par papillon » ven. 30 oct. 2009, 6:01
ancilla a écrit : Les autres peuvent vous blesser, certes, mais personne ne peut vous détruire sans votre permission et votre coopération. Ce n'est pas ce qu'ils vous ont fait subir qui détermine votre avenir, mais votre manière de réagir face aux blessures.
Je suis d'accord avec cela , Ancilla, en tout cas en théorie, ou en principe. Il y a plein d'exemples, d'ailleurs, à travers l'histoire, d'hommes et de femmes qui ont été persécutés, enfermés pendant des années par des dictatures politiques, par exemple, qu'on a maltraités, humiliés, et qui en sont sortis grandis et sont devenus des exemples et des sources d'inspiration pour les autres. De même plus simplement des gens qui ont subi le non-amour de leurs proches et qui ont gardé indemne leur capacité d'aimer. Cela est possible tant que la flamme intérieure ne s'éteint pas, tant qu'on peut encore l'entretenir, la nourrir et la faire grandir. Mais je me pose la question: est-ce toujours possible?
Je vous donne un exemple . Si vous fracassez le crâne de quelqu'un à coups de bâton et qu'il tombe mort à vos pieds, pouvez-vous dire : 'Pourquoi ne se relève-t-il pas? je le croyais plus fort que ça!'. Pouvez-vous faire appel à la force de quelqu'un quand vous l'avez tué?
Je me suis souvent demandé de même si on pouvait
tuer quelqu'un
intérieurement, le détruire, éteindre la flamme de vie qu'il a en lui. Je suis fascinée par cette question. C'est pour moi un mystère. Qu'est-ce que l'âme? Peut-on la tuer? (j'ai l'impression d'écrire quelque chose qui n'a pas de sens..)
J'ai vu il y a longtemps une dramatique à la télé qui illustre bien ce que je veux dire. L'histoire: une jeune femme est agressée sur la rue par un désaxé. Il l'entraîne de force dans sa camionnette (le genre de véhicule avec boîte fermée, style 'van'). Et là commence l'enfer, pendant des heures et des heures, pendant en fait toute une nuit. Il la viole à répétition, la frappe, la menace des pires sévices, l'injurie, l'humilie, l'écrase, urine même sur elle. En fait, il règle avec elle tous les comptes qu'il a à régler, avec les femmes, avec sa mère, avec la société, avec la vie.
Elle sortira finalement "physiquement" vivante de cette expérience et dira plus tard: "on m'a fait la haine" en opposition évidemment à "on m'a fait l'amour". Après plus d'un an où elle essaie en vain de retrouver en elle une parcelle de vie, en dépit de l'aide des psys, de sa famille et de ses amis, elle se suicide.
C'est là qu'une "amie" dira d'elle: "je la croyais plus forte que ça" et qu'une autre rétorque quelque chose du genre "peut-on encore être fort quand on est mort?"
Je ne suis pas psychiatre, encore moin prêtre, et je me demande 'était-elle morte?"
Pouvait-elle encore s'en tirer psychologiquement et spirituellement?
[quote="ancilla"] Les autres peuvent vous blesser, certes, mais personne ne peut vous détruire sans votre permission et votre coopération. Ce n'est pas ce qu'ils vous ont fait subir qui détermine votre avenir, mais votre manière de réagir face aux blessures.[/quote]
Je suis d'accord avec cela , Ancilla, en tout cas en théorie, ou en principe. Il y a plein d'exemples, d'ailleurs, à travers l'histoire, d'hommes et de femmes qui ont été persécutés, enfermés pendant des années par des dictatures politiques, par exemple, qu'on a maltraités, humiliés, et qui en sont sortis grandis et sont devenus des exemples et des sources d'inspiration pour les autres. De même plus simplement des gens qui ont subi le non-amour de leurs proches et qui ont gardé indemne leur capacité d'aimer. Cela est possible tant que la flamme intérieure ne s'éteint pas, tant qu'on peut encore l'entretenir, la nourrir et la faire grandir. Mais je me pose la question: est-ce toujours possible?
Je vous donne un exemple . Si vous fracassez le crâne de quelqu'un à coups de bâton et qu'il tombe mort à vos pieds, pouvez-vous dire : 'Pourquoi ne se relève-t-il pas? je le croyais plus fort que ça!'. Pouvez-vous faire appel à la force de quelqu'un quand vous l'avez tué?
Je me suis souvent demandé de même si on pouvait [b]tuer[/b] quelqu'un [b]intérieurement[/b], le détruire, éteindre la flamme de vie qu'il a en lui. Je suis fascinée par cette question. C'est pour moi un mystère. Qu'est-ce que l'âme? Peut-on la tuer? (j'ai l'impression d'écrire quelque chose qui n'a pas de sens..)
J'ai vu il y a longtemps une dramatique à la télé qui illustre bien ce que je veux dire. L'histoire: une jeune femme est agressée sur la rue par un désaxé. Il l'entraîne de force dans sa camionnette (le genre de véhicule avec boîte fermée, style 'van'). Et là commence l'enfer, pendant des heures et des heures, pendant en fait toute une nuit. Il la viole à répétition, la frappe, la menace des pires sévices, l'injurie, l'humilie, l'écrase, urine même sur elle. En fait, il règle avec elle tous les comptes qu'il a à régler, avec les femmes, avec sa mère, avec la société, avec la vie.
Elle sortira finalement "physiquement" vivante de cette expérience et dira plus tard: "on m'a fait la haine" en opposition évidemment à "on m'a fait l'amour". Après plus d'un an où elle essaie en vain de retrouver en elle une parcelle de vie, en dépit de l'aide des psys, de sa famille et de ses amis, elle se suicide.
C'est là qu'une "amie" dira d'elle: "je la croyais plus forte que ça" et qu'une autre rétorque quelque chose du genre "peut-on encore être fort quand on est mort?"
Je ne suis pas psychiatre, encore moin prêtre, et je me demande 'était-elle morte?"
Pouvait-elle encore s'en tirer psychologiquement et spirituellement?