par etienne lorant » sam. 24 oct. 2009, 10:24
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9.
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? 'Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas. ' »
Je me souviens qu'il m'a vraiment fallu le secours de l'Esprit Saint et l'occasion de la grande canicule de 2003 (avec la vision de tous ces corps qu'on avait déposés dans un entrepôt frigorifique) pour mieux comprendre cet Evangile, mais aussi pour mieux pénétrer le mystère du mal... Je me rappelle avoir cherché sur le net, mais cette histoire de tour écroulée et de gens passés au fil de l'épée, que voulait-elle dire ? La chaleur qui me faisait transpirer même dans une pièce assombrie m'a aidé: la tour qui s'écroule, je l'ai assimilée à une catastrophe naturelle (séisme, ouragans, etc.) mais aussi aux accidents et aux maladies; quant aux hommes assassinés par les sbires de Pilate figurent les violences humaines (violences, guerres, meurtres, etc.) Les gens qui interrogeaint Jésus auraient voulu obtenir de lui une réponse un peu plus "consistante" au sujet des drames qui surviennent, car "c'est à cause de leurs fautes ou de celles de leurs parents", comment cela réponses peuvent rencontrer le chagrin d'un proche parent ?
Jésus leur répond dans les deux cas: "Convertissez ou craignez de périr de la même manière". En fait, Il ne leur répond pas car, pour Dieu, dans tous les cas, même s'ils ne sont plus dans la chair, tous sont vivants. Là-dessus, nous avons la Parole tout à fait claire adressée aux Sadducéens: "Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants "(Lc 20,38) Mais ce qui est grave, c'est de périr de la même manière, et c'est-à-dire: de façon soudaine ou violente. En définitive, la seule chose qui compte, c'est la conversion, car quel que soit notre situation, l'époque que nous vivons, les dangers de l'existence, il est toujours urgents de se convertir et de croire.
C'est ce que vient illustrer la parabole du figuier qui ne porte pas de fruit. Le figuier, c'est une âme qui ne se convertit pas. L'homme qui possède la vigne, c'est le Père; le vigneron, c'est le Fils. Dieu remarque non seulement qu'un homme ne change pas de conduite, mais qu'en plus il épuise le milieu où il est en vivant au détriment des autres. Et Dieu songe à "retrancher" ce figuier qui risque de gâter sa vigne. Cependant, le Fils intercède: laisse-moi encore du temps pour obtenir la conversion de cette âme !
Voilà qui est intéressant parce que cela répond tout de même à une question: pourquoi Dieu, s'Il est tout-puissant, n'intervient-Il pas pour empêcher les catastrophes, pour faire mourir les criminels, pour séparer les uns des autres... comme les hommes le font ? Simplement parce que Dieu prend patience.
J'aimerais donner un exemple qui m'est venu lorsque j'ai dû débattre sur la peine de mort. J'étais contre et certains des étudiants disaient: "Moi, je suis contre également, sauf pour des cas comme Hitler ou des Serial Killer". Finalement, devant le prof de philo qui était là (et il était Jésuite !), j'ai sorti un argument-massue: "Pourquoi voudriez-vous faire une exception pour Hitler, quand Dieu lui-même l'a épargné ?" Tollé général. Mais j'ai mentionné l'incident : le caporal Hitler a bel et bien été blessé par un éclat d'obus près d'Ypres, mais il a survécu. Donc Dieu a épargné Hitler ! Le Jésuite m'a dit que je simplifiais outrageusement. Seulement, je pouvais encore lui répondre: "Vous croyez donc que Celui qui a dit : "Tu ne tueras point", interviendrait pour abréger la vie d'un homme qui est sur le chemin du péché ? Mais tous nous y sommes !"
Et donc, en définitive, le mal est mystérieux, et Dieu encore plus ! Pour ma part, je suis persuadé qu'au cours de la guerre 40-45, si Dieu n'était pas intervenu, la guerre aurait duré plus longtemps...
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9.
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? 'Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas. ' »
Je me souviens qu'il m'a vraiment fallu le secours de l'Esprit Saint et l'occasion de la grande canicule de 2003 (avec la vision de tous ces corps qu'on avait déposés dans un entrepôt frigorifique) pour mieux comprendre cet Evangile, mais aussi pour mieux pénétrer le mystère du mal... Je me rappelle avoir cherché sur le net, mais cette histoire de tour écroulée et de gens passés au fil de l'épée, que voulait-elle dire ? La chaleur qui me faisait transpirer même dans une pièce assombrie m'a aidé: la tour qui s'écroule, je l'ai assimilée à une catastrophe naturelle (séisme, ouragans, etc.) mais aussi aux accidents et aux maladies; quant aux hommes assassinés par les sbires de Pilate figurent les violences humaines (violences, guerres, meurtres, etc.) Les gens qui interrogeaint Jésus auraient voulu obtenir de lui une réponse un peu plus "consistante" au sujet des drames qui surviennent, car "c'est à cause de leurs fautes ou de celles de leurs parents", comment cela réponses peuvent rencontrer le chagrin d'un proche parent ?
Jésus leur répond dans les deux cas: "Convertissez ou craignez de périr de la même manière". En fait, Il ne leur répond pas car, pour Dieu, dans tous les cas, même s'ils ne sont plus dans la chair, tous sont vivants. Là-dessus, nous avons la Parole tout à fait claire adressée aux Sadducéens: "Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants "(Lc 20,38) Mais ce qui est grave, c'est de périr de la même manière, et c'est-à-dire: de façon soudaine ou violente. En définitive, la seule chose qui compte, c'est la conversion, car quel que soit notre situation, l'époque que nous vivons, les dangers de l'existence, il est toujours urgents de se convertir et de croire.
C'est ce que vient illustrer la parabole du figuier qui ne porte pas de fruit. Le figuier, c'est une âme qui ne se convertit pas. L'homme qui possède la vigne, c'est le Père; le vigneron, c'est le Fils. Dieu remarque non seulement qu'un homme ne change pas de conduite, mais qu'en plus il épuise le milieu où il est en vivant au détriment des autres. Et Dieu songe à "retrancher" ce figuier qui risque de gâter sa vigne. Cependant, le Fils intercède: laisse-moi encore du temps pour obtenir la conversion de cette âme !
Voilà qui est intéressant parce que cela répond tout de même à une question: pourquoi Dieu, s'Il est tout-puissant, n'intervient-Il pas pour empêcher les catastrophes, pour faire mourir les criminels, pour séparer les uns des autres... comme les hommes le font ? Simplement parce que Dieu prend patience.
J'aimerais donner un exemple qui m'est venu lorsque j'ai dû débattre sur la peine de mort. J'étais contre et certains des étudiants disaient: "Moi, je suis contre également, sauf pour des cas comme Hitler ou des Serial Killer". Finalement, devant le prof de philo qui était là (et il était Jésuite !), j'ai sorti un argument-massue: "Pourquoi voudriez-vous faire une exception pour Hitler, quand Dieu lui-même l'a épargné ?" Tollé général. Mais j'ai mentionné l'incident : le caporal Hitler a bel et bien été blessé par un éclat d'obus près d'Ypres, mais il a survécu. Donc Dieu a épargné Hitler ! Le Jésuite m'a dit que je simplifiais outrageusement. Seulement, je pouvais encore lui répondre: "Vous croyez donc que Celui qui a dit : "Tu ne tueras point", interviendrait pour abréger la vie d'un homme qui est sur le chemin du péché ? Mais tous nous y sommes !"
Et donc, en définitive, le mal est mystérieux, et Dieu encore plus ! Pour ma part, je suis persuadé qu'au cours de la guerre 40-45, si Dieu n'était pas intervenu, la guerre aurait duré plus longtemps...