est-il pas justement d'atteindre à cet état de neutralité inconditionnée ? Quant à nous, nous respirons parce que c'est l'intérêt du corps qui le réclame, et cet acte involontaire est conditionné par notre nature terrestre. Et il en est de même pour tous les autres actes, sauf que certains sont soumis à la volonté. Et c'est alors qu'apparaissent les notions de bien et de mal. Si l'on demeure, dans ce débat, en dehors de tout système idéologique, de tout dogme religieux et de tout préjugé moral, je pense que l'on peut établir une distinction à partir des conséquences immédiates et lointaines de chaque acte. Que se passe-t-il lorsqu'on boit trop d'alcool ? Si l'on passe en revue toutes les conséquences, il n'est pas difficile de se prononcer. Personnellement, je suis persuadé que chacun sait très bien au fond de lui si ce qu'il fait est bien ou mal, car nous avons tous un bagage inné de morale naturelle. Et il n'est pas besoin d'être croyant pour donner raison aux enseignements de l'Eglise sur ce chapitre. Bien souvent, ce ne sont que des préjugés anticatholiques, sur la base d'une réaction civilisationnelle, qui conduisent à en prendre le contre pied. La preuve en est qu'il est bien souvent impossible de dialoguer, simplement dialoguer, échanger des idées et des arguments, sur certains thèmes. Si l'on parle de l'avortement, par exemple, le débat glisse très rapidement vers l'amalgame, l'insulte, voire la violence pure, avec un refus net d'échanger des opinions différentes. Parce que le problème est ailleurs. Et c'est bien la preuve que le rejet de certains enseignements sur le Bien et le Mal n'a absolument rien de rationnel, mais trouve sa source au contraire dans un désordre de type affectif, qui concerne bien plus les passions que la raison.
Sujet extrêmement complexe, qui suppose un étiquetage assez strict de chacune de nos actions. Tout d'abord nos actions ne sont pas toutes volontaires. Respirer, par exemple, est un acte involontaire. Est-ce bien ou mal de respirer ? Question absurde. Pourtant, en y réfléchissant bien, on verra qu'aucune de nos actions n'est totalement innocente, ou "neutre" si l'on veut. Qu'est-ce que la "neutralité" si ce n'est le non-conditionnement, ou désintéressement. Y a-t-il beaucoup de nos actes que l'on pourrait prétendre inconditionnés, ou désintéressés ? Je crois bien au contraire que nos actes, dans leur totalité, sont conditionnés ou intéressés. D'ailleurs, seul Dieu est réellement "neutre", inconditionné, désintéressé. Le but des ascètes, des religieux (de toutes religions d'ailleurs), ou des philosophes de l'antiquité, bref des "sages", n'est-il pas justement d'atteindre à cet état de neutralité inconditionnée ? Quant à nous, nous respirons parce que c'est l'intérêt du corps qui le réclame, et cet acte involontaire est conditionné par notre nature terrestre. Et il en est de même pour tous les autres actes, sauf que certains sont soumis à la volonté. Et c'est alors qu'apparaissent les notions de bien et de mal. Si l'on demeure, dans ce débat, en dehors de tout système idéologique, de tout dogme religieux et de tout préjugé moral, je pense que l'on peut établir une distinction à partir des conséquences immédiates et lointaines de chaque acte. Que se passe-t-il lorsqu'on boit trop d'alcool ? Si l'on passe en revue toutes les conséquences, il n'est pas difficile de se prononcer. Personnellement, je suis persuadé que chacun sait très bien au fond de lui si ce qu'il fait est bien ou mal, car nous avons tous un bagage inné de morale naturelle. Et il n'est pas besoin d'être croyant pour donner raison aux enseignements de l'Eglise sur ce chapitre. Bien souvent, ce ne sont que des préjugés anticatholiques, sur la base d'une réaction civilisationnelle, qui conduisent à en prendre le contre pied. La preuve en est qu'il est bien souvent impossible de dialoguer, simplement dialoguer, échanger des idées et des arguments, sur certains thèmes. Si l'on parle de l'avortement, par exemple, le débat glisse très rapidement vers l'amalgame, l'insulte, voire la violence pure, avec un refus net d'échanger des opinions différentes. Parce que le problème est ailleurs. Et c'est bien la preuve que le rejet de certains enseignements sur le Bien et le Mal n'a absolument rien de rationnel, mais trouve sa source au contraire dans un désordre de type affectif, qui concerne bien plus les passions que la raison.