par papillon » mer. 21 oct. 2009, 4:43
Bonsoir,
c'est curieux, cette histoire de l'alpiniste, je ne l'ai pas comprise de la même manière que vous. Je l'ai trouvée belle, inspirante et pleine d'espoir. J'y ai vu beaucoup de symbolisme. C'est dans son dénouement que j'y ai trouvé tout son sens. En partant du principe que Dieu est Amour et ne pourrait donc être ni cruel ni cynique, voilà comment je l'ai interprétée:
Dieu ne nous abandonne jamais. Quand nous sommes en détresse et que nous Lui demandons son aide, Il nous montre toujours d'une manière ou d'une autre, le chemin à suivre pour notre salut. Un chemin que nous devons suivre en dépit parfois des apparences de non-sens ou de notre difficulté à le comprendre. Mais ça, Dieu ne peut le faire à notre place et nous laisse aussi notre libre arbitre de Le suivre ou non.
Quand l'alpiniste Lui demande de le sauver, Dieu ne coupe pas lui-même la corde. Il lui indique plutôt le chemin à suivre: "Tu crois en Moi, alors coupe la corde, ne crains rien, là est ton salut" .
Ce qui est important de comprendre, je crois, c'est que jamais Dieu ne lui a demandé de se jeter dans le vide, car il n'y avait pas de vide . Dieu ne lui a pas dit: "Coupe la corde et jette-toi dans le vide" mais simplement: "Coupe la corde". Si toutes les apparences concouraient à lui faire croire qu'il était suspendu dans le vide, en fait, objectivement, rien ne l'autorisait non plus à l'affirmer puisqu'il faisait noir et qu'il ne voyait rien. Or, comment Dieu, qui est Amour et Compassion, pourrait-il lui demander de se jeter dans le vide? Mais dans l'obscurité, l'alpiniste a choisi la voie des apparences et de sa logique humaine et a crû que c'est ce que Dieu lui demandait. Et il a manqué doublement de foi en croyant aussi que s'il tombait dans le vide, Dieu ne pourrait le sauver.
J'ai interprété l'obscurité de cette nuit sur la montagne comme le voile de nos doutes, de nos craintes, de notre manque de foi qui nous empêchent de voir les choses comme elles sont et de comprendre pleinement la voie de l'Amour de Dieu. Ce voile nous fait parfois appréhender le pire si nous Le suivons, un 'pire' qui n'existe pas. Ce voile, nous devons l'assumer mais aussi le transcender et le traverser, car de l'autre côté, il n'y a pas de vide, mais simplement Dieu qui nous attend.
Il n'y a pas non plus d'alpiniste mort. Ce n'est évidemment qu'un symbole. Mais surtout, il n'y a pas de vide. Le vide est une illusion.
C'est comme ça que j'ai compris cette histoire, et elle m'a remplie de bonheur.
Bonsoir,
c'est curieux, cette histoire de l'alpiniste, je ne l'ai pas comprise de la même manière que vous. Je l'ai trouvée belle, inspirante et pleine d'espoir. J'y ai vu beaucoup de symbolisme. C'est dans son dénouement que j'y ai trouvé tout son sens. En partant du principe que Dieu est Amour et ne pourrait donc être ni cruel ni cynique, voilà comment je l'ai interprétée:
Dieu ne nous abandonne jamais. Quand nous sommes en détresse et que nous Lui demandons son aide, Il nous montre toujours d'une manière ou d'une autre, le chemin à suivre pour notre salut. Un chemin que nous devons suivre en dépit parfois des apparences de non-sens ou de notre difficulté à le comprendre. Mais ça, Dieu ne peut le faire à notre place et nous laisse aussi notre libre arbitre de Le suivre ou non.
Quand l'alpiniste Lui demande de le sauver, Dieu ne coupe pas lui-même la corde. Il lui indique plutôt le chemin à suivre: "Tu crois en Moi, alors coupe la corde, ne crains rien, là est ton salut" .
Ce qui est important de comprendre, je crois, c'est que jamais Dieu ne lui a demandé de se jeter dans le vide, car [b]il n'y avait pas de vide[/b] . Dieu ne lui a pas dit: "Coupe la corde et jette-toi dans le vide" mais simplement: "Coupe la corde". Si toutes les [b]apparences[/b] concouraient à lui faire croire qu'il était suspendu dans le vide, en fait, objectivement, rien ne l'autorisait non plus à l'affirmer puisqu'il faisait noir et qu'il ne voyait rien. Or, comment Dieu, qui est Amour et Compassion, pourrait-il lui demander de se jeter dans le vide? Mais dans l'obscurité, l'alpiniste a choisi la voie des apparences et de sa logique humaine et a crû que c'est ce que Dieu lui demandait. Et il a manqué doublement de foi en croyant aussi que s'il tombait dans le vide, Dieu ne pourrait le sauver.
J'ai interprété l'obscurité de cette nuit sur la montagne comme le voile de nos doutes, de nos craintes, de notre manque de foi qui nous empêchent de voir les choses comme elles sont et de comprendre pleinement la voie de l'Amour de Dieu. Ce voile nous fait parfois appréhender le pire si nous Le suivons, un 'pire' qui n'existe pas. Ce voile, nous devons l'assumer mais aussi le transcender et le traverser, car de l'autre côté, il n'y a pas de vide, mais simplement Dieu qui nous attend.
Il n'y a pas non plus d'alpiniste mort. Ce n'est évidemment qu'un symbole. Mais surtout, il n'y a pas de vide. Le vide est une illusion.
C'est comme ça que j'ai compris cette histoire, et elle m'a remplie de bonheur.